<p>Collection bilingue classique. Si le lecteur, qui tient en mains ce livre, n'aime pas la légèreté, l'élégance, la grâce, le badinage, s'il ignore que le sérieux est compatible avec la futilité, qu'il ne l'ouvre pas, et qu'il condamne son auteur comme il condamnerait les « Illustres Bergers , Théophile, Tristan, ou encore La Fontaine, Marivaux, Choderlos de Laclos… Que cet improbable lecteur, que l'imagination ne concevrait pas, si de nombreux critiques n'avaient reproché aux Amours d'Ovide leur légèreté, sans voir leur grâce, leur futilité sans percevoir leur sérieux, que ce lecteur donc évite aussi de regarder les tableaux de Fragonard et qu'il se méfie de Mozart. Si, malgré cet avertissement, il ouvre le livre, qu'il se réjouisse, comme il y est invité par l'épigramme liminaire, que l'édition nouvelle de l'œuvre soit plus brève que la première. Aux autres lecteurs, qui aiment Mozart et Fragonard, les Amours apportent le plaisir, la voluptas, que le poète a éprouvé lui-même, en se jouant de tous les lieux communs et de tous les interdits pour révéler les mille et une surprises du désir amoureux et pour harceler sous les flèches de Cupidon la société compassée et hypocrite qui l'entoure. </p> Paris, 1997 Belles Lettres 202 p., broché. 11 x 18
Reference : 3240
ISBN : 9782251799223
Neuf
Antinoë
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Paris : Guillaume de Luynes, 1661. RARE EXEMPLAIRE EN VÉLIN DE L'ÉPOQUE
In-12° (151 x 86 mm, hauteur : 147 mm) de [6] ff. - 78 pp., vélin, dos lisse muet, tranches naturelles (reliure de l'époque). Première édition in-12° après l'originale in-4° de 1657. Cette tragédie à machines fut jouée 11 fois par la troupe de Molière en 1660. On en retrouve la trace dans plusieurs passages de 5 de ses comédie : L'École des femmes, La Princesse d'Élide, Amphitryon, Don Juan ou le Festin de Pierre, Les Amants magnifiques. Cette pièce fut commandée à Gilbert, alors son secrétaire, par la reine Christine de Suède pour qui les amours de Diane et d'Endimion semblent avoir eu une signification toute particulière. En arrivant à Rome en décembre 1656, elle s'installa dans le Palais Farnèse, dont la grande galerie était ornée d'une série de peintures sur le sujet du Triomphe de l'Amour exécutée par les frères Carracci. Au centre du cycle représentant les amours des dieux se trouvaient celles de Diane et Endimion. Christine choisit pour sa chambre la pièce qui ouvrait sur la galerie. Le mythe original raconte comment la déesse de la lune, Sélène, tomba amoureuse du berger Endimion pendant qu'il dormait près de ses troupeaux sur le mont Latmos. C'est au même moment que celle qui renonça au trône suédois en faveur de sa liberté personnelle rencontra Decio Azzolino issu d'une famille noble mais modeste. Il devint tout de suite son confident, son ami et son conseiller. Ses origines ne lui auraient pas permis d'aspirer publiquement à la main de Christine mais il y avait en tout cas une interdiction bien plus absolue, le fait qu'il était cardinal. Cela n'a pas empêché qu'ils deviennent amants, et les lettres de Christine, décryptées pour la première fois à la fin du XIXe siècle, révèlent la passion qu'elle ressentait pour lui. C'est un amour qui dura toute sa vie, car à sa mort en 1689 elle nomma Azzolino son unique héritier. Le thème la préoccupa jusqu'à la fin de ses jours puisqu'une trentaine d'années plus tard elle commanda à Alessandro Guidi de composer une pastorale en musique sur les mêmes amours dont le texte ne nous est pas parvenu. Certains observateurs romains remarquèrent qu'après le dîner elle se plaisait à lire à ses invités les passages où Diane déclare son amour pour Endimion. Lors d'une visite à Paris en 1658, elle vit représenter la pièce par la troupe de l'Hôtel de Bourgogne. 1. 1 http://www.textes17.org/cntxt_adeintro.html. Gabriel Gilbert (vers 1620-vers 1680), poète et auteur dramatique, secrétaire de la duchesse de Rohan et secrétaire des commandements de la reine Christine de Suède en 1656, est notamment l'auteur de tragi-comédies et de tragédies telles que Marguerite de France, Téléphonte, Rodogune, Sémiramis ou encore Hypolite ou le garçon insensible. CCFR : 5 autres exemplaires : Comédie-Française, Mazarine, Besançon, Lille, Rouen. OCLC : Un autre exemplaire : Modène. Garde blanche inférieure absente, 2 coupures aux coupes en gouttière laissant apparaître le carton.
Paris : Toussaincts du Braye, 1606. RARISSIME PREMIÈRE ÉDITION COLLECTIVE DE CES « PRÉCIEUSES » NOUVELLES
In-12° (149 x 80mm), 400 pp. - [1] p. bl. - [2] ff. (numérotation très défectueuse, sign : à4 A-Z12 Aa-Kk12 Ll6), veau caramel, dos à 4 faux-nerfs richement orné, encadrement sur les plats d'une frise à froid avec étoile en écoinçons et fleuron doré au centre, roulette à froid sur les coupes, roulette à froid intérieure, tranches rouges étoilées (reliure pastiche postérieure datée de 1958). Remise en vente de la première édition collective de 1605 partagée entre les éditeurs Anthoine du Brueil et Toussaincts du Braye avec un titre de relais à la date de 1606. Les « amours » présentes dans ce volume, courtes histoires d'amour tragique, sont au nombre de sept. Les éditions postérieures comprendront neuf, puis dix nouvelles. Antoine de Nervèze (circa 1570 - circa 1622), au service d'Henri IV de France comme secrétaire à la chambre du roi, fut l'un des romanciers phares de sa génération, connu surtout comme auteur de 'roman sentimental' ou roman d'amour. Il en publia dix qui furent réédités à de nombreuses reprises, témoignant de leur grand succès. On découvre, avec les Amours diverses, cette facette de l'écrivain qui s'exprime par un style alambiqué, hyperbolique, riche en métaphores et soucieux de séduire son lecteur. Mais de Nervèze s'illustra tout autant par sa dévotion, et signa des livres de morale, de méditation ou encore de poésie spirituelle. Nancy Oddo, dans son article "Antoine de Nervèze : pieux Protée ou caméléon mondain ?" (1997), explique en quoi la double-contrainte de ces identités contradictoires aurait contribué à former son style "labyrinthique". Cependant, l'étude de ces textes permet de mettre en lumière des techniques d'écriture non dénuées d'intérêt et, surtout, la démarche personnelle de ce dévot de coeur, mondain par inclination et par nécessité. On peut reconnaître Antoine de Nevèze comme précurseur de la Préciosité, du Roman dévot et l'initiateur d'une conception morale de la noblesse qui annonce celle de "l'honnête homme". Provenance : Philippe-Louis de Bordes de Fortage, d'après une note en haut du verso de la première garde. Bibliophile bordelais de renom issu d'une famille de parlementaires reconvertis dans le commerce. Les 3 ventes de sa bibliothèque en 1924, 1925 et 1927 marquèrent les esprits. Ulysse Gayon, avec petite étiquette manuscrite contrecollé sur le plat supérieur. Ulysse Gayon, doyen de la faculté des Sciences de Bordeaux, directeur de la Station agronomique et oenologique et fondateur de l'école de chimie de ladite ville, côtoya Bordes de Fortages notamment à l'Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, dont il fut le trésorier. Il lui aurait achetait l'ouvrage le 31 mai 1923 soit avant son décès. Gayon a couvert les gardes de notes, plutôt personnelles. Bibliographie : Raisin-Fabre, Andrée. Édition critique des "Amours diverses" d'Antoine de Nervèze, 2009. CCFR : Deux exemplaires à la date de 1605 (BnF Tolbiac, Poitiers) et un seul à la date de 1606 (BnF Arsenal). Frottements, mouillures sur les premières pages.
Paris : René Kieffer, 1935. UN DES 50 EXEMPLAIRES DU TIRAGE DE TÊTE
In-8° (227 x 166 mm), 221 pp - [110] pl., broché, couverture illustrée. Édition originale de ce recueil d'une centaine de quatrains inspirés par les amours de couples célèbres, historiques, littéraires ou mythologiques (Orphée et Eurydice, Napoléon et Joséphine, Casanova et ses amies...). Un des 50 exemplaires sur Japon impérial enrichis d'une suite en noir (celui-ci le n°19), après 10 exemplaires sur Japon enrichis d'une suite et d'une aquarelle originale. Suivent 940 exemplaires sur vélin de cuve, pour un tirage total de 1000 exemplaires. Chacun des poèmes est illustré d'une composition par Joseph Hémard (au trait colorée au pochoir), qui donne également le texte. Joseph Hémard (1880-1961) débute comme décorateur de papier peint, puis contribue à plusieurs journaux humoristiques (Les Hommes du Jour, Le Rire, l'Assiette au Beurre, etc.). En 1912 paraît aux éditions du Sourire Trente tableaux d'Histoire de France, dont il signe à la fois le texte et l'illustration : échec critique retentissant. René Kieffer fait cependant appel à lui pour l'édition D'ung paouvre qui avait nom le Vieulx par chemins qu'il dirige chez Crès (1914). Le succès est cette fois au rendez-vous, marquant le début d'une fructueuse collaboration : Hémard illustre pour les éditions Kieffer neuf ouvrages. Nombre des illustrateurs dits "humoristiques" auxquels Kieffer fera appel choisiront d'ailleurs de s'inspirer du style de Hémard. Bibliographie : Sanjuan 118. Dos et pourtours des plats insolés.
La Tradition.1943.In-8,couv.avec rabats brochée, chemise,étui.24 pointes sèches originales en couleurs de Bécat.Ex.633 sur Ingres vergé d'Arches.Parfait état.
Julliard.1977.EX.13 sur vélin pur fil Lafuma.E.O.In-8,couv.orange et blanche.329 p.non coupées.Etat neuf.