Perrin 1999 In-8 relié 24,3 cm sur 15,6. 607 pages. Bon état d’occasion.
Reference : 124473
ISBN : 2262015457 9782262015459
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LA FONTAINE (Jean de), BENSERADE (Isaac de), CORNEILLE (Pierre), etc
Reference : 34229
(1694)
Cologne [i.e. Hollande], Pierre Marteau, 1694. In-12 (147 x 82 mm), plein vélin à la Bradel à petits rabats, pièce de titre de maroquin bronze ornée encadrée de doubles filets dorés, daté en pied (rel. moderne), (1) f. de titre, (8), 290 p.
Seconde édition de ce recueil de vers satiriques - sonnets, épigrammes, épitaphes, rondeaux, etc. – très violents dirigés contre Richelieu, Mazarin et Colbert. Les pièces concernant Fouquet lui sont le plus souvent favorables, ce qui permet aux auteurs de critiquer Colbert et Louis XIV. Selon Bourgeois et André, l'ouvrage aurait été publié en Hollande par un réfugié français. "480 pièces plus 7 anagrammes, devises, etc." selon Lachèvre, qui identifie 25 auteurs, dont La Fontaine, Benserade, Pierre Corneille, Desmarets, Malleville, Boisrobert, Barbier d'Aucour, Le Laboureur, etc. À propos de Richelieu, on remarque la 'Miliade' et 'L'Enlèvement des reliques de Saint-Fiacre' ; à propos de Colbert, 'Rencontre de Colbert et de Hotman dans les Enfers' (p.171).(Brunet, V, 624. Jeanmart de Brouillant, 'Pierre du Marteau', p. 102-103. Sauvy, 'Livres saisis', n° 666. Bourgeois et André, 'Sources de l'histoire de France', IV, 2830. Pour l'inventaire détaillé des pièces, cf. Lachèvre, 'Biblio. des recueils collectifs de poésies', III, p.181-183).Joli exemplaire, frais, bien relié.
Première édition complète du Procès de Fouquet qui fut « l’un des plus scandaleux de l'histoire » (C. Dorgueille). 8 tomes en 16 volumes in-12 de : I/ (6) ff., 288 pp. ; II/ (2) ff., 264 pp. ; III/ (1) f., 268 pp. ; IV/ (1) f., 270 pp. ; V/ (1) f., 406 pp. ; VI/ (1) f., 432 pp. ; VII/ (1) f., 396 pp. ; VIII/ (1) f., 304 pp. ; IX/ (1) f., 240 pp. ; X/ (1) f., 379 pp. ; XI/ 350 pp. ; XII/ (1) f., 311 pp. ; XIII/ (1) f., 268 pp. ; XIV/ (1) f., 480 pp. ; XV/ (1) f., 270 pp. ; XVI/ (1) f., 356 pp. Plein veau granité, double filet à froid encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge, coupes ornées, tranches jaspées.Reliure de l’époque. 132 x 71 mm. Fouquet. Les œuvres de Mr. Fouquet, Ministre d’Etat. Contenant son Accusation, son Procez & ses défenses, contre Louis XIV, Roy de France.Paris, chez la veuve de Cramoisy, 1696. Première édition complète du compte-rendu du procès de Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV. Elle est ornée d’un frontispice représentant son arrestation et son procès. Willems, 1361 ; A. Sauvy, Livres saisis à Paris entre 1678 et 1701, n°956. C’est en 1661, après la fête donnée par Fouquet dans son Château de Vaux le Vicomte que le roi Louis XIV ordonna l’arrestation du surintendant. « Transféré au château d’Angers, puis à Amboise, à Vincennes, enfin à la Bastille, le prisonnier vit enfin commencer son procès, qui dura quatre ans ». Ce fut un évènement considérable qui émut la cour, l’élite et le peuple « La veuve Cramoisy de Paris se rendit adjudicataire du fonds de l’édition du Recueil des défenses de M. Fouquet, 5 + 7 volumes in-12 imprimée par Daniel Elzevier en 1665 et 1667, et la remit en vente en 1696 (16 volumes). Aux volumes de l’édition elzévirienne furent joints le Traité du Péculat et le Factum ». Cet ouvrage, composé pour la défense de Fouquet avait été saisi. » (Willems). Jugé par une commission nommée par le roi et composée de ses plus ardents ennemis, il fut reconnu coupable sur tous les points et condamné. Il l’était à l’avance. Cependant Colbert et Louis XIV furent déçus, en ce sens que leur tribunal n’appliqua au condamné que le bannissement et la confiscation des biens : on avait espéré la mort et l’avocat général Talon avait requis un supplice infamant, la potence. L’iniquité de la procédure suivie à son égard, l’acharnement de ses ennemis ramenèrent l’opinion en sa faveur, d’autant plus qu’une foule de ministres tout aussi coupables n’avaient jamais été punis, et notamment Mazarin. Louis XIV, jugeant qu’il était dangereux de laisser sortir du royaume un tel condamné, vu la connaissance qu’il avait des affaires les plus importantes de l’Etat, commua la peine de bannissement en celle de prison perpétuelle. Les amis de Fouquet s’agitèrent en vain. Pellisson publia pour sa défense quatre mémoires éloquents qui le firent jeter à la Bastille ; La Fontaine adressa au roi une élégie (…) Saint-Evremond, Mlle de Scudéry, Brébeuf, Mme de Sévigné se prononcèrent en faveur du surintendant : rien n’y fit. Il fut transféré au château de Pignerol et subit pendant dix-neuf ans la captivité la plus étroite et la plus dure. « Ce procès fut un des plus scandaleux de l'histoire. Dès le départ, on falsifie les inventaires de saisie, on ajoute des pièces fabriquées, on en retire d'autres, on altère le texte qui devait être soumis aux Cours souveraines, on refuse pendant plusieurs mois à Foucquet tout conseil et tout document. Quand on sut que Fouquet échappa à la mort, la joie populaire explosa, mais aussi celle de la Reine-mère, d'abord troublée au début du procès par la cabale anti-Fouquet, mais qui avait fini par comprendre ce qui se cachait derrière cet odieux procès. Quant à Louis XIV, Paul Morand fait la remarque suivante :"Trop longtemps Louis a été, en politique, l'ombre de Mazarin, pour admettre un seul instant d'être l'ombre de Foucquet.»(C. Dorgueille, Le cas Fouquet). Fouquet, qui a pris comme devise : « Quo non ascendarn ? » (Où ne monterai-je pas ?), est dans l’impossibilité de se défendre mais l’émotion soulevée par cette irrégularité est telle que Lamoignon intervient et un délai de huit jours est accordé au prisonnier. Fouquet se met immédiatement au travail aidé par ses deux avocats. Son premier soin est d’attaquer les procès-verbaux de saisies et d’inventaires. Il s’en fait communiquer les textes et systématiquement note ses observations. Ce sont là les premières réfutations du surintendant qui au total formeront la valeur de seize petits volumes que des imprimeurs amis éditeront. Dans ces Défenses qui circulent bientôt dans Paris, Fouquet attaque vivement Berryer et Colbert.(Splendeur et misère du surintendant Fouquet, E. Bergheaud). L’un des rarissimes exemplaires conservés dans sa reliure armoriée de l’époque, ici aux armes de Louis-César de Crémeaux, marquis d’Entragues (1679-1747) et lieutenant général. Louis césar de Crémeaux, marquis d’Entragues devint lieutenant général au gouvernement de Mâconnais. Représentant du roi dans la région du mâconnais, ce fervent bibliophile était féru de mémoires historiques et politiques. (O. Hermal, pl. 570).
reliure aux armes
[Daniel Elzevier] 8 x 13,5 [Amsterdam] 1665 Six volumes petits in-12, 1665*1667, s.l., reliure plein vélin de l'époque à petits rabats, titres et tomaison à l'encre noire au dos, Edition originale du compte-rendu du fameux procès du surintendant Fouquet, (arrêté à Nantes en septembre 1661 sur ordre du roi ), publié clandestinement à Amsterdam par Daniel Elzevier en 1665. Les cinq premiers volumes sont constitués des pièces suivantes : I. Aux libraires - Au lecteur - A nosseigneurs de la Chambre de justice - Supplie humblement Nicolas Fouquet... Extraits des procez verbaux, des scellez & inventaires faits dans les maisons de Monsieur Fouquet & de ses commis, 6 ff., 270 pp., 3 ff. bl. II. Défenses de Mr Fouquet sur tous les points de son procez, 408 pp. III. De la production de M. Fouquet contre celle de Mr Talon. Première partie. 1 f., 432 pp. IV. Réponse de Mr Fouquet à la réplique de Mr Talon, 1 f., 396 pp. V. De la production de Mr Fouquet contre celle de Mr Talon. Seconde et troisième partie, 1 f., 304 pp. Les deux premiers volumes ont un titre à la sphère. Notre sixième volume daté de 1667, intitulé "Inventaire des pièces baillées à la Chambre de justice par Mre Nicolas Fouquet contre M. le procureur général, pour répondre à quelques procez-verbaux par luy produits", 480 pp., est le sixième volume de la suite des "défenses" qui avait été publiée en 1666-1668, l'ensemble représentant un ensemble rare de quinze volumes. Bonne reliure hollandaise de l'époque, manques aux petits rabats du sixième volume, une tache d'encre sur le plat du cinquième volume, légère mouillure en coin du deuxième volume sans conséquence, intérieur frais, petites annotations manuscrites in fine daté de 1775 et 1776, cinq lignes manuscrites anciennes sur la dernière garde blanche du cinquième volume. Bon ensemble peu fréquent.(VeiBbis3) PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST
Bale, Holbein, 1947; un volume in 4 relié en pleine toile éditeur, 1 FRONTISPICE, 108pp., (1), nombreuses illustrations dans le,texte
---- EDITION ORIGINALE ---- BEL EXEMPLAIRE ---- Jean FOUQUET, (1416/1480), peintre français, fut surtout un enlumineur. Il a laissé, en ce genre des modèles de l'art ---- La FRANCE du temps de FOUQUET - L'art de FOUQUET - La vie de FOUQUET - L'oeuvre de FOUQUET (les miniatures, les tableaux) - etc**2159/Q4
Lyon, chez Jean Certe, 1685, 1 volume in-16 de 150x90 mm environ, 24 ff. (titre, avertissement, préface, épitre dedicatoire, privilège, approbation), 476 pages, 13ff. (table des principales matieres), 1f.blanc, pleine basane brune, dos 5 nerfs, titre dorés, orné de caissons dorés aux entre-nerfs, tranches mouchetées de rouge. Des rousseurs et petites mouillures par endroits, petits trous et fines galeries de vers sur une partie de l'ouvrage, sans gêne pour la lecture, coins dénudés, cuir frotté avec dorure en partie effacées.
Mme François Fouquet (1590-1681). Épouse (1610) du maître des requêtes François Fouquet (1587-1640). Mère de six fils et six filles, dont le surintendant des finances Nicolas Fouquet. Une des premières dames de charité de Saint Vincent de Paul. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.