Paris Le Messager Boiteux de Paris 1951 In-8 Broché
Reference : 003303
Edition originale publiée dans la collection "D'un certain prix". Hors texte, trois dessins de Robert Lapoujade. Tirage à 525 exemplaires numérotés, celui-ci portant un ENVOI autographe signé de l'auteur. bon état, petites taches 0
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Emmanuel Hutin
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Précieux exemplaire de Cambacérès, relié en maroquin vert aux grandes armes de l’Archichancelier de l’Empire. Paris, J. G. Dentu, 1810.3 tomes en 3 volumes in-8 de : I/ (3) ff., viii pp., (1) p. de table, 394 pp., 1 planche dépliante en fin de volume, pages 5 à 12 reliées au mauvais endroit sans manque ; II/ (2) ff., 401 pp., 3 planches dépliantes en fin de volume ; III/ (2) ff., 452 pp., 1 planche dépliante en fin de volume, qqs témoins. Qq. rares piqûres.Plein maroquin vert, large dentelle dorée d’encadrement sur les plats, grandes armes dorées frappées au centre, dos lisses ornés, coupes décorées, tranches dorées. Reliures de l’époque.200 x 121 mm.
Édition originale d’un ouvrage de médecine très recherché.« L’ouvrage de M. Pelletan est le fruit d’une longue expérience : l’auteur le regarde comme une dette dont il ne pouvait se dispenser de s’acquitter : ‘J’écris’, dit-il, ‘parce que c’est mon devoir’. Voici l’idée qu’il nous donne lui-même de son travail : ‘Je n’ai jamais voulu entreprendre un traité complet sur aucune partie de mon art, soit parce que ce serait supposer que personne n’aurait encore écrit rien de bon sur le sujet que je voudrais traiter, ce qui répugne ; soit parce qu’il faudrait me résoudre à copier ce qui serait déjà écrit… J’ai donc pris le parti d’écrire des mémoires sur tous les points de chirurgie auxquels mon expérience et mes observations me semblent devoir ajouter quelque degré de perfection. J’ai suivi le plan de l’ancienne Académie Royale de Chirurgie, à laquelle notre art a dû son lustre et son élévation, … et j’ai puisé dans ma seule expérience personnelle. Tout ce que je raconte s’est passé sous les yeux de mes élèves vivans, et ils témoigneront que le mensonge ni l’exagération ne souillent jamais ma plume, ni ne compromettent la confiance publique que je réclame… ‘Mémoire sur la bronchotomie’, ‘Mémoire sur les anévrismes internes’, ‘Mémoires que les anévrismes externes’, ‘Observations sur quelques tumeurs extraordinaires par leur situation ou leur nature’, ‘Observations sur des cas extraordinaires de maladies syphilitiques’, ‘Mémoires de médecine légale’,… Tels sont les objets contenus dans le premier volume de la Clinique Chirurgicale de M. Pelletan. Nous ferons connaître avec la même étendue, et dans deux extraits subséquens, ceux que renferment les deux autres volumes du même ouvrage ». (Journal de Médecine, 1811).« Célèbre chirurgien de Paris, Pelletan eut pour premiers maîtres Louis, Tenon et Sabatier. Ces hommes distingués, ayant reconnu dans le jeune Pelletan une rare facilité d’élocution, l’engagèrent à se livrer à l’enseignement, ce qu’il fit avec un plein succès, en ouvrant d’abord des cours d’anatomie qui lui attirèrent un nombreux auditoire. L’éclat de sa réputation le porta successivement à la place de professeur suppléant de l’école pratique et à celle de secrétaire, pour la correspondance, aux collège et académie royale de chirurgie. Chargé, dans les premières années de la révolution, de la direction du service chirurgical de l’une des armées de la république, il vint ensuite remplacer Desault dans les fonctions importantes de chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu. Lorsque l’école de santé fut instituée, en 1795, pour remédier à l’absence de la faculté de médecine et du collège de chirurgie, Pelletan fut nommé professeur de clinique chirurgicale dans ce nouvel établissement ; puis à l’organisation des diverses classes de l’Institut, il devint membre de l’Académie des sciences. En 1815, il passa de la chaire de clinique à celle de médecine opérative, et, de cette dernière, à la chaire des accouchements en 1818. Lorsque, en 1823, la Restauration, sous le vain prétexte de réorganiser la Faculté, renversa violemment cette institution pour y placer ses créatures, Pelletan fut éliminé avec plusieurs de ses illustres collègues, et on lui accorda seulement le titre de professeur honoraire. Il avait aussi celui de membre honoraire de l’Académie royale de médecine. Ses cours étaient toujours suivis par un grand nombre d’élèves, satisfaits de puiser la science dans des leçons où brillaient l’esprit, la faconde et l’expérience. Pelletan termina sa carrière le 28 septembre 1829, vers l’âge de 76 ans. Le baron Larrey prononça un discours sur sa tombe. » (Michaud, Biographie universelle).Précieux exemplaire de Cambacérès, relié en maroquin vert aux grandes armes de l’Archichancelier de l’Empire.Cette provenance est très recherchée.
BERNOULLI - DE LA HIRE - BOULDUC - LE MARQUIS DE L HOPITAL - VARIGNON - PERE DE FONTENAY - CASSINI - HOMBERG - DU VERNAY - LITTRE - CARRE - MARCHANT - DODARD - DE TSCHIRNAUSEN - SAUVEUR;
Reference : 110030
A Paris, chez Gabriel Martin, Jean-Bapt. Coignard & Hippolyte-Louis Guérin, ruë S. Jacques, Avec Approbation et Privilege du Roi, 1743, 1 volume in-4 de 260-195 mm environ, 1f.blanc viij-142-384 pages 1f.blanc, reliure plein veau marbré fauve d'époque, dos à 5 nerfs portant titres et tomaisons dorés sur pièce de titre maroquin bordeaux, orné de caissons à fleurons et feuillages dorés, double filet doré sur les coupes, tranches rouges, gardes marbrées. Quelques feuilles brunies, frottements et petites craquelures sur le cuir, un mors fendu sur 4 cm, petites déchirures sans manque p. 308 et 382. Contient 14 planches dépliantes et de nombreuses figures dans le texte.
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CASSINI, Jean-Dominique ; LA HIRE, Philippe de ; PICARD, Jean ; RICHER, Jean
Reference : 86928
(1693)
Paris, Imprimerie Royale, 1693 [1679-1693], in-folio, 9 parties, [4]-43 pp. ; [2]-71 pp. ; [2]-92 pp, 1 carte de l'île de île de Ven. et 1 carte depl. de la France ; 20 pp. ; 74-[1] pp. ; 68 pp. ; 64 pp. ; [2]-52-106-[1] pp, Basane havane de l'époque, dos à nerfs fleuronné refait à l'imitation, fer central sur les plats [armes de France], 5 vignettes de titre gravées sur cuivre, gravées par Le Clerc, l'une représentant des observatoires, les 4 autres l'astronome au travail. Lettrines sur cuivre. Première édition de ce rare ensemble de mémoires imprimés à différentes dates et mis en recueil en 1693. Lalande ne compte que 12 mémoires ; notre recueil en contient 13, avec les Observations faites à Brest et à Nantes pendant l'année 1679 par Picard et de la Hire. On y trouve les principales publications de Giovanni Domenico (Jean Dominique) Cassini (1625-1712), le premier astronome de l'illustre famille, postérieures à son arrivée en France ; soit sept traités d'astronomie qui sont largement basés sur les observations faites par Jean Richer à Cayenne, qui sont jointes au recueil. La collection se termine par les célèbres tables des satellites de Jupiter, plus exactes que celles de 1668, et auxquelles les navigateurs se fiaient fréquemment. Les pièces sont placées dans l'ordre suivant : CASSINI, De l'origine et du progrès de l'astronomie. RICHER, Observations astronomiques et physique faites en l'isle de Caïenne. PICARD, Voyage d'Uranibourg, ou observations astronomiques faites en Dannemarck. Id. Observations astronomiques faites en divers endroits du royaume. PICARD et DE LA HIRE, Observations faites à Brest et à Nantes pendant l'année 1679. Id, Observations faites à Bayonne, Bordeaux et Royan pendant l'année 1680. Id, Observations astronomiques faites aux costes septentrionales de France pendant l'année 1681. LA HIRE, Observations faites en Provence et à Lyon sur la fin de l'année 1682. CASSINI, Observations astronomiques faites en divers endroits du royaume pendant l'année 1672. Id, Les éléments de l'astronomie vérifiés par Monsieur Cassini par le rapport des ses Tables aux observations de M. Richer faites en l'île de Caïenne. Avec les observations de MM. Varin, Des Hayes et de Glos faites en afrique & en Amérique. Id, Découverte de la lumière céleste qui paroist dans le zodiaque. Id, Règles de l'astronomie indienne pour calculer les mouvements du soleil et de la lune. Id, Les hypothèses et les tables des satellites de Jupiter, réformées sur de nouvelles observations. Id. Tabulae mutuum primi [secundi, tertii, quarti] satellitus Jovis. Ex-libris de l'astronome Toulousain Augustin Darquier de Pellepoix (1718-1802). Bel exemplaire, reliure restaurée. Les feuillets sont d'une belle fraîcheur ; seuls quelques rares sont brunis. Réparation dans l'angle inférieur droit des 70 derniers feuillets, sans atteinte au texte. DSB III p. 104. Lalande pp. 326-327. Sabin 71110 (pour les Observations de Richer). Couverture rigide
Bon 9 parties, [4]-43 pp. ;
Édition originale de cette importante relation de voyage sur les côtes de l'Acadie. Paris, Imprimerie royale, 1753. In-4 de (1) f. titre, viii pp. d’extraits et de tables, 288 pp. de texte, (5) ff. de table, (1) f. bl., 6 cartes dépliantes, une planche et un tableau dépliant in fine non relié. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, grandes armoiries au centre, plat supérieur noirci, dos à nefs richement orné de pièces d’armoiries, filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure en maroquin armorié de l’époque. 249 x 185 mm.
Édition originale de cette importante relation de voyage sur les côtes de l'Acadie. Henze I, 536; Lande 114; Leclerc 691; Sabin 11723. « Une planche et 6 grandes cartes donnent à cet ouvrage estimé un grand intérêt pour la géographie du Canada », écrit Chadenat. Un tableau hors texte est, en outre, replié en fin de volume. L'ouvrage du marquis de Chabert de Cogolin reçut les plus hautes louanges de la commission nommée par l'Académie des sciences pour l'examiner, et fut donné en modèle aux futurs navigateurs, commente Sabin. Il est divisé en deux parties : la première contient la relation du voyage de l'auteur de Brest à Louisbourg et de ses quatre expéditions sur les îles et côtes voisines, et la seconde, les observations astronomiques qu'il fit au large, lesquelles sont réputées pour leur exactitude. «Ouvrage estimé sous le rapport des observations astronomiques qu’il referme, et qui sont de la plus grande exactitude.» Leclerc 691. « Chabert (Joseph-Bernard, marquis de), chef d’escadron et hydrographe, né à Toulon, le 28février 1724, entra fort jeune dans la marine, où il acquit une double gloire en se battant avec courage, et en se livrant à des travaux hydrauliques et géographiques qui, en lui assignant une place parmi les savants, eurent des résultats fort utiles pour les navigateurs qui visitent les parages de l’Amérique septentrionale. Chabert assista à la plupart des combats que la marine française livra aux Anglais dans les deux hémisphères durant les premières années du règne de Louis XVI. C’est lui qui a déterminé la place que doivent occuper sur la carte les côtes de l’Acadie dans la province du Canada, et il a consigné le résultat de ses travaux. » «Notre route fut contrariée par le vent qui passa au nord est le 3 au matin & fut suivi du calme qui nous obligea de la terminer par un relèvement à la distance de deux à trois lieues de la pointe sud de l’isle Miquelon la plus grande des isles de Saint Pierre j'en ai déduit la situation de cette pointe à l'est sud est 3 degrés 3 quarts est à la distance de 42 lieues & demie du cap de Raye. L'isle Miquelon a environ cinq lieues de longueur nord & sud & une lieue & demie de largeur & l'isle de Saint Pierre au sud de celle-là a deux lieues de longueur dans le même sens. Le 4 nous passâmes entre ces deux isles que sépare un intervalle de trois quarts de lieue au milieu du quel on trouve 50 brasses & par tout assez de fond pour les plus gros vaisseaux nous laissâmes à bas bord l’isle Verte qui est peu élevée & à stribord une petite isle mais fort haute & presque à pic de tous les côtés qu’on nomme le Colombier elle est très proche de la pointe du nord-est de l’isle de Saint Pierre qu’elle fait reconnaître lorsqu’on vient du côté du sud-est on trouve 50 brasses à un câble de distance. Nous fumes ensuite devant l'entrée du port qui est du côté de l'est de l'isle de Saint Pierre plusieurs petites isles en défendent le mouillage de la mer du large du côté du sud-est il m’a paru bon & propre à toutes fortes de vaisseaux On en trouve un plan dans le 4 Livre du Pilote Anglois ouvrage imprimé à Londres en 1732 que j'ai déjà cité à la page 39. Nous étions à deux câbles de terre devant l'entrée de ce port & l’isle du Colombier nous restait au nord-ouest quart d'ouest de la boussole avec environ 50 brasses de fond dans cet endroit lorsqu’à deux heures après midi un vent petit frais s'éleva à l'ouest sud-ouest nous fîmes route de ce point vers le cap Sainte Marie devant lequel nous arrivâmes le lendemain & sa position fut déduite à la distance de vingt-quatre lieues à l'est un degré sud de l'entrée du port de l'isle de Saint Pierre. On remarque sur la côte à dix lieues à l'est quart de nord est du même port une haute montagne fort reconnaissable qu’on nomme le Chapeau rouge devant laquelle la variation de la boussole fut encore observée de 16 degrés nord-ouest. Cette montagne & le cap Sainte Marie dont la distance est de 14 lieues forment l'ouverture de la baie de Plaisance le port de ce nom est à environ 12 lieues vers le nord du cap Sainte Marie on en trouve la description & le plan dans l'ouvrage du P de Charlevoix de l’Amérique septentrionale.» Provenance : Reliure aux armes de Louis III Le Pelletier de Rosambo (1690-1770). "Ce dernier hérita des immenses biens bretons de sa mère et de ses grands-parents. Le 1erdécembre 1708, son père fit pour lui l’acquisition d’une charge d’avocat du roi au Châtelet moyennant 63000 livreset, le 24 janvier 1710, d’un office de conseiller au Parlement et de commissaire aux requêtes du Palais, moyennant 84000 livres. En 1711, après la retraite de son père, Louis III Le Peletier obtint la charge de président à mortier dont était pourvu Jean-Antoine de Mesmes, nommé premier président, et l’exerça jusqu’au 29 mai 1736." (Stoll, Mathieu. Servir le Roi Soleil. Presses universitaires de Rennes, 2011). Les exemplaires en maroquin armorié de l’époque sont rarissimes.
Edition originale du livre le plus réputé du Docteur Pierre-Toussaint Navier (1712‑1779), médecin du roi Louis XVI. Paris, Veuve Méquignon et Didot le Jeune, 1777. 2 tomes en 2 volumes in-12 de : I/ xxv pp., (1) p. d’errata, 30 pp., 360 pp.; II/ xxi pp., (1) p. d’errata, 389 pp. Plein maroquin rouge, triple filet doré autour des plats, grandes armoiries dorées au centre, dos lisses ornés, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Infime accroc à une coiffe. Reliure de l’époque. 168 x 96 mm.
Edition originale du livre le plus réputé du Docteur Pierre-Toussaint Navier (1712‑1779), médecin du roi Louis XVI. « Cet ouvrage, puisé dans la chimie la plus profonde, et le fruit de plus de trente années d’étude, jouit encore d’une estime méritée ; il a été traduit en allemand par C.-E. Weigel, Greifswald ». (C. T-Y). Pierre-Toussaint Navier, né à St-Dizier le 1er novembre 1712, fut reçu docteur en médecine à Reims en 1741. Il choisit Châlons-sur-Marne pour le lieu de sa résidence, et mérita bientôt le titre de correspondant de l’Académie royale des sciences, par un Mémoire contenant la découverte de l’éther nitreux. Depuis ce temps chaque année de sa vie fut marquée par de nouveaux mémoires ou dissertations, que l’on trouve insérés dans les Recueils de l’Académie des sciences, de l’académie de Châlons, et dans la Gazette de médecine. Toujours animé de l’amour du bien public et du désir de contribuer au progrès des sciences et des arts, il entreprit de les fixer parmi ses nouveaux concitoyens, en formant, avec Dupré d’Ornay et d’autres, le projet d’une société littéraire qui commença ses séances en 1753, et qui fut érigée, au mois d’août 1775, en académie des sciences, arts et belles-lettres. Louis xvi lui donna en 1779 une pension. « Lorsque M. Navier fit paroître son ‘Traité des contre-poisons’, il était déjà connu comme chimiste et l'Académie royale des sciences l’avoit inscrit an nombre de ses correspondans. Il avait présenté à cette Compagnie, en 1741 un procédé pour la préparation d’une espèce d’éther jusqu’alors inconnue, qu'il obtint en mêlant et en agitant de l'esprit de vin avec de l'acide nitreux. Cette découverte, qui est consignée dans tous les livres de chimie aurait seule transmis son nom à la postérité, quand même cette science ne lui aurait pas eu d’autres obligations. Un fait nouveau est un pas de plus vers la vérité et cette route, qui conduit à une célébrité durable, étoit la seule qui fût digne des vœux du savant que nous avons perdu. Jamais il n’a fatigué la voix de la renommée, qui fait quelquefois succéder un silence éternel à des faveurs d'un moment. Ce médecin a plutôt éprouvé un sort contraire. Longtemps ignoré, il n'avoit ni rivaux, ni admirateurs. Ses recherches ayant enfin fixé l'attention du public, on accorda, sans prévention comme sans enthousiasme, des applaudissemens à ses travaux ; mais sa réputation ne fut jamais égale à ses talens, parce qu'il s'étoit reposé sur les autres du soin de les faire connoître, et qu'il ne savoit peut‑être pas lui-même ce qu'ils valoient. M. Navier ne s'est pas contenté d'avoir obtenu une nouvelle espèce d'éther. Ayant employé dans cette préparation différentes solutions métalliques nitreuses, il a observé que plusieurs de ces substances lui restoient unies, et il a indiqué celles qui se sont refusées à cette combinaison. Ces expériences ont été jugées très favorablement par l’Académie royale des sciences. Elle a rendu la même justice à deux mémoires du même auteur sur différens moyens de dissoudre le mercure par l’acide végétal et par quelques sels neutres, et sur une nouvelle méthode de le rendre soluble dans l'eau sans le secours d'aucune espèce d'acide, avec des réflexions sur les avantages que la médecine peut retirer de ces préparations. Ayant mis en usage la méthode indiquée par Homberg, et pratiquée par Boërrhaave, pour réduire le mercure en une poudre fine par le seul secours du mouvement longtemps continué ; M. Navier est parvenu à le rendre soluble dans l’acide végétal. Le sel ammoniac et le sel acéteux mercuriel, dont il a publié les procédés, sont surtout très utiles dans la pratique de la médecine. L’un est plus doux que la panacée ; l'autre à moins d’activité que les sels de la même nature préparés avec les acides minéraux. Lorsque M. Navier commença ses belles expériences, leur composition était tenue secrète par les sieurs Keyser et Mollée, qui les vendoient à leur profit. M. Navier en les faisant connoître, rendit un double service ; il dévoila, par la même opération, deux des plus importans mystères de l'empirisme, et il offrit à la médecine deux moyens de guérison qui lui manquoient. La réunion du fer et du mercure a été longtemps l'objet des vœux de plusieurs chimistes. M. Navier l’a obtenue par dix procédés différens, qui se réduisent à mêler ensemble une dissolution de fer et une dissolution de mercure, faites l'une et l'autre par le vinaigre on par l'acide vitriolique. Le précipité salin, composé de ces deux substances métalliques, parait sous la forme d’une neige cristalline brillante, et semblable, quant à l'extérieur, au sel sédatif. Une autre découverte de cet académicien est la dissolution du mercure dans le foie de soufre, que personne n’avoit tentée avant lui, et qui lui a fourni un remède fondant très utile dans le traitement des maladies scrophuleuses et de plusieurs maladies cutanées. Ces expériences, exposées dans l'ouvrage présenté ici même, sont accompagnées d'un grand nombre, de circonstances nouvelles d'observations fines, de détails intéressans, qui annoncent dans leur auteur ce tact et ce coup d'œil que la nature semble ne donner qu'à ceux auxquels elle veut bien révéler quelques-uns de ses secrets. » L’Abbé Rozier, Observations sur la physique sur l’histoire naturelle et sur les arts, 1783, p.15. Précieux exemplaire de l’auteur portant sur chacun des volumes la signature autographe du docteur Navier, offert à la reine Marie-Antoinette et revêtu d’une reliure de luxe en maroquin rouge de l’époque orné de ses grandes armoiries. Ernest Quentin Bauchart nous confirme que la reine Marie-Antoinette possédait, à côté des livres du Petit Trianon, une bibliothèque importante qu’elle avait fait installer au château des Tuilerie. Les livres de la reine, en grande partie reliés par Blaizot sont, pour la plupart, uniformément revêtus de maroquin rouge, aux armes de France et d’Autriche accolées, avec de simples filets sur les plats. Les ouvrages de moindre importance qui garnissaient les armoires du petit Trianon sont restés, en grande partie, à Versailles. Ils sont modestement reliés en veau porphyre, granité de points noirs sur un fond rouge sombre.