Hachette, coll. « Génies et Réalités », n° 21 1964 In-8 reliure éditeur. 24,5 cm sur 16. 285 pages. Illustrations en noir et blanc et en couleurs in et hors-texte. Sans rhodoïd et sans jaquette. Bon état d’occasion.
Reference : 114971
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Avignon, Aux dépens des Libraires associés, 1760. In-12 relié plein veau (17 x 10,3 cm), LX-630 pages, quelques rousseurs claire sur les premiers et derniers feuillets, coiffes et coins usés.- Etat correct.
Aix-en-Provence, Edisud, 1981. Catalogue in-8 broché (25 x 18 cm), 111 pages, illustré de portraits et photographies. Biographie, chronologie, le Théâtre, Autour de la Librairie "Charlot", les éditions illustrées de l'oeuvre de Camus, bibliographie.-280g.L. Bon état
Editions Albin Michel, 1953. In-12 broché (18,7 x 12 cm), 358 pages. Envoi autographe de l'auteur à Maurice Rat. Edition originale du S. P., très bon état.
Christiane Chaulet-Achour, Jean-Claude Xuereb, Aziz Chouaki, Nourredine Saadi - Collectif
Reference : 30254
Edisud (26 juin 2005). In-8 broché (23 x 15 cm), 178 pages.- "Depuis quelques années, à la faveur d'une distance prise, d'un réexamen des textes et de la situation qui ne cesse de bouleverser la terre d'Algérie, des intellectuels algériens, de plus en plus nombreux, semblent avoir entrepris une démarche de réappropriation d'une oe uvre, la revendiquant comme partie intégrante de leur patrimoine culturel."- 290g. - Très bon état, comme neuf.
Exemplaire René Char avec envoi : la plus longue des dédicaces faites Paris, Gallimard, (17 juin) 1957. 1 vol. (110 x 170 mm) de 203 p. et [2] f. Broché. Édition originale de l'adaptation d'Albert Camus. Un des exemplaires numérotés sur alfa. Envoi signé : «En ce temps-là, cher René, beaucoup d'hommes savaient que l'amitié et l'honneur étaient les deux noms d'une même fidélité ; aujourd'hui, dans l'abaissement où nous sommes, ceux qui comme vous le savent encore, comment nous en passerions-nous ? A. C. 1957».
Cette dédicace, au coeur de l'année du Nobel, résume évidemment l'amitié, mais surtout l'alliance d'éthique et d'esthétique qui gouverne la période : Camus dramaturge, metteur en scène et traducteur, ancre son travail dans une fidélité d'amitié, d'histoire et de théâtre. Dès ses débuts algérois, Camus rêve de plein air, d'une scène populaire où la parole « marche vers sa fin » ; l'Espagne l'accompagne très tôt (de Révolte dans les Asturies à La Célestine montée avec l'Équipe), avant qu'une première collaboration décisive n'ait lieu en 1953 : Marcel Herrand lui commande l'adaptation de Calderón, La Dévotion à la croix, coup d'envoi d'un cycle hispanique qui culminera avec Lope de Vega en 1957 et ce Chevalier d'Olmedo. À Angers, Camus est la figure centrale de la 6e édition du Festival (21-30 juin 1957) : il y remanie et met en scène Caligula pour la première fois et dirige sa propre adaptation du Chevalier d'Olmedo. La « première » demeure, de manière légendaire, datée au 21 juin mais un orage d'une violence rare arrache décors et inonde plateau et gradins au moment d'allumer les remparts : la représentation est annulée, si bien que le festival s'ouvrira in fine le 22 par Caligula, et la vraie première d'Olmedo a lieu le 23 juin (puis les 26 et 29). Sans en « oublier le côté populaire », écrit-il en marge de ses brouillons sur la pièce. Car Olmedo vient nourrir le projet d'une tragédie moderne où « un seul sentiment marche sans arrêt vers sa fin », et préfigure le répertoire que Camus, à la fin de 1959, cerne pour la direction de théâtre qu'on s'apprête à lui confier : Lope (encore), Calderón, Tirso de Molina... Robert Kemp, dans sa critique de la pièce donnée dans Le Monde, saluera le rythme, la fraîcheur et l'innocence du texte de Lope servis par « la plume solide, aiguë » de Camus - la même qui vient d'écrire, sur la peine de mort, des pages fortes et saisissantes, qui ne convaincront pas les mainteneurs de la guillotine, mais exalteront les abolitionnistes. Rien d'anecdotique : Camus note que le dernier mot de la pièce - teatro - signifie aussi échafaud ; les tréteaux sont un gibet. « Il vaudrait mieux que l'exécution fût publique. Le comédien qui est en chaque homme pourrait alors venir au secours de l'animal épouvanté et l'aider à faire figure, même à ses propres yeux », écrit-il dans Réflexions sur la guillotine, dont la rédaction est strictement contemporaine. Ainsi, la fin de l'adaptation d'Angers n'est pas sans rappeler un motif qui parcourt l'oeuvre entière de Camus, du dernier voeu de Meursault, au pied de l'échafaud dans L'Étranger, jusqu'au rêve d'exécution publique dont parle Clamence à la fin de La Chute, publiée l'année précédente. Magnifique provenance. Cet envoi est l'une des 43 connus à René Char, l'ami, le frère : cette dédicace est, de loin, la plus longue des 43 référencées.