Paris Robert Laffont 1992 15x23 173 pages - broché - bon etat
Reference : 27An
Bon
L'Encrivore
Dominique Delecroix - Isabelle Vasseur
7 rue Marie de Luxembourg
41100 Vendôme
France
0033 (0)6 859 610 48
Envoi dès réception et encaissement du paiement par chèque bancaire. Port en sus - Emballage gratuit. <br />Recommandé si demandé et au dessus de 40 euros d'achat. <br />L'ouvrage est disponible "dans la mesure du possible".
Précieux exemplaire orné de 5 figures, le seul répertorié de premier état, provenant des bibliothèques A. Firmin-didot et C. Bourlon de Rouvre, cité par Tchemerzine et Bourdillon. Paris, J. Jehannot, s.d. [vers 1520-1521]. Petit in-4, a8, b-e4, f8, g-k4, l8, m-p4, q8, r-v4, x8, y-z4, r4, A-B4, C8, D4, E6 = (142) ff., 2 col., 41 l., 1 grand bois sur le titre répété au verso, extrémité de l’angle supérieure droit du titre restauré. Maroquin rouge, large fleuron doré au centre des plats, dos à nerfs orné, double filet or sur les coupes, tranches dorées. Trautz‑Bauzonnet. 188 x 129 mm.
L’exemplaire Ambroise Firmin-Didot et Charles Bourlon de Rouvre, le seul cité par Tchémerzine (IV-227) et Bourdillon (note 4 page 52) de cette précieuse édition du Roman de la Rose imprimée vers 1520-21. Cet exemplaire parait être le seul répertorié en ce premier état : avant l’adjonction du chiffre XXIX sur le titre après la mention « Imprimé à Paris ». « Titre r. et n. dans une petite bordure de la page : gde lettrine carrée S de départ, couvrant 4 lignes de textura, suivie d'une ligne plus petite et d'un bois d’un nouveau style (répété au v°), rompant avec la double fig. antérieure. Cette fois, L'amant et sa belle dans un paysage, devant un château. Marque de J. Janot à la fin. 5 figures. » Guillaume II, seigneur de Lorris en Gâtinais, est connu pour avoir été armurier en 1239 au château de Melun et avoir rendu des sentences arbitrales avec Philippe de Rémy, bailli du Gâtinais en 1242. Mais son œuvre littéraire laisse supposer qu'il était clerc, en tout cas qu'il connaissait fort bien la littérature latine (notamment Ovide, qu'il imite). Son Roman de la Rose emprunta beaucoup à un premier Roman du même nom, dû à Jean Renart, mais avec talent il sut faire passer l'allégorie (la Rose est l'aimée) du domaine religieux au domaine profane et courtois, tout en lui gardant un côté mystique. Malheureusement, mort très jeune, il laissa l'œuvre inachevée (4 000 vers). Jean de Meung (1250-1305), opulent bourgeois et universitaire qui ne prenait pour maître que la nature et détestait autant l'ascétisme que l'amour courtois, fut son continuateur un peu inattendu. On lui doit un Testament et un Codicille, ainsi que des traductions du Livre des merveilles de Giraud de Barri, du Livre de chevalerie de Végèce, de la Consolation de la philosophie de Boèce. En 1270-75, il décida d'écrire une longue continuation (18 000 octosyllabes) au Roman de la Rose inachevé de Guillaume de Lorris, formant ainsi un traité complet de l'amour, fondé sur une philosophie de la plénitude et de la fécondité. Cette œuvre est en vers, comme celle à laquelle elle fait suite. Le Roman de la Rose (en vers) n'a plus été republié perdant très longtemps (deux siècles ?) après la dernière édition de 1538, mais il en existe de nombreuses rééditions modernes en goth., parmi lesquelles on citera celle de Paris, Delarue, 1878 (1938, 30 vente Fière, n° 522). Également, rééd. par J. de Bonnot, 1988. Précieux exemplaire orné de 5 figures, le seul répertorié de premier état, provenant des bibliothèques A. Firmin-didot et C. Bourlon de Rouvre, cité par Tchémerzine et Bourdillon.
S. n. | Cassis 8 Janvier 1934 | 13.50 x 21.50 cm | une feuille
Lettre autographe signée de Roger Martin du Gard adressée depuis Cassis à son amie Alice Rim (3 pages, 48 lignes à l'encre noire) dans laquelle il savoure sa paisible solitude dans Cassis déserté. Il la remercie pour toutes les gourmandises et confiseries dont elle approvisionne l'ermite provençal qui déplore juste l'absence de ses amis Carlo et Rim à ses côtés: "Cassis. 8 janvier 34 Chère madame, Et serait-ce de petites crottes de musaraignes dans du papier d'argent, que je serais déjà pénétré de reconnaissance par votre amicale attention ! Imaginez donc ce que je puis éprouver en décortiquant ces délicieux tortillons de La Rochelle, croquants et onctueux, insinuants comme des suppositoires, et qui laissent dans mon vieux palaistoutes les saveurs de l'amitié ! Ce confiseur charentais a su donner à vos voeux une forme gastronomique qui en double le prix ; et même si ces voeux, comme tous ses pareils, ne se réalisent pas, je suis d'ores et déjà assuré d'en garder un inoubliable souvenir : mais pourquoi La Rochelle ? Si vous vouliez revoir la mer, pourquoi cette infidélité à notre grande Bleue ? Elle s'était faite accueillante pour vous recevoir : elle avait cessé de charrier ses banquises, retrouvé ses ondulations de soie et son peuplement de petites barques, sous le soleil quasi printanier. Mais les fêtes s'achèvent, et les Carlo Rim n'ont pas reparu... Je reste le seul "hivernant". On me montre du doigt aux enfants du port. Le Bestuan est désert. L'hôtel est vide. J'ai vu partir un à un tous les pensionnaires. Puis le personnel. Enfin les hôteliers. on m'a laissé seul, avec les clefs et une vieille fée Carabosse pour me faire la bouillabaisse. C'est simplement merveilleux. J'ai un poêle à essence qui vit aux dépens de mon oxygène, mais qui me préserve de la congestion par le froid, en m'asphyxiant lentement. Gendre, dans son local déserté, dort toute l'après-midi, roulé en boule sur la banquette, avec sa chienne en guise de chancelière. La vieille amie s'en est allée sans attirer l'attention, et la jeune ne trouble pas encore par ses yeux ce monde de marmottes, qui somnole en attendant votre retour. Je vous souhaite un hiver aussi calme que le mien, un quai de Passy aussi ensoleillé que celui du port. Partagez avec Carlo Rim et M. Virgule toutes mes amitiés fidèles, et croyez, chère madame, que je suis confus mais très heureux de vous avoir laissé le souvenir d'un vieux type gourmand ! Roger Martin du Gard." Trace de pliure inhérente à la mise sous pli. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Superbe exemplaire en vélin de l’époque provenant de la bibliothèque Tross (1865). Et se vend pour l’Autheur, à Paris, chez Pierre Le Monnier, 1672. Avec privilège du Roy. In-12 de (4) ff. et 99 pp. Vélin souple, dos lisse. Reliure de l’époque. 144 x 84 mm.
Edition originale rarissime en vélin de l’époque; le seul exemplaire en cette condition cité par Deschamps. Tchemerzine, V, 342. «Edition originale de cette tragédie qui remporta un grand succès à l’hôtel de Bourgogne, malgré le sujet turc alors inconnu qu’avait choisi Racine. On lui pardonnera d’avoir si vite renoncé à ce qu’il avait énoncé dans la préface de Bérénice : « Ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang & des morts dans une Tragédie.» Peu importe, l’action se déroulait au palais du sultan à Constantinople. Or la cour de Louis XIV et les spectateurs raffolaient des aventures orientales qu’on leur servait ; Molière ne fit-il pas jouer en ces mêmes années son Bourgeois gentilhomme, dont une des scènes montrait un ballet où évoluaient Turcs, Maures et Égyptiens?» (Cat. Jean Bonna). «La tragédie de Bajazet est la seule que Racine ait tirée de l’histoire du XVIIème siècle, presque contemporaine. Jusque-là il avait pris tous ses sujets dans l’antiquité ou l’histoire ancienne, grecque ou latine. Cette fois il eut l’idée de mettre à la scène des faits qui étaient encore présents dans les mémoires et de prendre ses personnages dans cet Orient vers lequel étaient encore tournés tous les esprits. Le héros de la pièce, le jeune Bajazet, l’un des fils d’Achmet Ier avait été étranglé, par ordre de son frère le sultan Amurath IV, vers l’année 1635. De tels actes de sauvagerie n’étaient pas rares dans les familles souveraines de l’empire ottoman ; mais cette fois la victime avait laissé de telles sympathies, qu’après plus de trente ans on n’avait pas oublié ce fait, ni en Turquie, ni même en France. Racine espéra qu’il obtiendrait du succès en la présentant au théâtre. M. de Cézy, ambassadeur français à Constantinople, lui raconta des détails dont il avait été témoin, et le poète se mit à l’œuvre. Il sut tirer un parti excellent des circonstances dramatiques qui avaient accompagné cet assassinat, en les poétisant; et avec le don remarquable qu’il avait de traduire les sentiments du cœur, il composa des scènes poignantes d’émotion et les raconta dans ce langage magnifique dont il avait le secret. Il produisit ainsi cette intéressante pièce, qui fut jouée avec beaucoup de succès le mardi 5 janvier 1672, par la troupe de l’Hôtel de Bourgogne, et qu’on reprit souvent depuis. Pourtant Racine n’était pas très rassuré en présentant sa pièce au public. Il exprime son inquiétude dans la Préface, et s’excuse presque « d’avoir osé mettre sur la Scène une Histoire aussi récente, s’autorisant cependant de ce que: ‘L’éloignement des païs répare en quelque sorte la trop grande proximité des temps. Car le peuple ne met guère de différence entre ce qui est, si j’ose ainsi parler, à mille ans de luy, et ce qui en est à mille lieuës.’ » (Le Petit, Bibliographie des éditions originales, 366-367). Superbe exemplaire en vélin de l’époque provenant de la bibliothèque Tross (1865), le seul répertorié en condition d’époque par les bibliographes de référence.
1955 un tract publicitaire d'époque pour le Journal "OUEST-MATIN" sur papier journal, format : 21 x 27 cm, imprimé sur le recto seulement, avec une photographie en noir de JEAN RIGOLLET en haut à gauche encadrée de noir, texte du tract en noir, 19 Août 1955 Rennes Imprimerie Commerciale pour Ouest-Matin Editeur,
pour OUEST-MATIN , extrait d'une déclaration du frère de la victime servant d'argument publicitaire. Texte du Tract : "...Un seul Journal a dit la vérité sur les évènements de Nantes c'est Ouest-Matin - Déclare M. Ghislain Rigollet, frère du jeune Maçon Jean Rigollet, assassiné à Nantes par les C.R.S......La Photo ci-dessus est l'unique souvenir de Jean Rigollet que possède ses vieux parents dans le hameau où ils habitent à Saint-Lumine-de-Coutais (Loire-Inférieure). Pour les quatre frères de Jean également il n'y a plus que cette photo prise il y a 2 ans, au moment où il effectuait son service militaire.....M. Ghislain Rigollet, frère de Jean, habite à Saint-Brévin-Les-Pins. Il travaille comme maçon à Saint-Nazaire. Jean était le Parrain de sa fille aînée. Profon,dément affecté par la mort de son frère, les larmes aux yeux, il a fait la déclaration suivante : " A ces journaux : Ouest-France ", "Le Populaire", "La Résistance" ! Ah, les Menteurs ! Un seul journal a dit la vérité, c'est "Ouest-Matin". Oui, je veux que vous précisiez en mon nom que Jean, mon frère, a été assassiné par les C.R.S. comme l'indique si justement une pancarte que j'ai vue à Nantes, à l'endroit où il est tombé frappé par une balle."...."Je m'engage à ne lire que "Ouest-Matin". C'est le seul journal qui a été à nos côtés pendant notre combat contre les patrons de Saint-Nazaire au début d'Août. C'est le seul journal qui était auprés des Métallos et des gard du bâtiment dans leur lutte au cours duquel mon frère est tombé"..........................RARE TRACT...................................en bon état (good condition).
Précieux exemplaire, immense de marges et l’un des rarissimes avec les titres datés 1843. Paris, Hippolyte Souverain, 1843. Deux volumes in-8 de : I/ 355 pp. ; II/ (2) ff., 325 pp. Quelques rares piqûres. Demi-veau blond, dos à nerfs, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, têtes dorées. Reliure de l'époque. 217 x 134 mm.
Édition originale dédicacée à Georges Sand. Carteret, I, 78 ; Talvart, Bibliographie des auteurs modernes, I, 161 ; Clouzot, 30 ; Vicaire, Manuel de l’amateur, I, 218. Ce texte, très original dans l'œuvre de Balzac, est l'un des rares composés sous forme d'une correspondance entre deux amies. « Ce roman d’Honoré de Balzac, qui fait partie des ‘Scènes de la vie privée’, est l’étude très minutieuse de deux caractères de femmes qui se révèlent à travers la correspondance qu’elles échangent, correspondance complétée par les lettres de différents personnages. » (Dictionnaire des Œuvres, IV, 478). Balzac s'en explique dans la préface. « La publication d'une correspondance, chose assez inusitée depuis bientôt quarante ans, ce mode si vrai de la pensée sur lequel ont reposé la plupart des fictions littéraires du dix-huitième siècle, exigeait aujourd'hui les plus grandes précautions. Le cœur est prolixe. Tout le monde approuvera le changement des noms, déférence due à des personnes qui sortent de maisons historiques dans deux pays. Cette correspondance, en désaccord avec les vives et attachantes compositions de notre époque si amoureuse de drame, et qui fait momentanément bon marché du style, pourvu qu'on l'émeuve, demande une certaine indulgence. Elle se place naturellement sous la protection des lecteurs choisis, rares aujourd'hui, et dont les tendances d'esprit sont en quelque sorte contraires à celles de leur temps. » Notre exemplaire est le seul cité par Carteret. Précieux exemplaire, immense de marges, avec de nombreux témoins, le seul cité par Carteret (Le Trésor du Bibliophile, I, page 78) et l’un des rarissimes avec les titres datés 1843. Provenance : H. Destailleur et Pierre Duché avec ex libris.