‎(KAKUTA (Mitsuyo)) ‎
‎(Celle de l'autre vie)‎

‎ 2008 Arles, Actes sud, 2008, 11.5 x 21.5 , 287 pp état neuf car service de presse ‎

Reference : 35671


‎traduit du japonais par Isabelle Sakaï. ‎

€13.00
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Librairie Jousseaume
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‎DE SCIBOR RYLSKI, Comtesse ; DENTU, Edouard‎

Reference : 44505

(1872)

‎Mystérieuse correspondance d'une jeune femme exaltée avec l'éditeur Edouard Dentu [ 3 Lettres manuscrites signées Comtesse de Scibor Rylski puis Augusta, et brouillon autographe d'Edouar Dentu ] I : "Lyon, ce 14 août 1872. Monsieur, puisque vous ne voulez pas être mon éditeur, voulez-vous être mon ami. Car pour le moment nous ne pouvons être que deux amis. Pourquoi cherchez-vous un ami dans un inconnu direz-vous. Votre personne m'est inconnue, m'est (sic) votre esprit, votre coeur me sont connus, ils me plaisent ; et puis je me sens des sentiments dans l'âme qui veulent un homme de génie pour unique confident. Je ne veux pas que le Poëme de mon coeur soit inutile. Il brillera pour vous comme il eût brillé popur vous seul..." ... "Permettez-moi de vous tendre la main, oh une main bien amie, celle de votre Servante. Comtesse de Scibor Rylski, 174 Cours Lafayette, Lyon, ce 14 août" ; II : Brouillon de réponse non daté de la main d'Edouard Dentu : "Chère Madame, Je suis blessé, et par vous ! Aussi je vous demande de me continuer vos ravissantes confidences, priant Dieu qu'il épargne à votre coeur de nouveaux déchirements car votre nature si délicieusement fine est de celles qui ressentent cruellement les meurtrissures de cette vie" ... "...soyez assez bonne pour m'adresser à l'avenir les lettres dont vous voudrez bien m'honorer à mon domicile personnel, rue Sainte Claire 9 à Passy-Paris".III : 27 août 1872 : "J'ai été ravie je ne voudrais pas autrement que vous êtes dans cette lettre La première oh qu'elle ne soit pas la dernière. Quel autre que vous aurait pu jamais excuser et répondre si gracieusement à une inconnue et la deviner... aussi je vous salue au fond de mon coeur comme on salue un phar qui nous a montré les écueils où l'on pouvait périr. Maintenant que nous voilà amis je vous demande pour le moment une alliance proprement morale et mystérieuse. Venez dans mon coeur quand vous serez malheureux, fatigué, où blessé par quelques-uns de ces échecs moraux qui vous attendent à tous les passages importants de la vie" ... "... votre Augusta". IV : "Lyon, ce 15 Septembre 1872. Mon ami, Laissez-moi vous donner ce nom et comprenez-moi bien, en parlant à Dieu nous lui demandons une foule de choses, il reste muet, moi je veux trouver en vous les réponses que Dieu ne nous fait pas. De plus, je crois qu'il est possible de faire exister, comme dans une symphonie deux harpes qui à distance se répondent, vibrent, et produisent une délicieuse mélodie" ... "ordinairement, les mariages, même les liésons, se font au rebours du sens commun, une famille prend des renseignements sur un jeune homme. Si le Léandre fourni par la voisine ou pêché dans un bal n'a pas volé, s'il n'a pas de tare visible, s'il a la fortune qu'on lui désire, s'il sort d'un collège ou d'une école de Droit, ayant satisfait aux idées vulgaires sur l'éducation, et s'il porte bien ses vêtements, on lui permet de venir voir une personne, lacée dès le matin à qui sa mère ordonne de bien veiller sur sa langue, et recommande de ne rien laisser passer de son âme, de son coeur, sur sa physionomie"... "J'attends votre réponse et suis de grand coeur votre Augusta"‎

‎3 lettres signées Comtesse de Scibor Rylski puis Augusta, 1872, format in-12 de 2 ff. (4 pages), 2 ff. (4 pages), et 4 ff. (7 pages) et 1 brouillon autographe d'Edouard Dentu, s.d., format in-12, 1 f. (une page) : Suivent qq. extraits : 3 Lettres manuscrites signées Comtesse de Scibor Rylski puis Augusta, et brouillon autographe d'Edouar Dentu ] I : "Lyon, ce 14 août 1872. Monsieur, puisque vous ne voulez pas être mon éditeur, voulez-vous être mon ami. Car pour le moment nous ne pouvons être que deux amis. Pourquoi cherchez-vous un ami dans un inconnu direz-vous. Votre personne m'est inconnue, m'est votre esprit, votre coeur me sont connus, ils me plaisent ; et puis je me sens des sentiments dans l'âme qui veulent un homme de génie pour unique confident. Je ne veux pas que le Poëme de mon coeur soit inutile. Il brillera pour vous comme il eût brillé popur vous seul..." ... "Permettez-moi de vous tendre la main, oh une main bien amie, celle de votre Servante. Comtesse de Scibor Rylski, 174 Cours Lafayette, Lyon, ce 14 août" ; II : Brouillon de réponse non daté de la main d'Edouard Dentu : "Chère Madame, Je suis blessé, et par vous ! Aussi je vous demande de me continuer vos ravissantes confidences, priant Dieu qu'il épargne à votre coeur de nouveaux déchirements car votre nature si délicieusement fine est de celles qui ressentent cruellement les meurtrissures de cette vie" ... "...soyez assez bonne pour m'adresser à l'avenir les lettres dont vous voudrez bien m'honorer à mon domicile personnel, rue Sainte Claire 9 à Passy-Paris".III : 27 août 1872 : "J'ai été ravie je ne voudrais pas autrement que vous êtes dans cette lettre La première oh qu'elle ne soit pas la dernière. Quel autre que vous aurait pu jamais excuser et répondre si gracieusement à une inconnue et la deviner... aussi je vous salue au fond de mon coeur comme on salue un phar qui nous a montré les écueils où l'on pouvait périr. Maintenant que nous voilà amis je vous demande pour le moment une alliance proprement morale et mystérieuse. Venez dans mon coeur quand vous serez malheureux, fatigué, où blessé par quelques-uns de ces échecs moraux qui vous attendent à tous les passages importants de la vie" ... "... votre Augusta". IV : "Lyon, ce 15 Septembre 1872. Mon ami, Laissez-moi vous donner ce nom et comprenez-moi bien, en parlant à Dieu nous lui demandons une foule de choses, il reste muet, moi je veux trouver en vous les réponses que Dieu ne nous fait pas. De plus, je crois qu'il est possible de faire exister, comme dans une symphonie deux harpes qui à distance se répondent, vibrent, et produisent une délicieuse mélodie" ... "ordinairement, les mariages, même les liésons, se font au rebours du sens commun, une famille prend des renseignements sur un jeune homme. Si le Léandre fourni par la voisine ou pêché dans un bal n'a pas volé, s'il n'a pas de tare visible, s'il a la fortune qu'on lui désire, s'il sort d'un collège ou d'une école de Droit, ayant satisfait aux idées vulgaires sur l'éducation, et s'il porte bien ses vêtements, on lui permet de venir voir une personne, lacée dès le matin à qui sa mère ordonne de bien veiller sur sa langue, et recommande de ne rien laisser passer de son âme, de son coeur, sur sa physionomie"... "J'attends votre réponse et suis de grand coeur votre Augusta"‎


‎Etonnante correspondance dont on ne sait s'il faut réellement l'imputer à la Comtesse de Scibor Ryslki (Agnès Veth ?) qui signe par la suite "Augusta". Mais curieux lot, révélateur de la passion que pouvait alors (toujours ?) susciter un éditeur célèbre du temps. Un mystère à élucider...‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR195.00

‎[BÉNARD (Abbé Charles)], suivi de : DALICHOUX (Auguste). [Guerre de 1870-1871].Ensemble deux opuscules in-18, bradel demi-toile vieux rouge, dos lisse orné de filets et de fleurons doré, pièce de titre noire (reliure de l’époque défraîchie : pièce de titre usée, ors passés ou absents, trace d’étiquetage, coins émoussés, coupes usées ; intérieur frais). Sous ce titre générique et factice, nous proposons :‎

Reference : 80175

‎[BÉNARD (Abbé Charles)] : Alsace Lorraine. Devoir de la France. Paris, Typographie Georges Chamerot, 1873. 82pp. [dont faux-titre et titre]-(1) f. blanc (sans la couverture ; gardes de mauvaise qualité). « Bible » de la Revanche, qui devra être aussi prompte que possible, (…) question d’honneur (chapitre I), de justice (chap. II), de vie et d’existence (ch. III), tel est le plan de cet ouvrage. Il faut libérer au plus vite les deux provinces « aujourd’hui au pouvoir des hordes apostates du Nord » (p.14) ; la guerre future, menée au nom du « Cœur de Jésus et celui de Marie », rendra à la France « son épée brisée par les fils de Luther et de Voltaire » (p.35). Voila pour l’honneur. La justice : « le traité de paix de Versailles, de Bordeaux, de Francfort, si humiliant (…) peut-il être autre chose qu’une trêve à courte échéance ? », traité si « contraire au droit historique et monarchique de la France ». Et, de toute façon, « une guerre est injuste, non pour la puissance qui la déclare, mais pour celle qui la rend nécessaire » (p.40-42). Enfin, Question de vie et d’existence, « si le parti de l’ordre ne se hâte pas de délivrer les Alsaciens-Lorrains, ils se jetteront tête baissée dans la Révolution : ils seront gambettistes, parce que le dictateur représente la guerre à outrance et l’espoir de la délivrance » (p.55)… Et pour finir en beauté : « A bas la Prusse ! Périsse à jamais le gouvernement hypocrite, impie, agresseur, despotique, persécuteur, de Berlin » (p.82). ‎

‎ DALICHOUX (Auguste) : Les dernières journées de Metz la Pucelle ! Cinquième édition. Paris, Sandoz et Fischbacher, sans date (1872 ?). Petit in 8, plat supérieur de couverture imprimée illustrée vert conservé, sans faux-titre, 132 pp. [dont le titre manquant a été remplacé par une copie ]. Ce titre, numérisé (Gallica) , donne Joël Cherbuliez pour éditeur et 1872 (cachet). « Appréciations de la Presse Messine sur les évènements. Documents officiels-lettres particulières, précédées des premières phases d’une décadence », fragments modifiés d’un texte publié en 1871 (Paris, sans nom d’éditeur) , et suivis de « Deux meurtriers couronnés » paru sous un titre différent (Bruges, P. Van Hecke, 1871, 24pp.) ; il s’agit bien évidemment de Guillaume, roi de Prusse, bientôt empereur et de l’Homme de Sedan, « superbes comédiens (…)[qui] n’avez plus qu’à vous attribuer une mission providentielle afin que ces pauvres dupes [vos peuples] vous permettent de voler impunément quelques parcelles de terre » (p.127). Ce farouche républicain dénonce pêle-mêle, les prêtres, et surtout « les scribes de la presse vile (…), les faux-penseurs, les faux croyants », les arrivistes, « la bohême rangée parvenue, les échappés de l’université et des séminaires, les gorgés et les repus, les fournisseurs de scandales (…) race de pieds-plats », même la presse honnête qui s’est laissée circonvenir par l’autre, la presse servile. (p.57 et suiv.). ‎


‎Curieuse et sulfureuse réunion que ces deux textes, aux antipodes l’un de l’autre, celui du prêtre royaliste, conservateur, passéiste et celui du républicain issu de 1789, gavé des grands principes de la Révolution… Guerre de 1870. Alsace Lorraine. Metz. BUR (H5/10) ‎

Roland Gautier - Jurançon

Phone number : 05 59 06 02 00

EUR15.00

‎MONTAIGNE (MICHEL EYQUEM DE. 1533-1592). ‎

Reference : 3777

(1657)

‎LES ESSAIS DE MICHEL, SEIGNEUR DE MONTAIGNE, NOUVELLE EDITION EXACTEMENT PURGEE DES DEFAUTS DES PRECEDENTES, SELON LE VRAY ORIGINAL : ET ENRICHIE & AUGMENTEE AUX MARGES DU NOM DES AUTHEURS QUI Y SONT CITEZ, & DE LA VERSION DE LEURS PASSAGES; AVEC DES OBSERVATIONS TRES-IMPORTANTES & NECESSAIRES POUR LE SOULAGEMENT DU LECTEUR. ENSEMBLE LA VIE DE L'AUTHEUR, & DEUX TABLES, L'UNE DES CHAPITRES, & L'AUTRE DES PRINCIPALES MATIERES, DE BEAUCOUP PLUS AMPLE & PLUS UTILE QUE CELLE DES DERNIERES EDITIONS. AVEC AUGMENTATION DE LA VERSION FRANCOISE DES PASSAGES ITALIENS. ‎

‎A PARIS. CHEZ PIERRE LE PETIT, IMPRIMEUR & LIBRAIRE ORDIN. DU ROY. 1657. IN-FOLIO (25 X 37,5 X 5,5 CENTIMETRES ENVIRON) DE (32) + 840 ET (41) PAGES, RELIURE D'EPOQUE PLEIN VELIN IVOIRE, DOS A SIX NERFS AVEC TITRE MANUSCRIT A L’ENCRE NOIRE. ILLUSTRE DE LA VIGNETTE DE L'IMPRIMEUR SUR LE FEUILLET DE TITRE, ET D'UN TITRE-FRONTISPICE AU PORTRAIT DE MONTAIGNE, COMPRIS DANS LA PAGINATION. (BRUNET. III. 1837). «DERNIERE EDITION IN-FOLIO DE MONTAIGNE, REPRODUISANT L’EDITION DE 1652. ELLE A ETE PARTAGEE ENTRE PLUSIEURS LIBRAIRES». (TCHEMERZINE. IV. 903). TITRE-FRONTISPICE ET FEUILLET DE TITRE ANCIENNEMENT REMONTES SUR PAPIER D’EPOQUE, PETITS DEFAUTS SUR LE PLAT SUPERIEUR, SINON EXEMPLAIRE RESTANT CONVENABLE.‎


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