Paris Ancienne Maison Quantin in-4° 361 pp , 6 ff hors texte de cartes et planche de musique,non paginées, ouvrage dérelié, plats Gauchis. Papier sans rousseurs
Reference : 16595
Passable Toile Éditeur Décorée
Librairie Le Cosmographe
M. Pierre-Yves Erbland
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France
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Paris, Robert le Fizelier, 1589. In-12 de 39 pp., demi-maroquin havane, dos orné à nerfs (reliure du XIXe siècle).
Édition originale très rare.Récit de l'Assemblée de Billom (21-23 avril 1589) où était présent Nicolas Le Digne (v. 1555-1614) qui signe l'ode au verso du titre et l'épître dédicatoire à Madame de Champdenier ; suivi de Lettre du comte de Randan aux villes rebelles de son gouvernement, datée du 13 août.Jean Louis, comte de Randan, époux d'Isabelle de La Rochefoucauld, gouverneur et lieutenant général pour le Roi en Auvergne, après l'assassinat du duc de Guise à Blois, se déclara ouvertement pour la Ligue. Destitué par Henri III, il convoqua néanmoins les États Provinciaux au Collège des Jésuites de Billom, ville ligueur. Clermont, Montferrand, Saint-Pourcain, Issoire, Auzon refusent de députer.« Le Digne entretenait manifestement des liens étroits avec la famille de La Rochefoucauld, et plus exactement avec le comte de Randan, gouverneur de l'Auvergne. Il adressa à la comtesse son premier écrit de nature politique : La Résolution des Trois Estats du bas païs d'Auvergne, avec la prise de la ville d'Issoire par Monsieur le Compte de Randan : l'opuscule contenait le récit détaillé des délibérations des trois états de la province auvergnate, réunis le 20 avril 1589 à Billom et dont Le Digne fut témoin. Il s'excusait par avance auprès de sa dédicataire d'éventuelles imprécisions : « il n'y a que ce que les tablettes d'un des assistants peuvent contenir ». Son compte rendu s'ouvrait sur la harangue adressée aux députés par François de La Rochefoucauld, évêque de Clermont et frère du gouverneur. Décision avait été prise par les « bons et zêlés catholiques » de déclarer rebelles et perturbatrices du repos public les villes de Clermont (déchue de son rang de capitale provinciale au profit de Riom) et Montferrand, ainsi que celles d'Issoire, Saint Poursain et Ouzon, désormais privées « de tout commerce avec les autres villes, bourgs et bourgades, lesquelles ne leur porteront daucuns vivres & autres commoditez sur peine de confiscation d'icelles. » Le 22 avril, les représentants des États se rendirent solennellement en l'église des Jésuites de Billom, sous la conduite de leur gouverneur Randan et prêtèrent serment d'accomplir en tous points ce qui avait été décidé « entre les mains dudit sieur Évêque de Clermont , en la face de l'Église et sur les saintes Évangiles » dispositions qui furent mises par écrit et signées par les « sieurs des trois ordres » le lendemain, 23 avril, en la grand'salle du collège de Billom. En même temps fut conclue une union défensive et offensive avec la ville de Toulouse, laquelle avait dépêché l'évêque de Castres et deux conseillers à son parlement, afin de la représenter et d'exprimer sa solidarité avec les fidèles de l'Église catholique et romaine d'Auvergne. Le récit de cette assemblée se trouvait suivi d'une narration de la prise d'Issoire (…) » (J.-P. Barbier-Muller (dir.), Dictionnaire des poètes français de la seconde moitié du XVIe siècle (1549-1615), tome IV, L). Ex-libris Bibliothèque de la Micoline. Hauser, IV, 2940 ; Pallier, Recherches sur l'imprimerie à Paris pendant la Ligue, 1585-1594, n°545.
Clermont, Landriot, 1805. In-8 de (4)-IX-459-(3) pp., 2 tableaux repliés, table, basane brune marbrée, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches marbrées (reliure de l'époque).
Édition originale imprimée à Clermont-Ferrand où le naturaliste Paul François Lacoste enseigna l'histoire naturelle à l'école centrale du Puy-de-Dôme et y dirigea le jardin botanique. Ses recherches l'amenèrent à l'étude des volcans d'Auvergne sur lesquels, en disciple d'Eugène Patrin, il publia des Observations en 1803 qu'il prolongea de quarante-cinq Lettres minéralogiques et géologiques suite à un voyage dans les Monts Dôme, les Monts d'Or et le Cantal.2 tableaux repliés : Substances minerales volcaniques et non volcaniques. Ex-dono autographe sur le faux-titre L'auteur fait hommage de cet exemplaire à Monsieur Malte-Brun. Le géographe Conrad Malte-Brun, natif du Danemark (1775 -1826) fut le premier secrétaire général de la Société de Géographie fondée à Paris en 1821 ; il a publié en seize volumes la Géographie mathématique, physique et politique de toutes les parties du monde (1803- 1807).
A Paris, chez Durand, 1766. 1 vol. in-4 de (8)-330-(6) pp., veau blond glacé, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin brun, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale. Rare et importante critique des travaux de Quesnay et de Mirabeau. « Messance revendique clairement la paternité de l'ouvrage rédigé entre l'été 1763 et les premiers mois de 1765, tout en reconnaissant le rôle initiateur de La Michodière. Son honnêteté ne semble pas devoir être mise en doute. Il prend soin de préciser, par exemple, que les Réflexions sur le prix des grains, imprimées à la fin des Recherches, et qui lui ont valu d'être cité de façon élogieuse par Adam Smith dans sa Richesse des nations (1776), ne sont pas de lui, bien qu'il n'en indique point l'auteur pour autant. Outre bien affirmer que les Recherches sont siennes, Messance insiste sur leur caractère pionnier […Ainsi conclut-il : Il est donc bien démontré que c'est aux Recherches, publiées en 1766, que l'on doit les connaissances acquises sur la Population de la France. Elle auraient définitivement abattu le Système de Dépopulation […] Comme le jour chasse la nuit, et la lumière les ténèbres » (E. Brian & Ch. Théré, Fortune et infortunes de Louis Messance, in Population).Très bel exemplaire.INED, 3152 ; Einaudi, 3152 ; Kress, 6364 ; Goldsmith, 10185.
A Paris, chez Durand, 1766. 1 vol. in-4 de (8)-330-(6) pp., veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin brun, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale. Rare et importante critique des travaux de Quesnay et de Mirabeau. « Messance revendique clairement la paternité de l'ouvrage rédigé entre l'été 1763 et les premiers mois de 1765, tout en reconnaissant le rôle initiateur de La Michodière. Son honnêteté ne semble pas devoir être mise en doute. Il prend soin de préciser, par exemple, que les Réflexions sur le prix des grains, imprimées à la fin des Recherches, et qui lui ont valu d'être cité de façon élogieuse par Adam Smith dans sa Richesse des nations (1776), ne sont pas de lui, bien qu'il n'en indique point l'auteur pour autant. Outre bien affirmer que les Recherches sont siennes, Messance insiste sur leur caractère pionnier […Ainsi conclut-il : Il est donc bien démontré que c'est aux Recherches, publiées en 1766, que l'on doit les connaissances acquises sur la Population de la France. Elles auraient définitivement abattu le Système de Dépopulation […] Comme le jour chasse la nuit, et la lumière les ténèbres » (E. Brian & Ch. Théré, Fortune et infortunes de Louis Messance, in Population).Bel exemplaire. Ex-libris armorié de Jean François-Gillet, écuyer, daté 1778INED, 3152 ; Einaudi, 3152 ; Kress, 6364 ; Goldsmith, 10185.
Paris, Perrin, 1895. In-16 de 296 pp. demi-basane aubergine, dos lisse orné (reliure de l'époque).
Édition originale. Théophile Malo de La Tour d'Auvergne-Corret (Carhaix 1743 - Oberhausen 1800) fut le « premier grenadier » des armées françaises révolutionnaires. Ex-libris manuscrit à l'encre du temps sur le faux-titre. Pâles rousseurs mais bon exemplaire.