Paris, PUF, Presses Universitaires de France, collection Quadrige, 1997, in-12 broché de 157 pp. TRES BON ETAT.
Reference : 10269
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Paris : Editions René Kieffer, 1925. « LE RIRE VIENT DE L'IDÉE DE SA PROPRE SUPÉRIORITÉ. LE RIRE EST SATANIQUE », EXEMPLAIRE DE LA BIBLIOTHÈQUE PERSONNELLE DE RENÉ KIEFFER
In-4° (305 x 235 mm), [2] ff. bl. - 105 pp. - [40] pl. - [2] ff. - [1] f. bl. maroquin vert sombre, dos lisse orné, décor doré à la plaque sur les plats, roulette intérieure dorée, contregardes et gardes de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée, étui bordé (reliure signée RENÉ KIEFFER au contreplat supérieur et avec son étiquette estampée sur la première garde blanche). Exemplaire sur Japon, non numéroté, portant à la justification la mention autographe « Réservé / à ma bibliothèque personnelle. / René Kieffer ». Il est agrémenté d'une suite en couleur et d'une suite en noir, à l'instar des 50 exemplaires de tête. Viennent ensuite 500 exemplaires sur vélin de cuve avec une suite des illustrations, pour un tirage total de 550 exemplaires numérotés. L'ouvrage est habillé d'une reliure à décor de deux plaques, dont l'une répétée, à motif de roses entrelacées. La reliure éditeur décrite par Sanjuan (Planche LXVIII) présente un motif plus géométrique avec des arabesques. L'illustration se compose de 40 planches, dont 9 en couleurs, phototypies d'oeuvres d'artistes caricaturistes de l'époque, tels que Daumier, Charlet, Vernet, etc. Jacques Crepet, auteur de la préface, indique qu'il s'agit de la première édition offrant le texte en regard des caricatures évoquées par Baudelaire. René Kieffer publiera 2 autres essais de Baudelaire : Le peintre de la vie moderne et Oeuvre d'Eugène Delacroix. Kieffer en ne créant qu'une seule reliure éditeur pour ces 3 ouvrages, avait l'intention de créer une collection. Dans cet essai sur le rire, Baudelaire raconte en plusieurs chapitres à quel point l'humain est mauvais, car il rit du malheur de ses pairs, et que le rieur est la personne la plus orgueilleuse qui soit. Bibliographie : Monod 1055 ; Sanjuan 56. Dos insolé.
Lausanne / Paris, Edwin Frankfurter / Librairie Fischbacher, 1925. In-12 broché de 84-[4] pages, couverture orange brique ornée d'une vignette reprise en page de titre, dos muet.
Essai sur le rire par l'anarchiste pamphlétaire qui savait si bien manier l'humour. Édition originale (pas de grand papier) qui parut l'année où Roorda mit fin à ses jours. Petit accroc en coiffe, traces de plis au premier plat et à la première garde.
Lausanne, Editions Empreintes, 1995-1996. 2 volumes petits in-8 brochés de 149-[2] pages, couverture jaune, l'autre verte, illustrées à rabats. A l'état de neuf.
Avec sur chacun des deux volumes un amical envoi de l'auteur à Isabelle Martin, bien connue dans le monde du journalisme culturel. Peu courant.
Perrin, 2001, in-8°, 270 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Le rire est le propre de l'homme", "le Christ n'a jamais ri". Ces deux formules manifestent la contradiction suscitée par le rire au Moyen Age, époque où la religion structure toute l'existence terrestre qui doit préparer au salut éternel, alors qu'une réalité charnelle ne peut évacuer la gaieté, le plaisir. On peut même tracer une chronologie du rire : dans le haut Moyen Age le rire semble étouffé sous l'influence monastique, à la fin de la période il apparaît débridé. Le rire touche toutes les catégories sociales si le moine doit garder la plus grande modération pour exprimer sa gaieté, le prédicateur a recours à de plaisantes anecdotes pour réveiller des auditeurs plus ou moins attentifs ; les laïcs rient différemment selon leur état ; quant aux jongleurs et aux fous de cour, ils ont pour mission de distraire. Ce livre est aussi une histoire quotidienne du rire, du petit enfant qui exprime sa gaieté aux vieilles femmes qui se racontent d'amusantes histoires le soir à la veillée en passant par les adultes qui rient bien souvent pour se moquer. Et ceci tout au long de l'année, avec des temps forts comme la fête des fous ou le carnaval, mais aussi lors des nombreuses occasions qui émaillent la vie familiale (mariage et charivari ...) ou sociale (fêtes aristocratiques, entrées princières...). Quant aux textes à rire (fabliaux et nouvelles, théâtre profane comique), auxquels est consacrée la troisième partie, ils permettent de repérer la spécificité du rire médiéval. Au total, alors qu'à la fin du Moyen Age les hommes connaissent maintes difficultés (peste, guerre) et que pourtant ils rient beaucoup, n'est-ce pas en grande partie afin de conjurer l'angoisse qui les étreint et d'exorciser ainsi la peur du néant ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 2001, in-8 br., 270 p., coll. "Pour l'histoire", bon état.
" Le rire est le propre de l'homme ", " le Christ n'a jamais ri ". Ces deux formules manifestent la contradiction suscitée par le rire au Moyen Age, époque où la religion structure toute l'existence terrestre qui doit préparer au salut éternel, alors qu'une réalité charnelle ne peut évacuer la gaieté, le plaisir. On peut même tracer une chronologie du rire : dans le haut Moyen Age le rire semble étouffé sous l'influence monastique, à la fin de la période il apparaît débridé. Le rire touche naturellement toutes les catégories sociales. Si le moine doit garder la plus grande modération pour exprimer sa gaieté, le prédicateur a recours à de plaisantes anecdotes pour réveiller des auditeurs plus ou moins attentifs ; les laïcs rient différemment selon leur état ; quant aux jongleurs et aux fous de cour, ils ont pour mission de distraire. Rires, plaisanteries, chahuts, divertissements font partie de la vie quotidienne, du petit enfant qui exprime sa gaieté par le jeu aux vieillards qui se racontent d'amusantes histoires le soir à la veillée en passant par les adultes qui rient bien souvent pour se moquer. Et cela tout au long de l'année, avec des temps forts comme la fête des fous ou le carnaval, mais aussi lors des nombreuses occasions qui émaillent la vie familiale (mariage et charivari... ) ou sociale (fêtes aristocratiques, entrées princières... ). Quant aux textes destinés à faire rire (fabliaux et nouvelles, théâtre profane comique), ils permettent de repérer la spécificité du rire médiéval. Au total, même quand les hommes connaissent les pires difficultés (la peste, la guerre), ils rient et se distraient beaucoup, comme pour conjurer les malheurs qui les cernent. Voir le sommaire sur photos jointes.