Editions d'organisation 1982 In-8 relié. Bon état d’occasion.
Reference : 73914
ISBN : 2708104888 9782708104884
Bon état d’occasion
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Nantes, chez l'auteur, 1771. En 4 feuilles coupées en 9 sections montées sur toile et repliées, pouvant être jointes pour former une carte de 1,13 x 1,56 m ; étiquettes au dos de l'éditeur parisien Roch-Joseph Julien, renseignées du numéro de la feuille et des villes correspondantes en manuscrit ; sous étui de papier bleu de l'époque, dentelle dorée en encadrement sur les plats, titre doré "Bretagne" sur le premier plat.
Rare carte monumentale de la Bretagne, dressée par Jean-Baptiste Ogée, gravée par Jean-Luc Nyon en 1771, et publiée par l'auteur à Nantes en 1771. Le texte a été gravé par Charles-Nicolas-Dauphin de Beauvais et Jean-Claude Dezauche. La carte, dédiée aux seigneurs des États de Bretagne, est décorée d'un beau cartouche dont le dessin est attribué à Pierre Nicolas Arrivet. Le titre, posé sur une draperie, est décoré en tête d'un blason partageant les armoiries du royaume de France et de la Bretagne, soutenues par un personnage féminin et un lévrier, emblème de la ville de Vannes, portant un foulard autour du cou, sur lequel on peut lire À ma vie ce qui signifie « Jusqu’à ma mort », devise de l'ordre de l'Hermine (ordre de chevalerie fondé en 1381 par le duc de Bretagne Jean IV) avant de devenir celle de la cité de Vannes. La représentation du lévrier est un hommage aux chiens offerts à François Ier lors du traité de 1532. Au pied du titre se trouvent des attributs militaires. Les angles sont décorés de quatre fleurs de lys, et le centre des bordures de quatre hermines. Les mers sont décorées de neuf bateaux et de deux scènes de bataille navale, l'une au large de l'archipel des Minquiers, ici nommé Les Menquées, au sud de Jersey, l'autre un peu plus à l’ouest. La carte est orientée par une belle rose des vents placée dans l'Atlantique, dont le nord est indiqué par une fleur de lys. La légende des signes conventionnels permet de distinguer les grandes et petites villes des bourgs et des villages, les châteaux des maisons, les abbayes des chapelles, les moulins à eau et à vent, les limites des évêchés, les ordres religieux, le statut des seigneuries, duchés pairies, baronnies, marquisats, comtés ou vicomtés, ainsi que les diverses juridictions, présidiaux, régaires, cours royales, hautes, moyennes et basses justices. L'échelle est de 10 lieues de 2400 toises chaque. La Bretagne est divisée en ses neuf évêchés historiques : Dol, Nantes, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Malo, Quimper, Saint-Pol-de-Léon, Tréguier et Vannes. Tous sont nommés à l'exception de l'évêché de Vannes. Ce sont ces neuf évêchés qui représentent les neuf bandes du Gwenn Ha Du, drapeau de la Bretagne. La carte, riche en éléments topographiques, s'étend au nord jusqu'à la pointe d'Agon en Normandie, au sud jusqu'à l'île de Noirmoutier dans le Poitou, et à l'est jusqu'à Lassay ou Lassay-les-Châteaux dans le Maine, et Connord ou Gonnord en Anjou. Au pied du titre se trouve la signature à l'encre d'Ogée. Il semblerait que seuls les tous premiers exemplaires portent la signature de l'auteur. Commandée par les États de Bretagne en 1769, la carte d'Ogée est considérée comme étant la première carte générale de la péninsule armoricaine levée suivant des procédés scientifiques. Homme de terrain avant tout, Ogée en parcourut toutes les parties. Au cours de ses voyages, il ne se contenta pas de mesurer des angles et des côtés, de tracer des triangles sur le terrain et de les rapporter sur le papier. Il prit soin de recueillir des renseignements sur toutes les villes et les communes auprès des hommes instruits du pays, seigneurs ou curés le plus souvent. La première édition fut publiée en 1771. Vers 1837, les cuivres furent vendus par le fils d'Ogée à Jules Forest, libraire, moyennant la somme de 1.350 fr. Ce dernier en fit au moins un tirage avec corrections et addition des nouvelles divisions politiques. Né en 1728 à Chaoures dans le département de l'Ain, Jean-Baptiste Ogée, ingénieur-géographe de Bretagne, embrassa d'abord la carrière militaire. Puis en 1753, il intégra les Ponts et Chaussées de Bretagne. D'abord ingénieur ordinaire à Rennes, puis à Nantes, ses talents lui valurent rapidement le titre d'ingénieur-géographe de la province. Il mourut à Nantes en 1789. On a de lui une Carte géométrique du comté Nantois dédiée au duc d'Aiguillon, publiée en 1768, un Atlas itinéraire de Bretagne, publié en 1769, et un Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, publié entre1778 et 1780. En 1771, il a également réalisé une version réduite en une feuille de sa carte en 4 feuilles sous le titre de Carte géométrique de Bretagne, dédiée au duc de Duras. En 1788, peu avant la création des départements, un exemplaire de cette version réduite fut utilisé comme support par les députés bretons pour le découpage de la Bretagne en ses cinq futurs départements : Finistère, Côtes-du-Nord, Morbihan, Ille-et-Vilaine et Loire-Inférieure. Bel exemplaire sous étui de l'époque. Marge droite de la seconde feuille coupée à la bordure, défauts d'usage à l'étui. Gaudillat, Cartes anciennes de la Bretagne 1582-1800, 1999, 60 ; Annonces, affiches, et avis divers, Feuille périodique du lundi 4 novembre 1771, 1771, p. 878 ; École d'Architecture de Nantes, Gilles Bienvenu, Jean-Baptiste Ogée, ingénieur, géographe et historiographe de Bretagne au XVIIIe siècle, 1998, pp. 477-480.
[Rennes, Nicolas-Paul Vatar, 1785]. 1 vol. petit in-folio, (34,5 x 21,5 cm). Reliure du XIXe siècle en pleine basane racinée, dos lisse à filets dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges. Fines épidermures au premier plat. Coiffe inférieure et un coin usés. Ex-libris moderne avec annotation, tampon et cachet à froid à la première garde. Il manque la page de titre générale que l'on trouve sur d'autres exemplaires de ce recueil ("Précis des Opérations relatives à la Navigation intérieure de Bretagne, Contenant la Délibération des États des 29 & 30 Janvier 1783 ; le Rapport de MM. les Commissaires ; les Mémoires & Rapport de M. de Coulomb, Capitaine au Corps Royal du Génie, Conseil de la Commission, & de M. de Chézy, Inspecteur-Général des Ponts & Chaussées de France ; les Mémoires, Plans & Devis des Ingénieurs, pour la perfection de la Navigation de Rennes à Redon ; la jonction de la Villaine à la Loire par la Mayenne, & de la Villaine à la Rance par les Rivières de l'Ille & du Linon, ou les Rivières du Meu & du Garun. Imprimé par Ordre des États.") Le dernier rapport est suivi de 96 feuillets blancs d'un papier de très belle qualité.
Passionnant ensemble sur la réflexion de la navigation intérieure et la création des canaux de Bretagne, comprenant : - Extrait des Registres du Greffe des États de Bretagne, tenus à Rennes, du Mercredi 29 Janvier 1783. Monseigneur l'Évêque de Rennes. Monseigneur le Comte de Berthou de La Violaye. Monseigneur le Sénéchal de Rennes. 8 pp. Avec un bel en-tête gravé. - Rapport de la Commission [sur le projet d'établir une Navigation dans l'intérieur de la Province, en faisant communiquer la Villaine avec la Mayenne & la Rance]. 68 pp. - Rapport et Avis de M. Chézy, sur les projets de Navigation en Bretagne qu'il a été chargé de vérifier. 10 pp. - Rapport de M. de Coulomb, Capitaine au Corps Royal du Génie, sur la Navigation de Redon à Rennes. 16 pp. - Procès-Verbal de vérifications des communications indiquées entre les Rivières de Villaine & de Mayenne. Par M. Coulomb, Capitaine au Corps Royal de Génie, Conseil de la Commission, & M. Robinet, Commissaire. 6 pp. - Mémoire et Devis des Ouvrages de terrasses, ouverture de Canaux, curemens & chemins de halage, pour perfectionner la navigation de la Rivière de Vilaine de Rhedon à Rennes, par M. Frignet, Ingénieur des Ponts & Chaussées de France. 24 pp. - Détail des Ouvrages à faire en nouveaux Canaux, curemens & redressemens, Écluses & chemins de halage, pour perfectionner la navigation de la Vilaine de Redon à Rennes, le tout relativement au devis du 28 Août 1784. 12 pp. - Mémoire de M. Frignet, Ingénieur des Ponts et Chaussées de France. Devis des Ouvrages de terrasses, ouvertures de Canaux, curemens, chemin de halage, construction d'Écluses pour l'établissement d'une Navigation sur la Rivière de Villaine, de Rennes à Vitré. 23 pp. - Mémoire de M. de Brie, sur la jonction de la Vilaine à la Mayenne, par l'Ernée. 40 pp. Avec un tableau hors texte dépliant (Récapitulation générale et Résultat de la récapitulation). - Mémoire de M. Bremontier. Communication de la Rance avec la Villaine ; par la Rivière du Meu. 36 pp. - Mémoire de M. Liard, Ingénieur des Ponts et Chaussées de France, contenant le détail des Ouvrages nécessaires pour la jonction de la Villaine avec la Rance, par les Rivières de l'Isle & du Linon, remis à la Commission de la Navigation Intérieure de Bretagne, le 15 Octobre 1784. [1] f., 45 pp. - Observations faîtes de mémoire par M. de Rosnyvinen de Piré, le fils, Membre de l'Ordre de la Noblesse, à la Séance des États, le 22 Décembre 1784. 24 pp. Même en-tête gravé qu'à la première pièce du volume. Tableau (court de marge) de l'emprunt de 3.600.000 livres du Canal de Bretagne ajouté en regard de la page 18. - Tableau de la Communication intérieure du Royaume de France, entreprise sous le Règne de Louis XVI (Berry, Charolais). 5 pp. - Extrait des Registres du Greffe des États de Bretagne, tenus à Rennes, du Mercredi 22 Décembre 1784. Monseigneur l'Évêque de Dol. Monseigneur le Comte Geslin de Tremergat. Monseigneur le Sénéchal de Rennes. [1] p. (avec au verso, le Détail des Mémoires, Rapports et Instructions, Contenus au Présent) ; et une carte hors texte dépliante de la Bretagne (Carte figurative des Rivières et des Canaux projetés pour la Navigation intérieure de Bretagne), gravée par Ollivault à Rennes. - Rapport de M. l'Abbé Bossut, de M. l'Abbé Rochon, de M. de Fourcroy, & de M. le Marquis de Condorcet, Membres de l'Académie Royale des Sciences, sur la Navigation Intérieure de la Bretagne. 13 pp. Ce dernier rapport semble avoir été ajouté et ne pas se trouver dans les autres exemplaires. Nous joignons deux documents manuscrits : - Lettre de supplique des nobles, bourgeois et habitants de la ville de Redon à la commission du commerce et des ouvrages publics des États de Bretagne, pour la construction d'ouvrages sur la rivière Oust. Cahier in-4 de [6] pp. et 3 pp. bl. Janvier 1783. Pliure centrale. - Rapport du voyage de MM. abbé de Goyon et Robinet en compagnie de M. le chevalier du Dezerseul à Rhedon, pensant, La Corbinière, Messac et pont Réant par ordre de la Commission intermédiaire des États pour la navigation intérieure de Bretagne. Cahier in-4 de 23 pp. Septembre 1784. Tampon de la collection Jean-Louis Debauve.
Rennes, Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, 1985, gr. in-8°, 628 pp, illustrations, broché, bon état (Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, 62)
"La Bretagne des cinq derniers siècles ne fut pas un « désert du livre ». C'est ce que s'attachent à souligner, entre autres, les vingt-six contributions historiques et la vaste chronique des bibliothèques bretonnes du volume consacré par la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne au demi-millénaire de l'introduction de l'imprimerie en Bretagne. Avant même l'apparition de la typographie, la province déjà fait place à l'écrit : des scriptoria monastiques, dont l'activité reste cependant difficile à cerner, y fonctionnent dès le haut Moyen Age (H. Guillotel) ; il est attesté dès la fin du XIVe siècle que les ducs de Bretagne sont aptes, non seulement à lire, à écrire et à signer, mais aussi à favoriser le développement des métiers du manuscrit puis de l'imprimé (M. Jones). Implantée de bonne heure à Brehan-Loudéac, l'imprimerie a peine toutefois à s'acclimater définitivement en Bretagne. Passé le temps des pionniers et des mécènes nobiliaires ou monastiques, le marché impose sa loi et toute une province se trouve marginalisée pour plusieurs siècles. L'analyse et l'explication de ce phénomène d'ensemble sont donc au centre des réflexions. Ainsi M. Simonin, tirant « Les leçons de Brehan » (p. 99-110), propose à juste titre de recentrer la recherche sur la « face inconnue de la Gallia typographica », à savoir la librairie et ses réseaux, « l'histoire de la pénétration du livre » plus que de sa production locale. J. Quéniart, à partir des résultats fort médiocres de l'alphabétisation bretonne, tente de cerner, en amont, la persistance d'une culture orale péninsulaire fortement enracinée et le poids de la langue bretonne, et, en aval, les « limites de la clientèle », le sous-développement typographique et la dépendance vis-à-vis des libraires normands et parisiens (« Livre et lecture en Bretagne », p. 287-300). Confirmant ces analyses, des articles plus circonstanciés font la démonstration d'une implantation typographique fragile, nettement tributaire des marchés monopolistes et de l'activité institutionnelle (Rennes, seul foyer stable, est le siège du parlement de Bretagne, dont l'exil, en 1675-1689, est une véritable catastrophe provinciale), de l'immigration des talents (parmi les plus grandes dynasties d'imprimeurs bretons, les Doublet sont originaires de Coutances, les Vatar probablement d'Auxonne, via Tours et Angers, et les Hovius des Pays-Bas), et menacée quotidiennement par la concurrence de diffuseurs ambulants, voire clandestins (A.-J. Lemaître, « Diffusion du livre et publications clandestines », p. 313-328). A ces caractéristiques de l'Ancien Régime, il semble bien que la Révolution et le début du XIXe siècle n'aient pas apporté de progrès immédiats. Le cas de Rennes (J. Gury, « Lire à Rennes de Louis XVI à Louis-Philippe », p. 395-405), laisse même apparaître les indices d'une régression... Il n'en reste pas moins qu'échappant au strict point de vue comparatiste qui la cantonne dans son image de province retardataire de notre hexagone, la Bretagne a développé une forme originale et parallèle d'échanges culturels. La langue bretonne, copieusement raillée par Voltaire, n'en est pas moins restée le fondement vivant de la culture orale locale ; elle a joué aussi un rôle majeur dans l'alphabétisation populaire, campagnarde notamment, et cela dès l'expansion de la Réforme catholique dans la province..." (Jean-Dominique Mellot, Bibliothèque de l'école des chartes, 1991) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.