2011 Paris, Les éditions de Minuit, 2011 18,5 x 13,5, 174p Neuf car service de presse. Jamais lu.
Reference : 51167
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Très intéressante réunion de deux textes de la plus grande rareté relatant les récentes découvertes de deux iles, par les Français et les Espagnols. Lisbonne, s.d. [vers 1752]. -[Suivi de]: II/ Noticia Certa do Descobrimento de huma Nova Terra, modernamente apparecida, e descoberta por huma nao Hespanhola… Lisbonne, Domingos Rodrigues, 1757. 2 ouvrages en 1 volume petit in-4 de: I/ 8-8 pp., gravure d’un bateau avec une île dans le lointain répétée sur les 2 titres; II/ 8 pp. Petite déchirure au f. de titre du 2e ouvrage sans atteinte au texte, papier bruni. Conservé broché.
Rare réunion de deux très intéressantes descriptions d’iles nouvellement découvertes. I/ Edition originale de cet ouvrage présentant le récit d’un navire français qui quitta Nantes le 4 avril 1752 et qui découvrit, au sud du Cap de Bonne-Espérance, l’« Ilha dos Bichos », avant d’arriver au Mozambique. Le titre précise qu’il s’agit d’une traduction portugaise d’un texte français, mais il s’agit plus probablement d’un ouvrage portugais. La description de l’île découverte par les Français au sud du Cap de Bonne-Espérance contient en outre le portrait d’un animal féroce vivant sur cette île, avec un corps moitié serpent-moitié lion. Elle donne aussi une vision très précise des habitants vêtus de feuilles que les navigateurs trouvèrent sur cette île, avec une explication de leur manière de chasser les animaux sauvages. Il est difficile de comprendre quelle est l’île décrite dans le présent ouvrage, ou même si elle est réelle ou imaginaire. La traduction portugaise du nom français de l’île est « Ilha dos Bichos ». Nous n’avons pas trouvé de titre original en français correspondant à cet ouvrage, ce qui nous amène à penser que cette édition imprimée à Lisbonne serait en fait l’édition originale, et non une traduction, comme le suggère le titre. Nos recherches nous ont permis de localiserseulement 2 exemplaires du premier texte et 1 exemplaire du second dans l’ensemble des Institutions du monde : 1 exemplaire de la première partie à Harvard University, 1 exemplaire des 2 parties réunies à la Newberry Library. II/ Le second texte relate la découverte, par un bateau espagnol chargé d’épices et faisant la route depuis l’Amérique jusqu’à Cadix, d’une ile située dans l’océan atlantique. «A curious little tract describing the ‘discovery’ of an island in the Atlantic, by a Spanish ship travelling from America to Cadiz; with notes on the causes which produce the phenomenon of islands in the sea.” (Bibliotheca americana et philippina, IV, p. 223). Nos recherches nous ont permis de localiser 4 exemplaires de ce rare texte dans l’ensemble des Institutions du monde: Harvard University, Newberry Library, N.Y.P.L. et John Carter Brown Library.
, , 1755-1759. Ensemble 1 vol. broché couverture papier.
En 1650, une nouvelle rue est percée dans le village de Passy ; une source est découverte lors de son creusement, sur un terrain où passe l’actuelle rue des Eaux. Cette eau fut déclarée bonne pour « les intempéries chaudes des viscères », puis recommandée comme « remède à la stérilité des femmes ». Une décennie plus tard, un rapport de l'Académie des sciences établit ses propriétés curatives et plusieurs sources furent découvertes et analysées par les chimistes les plus célèbres de l'époque ; chaque propriétaire revendiquant la meilleure qualité de leurs eaux. Les eaux ferrugineuses de Passy furent exploitées avec succès pendant tout le XVIIIe siècle.
Paris, J. Dugour, 1800. 1 vol. In-8 de (4)-280 pp., demi-basane blonde, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin noir, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Ouvrage illustré de 9 grandes planches de cuivre dépliantes. L'auteur, inspecteur des mines et manufactures de Flandres a perfectionné la méthode de blanchiment des tissus découverte par Scheele et adoptée par Berthollet ; les gravures sont très détaillées et illustrent avec force détails les appareils et les machines utilisés dans les teintureries.Étiquette gravée, contrecollée au dos du feuillet de faux-titre : Se trouve chez Favre, commissionnaire en librairie, Palais-Royal, galerie de Bois, coté du Jardin, en entrant par la rue de Richelieu, no 263, aux filles de mémoire.Quelques rousseurs sur les premiers feuillets.
« La Cosmographia Universalis de Münster fut l'un des ouvrages les plus lus du XVIe siècle et on peut vraisemblablement lui attribuer la seconde place en termes de popularité après la Bible. Au total plus de 120 collaborateurs ont participé à cette œuvre. L'ouvrage était à l'époque une référence en géographie et en histoire. » Ce livre fameux présente ainsi « la première carte de la Suisse ». Basel, in der Officin Henricpetrina, Im Jar 1569. In-folio de (100) ff. préliminaires y compris 1 frontispice gravé, suivis de 1467 pages de texte et gravures, la dernière non chiffrée pour la marque de l’imprimeur. Plein veau brun, encadrement d’un double filet doré sur les plats ornés d’une réserve centrale dorée arabisante surmontée sur le plat supérieur des chiffres H. C. H. avec la date de 1570 frappée or dessous, dos à quatre nerfs orné de fleurons à froid, coiffes et coins restaurés, tranches jaspées. Intéressante et élégante reliure de l’époque. 310 x 205 mm.
Très rare édition non décrite par Sabin de l’un des plus célèbres ouvrages de voyages, découvertes et géographie de la Renaissance ornée de 26 cartes sur double page dont la carte du « Nouveau Monde » présentant le continent et les îles d’Amérique, 37 vues et plans de ville sur double page illustrant notamment le plus ancien plan de Paris et la première carte de Suisse, 3 vues de villes dépliantes (Worms, Heidelberg et Vienne), 17 vues et plans de villes à pleine page, 45 autres vues de villes et près de 1000 gravures sur bois illustrant la spécificité des différentes régions du monde. La Cosmographia Universalis de Münster fut l'un des ouvrages les plus lus du XVIe siècle et on peut vraisemblablement lui attribuer la seconde place en termes de popularité après la Bible. Ce succès fut en partie dû aux excellentes gravures sur bois, dont certaines de Hans Holbein le Jeune, Urs Graf, Hans Rudolph Manuel Deutsch ou encore David Kandel. Au total plus de 120 collaborateurs ont participé à cette œuvre. L'ouvrage était à l'époque une référence en géographie et en histoire. On y retrouve de nombreuses illustrations des modes de vies de l'époque, de même que des vues des villes en doubles pages et de nombreuses cartes. Ces cartes couvraient de "nouvelles îles derrière l'Espagne jusqu'à l'Orient vers le pays des Indes" (l'Amérique et le continent asiatique). » La partie américaine est représentée par la grande mappemonde de Münster (où l’Amérique du sud s’intitule : Brésil, l’Amérique du Nord : Floride) ; la mappemonde d’après Ptolémée avec un continent austral et la célèbre carte : « Novus Orbis », avec une représentation assez correcte de l’Isthme de Panama ; ainsi que par le livre : « De Novis Insulis » (pp. 1417 à 1426) donnant, avec des figures, l'histoire des navigations successives de Colomb, des Portugais, de Magellan, de Pinzon, de Vespuce, etc.., Les gravures sur bois de ce passage représentent la caravelle de Christophe Colomb, la végétation locale, des indiens décapitant un humain, un homme rôti à la broche, une hutte de feuillage, etc. Brunet mentionne l’édition de 1550, avec 14 cartes seulement et indique que la première édition avec 26 cartes serait celle-ci, imprimée en 1569 et réimprimée en 1574 et 1578, « mais les épreuves des vignettes sur bois en sont mauvaises ». Il ajoute : « Les éditions de Bâle, 1592, 1598 et 1641, in-folio renferment 26 cartes gravées de nouveau, et plusieurs nouvelles planches en bois. » En fait la Cosmographie a été aussi réimprimée en 1572, 1575, 1588 et 1628. Sabin (Bibliotheca Americana) consacre près de 8 pages à Sébastien Munster et décrit 25 éditions différentes de cette Cosmographie mais il n’a jamais vu cette édition de 1569. Il mentionne des éditions antérieures à 1569, les unes avec 14 cartes, d’autres avec 26 cartes. Munster, savant hébraïsant, et l'un des bons géographes et mathématiciens de son temps, était né en 1489 à Ingelheim, dans le Palatinat. Il avait terminé ses études à l'âge de 16 ans, et s'étant rendu à Tubingue pour y suivre les leçons de Stoffler et de Reuchlin, il se décida à prendre l'habit de cordelier, afin de pouvoir se livrer plus tranquillement à la culture des lettres et des sciences. Séduit par la lecture des ouvrages de Luther, il quitta son couvent, et fut appelé en 1529 à Bâle, où il enseigna successivement l'hébreu et la théologie avec beaucoup de réputation. Il y mourut de la peste le 23 mai 1552. Sebastian Munster devint “one of the most influential cartographers in the sixteenth century" (Burden). « Belleforêt en a fait la base de sa Cosmographie. Cet ouvrage de Munster contient beaucoup de détails d'histoire naturelle. Les cartes, quoique gravées en bois, sont remarquables comme un monument de cette partie de l'histoire de l'art : celle de la Suisse, par exemple, qui est en 2 feuilles, est la première carte de ce pays qui eut été publiée. » (Michaud, tome 29, p. 574). Remarquable exemplaire en exceptionnel état de conservation. Les Cosmographies de Munster se rencontrent très rarement en belle condition d’époque : le format in-folio, le poids du volume, le millier d’intéressantes cartes et gravures sur bois incitant le lecteur à feuilleter le volume et les 450 années passées depuis l’impression du volume ont eu raison des plus solides reliures de l’époque. Celle-ci, très élégante ayant magnifiquement traversé les siècles, fait de cet exemplaire l’un des plus beaux connus en main privée.
[Philippe Briet, Parallela geographiae veteris et novae] Groenland et les nouvelles terres découvertes vers le septentrion - Amériques, Islande. [Philippe Briet, Parallela geographiae veteris et novae] Groenland et les nouvelles terres découvertes vers le septentrion - Amériques, Islande.
Reference : 018779
[Philippe Briet, Parallela geographiae veteris et novae] Groenland et les nouvelles terres découvertes vers le septentrion - Amériques, Islande. Gravure originale, 1649, environ 240*170mm. Gravure tirée de l'ouvrage du savant jésuite Philippe Briet (1601-1668) publié en 1648-1649. Texte au dos. [435]