Aux dépens de l'Artiste 1952. In-8 en feuilles sous couverture chamois imprimée, titre sur le 1er plat 38pp. Orné de 10 pointes sèches originales de Max Papart ainsi réparties: 1 lettrine, 3 dans le texte, 6 hors texte. Tirage limité à 106 exemplaires numérotés, celui-ci 1 des 20 sur Angoumois. Bel exemplaire, enrichi d'un dessin original au crayon dédicacé par Max Papart au recto du justificatif de tirage et de 3 épreuves de specimen.
Reference : GITc176
Max Papart (Marseille 1911-1994), d'origine Franco-Américaine, est un peintre-collagiste, graveur et lithographe post-cubiste. Il a enseigné l'imprimerie à Paris VIII et illustré quelques ouvrages dont celui-ci où la fluidité de son trait se marie à merveille avec les courbes féminines.
Librairie Sylvie Nouvène
Mlle Sylvie Nouvène
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Rare exemplaire conservé dans sa reliure ancienne, immense de marges, le plus grand connu. Paris, chez Pierre Promé, sur le Quay des Grands Augustins, à la Charité, 1673. Petit in-8 de (2) ff. pour le titre, le privilège et la liste des acteurs, 92 pp. [Relié avec] : - Chamfort. La Jeune indienne, comédie en un acte et en vers, Représentée pour la première fois par les Comédiens François Ordinaires du Roi, le 30 Avril 1764. Amsterdam, A. Hupkes, 1764. Petit in-8 de 36 pp. [Et] : - Diderot. Le Père de famille, comédie en cinq actes et en prose. Liège, D. de Boubers, 1769. 109 pp. - Molière. Sganarelle ou le cocu imaginaire. Comédie. Représentée pour la première fois sur le Théâtre du Petit Bourbon, le 28 jour de May 1660. Par la Troupe de Monsieur Frere Unique du Roy. 1 frontispice, pp. 265 à 304, (2) ff. - Molière. Les Facheux. 1 frontispice, (1) f., pp. 73 à 128. - Boursault. Esope à la cour, comédie héroique. Paris, Pierre Ribou, s.d. (4) ff., 86 pp. Relié en plein veau marbré de l’époque, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges. Reliure du XVIIIe siècle. 154 x 88 mm.
Édition originale de deuxième tirage de la dernière pièce parue du vivant de l’auteur. On ne connaît que 5 exemplaires du premier tirage, avec le titre à la date de 1672. « Cette comédie ayant été imprimée vers la fin de l’année, comme le prouve la mention portée au bas du Privilège : ‘Achevé d’imprimer le 10 Décembre 1672’, il est probable que le tirage aura été commencé avec le titre portant l’indication de l’année 1672 et interrompu ensuite pour changer cette date et par cela même rajeunir la pièce » (Monsieur le Baron de Ruble, Livres rares et précieux, 384). Tchemerzine, IV, p. 799 ; Guibert, pp. 347-352 ; Le Petit, p. 309. Cette œuvre, parue sans dédicace et sans préface, est la dernière pièce publiée par Molière ; elle parut un mois avant sa mort. Cette édition avait été imprimée à ses frais et sous ses yeux, avec son orthographe. Cette comédie en cinq actes et en vers fut représentée pour la première fois le 11 mars 1672 au théâtre du Palais Royal à Paris, et non pas à Versailles devant le roi. Le succès fut vif et ne se démentit pas au cours des 215 représentations que cette pièce connut sous le règne de Louis XIV. De nombreux bibliographes ont souligné l’élégance et la perfection de cette édition réalisée par Pierre Promé. « Remarquons en passant que l’édition de Pierre Promé a été particulièrement soignée et dépasse sensiblement en perfection les éditions de Jean Ribou ». (Guibert). « Les ‘Femmes Savantes’ restent une des meilleures pièces de Molière. Il sut mettre en lumière avec un bonheur égal à celui de l’Ecole des Femmes le ridicule de ces poètes de dernier ordre devant lesquels les femmes bourrées d’un faux savoir et d’une immense crédulité se pâment d’admiration. Sur le plan purement littéraire cette pièce est une des plus parfaite. La tradition veut que Boileau l’ait lue et y ait apporté quelques modifications. Bien que Molière, poète par tempérament, mais comédien par goût ait écrit davantage en comédien qu’en poète, il faut reconnaître que les ‘Femmes Savantes’ confirment ses qualités d’écrivain et prouvent que Molière était vraiment à l’époque de sa rédaction en pleine possession de son génie ». (Guibert). Cette édition originale a toujours été fort appréciée pour la perfection littéraire et le charme de son texte, ainsi que pour les circonstances de sa parution, quelques semaines avant la mort de l’auteur. Précieux exemplaire, le plus grand connu (hauteur : 154 mm) conservé dans sa reliure du début du XVIIIe siècle. Provenance : l’exemplaire de A. J. Guibert, bibliographe des Œuvres de Molière publiées au XVIIe siècle, Paris, Editions du C.N.R.S., 1961, I, p. 351, n°1. Il est suivi de La Jeune indienne de M. de Chamfort (1764), du Père de famille de Diderot (1769), de Sganarelle de Molière (tiré des Œuvres complètes, T. 1, 1682), des Facheux de Molière, d’Esope à la cour de Boursault.
Fayard 2001 In-8 broché 23 cm sur 15. 437 pages. Bon état d’occasion.
Louise Labé, Margueritte de Navarre, Marie de Gournay, et d’autres femmes. Ce livre solidement documenté révèle qui furent les femmes de la Renaissance des jeunes filles aux épouses aux religieuses, aux femmes de la cour ou bien les prostituées. Bon état d’occasion
Rarissime et superbe exemplaire conservé dans ses brochures de l’époque, condition très recherchée. Neufchâtel, Paris, Guillot, 1786. 4 volumes in-12 de: I/ 272 pp. et 8 planches; II/ 312 pp. et 9 planches ; III/ 312 pp. et 9 planches; IV/ 324 pp., (8) ff., 8planches. Brochés, non rognés, sous couvertures d’attente muettes et 4 étuis de maroquin rouge à filets dorés et chemises de Rivière & Son. Exceptionnellement complété de: Binet. Les Françaises. Suite de 17 planches gravées. 1786. In-4 oblong (217 x 278 mm). Chemise et étui de cartonnage. Suite complète des 34 planches sur 17 feuilles destinées à illustrer Les Françaises de Restif de la Bretonne. Avec les papillons imprimés portant le titre et la tomaison. 185 x 115 mm (texte); 278 x 220 mm (suite)
Edition originale de ce recueil de nouvelles qui sont autant de véritables tableaux de mœurs, que l’auteur mit 26 jours à écrire. Recueil de nouvelles et de deux pièces de théâtre à l’intention des jeunes gens des deux sexes, inscrites dans le cycle des Contemporaines qui «offrent un tableau général de nos mœurs» d’après Avis de l’Éditeur où l’auteur a tâché de ne pas donner que de jolis riens, lançant son fameux avertissement prophétisant la Révolution proche : «Riches, ne soyez donc plus ni durs, ni insolents, où vous hâterez une révolution désastreuse pour vous! Tandis qu’il en est temps, prévenez-la, en devenant justes & raisonnables. [...] Faites de vos vastes domaines un usage utile, ou l’État va vous les ôter» (La Femme dépensière, vol. II, p. 139). Cet ouvrage est fort rare ; il contient 34 gravures numérotées, correspondant aux 34exemples que renferme l’ouvrage. Deux de ces figures seulement sont signées, la 28ème et la 31ème : Binet del., E. Giraud l’aîné scul. Dans ces estampes, Restif ne s’est plus contenté de commander, à son dessinateur, des pieds de femme d’une extrême petitesse ; il a imaginé, par une autre bizarrerie, de donner, aux têtes de femmes les plus hautes de taille, une dimension si exiguë, que ces têtes ne paraissent pas appartenir aux corps ; il a exigé que son dessinateur représentât les jeunes filles et les jeunes garçons comme des poupées à ressorts. Rien n’est plus étrange que ces femmes longues et maigres, à têtes de lilliputiennes, et que ces enfants qui semblent sortir d’un bocal d’esprit de vin. On peut supposer que c’était un nouveau goût anormal qui couvait dans l’imagination excentrique de l’amoureux des petits pieds... On n’a pas encore remarqué que, dans ces figures, la plupart gravées finement, il y a certainement des portraits, entre autres celui d’une femme âgée, qui reparaît sans cesse sous différents noms dans les Exemples. Le portrait de Grimod de la Reynière fils est très ressemblant dans un des trois convives assis à table (estampe de la Femme d’ivrogne.) » P. L. Jacob. Bibliographie des ouvrages de Restif de la Bretonne. Cette édition originale est donc illustrée de 34 figures gravées en taille-douce par Giraud l’aîné d’après Louis Binet, numérotées, dont deux signées (n° 28 et 31). Avec les 8feuillets non chiffrés à la fin du IVème volume contenant une table des Contemporaines et des Parisiennes et autres ouvrages de Restif. «Dans aucun des autres ouvrages de Restif, Binet n’a autant exagéré la petitesse des têtes, des pieds et la finesse des tailles des femmes» (Cohen). Plusieurs personnages de l’entourage de l’auteur sont représentés dans les illustrations, comme Grimod de la Reynière, que le Bibliophile Jacob dit reconnaître dans la figure 20 (III, p.84) illustrant l’Épouse d’ivrogne. Il est bien complet des 8 feuillets de table que l’on trouve à la fin du dernier volume. Exceptionnel exemplaire conservé dans ses rarissimes brochures de l’époque de l’introuvable suite complète de format oblong in-4.
La Boîte à Documents 1990 In-8 à l’italienne broché, 75 pp; pages collées entre elles. Texte de Leïla Sebbar.
Photos des femmes dans la maison,les mères, les filles et les aïeules, les femmes qui donnent la vie, qui inventent depuis toujours les mêmes gestes de l’amour au quotidien... Très bon état d’occasion
Edition originale française rarissime dédiée à Anne de Bretagne et premier tirage « De la louenge et vertu des nobles et clères dames » de Jean Boccace achevée d’imprimer le 28 avril 1493 par Antoine Vérard. A Paris, Antoine Vérard, 1493. In-folio de (144) ff. (a-n8, o-p6, q-r8, s-t6) à 34/35 lignes. Plein maroquin havane, plats orné d’un décor d’entrelacs mosaïqués noir encadré de filets doré, dos à nerfs orné de même, doublures et gardes de peau de vélin, tranches dorées. Reliure signée de Marius Michel. 273 x 192 mm.
Edition originale française rarissime dédiée à Anne de Bretagne et premier tirage « De la louenge et vertu des nobles et clères dames » de Jean Boccace achevée d’imprimer le 28 avril 1493 par Antoine Vérard. BMC VIII 79 ; B.n.F. Rés. G-365 ; Brunschwig 280 ; CIBN B-519 ; Fairfax Murray, FB 50 ; Goff B-719 ; GW (+ Accurti I) 4490 ; HC 3337 ; IGI 1769 ; Macfarlane 25 ; Pell. 2478 et 2478 A ; Hain-Copinger, n° 3337 ; Proctor n° 8425 ; Brunet, I, 990. Cet exemplaire est le seul complet passé sur le marché international depuis 30 ans. La première édition latine parut en 1473 sous le titre De Claris mulieribus (des femmes célèbres), à Ulm. « L’œuvre, écrite entre 1360 et 1362, amplifiée et refondue dans les années postérieures, contient la biographie de 104 dames de renom de tous les temps, d’Ève à la reine Jeanne de Naples ; elle est dédiée à la très belle Andrée Acciaiuoli, sœur du grand sénéchal Nicolas Acciaiuoli, épouse en secondes noces d’un comte d’Altavilla. L’exemple de Pétrarque et de son traité des Hommes illustres influença notablement Boccace, ainsi qu’il l’a reconnu lui-même. La veine narrative s’y élargit avec quelque liberté, comme dans les pages consacrées à la vie de la papesse Jeanne, aux voluptueuses longueurs sur les amours de Thisbé, à l’histoire de la naïve Paulina, Romaine aimée du Dieu Anubis, qui rappelle d’assez près le conte de Lisette et de l’ange Gabriel du Décaméron. (…) Dans son ensemble, le volume est un compromis entre l’érudition historique et le conte, un plaisant livre d’érudition, destiné non seulement aux hommes mais aussi aux femmes, - lesquelles, déclare Boccace, pour son excuse, étant habituées à entendre des histoires en ont un besoin plus grand et se divertissent d’un copieux exposé. » T.F. G. Rouville. Le volume est orné de 11 gravures sur bois qui, répétées, forment un cycle iconographique de 80 gravures. La plupart mesurent 87 x 80 mm et représentent une reine avec un enfant dans ses bras (23 fois), une reine trônant avec des dames se tenant devant elle (22 fois), une femme allaitant des jumeaux devant un paysage (17 fois). Deux autres gravures proviennent du Chevalier délibéré, imprimé en 1488. Deux gravures de format différent, 140 x 86 mm, illustrent un évêque à son écritoire surmonté d’un sage et d’une femme ; elles proviennent de l’“Art de bien mourir” imprimé par Le Rouge pour Vérard, en 1492. Neuf de ces gravures ont été spécialement réalisées pour ce livre et sont donc ici en premier tirage. « Volume extrêmement rare, orné d’un certain nombre de belles figures gravées sur bois qui comptent parmi les plus intéressantes dans les ouvrages publiés par Vérard ». (Rahir n°263). Exemplaire comportant les remarques de premier tirage : - Le titre est imprimé avec la faute « nouellemet », corrigée dans l’exemplaire de la Pierpont Morgan Library. Le Gesamt Katalog, Pellechet Polain 2478 et Hain donnent « nouuellemet » avec deux U. - Le feuillet i4 est signé hIIII. Premier grand prosateur italien, Giovanni Boccaccio (1313-1375) fut très célèbre en France, plus que Dante et Pétrarque, et cela dès le début de l’imprimerie. Il avait écrit tant pour le peuple, qui se plût à la lecture amusante du Décaméron, que pour l’aristocratie qui, dans le De casibus virorum illustrium (devenu en français Le cas des nobles malheureux), trouva une sorte d’encyclopédie moralisée des grands hommes de l’Antiquité. Cette première édition fut imprimée par Antoine Vérard qui a dédié l’ouvrage à Anne de Bretagne, épouse du roi Charles VIII. C’est grâce en partie aux écrivains engagés par Anne de Bretagne, ou attirés par la possibilité de son mécénat, comme pouvait l’être Antoine Vérard, que la littérature à la louange et à la défense des femmes a été promue à la cour de France. Le titre ne comporte que deux lignes de texte. Au verso du titre commence le prologue du traducteur, supprimé dans certains exemplaires et supplée par une miniature. Dans cet exemplaire il est accompagné d’un bois montrant la reine Anne de Bretagne assise sur son trône entourée de personnages féminins de sa suite. Au recto du dernier feuillet, marque typographique d’Antoine Vérard. Cette traduction du De Casibus virorum illustrium de Boccace fut réalisée pour Jean de Chanteprime entre 1400 et 1409 par Laurent de Premierfait. Ce dernier fait partie de la génération des humanistes français du règne de Charles VI redécouvrant et célébrant la littérature classique depuis Cicéron jusqu'à Pétrarque et Boccace. Il était un latiniste érudit, très appréciée par les humanistes de son temps, mais ce qui fît le plus sa gloire, ce sont ses traductions en français à partir du latin (ou de versions latines de textes à l’origine grecs ou italiens), réalisées pour des commanditaires aristocratiques. Bechtel signale une coupure au mot "nou|vellement" du titre, non coupé dans notre exemplaire et ainsi libellé : "novellement". Précieux exemplaire. En un demi-siècle un seul autre exemplaire complet est apparu sur le marché public, vendu 35 000 € il y a 30 ans. (Réf : Hôtel Georges V, 16 septembre 1988, n° 23, ex. S. Brunschwig).