Hachette, coll. « Génies et Réalités », n° 21 1964 In-8 reliure éditeur. 24,5 cm sur 16. 285 pages. Illustrations en noir et blanc et en couleurs in et hors-texte. Sans rhodoïd et sans jaquette. Bon état d’occasion.
Reference : 114971
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Camus, les Hommes et la fraternité Paris, Gallimard, (25 mars) 1952. 1 vol. (270 x 200 mm) non paginé. Cartonnage illustré de l'éditeur. Édition originale.
Rien d'étonnant à ce qu'Albert Camus traduise la Dernière fleur du conteur et dessinateur américain James Thurber... En effet, après la parution de L'Homme révolté et la fratricide polémique qui s'en suivit avec Jean-Paul Sartre, Camus est meurtri, dépressif et littérairement stérile ; il lui est donc plus facile de transcrire que d'écrire. Et puis, la parabole du « Mark Twain du XXe siècle » est une illustration de l'absurdité humaine : bâtisseur et destructeur, l'Homme ruine inexorablement son oeuvre civilisatrice par la guerre et le ravissant livre de Thurber est livre une merveilleuse parabole. Comment l'auteur du Mythe de Sisyphe serait-il resté insensible à ce message désabusé et détaché ? Sans compter qu'il fait écho à son article contemporain de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale : « Nous savons qu'à une certaine extrémité du désespoir, l'indifférence surgit et avec elle le sens et le goût de la fatalité. (...) Tant d'efforts pour la paix, tant d'espoirs mis sur l'homme, tant d'années de lutte ont abouti à cet effondrement et à ce nouveau carnage! (...) C'est bien là peut-être l'extrémité de la révolte que de perdre sa foi dans l'humanité des hommes. Peut-être après cette guerre les arbres refleuriront encore, puisque le monde finit toujours par vaincre l'histoire. Mais ce jour-là, je ne sais combien d'hommes seront là pour les voir. » (Le Soir républicain, 17 septembre 1939). Bel exemplaire.
Edisud, 2010. Grand in-8 broché, couverture photographique, légèrement insolée. Illustré de nombreuses photographies, en noir et en couleurs.
"Entre Camus et l'Algérie existe un lien ténu. Cette " longue liaison qui sans doute n'en finira jamais " est la trame de sa vie, de son oeuvre et de ses engagements. Une liaison toujours heureuse, parfois difficile et contradictoire. Mais une liaison souvent menacée du fait de l'histoire et de la tuberculose que Camus devra assumer sa vie durant. Fardeau de la souffrance et de la mesure, cette maladie lui impose de vivre dans la précarité de l'instant conjugué à un futur toujours aléatoire. Ecrivain, philosophe, moraliste, homme de théâtre et journaliste, Albert Camus n'a jamais voulu être un maître à penser. Tout juste un compagnon de vie que nous retrouvons ici, à travers cette Algérie dont il a tiré force et inspiration, mémoire et silence. Celui qui fut l'un des plus jeunes Prix Nobel de Littérature est mort à quarante-sept ans dans un accident de voiture que lui-même aurait sans doute qualifié d'" absurde "."
Fayard / Gallimard, 2000. In-8 broché, couverture à rabats.
A la fin de l'été 1938, une partie de la gauche non communiste algéroise décide de créer un quotidien : Alger républicain, Pascal Pia en sera le rédacteur en chef. Le nom même d'Albert Camus lui est inconnu. Il l'embauche d'ailleurs comme simple rédacteur au sein de sa modeste équipe. Ensemble, ils font Alger républicain, et ainsi naît une amitié profonde qui ne fera que se renforcer au fil des mois. Une amitié faite d'attentions réciproques, de projets et de fermeté face à la censure qu'impose dès 1939 le gouvernement général d'Algérie. Une amitié qui traverse la guerre sans faiblir. Pascal Pia est celui qui contribue à faire publier, en pleine guerre, L'Etranger et Le mythe de Sisyphe, celui qui fait entrer Camus dans la Résistance et lui offre de co-diriger, dès a libération de Paris, l'un des quotidiens les plus marquants de la fin des années 40, Combat. Les deux hommes se sont respectés avec passion. L'un construisait son œuvre ; l'autre ne pensait qu'à se faire oublier et n'en demeurait pas moins, par son immense culture et son exigence, un personnage incontournable de la vie intellectuelle. Leur rupture en 1947 fut un événement et une douleur. Elle fut également définitive. Ce livre regroupe ce qui est demeuré de la correspondance inédite entre les deux hommes.
Tirage de tête sur Hollande Paris, Gallimard, (1er mars) 1971. 1 vol. (150 x 220 mm) de 231 p. et [3] f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 106 premiers exemplaires sur vélin de Hollande (n° 17).
Le premier roman d'Albert Camus, resté à l'état d'ébauche, rédigé en Algérie entre 1932 et 1936. Il constitue le premier volume des Cahiers Albert Camus. Neuf, non coupé.
Falaize, collection Les carnets oubliés, 1952. In-12 broché, couverture rempliée. Quelques très légers frottements en bords, pour le reste en belle condition, exemplaire non coupé.
La préface de Camus, "L'artiste en prison", est ici en édition originale. Tirage limité à 3000 exemplaires numérotés, le nôtre sur Alfa mousse (1442), après 50 sur vélin Madagascar.