1925 Paris, F. Nieder et Cie, 1925, In huit, 254 pp, broché, couverture abimée et détachée, dos en partie manquant,
Reference : 2986
Traduit de l'italien par Jean Florence.
Librairie Jousseaume
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Paris, Frédéric Léonard, Louis Josse, 1696-1698. 9 pièces reliées en 1 vol. in-4, veau brun, dos orné à nerfs, tranches mouchetées (reliure de l’époque).
Recueil de pièces relatives aux traités de Turin et de Ryswick, ce dernier qui mit fin à la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697) et contraignit Louis XIV à restituer à l'Angleterre, aux Provinces-Unies et à l'Espagne toutes les conquêtes faites depuis le traité de Nimègue (1678) et reconnaître Guillaume III d'Orange comme roi d'Angleterre ; par le traité de Turin du 29 août 1696, Louis XIV restitua au duc de Savoie Victor-Amédée II, Nice et la Savoie avec les places de Pignerol (française depuis 1631) et Casale. La fille du duc de Savoie, Marie-Adélaïde, épousa le duc de Bourgogne, aîné des petit-fils de Louis XIV. Contient :I. Traités de paix et de commerce, navigation et marine, entre la France et les États Generaux des Provinces Unies des Pays-Bas. Conclus à Ryswick le 21 septembre 1697. Paris, F. Léonard, 1697. In-4 de 54 pp. Traité français de Ryswick du 20 septembre 1697 constitué du traité de paix en 22 articles, conclu avec la médiation de la Suède, avec la ratification de Louis XIV, les pouvoirs des deux puissances et un article séparé pour le délai accordé à l'Empereur ; le traité de commerce en 45 articles et 2 formulaires, avec la ratification de Louis XIV et un article séparé pour l'imposition de cinquante sols ; pages 47 à 54: "Article separé accordé a la Hollande. A Ryswick le 9. octobre 1697", suivi de trois ratifications des Pays-Bas.II. Traité de paix entre la France et l'Angleterre. Conclu à Ryswick le 21 septembre 1697. Paris, F. Léonard, 1697. In-4 de 16 pp.III. Traité de paix entre la France et l'Espagne. Conclu à Ryswick le 21 septembre 1697. Paris, F. Léonard, 1697. In-4 de 16 pp.IV. Traité de paix entre la France et la Savoye. Conclu à Turin le 29 Aoust 1696. Paris, F. Léonard, 1697. In-4 de 15-(1) pp.V-VI. Traité de Suspension d'Armes en Italie. Conclu à Vigevano le septième Octobre 1696. [Suivi de] Contrat de mariage de monseigneur le duc de Bourgogne avec madame la princesse de Savoye. Paris, F. Léonard, 1697. 2 pièces à pagination suivie en 1 vol. in-4 de 36 pp. Le Traité de Vigaveno conclu entre l'Empereur, les Rois d'Espagne et de France, et le duc de Savoie est suivi, avec même pagination, et titre spécial, du contrat de mariage du duc et de la duchesse de Bourgogne, fait à Turin, le 15 septembre constitué des dix articles du contrat de mariage conclu à Turin le 15 septembre 1696 conformément à l'article 3 du traité de paix entre la France et la Savoie signé à Turin le 29 août 1696. Suivi des ratifications de Louis XIV, du Dauphin et du duc de Bourgogne.VII. Traité de paix entre l'Empereur, la France, et l'Empire. Conclu à Ryswick le trentième octobre 1697. Paris, F. Léonard, 1697. In-4 de 52 pp.VIII. Lettre du roi, écrite à monseigneur l'archevêque de Paris, duc de Saint-Cloud, pair de France, pour faire chanter le "Te Deum" en l'église Notre-Dame, en action de grâces de la paix. Paris, Louis Josse, 1697. In-4 de 4 pp. IX. Lettre du roi, écrite à monseigneur l'archevêque de Paris, duc de Saint-Cloud, pair de France, pour faire chanter le "Te Deum" en l'église Notre-Dame, en action de grâces de la paix conclue avec M. le Duc de Savoye. Paris, Louis Josse, 1696. In-4 de 4 pp. X. Lettre du roi, écrite à monseigneur l'archevêque de Paris, duc de Saint-Cloud, pair de France, pour faire chanter le "Te Deum" en l'église Notre-Dame, en action de grâces de la paix conclue avec l’Empereur et l’Empire. Paris, Louis Josse, 1698. In-4 de 4 pp. Exemplaire enrichi de 6 portraits accompagnés d’une courte biographie, publiés et gravés à l’époque par Nicolas de Larmessin (1632-1694) dont Charles XI de Suède, Guillaume-Henry prince d’Orange et de Nassau, Charles II d’Espagne, Victor Amédée duc de Savoie, Louis dauphin de France, et Léopold Ignace Ier. Sont reliées avec 2 planches repliées gravées et signées C.P.R. publiées par Guérard, représentant respectivement le Dessin du feu d’artifice dressé devant lhotel de ville pour la Publication de la Paix le 16 novbre 1697 et le Dessin du Feu d’Artifice dressé devant l’Hôtel de Ville de Paris pour la Publication de la Paix entre la France et l’Empire le Ianvier 1698 (inconnues à Ruggieri).Note manuscrite à l'encre du temps au verso de la première garde “ 7me vol. du n°165”. Coiffes usées.Bourgeois André, V, 3979.
Le journal de la paix. 1986. In-4. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 32 pages agrafées - quelques illustrations en noir et blanc dans le texte.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Ouverture du rassemblement pèlerinage - rencontres régionales de pax christi - 20 mouvements témoignent pour la paix - les 6 ateliers de la paix - chrétiens que faisons nous pour la paix dans l'esprit de pacem in terris et du concile vatican II ? - les enfants de la paix - les jeunes aussi - les pèlerins pour la paix - église que dis tu de la paix aujourd'hui ? église que fais tu de la paix aujourd'hui ? - l'adresse de pax christi international - les jeunes le Lourdes que nous avons vécu - les conclusions. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Revue d'économie politique : ( Fondateurs : , Charles Gide, Edmond Villey, Alfred Jourdan )
Reference : 70674
Année 1919 - 1 vol fort in-4 - demi basane rouge / 4 nerfs - 824 pages
Bon état général malgré quelques traces de frottements sur les plats - Etiquette au dos de Faculté catholique de Droit
Précieux exemplaire de Présent relié en maroquin de l’époque aux armes du roi Louis XIV imprimé sur grand papier enrichi du portrait de la reine Marie-Thérèse. Paris, Pierre Le Petit, Thomas Joly, Louis Bilaine, 1662. In-folio de 1 frontispice gravé à pleine page, 1 feuillet de titre, 1 portrait du roi Louis XIV gravé d’après Mignard par Van Schuppen., 1 f. de dédicace, (2) ff. d’Avis au lecteur, 7 pp., 34 pp., 28 pp., 12 pp., 14 planches sur double-page et 8 à pleine page gravées par J. Marot et Chauveau, d’après J. Le Pautre. Exemplaire enrichi du portrait de Marie-Thérèse. Plein maroquin rouge, double encadrement de triple filet doré avec larges fleurs de lys dorées aux angles, à la Duseuil, grandes armoiries royales dorées au centre, dos à nerfs orné de fleurs de lys, coupes décorées, tranches dorées. Reliure en maroquin armorié et fleurdelysé de l’époque. 487 x 322 mm.
«On sait que le mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV, roi d'Espagne, fut le couronnement de la paix des Pyrénées, signée en 1659. Le jeune roi alla chercher la jeune reine à la frontière et la ramena à Paris où ils firent une entrée solennelle, le 26 août 1660. Le cortège, les décors, les arcs de triomphe, le feu d'artifice, sans parler des harangues, donnèrent un si beau lustre à cette solennité que le conseil municipal de Paris, à cette date, c'est-à-dire le Prévôt des marchands et les échevins, ordonnèrent que « le tout serait recueilli et imprimé ». De là le livre que nous signalons et dont les gravures, au nombre de 24 dans la seconde édition, sont l'œuvre des premiers graveurs du temps : Chauveau, Jean Marot, Le Pautre, Cochin de Troyes, Flamen, et Nicolas Poilly. Ici ce dernier se distingue par un très-beau portrait de Louis XIV à l'âge de 20 ou 22 ans, d'après Mignard. Le frontispice, fort bien gravé par Chauveau, nous montre le jeune roi assis sur son trône et auquel le prévôt des marchands et les échevins présentent, à genoux, la relation de l'Entrée triomphale. Suit une épître dédicatoire au lecteur, gravée et encadrée dans des chiffres et des fleurons ; puis on arrive à la 3ème planche qui représente Leurs Majestés passant en revue (entre le bois de Vincennes et la ville) la milice de Paris. Les autres planches nous montrent : l'Arc de triomphe à l'entrée du Faubourg Saint-Antoine (par J. Marot) ; — l'entrée du pont Dormant de la porte Saint-Antoine (Marot); — l'Arc de pierre sur le pont dormant de la porte Saint-Antoine (Marot) ; — la porte de la ville du côté de Saint‑Antoine ; — le Parnasse, Carrefour de la Fontaine Saint-Gervais ; — le pont Notre-Dame réparé et enrichi (Marot) ; — l'Arc de triomphe au bout du pont Notre-Dame du côté de la Cité ; — l'Arc de triomphe au Marché neuf (Marot) ; — le plan de la place Dauphine (Marot) ; — l'Amphithéâtre de la place Dauphine (Marot) ; — l'Obélisque (Lepautre ?) ; — la Façade de l'Hôtel de ville du côté de la place de Grêve (Marot) ; — le trône élevé sur le vaste emplacement nommé aujourd'hui place du Trône (Marot); — l’Hôtel de Beauvais, rue Saint Antoine, d’où la reine-mère vit passer le cortège (Marot). Les 5 planches qui suivent, si elles étaient numérotées, répondraient aux n° 18, 19, 20, 21, 22 ; elles sont consacrées au cortège qui se déroule dans l'ordre que voici : Le clergé tant séculier que régulier, l'université, les magistrats de la ville, MM. du Châtelet, de la cour des monnoyes, de la cour des aides, les membres de la chambre des comptes, les membres du parlement, les équipages de son éminence le cardinal Mazarin, les écuries du roi, la chancellerie, la maison du Roy, les seigneurs de la cour, les officiers de la couronne, le Roy, les princes du sang, princes et ducs, la reine et sa suite, les gardes du corps à cheval et les gendarmes qui ferment la marche. La représentation de ce cortège offre le plus grand intérêt au point de vue des usages, du costume et de l’histoire. La vivacité spirituelle du burin, la variété, la justesse des attitudes, voilà ce qui caractérise cette œuvre remarquable. Tout porte à croire que ces planches sont l'œuvre de Cochin de Troyes dont le talent offre beaucoup d'analogie avec celui de Callot, le célèbre graveur lorrain. L'avant-dernière se rattache au Te Deum chanté à Notre-Dame. Par dérogation à un ancien usage, ce Te Deum ne fut chanté que le lendemain, c'est-à-dire le 27 août. Des tapisseries occupent dans le chœur la place des belles boiseries qu'on y voit aujourd'hui. Cette planche est encore de Marot; enfin la dernière, toujours de Marot, représente une galère de 72 pieds de long, la pièce principale du feu d'artifice qui fut tiré le 29 d'août eu face le Louvre ». (Ernest Vinet) Précieux exemplaire royal de présent imprimé sur grand papier.
La grande histoire des Guerres de religion. Précieux exemplaire aux armes de la Grande Mademoiselle. Paris, P. Rocolet, 1657. 2 volumes in-folio de : I/ (2) ff.bl., (2) ff. y compris un portrait de l’auteur et un frontispice gravé, (14) ff., 654 pp., (1) f. de privilège, (2) ff.bl. ; II/ (2) ff.b l., (1) f., pp. 655 à 1281, 51 pp. de table, (2) ff.bl. Longue note manuscrite concernant Davila collée sur la garde du premier volume. Maroquin rouge, décor à la Duseuil sur les plats avec fleurs-de-lys aux angles, grandes armes frappées or au centre, dos à nerfs orné de fleurs-de-lys dans les caissons, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 365 x 248 mm.
Troisième édition, corrigée et augmentée, de la traduction française de l’Histoire des Guerres civiles de France de Davila « qui eut un grand retentissement et fut plusieurs fois imprimée et traduite en Italien, français, espagnol et latin ». Cette édition française, rare, est restée inconnue de Brunet et Deschamps. Brunet ne cite que l’édition italienne parue la même année. La première édition de cette traduction avait paru chez Rocolet en 1644. L’édition fut imprimée à petit nombre par P. Rocolet, imprimeur et libraire des rois Louis XIII et Louis XIV. Davila (Henri-Catherin), naquit, le 30 octobre 1576, au Sacco, village dans le territoire de Padoue. Il s’est rendu célèbre dans les lettres par son Histoire des guerres civiles de France. Très au fait des guerres de religion, il dit lui-même, au 9è livre de son Histoire, « qu’il était présent, en 1588, à l’ouverture des états de Blois, et si près du roi, qu’il entendit très distinctement tout son discours. » L’année suivante la reine, Catherine de Médicis, sa protectrice, mourut dès le mois de janvier, et Henri III fut assassiné au mois d’août. Malgré l’abjuration de Henri IV, la guerre civile durait encore. Davila se distingua dans plusieurs rencontres ; il eut un cheval tué sous lui au siège de Honfleur, en 1594, et fut blessé en 1597, d’un coup de pertuisane, au siège d’Amiens. La paix s’étant faite en 1598, il fut rappelé à Padoue par son père, qui y était retourné après la mort de Catherine de Médicis. Il ne cessa point de cultiver les lettres et de travailler, dans ses moments de loisir, au grand ouvrage qu'il avait entrepris. Il le fit enfin paraître en 15 livres, sous ce titre « Historia delle guerre civili di Francia di Henrico Caterino Davila nella quale si contengono le operationi di quattro re, Francesco II, Carlo IX, Henrico III et Henrico IV, cognominato il grande », Venise, Tommaso Baglioni, 1630, in-4. « Il n'y a qu'une opinion sur le mérite de Davila, considéré comme écrivain. Son style, exempt des vices qui régnaient de son temps, sans être aussi pur que celui de Guichardin, est plus serré, plus concis et brille en même temps par une admirable facilité. Sa manière de narrer, de disposer les évènements, de les enchaîner l'un à l’autre, d'introduire ses personnages, de les faire agir et parler, de décrire les lieux, les villes, les champs de bataille, les faits d'armes, les assemblées, les conseils, la conduite des négociations, n'est pas moins louable que son style. Il paraît enfin avoir pris des soins extrêmes pour connaître la vérité, l'avoir puisée dans de bonnes sources, et l'avoir dite en général avec franchise. Mais cette franchise n'a pu manquer d'être quelquefois altérée par sa position et ses relations particulières par les préjugés de son pays et de son siècle. Un italien de ce temps-là ne pouvait tenir la balance égale entre les catholiques et les protestants ; un homme qui devait la fortune de sa sœur, de son frère et le commencement de la sienne à Catherine de Médicis, à qui son prénom même rappelait qu'il lui avait été pour ainsi dire consacré dès sa naissance, ne pouvait être un juge impartial de cette reine. » (Michaud). Superbes volumes ornés d’une planche allégorique, d’un portrait de l’auteur, de vignettes et initiales, le tout remarquablement gravé sur cuivre par Grégoire Huret. Précieux exemplaire en maroquin de l’époque aux armes de la Duchesse de Montpensier, Anne-Marie-Louise d’Orléans, dite la « grande demoiselle », fille de Gaston d’Orléans et cousine de Louis XIV. Elle était l’héritière la plus riche de toute l’Europe. « On ne connait généralement la duchesse de Montpensier, la ‘Grande Mademoiselle’, que par le rôle un peu bruyant qu’elle joua dans les événements de la Fronde ; mais à côté de l’héroïne qui rivalisa d’exploits chevaleresques avec Madame de Longueville et la Princesse de Condé, pour s’imposer, les armes à la main, à son cousin Louis XIV, le royal époux de ses rêves, il y a une autre femme, à l’esprit délicat et tendre, éprise de littérature, passionnée pour les belles choses, et dont les livres, heureusement choisis, représentent une des collections les plus remarquables du temps. Anne-Marie-Louise d’Orléans naquit au Louvre en mai 1627. Fille de Gaston d’Orléans et de sa première femme, Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, qui mourut cinq jours après l’avoir mise au monde, elle fut élevée par une gouvernante estimable et pieuse [...] La duchesse de Montpensier était douée d’un esprit brillant. Segrais nous apprend que sa bibliothèque était le rendez-vous des artistes et des poètes et qu’on s’y réunissait à jours fixes [...] La grande Mademoiselle expira le 5 avril 1693, au palais du Luxembourg, âgée de 66 ans[...] Les livres de la duchesse de Montpensier passent rarement dans les ventes publiques et nous n’en connaissons que quelques-uns chez les amateurs [...] Tous sont uniformément revêtus de maroquin rouge... » (E. Quentin-Bauchart). Sur les 79 ouvrages lui ayant appartenu recensés par Quentin-Bauchard, 63 se trouvent aujourd’hui dans des collections publiques. Celui-ci est resté ignoré du bibliographe. Superbe exemplaire dont la reliure, d’une couleur et d’une élégance raffinée, peut être attribuée à l’atelier de Pierre Rocolet, éditeur de l’ouvrage. Il porte sur les titres et à la p. 61 du tome premier le cachet des Orléans. Provenance : Bibliothèques Radziwill (1866, n°1507), Mortimer L. Schiff (II, 1938, n°746) et Sir Abdy (1975, n°79).