‎FILLOUX Jean-Claude‎
‎LA MEMOIRE.‎

‎Paris, P.U.F. , collection Que sais-je ? numéro 350, 1952, in-12 broché, 128 pp. Etat d'usage.‎

Reference : 15586


‎‎

€8.00
Bookseller's contact details

LE SERPENT QUI PENSE
M. ERIC BIBAULT

serpentquipense@gmail.com

06 34 99 23 95

Contact bookseller

Payment mode
Cheque
Others
Sale conditions

CONDITIONS DE VENTE conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne. Retours acceptés après accord préalable, sous 15 jours. EXPÉDITION : FRANCE : à partir de 5 € (tarif ajusté en fonction du poids des livres), Envoi en Mondial Relais (plus économique) ou par La Poste. Contactez-nous pour vérifier. EUROPE : à partir de 8 € (tarif ajusté en fonction du poids des livres), Envoi en Point Relais (plus économique) ou Livraison Postale. Contactez-nous pour vérifier. MONDE : Contactez-nous pour vérifier les possibilités et les frais d'envoi. - Expédition rapide après réception du règlement. Paiement par CHEQUE, par VIREMENT bancaire ou par PAYPAL. - Tous nos livres sont contrôlés et nettoyés. Tout défaut est signalé. Retour offert en cas d'erreur de la librairie.

Contact bookseller about this book

Enter these characters to validate your form.
*
Send

5 book(s) with the same title

Reference : 41940

(1770)

‎[Normandie. Lallemant de Maupas (Xavier Richard Félix abbé). Manuscrit]. Mémoire des députés du clergé et de la noblesse de la province de Normandie en forme d’observations sur la réponse des officiers du Bailliage de Rouen et des autres juridictions.‎

‎S.l.n.d. (Rouen, , 1770). Manuscrit in-4 (22 x 29 cm) à l'encre brune de (10)-251-(3) pp. à 28 lignes par page, veau fauve, dos lisse orné, pièces de titre en maroquin rouge, double filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque). ‎


‎Mémoire de l'abbé Lallemant : Un plaidoyer pour les privilèges du clergé et de la noblesse en Normandie sous Louis XV.Le mémoire manuscrit signé par l’abbé Richard-Xavier-Félix Lallemant, notable ecclésiastique de Rouen, constitue un témoignage significatif des luttes d’influence entre les ordres sociaux sous le règne de Louis XV. Né en 1729 à Rouen, l’abbé Lallemant, également connu sous le nom de Lallemant de Maupas, était un érudit, prédicateur et traducteur. Vicaire général de l’évêque d’Avranches et membre de l’Académie de Rouen dès 1767, il consacra une partie de sa vie à défendre les prérogatives du clergé et de la noblesse face aux revendications croissantes des autres corps sociaux.Le contexte du mémoire. Sous Louis XV, les assemblées de notables à Rouen furent le théâtre de tensions croissantes entre la magistrature et les ordres privilégiés. Alors que les officiers du Bailliage de Rouen contestaient la suprématie traditionnelle du clergé et de la noblesse, ces derniers portèrent leur cause devant le Conseil du Roi. Pour répondre aux objections formulées par les officiers du Bailliage, l’abbé Lallemant rédigea ce mémoire, qui joua un rôle décisif dans l’issue de cette dispute.Le document permit au clergé et à la noblesse de maintenir leurs privilèges dans les assemblées municipales, comme en attestent les Lettres Patentes du 22 février 1770. Ces lettres confirmèrent leur préséance en matière de rang, de suffrages et de signatures, établissant un précédent juridique en faveur des ordres supérieurs, malgré l’édit de juillet 1766, auquel il fallut déroger pour parvenir à cette décision.Un plaidoyer inspiré par Montesquieu. L’analyse de Denis de Casablanca (Montesquieu, p. 527) souligne l’influence des idées de Montesquieu, et en particulier de L’Esprit des Lois, dans l’argumentation de l’abbé Lallemant. Celui-ci rattacha les prérogatives du clergé et de la noblesse aux principes fondamentaux de la monarchie française, insistant sur la nécessité des privilèges et l’importance de l’honneur, piliers du régime monarchique. Il opposa ces principes aux caractéristiques du despotisme, où les pouvoirs intermédiaires, incarnés notamment par la noblesse, n’existent pas.Un manuscrit non imprimé, mais conservé et étudié. Le mémoire ne fut jamais imprimé, mais plusieurs copies manuscrites furent réalisées à l’époque, dont une est conservée à la Bibliothèque Mazarine sous le titre : Prérogatives et dignité du clergé, de la noblesse et de la magistrature. Mémoire des députés du clergé et de la noblesse de la province de Normandie en forme d’observations sur la réponse des officiers du Bailliage de Rouen et des autres juridictions.L’abbé Lallemant : Une figure du clergé érudit. Outre ses activités politiques, Richard-Xavier-Félix Lallemant fut un auteur prolifique, traduisant notamment Les Fables de Phèdre en 1779. Exilé en Angleterre pendant la Révolution française, il retourna à Rouen après la réorganisation de l’Académie de Rouen, qu’il présida à nouveau avant sa mort en 1810.Le mémoire de l’abbé Lallemant demeure un exemple frappant des tensions sociales sous l’Ancien Régime et un témoignage de l’effort intellectuel pour défendre un ordre politique et social en voie de transformation. Cette controverse, bien que secondaire à l’époque, peut être vue comme un prélude aux bouleversements majeurs qui marqueront la fin du XVIIIe siècle.Gaston Lavalley, Catalogue des Manuscrits de la Bibliothèque Municipale de Caen, 1880, n°88. ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR3,500.00 (€3,500.00 )

‎LUNEAU DE BOISJERMAIN (Pierre-Joseph-François).‎

Reference : 44456

(1771)

‎Mémoire pour Pierre-Joseph-François Luneau de Boisjermain, souscripteur de l'encyclopédie.‎

‎Paris, imprimé par Grangé par ordre supérieur, 1771. In-4 de VIII-152-50-(2) pp., errata, tableau typographique replié, cartonnage ancien, pièce de titre manuscrite au dos. La seconde partie Pièces justificatives (titre et pagination séparée) est placée à la fin du volume. ‎


‎Édition originale du célèbre mémoire contre les imprimeurs de l’Encyclopédie et diffuseurs de livres Le Breton et Briasson, rédigé en deux parties par Luneau de Boisjermain dont la description détaillée des faits et la réunion des pièces justificatives : arrêts, privilèges dont celui pour l’impression de l’Encyclopédie, etc. ; un tableau donne les détails du calcul des sommes reçus en trop par les libraires Briasson, Le Breton, David et Durand. Pierre-Joseph-François Luneau de Boisjermain (1732-1801) instituteur et auteur de manuels scolaires, voulut en 1768 donner une édition de Racine ornée de figures et la vendre lui-même, pratique formellement interdite par le code de la librairie de 1723 qui défendait tout individu en dehors de la corporation de « faire le commerce de livres ». Accusé d’activité commerciale illicite par la corporation des libraires, Luneau de Boisjermain décida d’attaquer les syndicats de librairies pour une mauvaise gestion de la souscription à la célèbre Encyclopédie, dont Le Breton était le dernier libraire associé encore en vie : « Luneau et quelques adhérents qu'il réussit à entraîner à sa suite, prétendaient, en leur qualité d'anciens souscripteurs, non seulement recevoir gratuitement neuf volumes, mais encore se faire rembourser cent soixante-quatorze livres huit sols, qui, selon eux, avaient été exigées indûment. Si chaque confrère de Luneau avait émis une prétention semblable, les libraires auraient été tenus de rembourser 1,948,052 livres. » (Tourneux). Diderot, qui avait connu Le Breton et souffert de leur collaboration, commit l’imprudence d’écrire à Boisjermain, qui réutilisa et déforma ses propos à deux reprises, poussant l’écrivain à rédiger à son tour un factum. L'affaire s'éternisa jusqu'en 1778, date à laquelle Luneau et ses partisans furent déboutés et condamnés aux dépens. Toutefois, c’est grâce au retentissement de cette affaire que le 30 août 1777 furent promulguées des arrêts accordant aux auteurs de vendre leurs propres ouvrages. [Suivi de :] 1. LUNEAU DE BOISJERMAIN (Pierre-Joseph-François). Mémoire et consultation pour M. Luneau de Boisjermain contre le sieur Briasson, libraire, syndic des libraires & imprimeurs… et le sieur Le Breton… associé avec le sieur Briasson pour l’impression de l’Encyclopédie. Paris, imprimerie de Louis Cellot, 1770. In-4 de 14 pp. Édition originale.2. LUNEAU DE BOISJERMAIN (Pierre-Joseph-François). Lettre de M. Luneau de Boisjermain à M. Diderot et réponses [de M. Luneau] à la lettre adressée aux sieurs Briasson et Lebreton par Diderot. Paris, P.-G. Simon, 1771. 32 pp. Signé : Cournault. 1er décembre 1771. Édition originale. Réponse très détaillée à la lettre de Diderot publiée en août 1771, imprimé en deux colonnes avec le texte de Diderot en face. 3. LUNEAU DE BOISJERMAIN (Pierre-Joseph-François). Réponse de M. Luneau de Boisjermain au mémoire des libraires associés à l'Encyclopédie, distribué au mois d'août 1771. Paris, P.-G. Simon, 1771. 84 pp. Édition originale avec le mémoire en regard.4. À Nosseigneurs de parlement. Paris, P.-G. Simon, 1772. 8 pp. Édition originale. Requête d'intervention des sieurs N. Leguay et consorts, prenant fait et cause pour le sieur Luneau de Boisjermain contre les libraires associés à l'Encyclopédie. Signé Desroches.5. LUNEAU DE BOISJERMAIN (Pierre-Joseph-François). Réponse signifiée de M. Luneau de Boisjermain au précis des libraires associés à l'impression de l'Encyclopédie, distribué le 15 juin 1772. Paris, P.-G. Simon, 1772. 20 pp. Édition originale. 6. Précis sur délibéré prononcé le 22 juin 1772, entre Pierre-Joseph-François Luneau de Boisjermain, et les sieurs Le Breton et Briasson et les héritiers des feus sieurs David et Durand, libraires associés à l'impression de l'Encyclopédie. Paris P.-G. Simon, 1772. 16 pp. Édition originale. Signé Cournault.Provenance : Jean-Charles Ledesme, baron de Saint-Élix (1721-1802), chevalier Saint-Louis, avec son ex-libris gravé augmenté à l'encre du temps « Johannes Carolus Ledesma bibliothèque de St Elix » (contreplat). Cartonnage défraîchi.Précieux recueil consacré à l'affaire de l'Encyclopédie qui marqua le début du droit de l’auteur à distribuer ses propres ouvrages. ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR2,000.00 (€2,000.00 )

‎ROZIER, abbé François.‎

Reference : LCS-17550

‎Mémoire sur La meilleure manière de faire & de gouverner les Vins de Provence, soit sur l’usage, soit pour leur faire passer les mers. Ouvrage utile à tous les pays de vignoble. Qui a remporté le prix, au jugement de l’Académie de Marseille, en l’année 1770. Edition originale de la plus grande rareté de cet excellent mémoire sur l’art de faire les vins de Provence.‎

‎Cette dissertation, sur l’art de faire le vin, est tout entière basée sur les expériences de son auteur ; c’est un vrai manuel pour les propriétaires de vignobles dans le Midi. A Lausanne, et se trouve à Lyon chez L. Rosset et à Paris chez Le Jay, 1772. In-8 de viii pp., 350 pp., (1) f. de table, (1) f. d’errata, 3 planches dépliantes. Pte. mouillure sans gravité en marge sup. Conservé à toutes marges, broché et non rogné. Brochure de l’époque. 217 x 135 mm.‎


‎Édition originale de la plus grande rareté de ce mémoire sur l’art de faire les vins de Provence. Simon, Bibliotheca Gastronomica, 1315 (Paris) ; Simon, Vin, 16 ; Dartois, II, 476 (Paris). Inconnu de Vicaire, Bitting, Schraemli. Le présent exemplaire appartient au premier tirage, paru avant que les fautes listées dans l’errata ne soient corrigées. « Cet excellent ouvrage remporta le prix de l’Académie de Marseille en 1770. Outre une étude sur les cépages rouges et blancs implantés en Provence, l’auteur y a ajouté une dissertation sur les moyens employés pour renouveler une vigne, une dissertation sur les usages économiques des différentes parties de la vigne et une dissertation sur les vaisseaux propres à contenir, à perfectionner le vin, et sur les objets qui y ont rapport. François Rozier, né à Lyon en 1734, fut un agronome célèbre. Successivement docteur en théologie, directeur de l’école vétérinaire de Lyon, il fut aussi curé constitutionnel sous la Révolution, et membre d’un grand nombre de Sociétés de botanique. Il mourut en 1793, tué dans son lit par une bombe. Simon 1315 – Lambert 381 – Inconnu de Vicaire, Bitting, Schraemli. » (Oberlé, Les Fastes de Bacchus et de Comus, n°936) « En 1796, l’Académie de Marseille proposa la solution de cette question : ‘Quelle est la meilleure manière de faire et de gouverner les vins de Provence, soit pour l’usage, soit pour les transporter par mer ?’. Rozier concourut ; son Mémoire plein de vues nouvelles et de faits importants fut couronné. Cette dissertation, sur l’art de faire le vin, est tout entière basée sur les expériences de son auteur ; c’est un vrai manuel pour les propriétaires de vignobles dans le Midi. Ce Mémoire, d’abord imprimé dans le recueil des travaux de l’Académie de Marseille, fut ensuite réimprimé en 1772, avec trois dissertations du plus grand intérêt : la première, sur les moyens employés pour renouveler une vigne ; la seconde, sur les usages économiques des différentes parties de al vigne ; et la troisième, sur les vaisseaux propres à contenir, à perfectionner le vin, et sur les objets qui y ont rapport. » (A. de Boissieu, Eloge de l’Abbé Rozier, p. 13) L’illustration se compose de trois planches gravées dépliantes in fine montrant des instruments œnologiques. Ce livre très rare manque à presque toutes les collections et les rares bibliographies qui le citent ne connaissent pour la plupart que le tirage de Paris paru postérieurement sans le feuillet d’errata. Précieux exemplaire conservé tel que paru, à toutes marges, broché et non rogné.‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 01 42 84 16 68

EUR3,500.00 (€3,500.00 )

‎BERGASSE (Nicolas).‎

Reference : 3450

(1788)

‎Mémoire pour le sieur Bergasse, dans la cause du sieur Kornmann, contre le sieur de Beaumarchais, et contre le Prince de Nassau.‎

‎[], [], 1788. In-8 broché de (4)-VIII-150 pp., couverture dominotée de l'époque. ‎


‎Édition originale. Deuxième mémoire de Bergasse dans l'affaire Kornmann qui fait suite au Mémoire sur une question d'adultère, de séduction et de diffamation, pour le sieur Kornmann contre la dame Kornmann, son épouse… 1787. « Kornmann, banquier à Strasbourg, avait épousé, en 1774, une jeune personne, riche et belle, du canton de Bâle, âgée seulement de quinze ans. Les six premières années avaient été heureuses, mais les mœurs très légères de Kornmann et ses mauvaises affaires apportèrent le trouble dans sa maison. Il commença par obtenir une lettre de cachet et fit enfermer sa femme. Celle-ci, parvenue à recouvrer sa liberté, forma une demande en séparation de corps contre son mari. Alors celui-ci lança contre elle une accusation d'adultère et nomma pour complices le premier syndic de la ville de Strasbourg, nommé Daudet de Jossan, Beaumarchais, le prince de Nassau, et même M. Lenoir lieutenant de police. Mme Kornmann et Daudet furent décrétés d'ajournement personnel, Beaumarchais et le prince de Nassau furent assignés pour être ouïs. Kornmann avait confié sa défense à Duverryer. Bergasse, avocat de Lyon, fit un mémoire qui eut un grand succès. La première partie est un récit fait au nom du sieur Kornmann ; la seconde partie, sous le titre de Réflexions, est un beau travail, où l'écrivain défend avec énergie les droits de la famille et la sainteté du mariage. Poursuivi en diffamation, Bergasse fit un second mémoire pour sa défense. Un jeune avocat, Bonnet, venait à peine d'être porté sur le tableau, lorsque les conseils de Mme Kornmann le chargèrent de sa cause, au mois de janvier 1789. Delamalle plaida pour Daudet, Martineau pour le prince de Nassau, et Raimbert pour Beaumarchais. Cette cause fut pour le jeune orateur Bonnet l'occasion d'un véritable triomphe. Il sauva sa cliente. » (Joachim Gaudry, Histoire du barreau de Paris depuis son origine jusqu'à 1830). ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR300.00 (€300.00 )

‎SANOIS (Jean-François-Joseph de La Motte-Geffrard, comte de).‎

Reference : 11680

(1786)

‎Journal du Comte de Sanois, depuis le 4e . may 1785. jusqu’au 25 janvier 1786. Mémoire dicté à Besançon la nuit du samedy 7. au dimanche 8 de may 1785. en continuant le dimanche 8. à deux bas officiers prisonniers comme lui dans les prisons militaires de cette ville Nota. Ce mémoire a été remis par le captif à M. Gilbert président de la Chambre de vacation à Charenton le 21. 7bre 1785 et retiré du greffe de Me Fremin Greffier où cette pièce était demeurée, après l'élargissement du prisonnier.‎

‎, , 1786. Manuscrit in-folio réglé (22 x 32,5 cm) de (2)-162 pp., quelques feuillets laissés vierges, vélin sur ais de bois (reliure de l’époque). Titre manuscrit sur le plat supérieur à l'encre du temps : Journal du Comte de Sanois sortant de la Maison de force de Charenton où il a été détenu au secret depuis le 4. may 1785 jusqu'au 25 janvier 1786. Premier cahier. Mémoire dicté à Besançon (suivi sur le dos, en long :) Journal manuscrit du comte de Sanois May 1786 7bre 1787. ‎


‎Le Comte de Sanois et son Journal : Une Plongée Historique au Coeur des Lettres de Cachet. Le journal manuscrit de Jean-François-Joseph de La Motte-Geffrard, comte de Sanois, représente un témoignage rare et précieux des abus de pouvoir sous l'Ancien Régime en France. Ce document, rédigé entre mai 1785 et janvier 1786, est bien plus qu'un simple récit autobiographique : il est une protestation poignante contre les lettres de cachet, ces instruments de justice arbitraire qui permettaient l'incarcération sans procès.Dans cet article, nous explorons les événements qui ont conduit à la rédaction de ce journal, son contenu et son impact historique. En mettant en lumière les luttes personnelles du comte de Sanois et leur résonance sociopolitique, nous espérons offrir un aperçu complet de cette époque tumultueuse.Le Contexte Historique : Les Lettres de Cachet. Les lettres de cachet, symbole du despotisme royal, permettaient au souverain d'ordonner l'emprisonnement d'un individu sans procès. Bien que souvent utilisées pour écarter des opposants politiques, elles étaient également exploitées dans des conflits familiaux ou financiers, comme ce fut le cas pour le comte de Sanois.Jean-François-Joseph de La Motte-Geffrard était un aide-major des Gardes françaises et chevalier de l’ordre de Saint-Louis. Accusé de dilapidation et de banqueroute frauduleuse, il fut enfermé à la maison de force de Charenton sur demande de sa propre famille. Cette détention arbitraire souligna les abus systémiques des lettres de cachet, offrant une illustration tragique de leur utilisation dans des affaires privées.Le Journal du Comte de Sanois : Une Déclaration de Défense. Une Rédaction en Captivité. Le comte de Sanois a commencé la rédaction de son journal en mai 1785, alors qu’il était emprisonné à Besançon. Ce mémoire fut dicté à deux officiers prisonniers comme lui, reflétant une volonté farouche de préserver son histoire et de préparer sa défense. Revu et corrigé après sa libération en janvier 1786, le manuscrit présente un récit organisé et soigneusement structuré en chapitres thématiques, chacun abordant un aspect de sa vie ou de son procès.Une structure précise. Le journal est divisé en plusieurs chapitres qui abordent les accusations portées contre lui, les conflits familiaux et financiers, ainsi que les épisodes marquants de sa vie. Voici quelques-uns des chapitres les plus notables :Accusations et Répliques : Une réfutation détaillée des charges de dilapidation et de banqueroute frauduleuse.Conflits Familiaux : Des descriptions poignantes de sa relation tendue avec sa fille et ses frères cadets.Procès et Transferts : Les étapes de son emprisonnement et de sa détention à Charenton.Vie Privée et Mariage : Des réflexions sur sa femme et les événements marquants de leur union.Un témoignage unique. Le manuscrit, relié sur ais de bois, est à la fois une pièce historique et un instrument de défense. Il illustre la volonté de Sanois de faire entendre sa voix, même en captivé, contre des accusations qu’il considérait comme infondées.Un procès au service d’une cause plus grande. L’Intervention de Pierre-Louis de Lacretelle Le comte de Sanois bénéficia de l’assistance de Pierre-Louis de Lacretelle, un jeune avocat et écrivain brillant. Lacretelle publia en 1786 un « Mémoire pour le comte de Sanois sortant de Charenton », qui attaquait directement l’usage des lettres de cachet.Cet écrit transforma une affaire privée en un sujet de débat public, exposant les dérives des pratiques judiciaires de l’Ancien Régime. Les arguments de Lacretelle, présentés avec éloquence et conviction, furent déterminants pour sensibiliser l’opinion publique.Une Affaire Politique. Le cas du comte de Sanois devint rapidement emblématique d’une lutte contre l’arbitraire royal. En effet, la critique des lettres de cachet était à l’époque un sujet de discorde majeure entre les défenseurs des libertés individuelles et les partisans de l’absolutisme monarchique. En portant cette affaire devant le tribunal de l’opinion publique, Lacretelle et Sanois contribuèrent à affaiblir la légitimité de ces pratiques.Impact et héritage. Une Victoire Symbolique. Bien que l’affaire n’ait pas conduit à une suppression immédiate des lettres de cachet, elle a joué un rôle clé dans leur abolition en 1790. Le courage de Sanois et l’habilité rhétorique de Lacretelle ont contribué à l’effritement progressif de l’autoritarisme royal.Un Héritage DocumentéLe journal du comte de Sanois reste aujourd’hui une source inestimable pour les historiens. Il offre un aperçu unique sur les luttes d’un individu face à un système oppressif, tout en éclairant les dynamiques sociales et juridiques de la fin de l’Ancien Régime.Le cas de Jean-François-Joseph de La Motte-Geffrard, comte de Sanois, révèle les failles d’un système judiciaire où les libertés individuelles étaient sacrifiées sur l’autel de l’autorité royale. Son journal manuscrit, à la fois confession et plaidoyer, est un témoignage éloquent de l’injustice de son époque.Aujourd’hui, ce document inspire par sa force et rappelle l’importance de la lutte pour les droits fondamentaux. En donnant la parole à ceux qui furent réduits au silence, l’histoire du comte de Sanois continue de résonner comme un appel à la justice et à l’équité. ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 33 01 46 33 57 22

EUR10,000.00 (€10,000.00 )
Get it on Google Play Get it on AppStore
The item was added to your cart
You have just added :

-

There are/is 0 item(s) in your cart.
Total : €0.00
(without shipping fees)
What can I do with a user account ?

What can I do with a user account ?

  • All your searches are memorised in your history which allows you to find and redo anterior searches.
  • You may manage a list of your favourite, regular searches.
  • Your preferences (language, search parameters, etc.) are memorised.
  • You may send your search results on your e-mail address without having to fill in each time you need it.
  • Get in touch with booksellers, order books and see previous orders.
  • Publish Events related to books.

And much more that you will discover browsing Livre Rare Book !