Paris, Calmann Lévy 1884 In-12 18,5 x 11,5 cm. Reliure demi-chagrin bleu-marine, dos à nerfs ornés de cadres dorés, IV-423 pp., bibliographie, table. Bon exemplaire.
Reference : 103485
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Calmann-Lévy, 1884, in-8°, 423 pp, 8e édition, reliure demi-chagrin vert bouteille à coins, dos à 5 nerfs filetés et caissons dorés, pièce de titre basane vert bouteille, filets dorés sur les plats, tranche sup. dorée (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire
"Un intérêt et un devoir patriotiques nous commandent de regarder vivre l'Allemagne." — Prédicateur renommé mais controversé, car réputé libéral, le Père Henri Didon (1840-1900) fut aumônier militaire volontaire pendant la guerre de 1870, où il se retrouva enfermé dans Metz avec l’armée du Rhin. Après un voyage d'études en Allemagne où il part sept mois, de mars à septembre 1882, faire incognito le tour des grandes universités allemandes, il en revient fortement impressionné. Il l’expose dans un livre au ton pacifiste, “Les Allemands”, publié début 1884, qui lui vaut de nombreuses avanies : Lissagaray l’appelle « le Père Uhlan », L’Univers met en cause son patriotisme, Léon Bloy, dans Le Figaro, dénonce « un Savonarole de Nuremberg » tandis que La Croix déplore « l’apologie de la Prusse protestante ». Ardent patriote autant que républicain convaincu (mais anti-dreyfusard), Didon est aussi resté célèbre pour avoir contribué, avec Pierre de Coubertin, à la naissance des Jeux olympiques modernes. — "Bien que l'ouvrage porte ce titre général : les Allemands, c’est surtout des Universités qu’il traite. Le voyage que l’auteur a fait en Allemagne, après deux années de retraite disciplinaire dans un couvent de la Corse, a été pour lui la révélation d’un monde inconnu. Il ne s’en cache point, et c’est précisément cette sincérité, cette fraîcheur d'impressions qui plaît dans sa chaude esquisse de l’Allemagne des savants et des étudiants. Pour cet orateur habitué aux brillantes généralisations, chaque observation nouvelle est une fenêtre brusquement ouverte sur de vastes horizons qu’il parcourt rapidement du regard. Il reste peu de questions auxquelles le Père Didon n’ait pas touché, et le lecteur haletant a parfois quelque peine à le suivre dans ses rapides digressions : ici, sur l’antagonisme entre l’Allemagne et la France (chap. II) ; là, sur les Allemands en général, les Prussiens en particulier et subsidiairement les Slaves (chap. III). (...) C’est sur l’enseignement supérieur que le Père Didon a porté principalement son attention (chap. X-XVIII). Il rapporte d’Allemagne une vue très nette du rôle capital de l’enseignement supérieur dans la culture générale d’une nation, et dans le développement de sa puissance politique..." (Franck d’Arvert, Revue internationale de l'enseignement, 1884)