La Haye, Jacob van Ellinkhuysen 1715 3 tomes en un volume in-18 veau marbré, dos lisse orné, 184- 176- 228- 12 pp. Reliure fanée, charnières fendillées, dos et coupes frottés, coiffes rognées. Première et troisième partie interverties.
Reference : 12429
Cette relation, publiée pour la première fois en 1690, eut un immense succès. L’histoire de Maria, variation sur le thème de Mélusine, contribua largement à la mode naissante des contes de fées. Bon état d’occasion Livres anciens
Librairie de l'Avenue
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1926 Paris. Klincksieck. 1926. 1 volume in-8, demi-veau à coins, dos à nerfs orné, pièce de titre en maroquin rouge, tête dorée, couvertures et dos conservés. Reliure signée Affolter. [3] ff. ; 569 pp. ; [1] p.
Figure sulfureuse en son temps, la baronne d'Aulnoy fut accusée d'avoir fomenté l'embastillement de son mari, baron grossier et amateur de femmes, à la suite de quoi elle voyagea dans plusieurs pays d'Europe afin de se faire oublier un temps de la police. Principalement connue pour ses Contes de fées, elle publia également d'autres ouvrages historiques et romans, dont la Relation du voyage d'Espagne qui divisa la critique lors de sa sortie en 1791, une partie louant la vivacité de sa plume, l'autre dénonçant de nombreux emprunts et plagiats. Foulché-Dubosc fait partie de cette dernière catégorie, doutant même que la baronne eut jamais été en Espagne ; cette première édition introduite et annotée par lui raconte sous forme de lettres un périple en Espagne dont un séjour à Madrid. Rédigé en peu de temps, l'ouvrage rencontra un fort succès. Un portrait imprimé de l'auteur. Ex-libris portant la mention Albrecht Sarasin Georgine. Cioranescu, 8947.
d'Aulnoy Marie-Catherine Le Jumel de Barneville Comtesse
Reference : DVD3JR
ISBN : B006VB23AM
Gnrique Reli D'occasion tat correct 01/01/1874 100 pages
[Librairie de L. Hachette et Cie] - CHARTON, Edouard ; Collectif
Reference : 65694
(1865)
2 vol. in-4 reliure de l'époque demi-chagrin maroquiné vert, dos à 5 nerfs avec couronne et aigle impériales, toutes tranches marbrées, Librairie de L. Hachette et Cie, Paris, 1865, 420 et 451 pp. contient notamment : 1er Semestre : Voyage à Tunis, par Amable Crapelet - De Paris à Bucharest, par M. Lancelot - Voyage au Taka (Haute Nubie) par Guillaume Lejean - Voyage de l'Océan Pacifique à l'Océan Atlantique à travers l'Amérique du Sud, par Paul Marcoy - Relation de Voyage de Shang-Haï à Moscou par Pékin, la Mongolie et la Russie asiatique par A. Poussielgue - Voyage à la Nouvelle-Zélande par Ferdinand de Hochstetter (1858-1860) - Excursion dans les quartiers pauvres de Londres par L. Simonin - Fragments d'un voyage au Paraguay par le docteur Demersay - Un Voyage aux Mines de Cornouailles par L. Simonin - 2e Semestre : Le Spitzberg par Charles Martin - Voyage dans l'Asie centrale, de Téhéran à Khiva, Bokhara et Samarkand par Arminius Vambéry - Voyage dans les Provinces russes de la Baltique, Livonie, Esthonie, Courlande, par M. d'Henriet - Voyage en Abyssinie par M. Guillaume Lejean - Le Gabon, par le Dr. Griffon du Bellay - Une visite aux grandes usines du Pays de Galles par Simonin - Voyage en Espagne par Gustave Doré et Ch. Davilliers
Belle reliure peu commune. Bon état (dos lég. passés, petites usures en plats, qq. rouss., bon exemplaire par ailleurs)
2 vol. in-4 reliure de l'époque demi-chagrin maroquiné vert, dos à 5 nerfs avec couronne et aigle impériales, toutes tranches marbrées, Librairie de L. Hachette et Cie, Paris, 1864, 424 et 426 pp. contient notamment : 1er Semestre :Une excursion au canal de Suez par Paul Merruau - Voyage au Malabar par Fleuriot de Langle - Voyages dans le Harz - Visite au grottes de Mammouth, dans le Kentucky - Voyage de l'Océan Atlantique à l'Océan Pacifique à travers l'Amérique du sud par Paul Marcoy - Moeurs turques - Voyage dans le Sahara algérien, de Géryville à Ouargla - Naufrage du lieutenant Krusenstern dans les glaces de la mer de Kara - Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos et autres parties centrales de l'Indo-Chine Par feu Henri Mouhot - Voyage en Espagne par Gustave Doré et Charles Davilliers - Chasses en Afrique. De Port-Natal aux chutes du Zambèze par William Charles Baldwin - 2e Semestre : Une visite au Séral - Voyage au Kordofan par Lejean - Voyage en Syrie. Mission de E. Renan en Phénicie - Voyage au Dahomey par Répin - Séjour à l'île de Maurice par Alfred Erny - De Paris à Bucharest par Victor Duruy - Voyage en Egypte par Cammas et Lefèvre - Ninive, par Vivien de Saint-Martin - Voyage sur les frontières russo-chinoises et dans les steppes de l'Asie centrale par T W Atkinson - Voyage dans la Sibérie orientale - Voyage à Terre-Neuve par le Comte de Gobineau -
Belle reliure peu commune. Bon état (dos lég. passés, plats lég. frottés, qq. rouss., bon exemplaire par ailleurs)
S.l., 4 décembre 1700 (1701) in-12, 108 pp., couvertes d'une écriture fine et très lisible (environ 30 lignes par page, quelques biffures et ratures), avec un frontispice gravé avec un cartouche vide (Paris, chez Bonnart), portant un titre manuscrit Journal du sr. Frigard, ordinaire de la musique du Roy, veau brun, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque).
Très important et très intéressant témoignage historique parfaitement inédit. Il mériterait au demeurant une publication critique, tant il documente excellemment et au plus près des réalités le voyage effectué par le jeune Philippe V pour rejoindre ses États espagnols après l'acceptation du testament de Charles II par son grand-père Louis XIV.Selon les indications portées dans le cartouche de titre, son auteur serait donc Pierre Frigard, originaire de Louviers et musicien ordinaire du Roi (voix de basse). Effectivement, son nom figure dans la liste donnée par le Mercure galant des principaux musiciens qui firent le voyage jusqu'à la frontière espagnole. Il devait ultérieurement épouser Louise-Marie Simart, gouvernante du Prince de Lambesc, et demeurer au service de la chapelle royale de Versailles. De surcroît, de nombreuses notations du texte concernent les prestations musicales, tant vocales qu'instrumentales, qui furent délivrées pendant le périple, ce qui offre une cohérence bienvenue avec l'affirmation initiale. Par exemple, p. 3 : "Le lendemain dimanche, les princes entendirent la messe et le Roy n'y alla qu'après nous commençâmes à y chanter la messe en musique ; ce que nous avons tousjours continué à l'une et à l'autre messe pendant tout le voyage ; il est aussi à remarquer que nous chantâmes un pseaume en musqiue aux vespres auxquelles le Roy et les princes ne manquèrent point d'assister toutes les festes et dimanches". De même, les quelques noms de ses collègues correspondent à la liste du Mercure : "Nous ne fûmes que 5 qui eurent l'honneur d'être nommez par Sa Majesté dont voicy les noms : Mrs Gaye, Roger, Boutiller [Bouteiller], Abaillard [Abélard] et moy, les reste étoient de 5 symphonistes appartenant à Mr. le comte d'Ayen".La date qui figure au début (4 décembre 1700) correspond à celle fixée par Louis XIV pour le départ de la suite, mais la rédaction complète doit être au moins de 1701, voire ultérieure.La relation d'un homme instruit mais qui ne fait pas partie du monde des "grands".Après une énumération assez sèche de toutes les étapes du voyage (Chartres, Étampes, Orléans, Blois, Amboise, Loches, Poitiers, Lusignan, Saintes, Blaye, Bordeaux, Langon, Bazas, Tartas, Dax, Bayonne, Saint-Jean-de-Luz), le texte commence ainsi : "Monseigneur le Duc d'Anjou Roy d'Espagne et Messeigneurs le Duc de Bourgogne et de Berry partirent de Versailles sur les onze heures et prirent le chemin de Sceaux [pour saluer le Dauphin] où ils arrivèrent à midi". De la page 2 à la page 38, chaque étape est soigneusement décrite, tant les cérémonies officielles prévues par les échevins et les autorités locales, que les messes, les repas, les divertissements (dont une tauromachie à Bayonne décrite aux pp. 30-31), les hébergements - généralement mauvais, spécialement à Bordeaux, comme indiqué p. 22 : "Pour moy tous ceux à, qui j'eus affaire me reçurent assés mal". Mais notre aimable musicien n'est pas agneau à tondre, comme on le verra par le traitement qu'il réserva à un bourgeois bordelais lui ayant fermé sa porte malgré un bon de logement en règle. L'anecdote vaut la peine d'être reproduite : "Je fis un peu le diable à quatre et comme j'avois des logements de relais, je fus dans un autre endroit ; mais le lendemain venu, je fus accompagné de deux de mes amis chés le dit sieur, où il eut la gueule torchée tant et plus, rien n'y manquoit, non content de l'avoir quasi assommé, j'envoyai dix palferniers [sic] loger dans sa maison, et il fut par mes plaintes contraint de céder jusqu'à son lit, et de loger ailleurs."Quand on ajoute qu'il exerce des jugements tranchés sur son entourage (par exemple son mot sur l'évêque de Dax, "Il a autant l'air d'un évêque que j'en ay du pape"), on comprendra toute la valeur d'un témoignage pris sur le vif, détaillé, et émanant d'un témoin instruit, mais n'appartenant pas au monde des Grands.La dernière messe chantée le 22 janvier 1701, Philippe V passa sur le territoire espagnol et prit congé de sa suite, dont ses musiciens.À partir de la page 38, Frigard donne le récit de son voyage de retour avec les princes, qui forme en fait une longue pérégrination, de Bayonne à Versailles en passant par Auch, Toulouse, Castelnaudary, Carcassonne, Béziers, Montpellier, Nîmes, Beaucaire, Salon, Tarascon, Aix, Marseille, Toulon, Aubagne, Cavaillon, Avignon, Montélimart, Valence, Romans, Grenoble, Lyon, Mâcon, Chalon, Beaune, Dijon, Auxerre, Sens, Fontainebleau, et Essonne. Ce circuit allongé avait lui aussi été programmé par Louis XIV pour une sorte de "tour de France" de ses deux petits-fils. En fait, le texte de notre musicien passe très rapidement sur les étapes de Dijon à Versailles. Mais, pour le reste du trajet, il regorge encore de détails sur chacune des étapes où les préoccupations principales, une fois les messes chantées, tournent autour de la table et des "nymphes" (entendez que Frigard et son compagnon Abélard eurent le temps de tomber amoureux de jeunes demoiselles lors de l'étape d'Auch). Les descriptions des villes, de leurs églises et de leurs habitants l'emportent également dans cette partie : Aix suscite particulièrement l'admiration de Frigard ; mais Marseille retient aussi son attention (avec une liste des 40 galères et de leurs capitaines, pp. 70-72). Anecdotes piquantes et bons mots continuent tout au long, telle cette réplique à un riche bourgeois de Marseille (encore un, appelé "gros cochon de magasinier à cinquante mille escus de rentes") réticent à les héberger : "Comme j'eus l'honneur de voir Madame sa femme en même temps que lui, sur la réponse impertinente je lui fis réponse, qu'il ne devoit rien apréhender par rapport à Madame puisque c'étoit un remède d'amour ; j'avois raison puisqu'elle étoit laide comme un démon". Mais il faudrait en citer bien d'autres.Enfin, tout s'achève à Versailles, et par une messe auprès du Soleil de l'époque, comme il se doit : "Nos chevaux trouvèrent assés de jambes pour nous rendre à huit heures à Versailles où je fus assés tost pour entendre la messe du Roy. Mr. le Duc de Bourgogne fut surpris de me voir".Cf. Morales (Nicolas) : L'Artiste de cour dans l'Espagne du XVIIIe siècle ; étude de la communauté des musiciens au service de Philippe V. Madrid, Casa de Velazquez, 2007, p. 144. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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