1937 Paris, NRF Galimard, 1945, volume in-12 broché, 184 pages, bon état
Reference : 1719
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PEINTURE CHINOISE EN ROULEAU REPRÉSENTANT UN CORTÈGE DE MARIAGE.
Reference : LCS-14866
Superbe peinture chinoise en rouleau horizontal représentant le cortège d’un mariage luxueux. Chine, dynastie Qing, seconde moitié du XIXe siècle. S.l.n.d. [Chine, dynastie Qing, seconde moitié du XIXe siècle].Rouleau horizontal peint sur soie et papier traditionnel chinois. Encre de Chine et lavis coloriés. Baguette d’enroulement en bois sombre ornée d’une bande de soie bleue. L’axe central du rouleau a un diamètre de 2 cm environ. Couverture décorée de soie multicolore. Dimensions du rouleau : environ 3,85 m de longueur x 0,36 m de largeur.
Superbe peinture chinoise en rouleau horizontal représentant le cortège d’un mariage luxueux. Le rouleau offre une palette de couleurs très variée, et en particulier de superbes violets, roses et verts traditionnels. La scène est également rythmée par l’emploi du rouge qui occupe une place importante dans ce thème festif. Il est intéressant de noter que les couleurs de peau sont codifiées selon les types de personnages. De nombreux rehauts d’or et d’argent ponctuent la scène et lui donnent du relief.On peut déduire du caractère luxueux de la peinture qu’elle fut commandée par une famille noble, puissante et aisée, comme en témoignent les inscriptions visibles sur la peinture, les somptueux trousseaux de la mariée, contenus dans un coffre d’une grande richesse décoré d’un dragon, symbole de puissance... Les nombreux détails du rouleau : les palanquins élégants, les magnifiques lanternes et boites de cadeaux, les bannières, soulignent l’importance et la richesse de la famille, sans jamais révéler son identité. La peinture porte trois inscriptions : 1. Sur une bannière : Deng Ke, 登科, signifiant qu'un membre de la famille (probablement le père déjà décédé) a été reçu aux examens impériaux, au niveau le plus élevé, ouvrant la voie à une haute fonction dans le gouvernement impérial, 2. sur une boîte: 登科, la même inscription que sur la bannière, mais en caractères stylisés, 3. sur une autre bannière (le deuxième caractère est à moitié caché): Shi Jia, せ家, signifiant qu'il s'agit d'une famille de “Mandarins” (les personnes de la famille, de génération en génération et depuis des temps anciens, ont toujours été des hauts fonctionnaires du gouvernement impérial). 76 personnages sont représentées sur la peinture. Le cortège se compose essentiellement de six groupes, définis selon des règles strictes de l'époque: a. la mère de la mariée, portée sur un palanquin, (le père, probablement décédé, n'est pas représenté sur le rouleau), b. un premier groupe de musiciens, c. un groupe de personnages porteurs de cadeaux, d. un deuxième groupe de musiciens, e. la mariée en tête d'un groupe de jeunes femmes, membres de la famille ou amies proches de la mariée, f. les porteurs du magnifique trousseau. Les deux groupes de musiciens, se composant de 8 et de 12 instrumentistes, accentuent l'atmosphère festive. Les instruments de musique représentés sont d'un grand intérêt pour les historiens de la musique chinoise: une cithare, plusieurs cornets, cymbales, flûtes, tambours ou tambourins, un lute et deux instruments dont on ne connaît pas l'équivalent en Europe et qui pourraient être des instruments de percussion. Les visages des 76 personnages sont expressifs et, contrairement à de nombreuses peintures chinoises, sont individualisés et peints avec une grande minutie. Les vêtements, aux couleurs particulièrement vives, sont élégants, en conformité avec la fête. Superbe peinture chinoise sur rouleau, mettant en scène le cortège de mariage d’une famille aisée sous la dynastie Qing, somptueusement mis en couleurs dans des tons vifs et chatoyants avec de nombreux rehauts d’or et d’argent.
JACOB 2015 128 pages 14 1x20 5x1 3cm. 2015. Broché. 128 pages. Ce livre retrace la longue histoire du couple en montrant comment l'amour a progressivement transformé le mariage d'un contrat d'intérêts en une union fondée sur les sentiments. Il explore notamment si nos ancêtres comme Lucy choisissaient leur compagnon par amour et comment cette notion a redistribué les cartes pour offrir des possibilités inédites au XXIe siècle
Très bon état
P.Lethielleux éditeurs 1887 395 pages in4. 1887. demi basane a coins dos à nerfs. 395 pages. Cet ouvrage du père Monsabré prédicateur dominicain du XIXe siècle rassemble ses conférences de carême de 1887 sur le mariage. Il traite de la sainteté du mariage du lien conjugal du divorce de la législation des profanations ainsi que de l'amour pur fidèle patient dévoué paternel et maternel et des noces du Christ et de l'Église
Bon état
Manuscrit sur vélin vers 1881 ; in-folio (53 x 41 cm). 2ff. papier et 1f. vélin blancs-189pp. (f. 173 en double), plein maroquin bordeaux, dos à nerfs orné, plats ornés aux angles de ferrures découpées de palmettes, gravées, et rehaussées de cabochons garnis de perles de verre ou d'émaux. Plaque centrale en métal découpée et gravée au centre du titre : "Un mariage". Coins légèrement choqués, légers frottements sur les plats, manques plusieurs perles colorées. Intérieur très frais.
Très beau manuscrit enluminé sur vélin composé, écrit et peint vers 1881 par l'abbé Jean LANUSSE, qui est le prêtre qui officia au dit mariage et qui voulu offrir aux époux ce témoignage de la cérémonie comme première archive de la nouvelle famille qu'ils venaient de fonder. L'évènement eut lieu à Paris le 28 mai 1881, les invités se retrouvèrent devant les ateliers de Broderie Jolifilé, rue Fontaine du Temple, dont le père de la mariée, Marie Casabianca, était le directeur. Elle devait épouser Jean Poëucet. Ils se rendirent ensemble à l'église Sainte Elisabeth de Hongrie, rue du Temple, puis firent banquet au restaurant Bonvalet, 29 boulevard du Temple, tenu par un fervent opposant au Second empire, et où s'étaient rassemblés le 2 décembre 1851 plusieurs adversaires au coup d'état, (dont Victor Hugo). L'abbé Lanusse divise son ouvrage en 5 parties : La présentation des mariés et de leurs familles, avec la liste des personnalités présentes, le discours qu'il à prononcé en ouverture de la cérémonie, les textes de la messe et de la bénédiction nuptiale, les discours des proches et amis, un texte d'hommage de l'écrivain chrétienne Raoul de NAVERY, et des notes et commentaires qui viennent compléter les textes précédents. Le texte est enluminé à toutes les pages et comporte 7 peintures pleine page, les bordures et les ornementations reprennent les codes de l'enluminure, mais le curé-artiste n'a pas cherché à copié un style médiéval comme on le voit souvent, adaptant aux formes modernes du XIXe siècle les symboles chrétiens propres au mariage. L'abbé Jean Lanusse était originaire de Tonneins (1815-1905, comme l'écrivain Marcel Prévost), il devint prêtre soldat et participa aux campagnes militaires du Second empire (Italie, Mexique, Sedan). Après 1871 il est nommé aumônier militaire à l'Ecole de Saint-Cyr, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1905. Il a laissé quelques ouvrages qui témoignent de son engagement militaire et religieux, et reçu la Prix Montyon de l'Académie française. Le pape Léon XIII l'éleva au rang de Prélat et il fut décoré par la Nation de la Légion d'honneur. Même les chocolats BOUTRON l'honorèrent d'une vignette à son effigie. Le Musée du Souvenir des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (Bretagne), qu'il participa à fonder, grade son souvenir, ses décorations et un buste en bronze le représente dans le jardin du Musée.En plus de l'aspect monumental de l'ouvrage, et du caractère émouvant lié à l'objet même de l'évènement, ce livre est aussi l'expression maîtrisée de l'art de l'enluminure.
Edition originale «rare et recherchée» Paris, Levavasseur - Urbain Canel, 1830. 2 volumes in-8de: (2) ff., pp. (vij)-xxxv, (2) ff., 328 pp. mal chiffrées 332; 352 pp. Demi-veau vert foncé à coins, dos à nerfs ornés de motifs dorés et à froid, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 203 x 126 mm.
Edition originale «rare et recherchée» (M. Clouzot) de ce livre lucide et cruel qui peut être considéré comme la première œuvre personnelle de Balzac. Carteret, I, p.58 ; Destailleur, 1363. Exemplaire de tout premier tirage avec l'erreur de pagination au tome I (p. 332 au lieu de 328). Édition originale, parue sans nom d'auteur, avec une introduction signée H. B ... c. Elle porte en exergue, sur la page de titre, cette phrase : Le bonheur est la fin que doivent se proposer toutes les sociétés. Partant de quelques réflexions que Napoléon confiait au Conseil d'État lors de la discussion du Code civil, Balzac voit dans le mariage une aventure charnelle, nécessairement décevante, une affaire d'intérêts financiers, dont le gros problème est l'adultère. Proche, par ses anecdotes, du vaudeville, l'ouvrage apparaît comme une des clefs de la Comédie humaine, où la morale du mariage est l'objet d'une observation sociale et politique non exempte de féminisme. Parmi les nombreuses anecdotes relatives aux ingéniosités et aux artifices des amants, Balzac rapporte, comme sienne, celle de la méditation XXIV du Point de lendemain de Vivant Denon, dont il rappelle, à la page 204, le récit imprimé à vingt-cinq exemplaires par Pierre Didot. C'est sur l'exemplaire n° 24 que l'auteur a pris des éléments de cette narration qui a le mérite de présenter à la fois de hautes instructions aux maris ; et aux célibataires la peinture des mœurs du siècle dernier. En tête de l'errata du second volume, Balzac raille : Pour bien comprendre le sens de ces pages, un lecteur honnête homme doit en relire plusieurs fois les principaux passages ; car l'auteur y a mis toute sa pensée. Se remémorant sa pratique d'imprimeur, l'écrivain s'est diverti en remplissant les pages (207)-210 d'un galimatias de lettres en partie sens dessus-dessous, ne formant aucune phrase ni mot intelligibles et abondamment caviardées de signes dénués de signification ; elles sont disposées sous un intitulé de chapitre portant Des religions et de la confession considérées dans leur rapport avec le mariage ; à la suite est rappelée la boutade de La Bruyère : C'est trop contre un mari que la dévotion et la galanterie : une femme devrait opter. Cette édition a la particularité de posséder 4 pages en grande partie illisibles, en l’occurrence le chapitre I de la 15è méditation, traitant des «Religions et de la confession considérées dans leur rapport avec le mariage» (pages 207 à 210 du tome 2), fait de lettres à l’endroit et à l’envers, de blocs, tirets, parenthèses, etc. «On trouve au tome II, Méditation XXV, chapitre 1er, à la cinquième ligne, pages 207 à 210, une composition typographique incohérente, énigmatique, sorte de fantaisie dans le genre de Sterne, et dont Balzac donne, tome II, page 347, une explication pleine d’humour.» (Carteret, I, p.58) Bel exemplaire en reliure de l’époque, provenant des prestigieuses bibliothèques Bourbon de Rouvre et d’Henri Beraldi. Il fut relié sans le feuillet d’avertissement aux Lecteurs. A la vente Beraldi (III – 1934, n°9) sa reliure était reproduite hors texte et il était sobrement décrit: «Rare et bel exemplaire dans sa reliure de l’époque».