‎GREGH (Fernand)‎
‎LETTRE AUTOGRAPHE.‎

‎ Manoir du Kerdro par Clohars-Carnoët, Finistère. Un feuillet de papier bleu, plié en deux, rédigé au recto, une trentaine de lignes signées. Réponse à une enquête sur le théâtre. Pour Gregh, le théâtre n’est pas un délassement mais un grand et haut plaisir. «Un délassement, oui, le music-hall ou le cinéma en sont un pour moi. Du cinéma, je n’aime d’ailleurs que les actualités – et certains Charlie Chaplin véritablement irrésistibles…Je veux mettre à part, en y réfléchissant, des œuvres comme Forfaiture, ou comme dans un autre genre Cabiria d’Annunzio et la Gorgona, moins connu, mais admirable de Sam Benelli.»‎

Reference : 14819


‎‎

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‎[Bibliothèque Choisie du Constitutionnel] - ‎ ‎JULIEN, Stanislas ; MERIMEE ; Collectif‎

Reference : 47993

(1845)

‎Bibliothèque Choisie du Constitutionnel [ Premier Volume - 1845 ] [ Contient : ] Ping Chan Ling Yen, ou Les Deux Jeunes Filles Lettrées, roman chinois - Lettre inédite du prince de Talleyrand au baron de Gagera (20 avril 1835) - Lettre inédite du peintre David à l'empereur des Français (Messidor an XIII) - Marie, ou le Mouchoir bleu, par Étienne Béquet - Conversation du maréchal d'Hoquincourt avec le père Canaye, par Saint-Evremont - Détails véridiques et historiques sur une Épingle, depuis 1650 jusqu'à nos jours 1790, par le comte de Ségur - La Chevalière d'Éon 1792 ; Pétition et Mémoire à l'Assemblée nationale de France - Copie d'une Lettre autographe de Louis XVI à Mme la duchesse de Guiche (1789) - Copie d'une Lettre autographe de Marie-Antoinette à Mine de Polignac (1787) - Lettre autographe de Marie-Antoinette (1789) - Copie d'un Manuscrit de Frédéric-le-Grand (1806) - Copie d'une Lettre autographe de Barnave à M. Boissy-d'Anglas (1793) - Instructions laissées par l'Empereur des Français au prince Eugène ( juin 1805 ) - Lettres de Louis XIV (1673-1675-1678-1691) - Lettre de Fénélon à Louis XIV - Récit de la Conversion de Mlle Gautier , comédienne, ( copié sur le manuscrit original de sa main ) - Lettres de Louis XIV (1661-1671-1651) - Lettre du comte d'Artois à Edmond Burke (1793) - Lettre au comte d'Artois, lieutenant-général du royaume (18 août 1793) - Lettre du comte d'Artois au duc d'Harcourt (10 octobre 1793) - Projet de l'Éloquence royale , composé .pour Henri III , roi de France, (par Jacques Amyot), évêque d'Auxerre 1777 - Des Carosses à cinq sous (omnibus) (1662) - Louis XIV à Philippe V (1701) - Dernier Écrit de Condorcet - Établissement des porte-lanternes et des porte-flambeaux à louage (1661) - Défenses de faire aucunes assemblées illicites, ni confréries , ni congrégations et communautés sans permission du roi (1660) - Un Procès de Jésuites en 1717 - Arrêt de la Cour du Parlement, pour les appellations comme d'abus - Histoire de l'Académie royale de Musique , de 1645 à 1709, composée et écrite par un des secrétaires de Lully - Tamango, par M. P. Mérimée - Le Vase étrusque (Mérimée) -Satanstoe, par Fenimore Cooper‎

‎1 vol. in-4 reliure de l'époque demi-basane bleue, s.d. [ 1845], 388 pp. et 1 f., Titre complet, Bibliothèque Choisie du Constitutionnel [ Premier Volume - 1845 ] [ Contient : ] Ping Chan Ling Yen, ou Les Deux Jeunes Filles Lettrées, roman chinois (roman chinois) - Lettre inédite du prince de Talleyrand au baron de Gagera (20 avril 1835) - Lettre inédite du peintre David à l'empereur des Français (Messidor an XIII) - Marie, ou le Mouchoir bleu, par Étienne Béquet - Conversation du maréchal d'Hoquincourt avec le père Canaye, par Saint-Evremont - Détails véridiques et historiques sur une Épingle, depuis 1650 jusqu'à nos jours 1790, par le comte de Ségur - La Chevalière d'Éon 1792 ; Pétition et Mémoire à l'Assemblée nationale de France - Copie d'une Lettre autographe de Louis XVI à Mme la duchesse de Guiche (1789) - Copie d'une Lettre autographe de Marie-Antoinette à Mine de Polignac (1787) - Lettre autographe de Marie-Antoinette (1789) - Copie d'un Manuscrit de Frédéric-le-Grand (1806) - Copie d'une Lettre autographe de Barnave à M. Boissy-d'Anglas (1793) - Instructions laissées par l'Empereur des Français au prince Eugène ( juin 1805 ) - Lettres de Louis XIV (1673-1675-1678-1691) - Lettre de Fénélon à Louis XIV - Récit de la Conversion de Mlle Gautier , comédienne, ( copié sur le manuscrit original de sa main ) - Lettres de Louis XIV (1661-1671-1651) - Lettre du comte d'Artois à Edmond Burke (1793) - Lettre au comte d'Artois, lieutenant-général du royaume (18 août 1793) - Lettre du comte d'Artois au duc d'Harcourt (10 octobre 1793) - Projet de l'Éloquence royale , composé .pour Henri III , roi de France, (par Jacques Amyot), évêque d'Auxerre 1777 - Des Carosses à cinq sous (omnibus) (1662) - Louis XIV à Philippe V (1701) - Dernier Écrit de Condorcet - Établissement des porte-lanternes et des porte-flambeaux à louage (1661) - Défenses de faire aucunes assemblées illicites, ni confréries , ni congrégations et communautés sans permission du roi (1660) - Un Procès de Jésuites en 1717 - Arrêt de la Cour du Parlement, pour les appellations comme d'abus - Histoire de l'Académie royale de Musique , de 1645 à 1709, composée et écrite par un des secrétaires de Lully - Tamango, par M. P. Mérimée - Le Vase étrusque (Mérimée) -Satanstoe, par Fenimore Cooper‎


‎Rare exemplaire du premier volume de la "Bibliothèque Choisie" du Constitutionnel, qui fut publiée à partir de 1845. Il propose notamment la traduction par Stanislas Julien de "P'ing Chan Ling Yen, ou Les Deux Jeunes Filles Lettrées, roman chinois". Etat très satisfaisant (mention "Musée Littéraire" au dos, qq. usures en coins et coiffes).‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR140.00 (€140.00 )

‎Lettre autographe signée / CHARRIRE ou CHAREIRE ou CHARREIRE ou CHAREYRE, Comte de CANGÉ, Charles DENYAU ou de NYAU, MERICK, Bernard RAOUX, de VISSAC. ‎

Reference : 69636

(1690)

‎L. A. S., L. S. / Lettre autographe signée Raoux, Charles Denyau (Comte de Cangé), Merick, Robert, du 4 Janvier 1691 / une lettre-pli autographe signée Charrire [Chareire ou Charreire ou Chareyre] adressée à Monsieur de Vissac avocat de Monsieur le Comte de Cangé [Charles Deniau], du 29 Décembre 1690 / un feuillet autographe non signé à propos d'une procuration, pour la somme de six mil Livres.‎

‎ 1690, ... RION, RIOM - 1690, 1691 - ENSEMBLE DE 3 PIÈCES - * Lettre autographe signée en un double feuillet [25,5x18,5 cm], 2 pages manuscrites sur papier vergé filigrané, signée Charles Denyau, Raoux, Merick, Robert, 2 empreintes noires (taxe) en tête 'GEN. DAUVERGNE...'; * Lettre-pli, du 29 Décembre 1690, autographe signée en un double feuillet [13,5x18 cm], 2 pages manuscrites + adressage sur papier vergé filigrané, signée Charrire, reste de 2 cachets de cire rouge aux chiffres; * Lettre autographe non signée en un feuillet simple [27x17,5 cm], 1 page manuscrite sur papier vergé filigrané. L'ENSEMBLE DES 3 PIÈCES liées d'un lien de boyau, en bon état. ‎

‎[Transcription de la lettre-pli] "Monsieur, J'ai trouvé vos lettres a mon arrivéé de campagne avec la lettre de change de six livres. Je n'ay point receu la procuration que M(onsieu)r le lieute(na)nt Gonin (?) me marque que vous m'avez envoyéz par le dernier ordinaire, pour payer vostre droit annuel. Mais j'ay travaillé avec tant d'application pour vostre autre affaire, que l'on m'a fait esperer de la faire reussir, en executtant ce que vous avez proposé.Aussytost que vous aurez envoyé vostre procuration, on y travaillera et vous en aurez bientost des nouvelles. Vous assurant que je suis, Monsieur, Vostre tres humble et tres obeissant serviteur. Ce 29 xb [décembre] 1690. [signé] CHARRIRE Mes compliments, s'il vous plaist, a nos amys Messieurs de Vissac, Fresnes. Tenes pourtant vostre affaire secrette et ne vous vantés de rien." [adressage] "Auvergne Monsieur AMonsieur de Vissac, advocat en Parlement, pour faire tenir a Monsieur le Comte de Cangé, Con(seill)er au Parlement de Bretagne. a Rion" ******************************** DÉSTOCKAGE - LA BOUTIQUE FAIT UNE REMISE DE 50 % SUR TOUT LE CATALOGUE: LES PRIX AFFICHÉS TIENNENT COMPTE DE LA REMISE DE 50 %. - librairie.passe-temps@orange.fr - 06 78 36 86 46 *************************** ‎


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EUR50.00 (€50.00 )

‎Lettre autographe signée / LAMARZELLE (Gustave de)(1852-1929), Paul BEGINE / Comte de Paris. ‎

Reference : 41017

(1905)

‎L. A. S. / Lettre autographe signée de Gustave de LAMARZELLE [Juriste, professeur de droit international à la Faculté de droit de l'Institut catholique, Paris. Député du Morbihan, 1885-1893, Sénateur 1894-1924] à Begine, chef du bureau politique du Comte de Paris, et réponse de celui-ci.‎

‎ 1905 PARIS - 4 Juin 1905 - Lettre autographe signée de Gustave de Lamarzelle en un double feuillet [18x11,5 cm] manuscrite sur 2 pages et 1/2, en-tête imprimé; papier ivoire filigrané BFK de Rives. *****___***** PARIS - 9 Juin 1905 - Lettre autographe signée de Paul Begine [?] en un double feuillet [18,5x12 cm] manuscrite sur 2 pages 1/2, en-tête imprimé en bleu; papier ivoire vergé et filigrané à la couronne royale et "Impérial Century". Pliures horizontale. Avec traces au premier feuillet de la réponse. Ensemble en bon état.‎

‎[en-tête imprimé] Sénat Monsieur, Je vous demande mille pardons de n'avoir pas plus tôt répondu à votre si intéressante lettre. J'ai passé depuis peu un tel surmenage et peu de telles émotions que vous voudrez bien m'excuser. Je n'ai cru pouvoir mieux faire que de communiquer votre lettre à M. Begine chef du bureau politique du prince. Le prince seul en effet pourrait donner l'impulsion nécessaire pour mettre en politique le plan que vous proposez. Mais nous sommes dans un tel état de désorganisation! Veuillez croire, Monsieur, à mes sentiments les plus distingués, [signature] G. de Lamarzelle Paris 4 Juin 1905 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°[en-tête imprimé] 58, Rue du Faubg St Honoré, Paris 9-6-05 Monsieur, M. de Lamarzelle vient de me communiquer le très intéressant rapport que vous lui avez envoyé sur la nécessité d'une organisation de presse spéciale aux journaux monarchiques des départements. Vous n'ignorez pas, monsieur, quel prix j'attache à toutes les questions qui touchent à la presse. Aussi suis-je très désireux de voir aboutir d'heureuses réformes comme celle que vous souhaitez. Mais vous savez aussi combien il m'est difficile, au milieu de mes multiples occupations, de pouvoir suivre efficacement une affaire de telle importance. Je me suis donc permis d'adresser votre lettre à la commission technique permanente de presse que vient d'instituer le Congrès Monarchique. Je ne doute pas, Monsieur, qu'elle ne mette à profit vos excellents conseils et qu'elle ne consacre tous ses efforts à la réalisation de votre désir. Veuillez agréer, monsieur l'expression de mes sentiments très distingués. [signature illisible] Paul Begine (?) ******************************** DÉSTOCKAGE - LA BOUTIQUE FAIT UNE REMISE DE 50 % SUR TOUT LE CATALOGUE: LES PRIX AFFICHÉS TIENNENT COMPTE DE LA REMISE DE 50 %. - librairie.passe-temps@orange.fr - 06 78 36 86 46 *************************** ‎


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EUR30.00 (€30.00 )

‎WALCKENAER, Baron Charles Athanase [ Homme Politique ; Historien ; Géographe ] ; DENTU, Gabriel-André [ Imprimeur ; Editeur ]‎

Reference : 44282

(1811)

‎[ Un plagiat sous l'Empire ou les conseils du Baron Walckenaer au librairie Dentu - Année 1811 ] Dossier recueillant 11 lettres et documents autographes du géographe Walckenaer conseillant l'éditeur Gabriel Dentu dans l'affaire du plagiat de Pinkerton par Malte-Brun, et 1 lettre autographe signée de Gabriel Dentu. Les stratégies élaborées par Walckenaer pour son ami Gabriel Dentu n'auront pas tout le succès espéré, mais révèlent un homme supérieurement doué, familier des puissants du temps et des rapports de pouvoir.‎

‎34 pp. manuscrites rédigées par Walckenaer, 2 pp. par Dentu et 2 pp. d'un auteur inconnu (nom indéchiffrable) Descriptif complet fourni sur demande : 1 L.A.S. du Libraire Gabriel Dentu datée du 29 Avril 1811, 2 pp. [copie par lui-même ou projet de lettre adressées à l'Empereur Napoléon Ier ] "Sire, Permettez à l'un de vos sujets de réclamer votre attention sur une affaire d'un genre tout à fait nouveau dans la République des Lettres. Le nommé Malte-Brun, Danois, accueilli en France, n'a reconnu cette hospitalité qu'en insultant les Savans français et en les dépouillant des fruits de leurs travaux. J'ai réuni dans le petit ouvrage que je remets à Votre Majesté les preuves irrécusables des nombreux plagiats de cet étranger. Je demande à votre Majesté qu'elle veuille bien lui donner l'ordre que je puisse répondre aux attaques de cet homme, dans le Journal de l'Empire. Je saisis cette occasion pour remettre à votre Majesté un exemplaire d'une nouvelle édition des Poésies d'Officier : c'est le Chantre des Braves" ... "Agréez, Sire, les sentimens respectueux du plus fidèle et du plus dévoué de vos Sujets". / 1 L.A. par Walckenaer datée du 29 Mai 1811, 2 pp. avec adresse de Dentu Libraire, rue du Pont de Lodi n°3 : "J'irai voir Mr. de Vandebourg, c'est un homme aimable et franc que j'aime beaucoup, un véritable littérateur". ... "J'espère peu de M. Guizot - voici pourquoi : il est l'entrepreneur d'une Journal d'éducation qui commence, il a besoin du Journal des Débats. Voilà la cause de la résistance que vous éprouvez dans M. Etienne. ... Mais c'est égal, réimprimez votre brochure et répandez là, elle fera tête à tous les journaux et les discréditera parce que les journaux des départements et les journaux étrangers seront pour vous. ... Il est vrai que pour faire tranquillement ma Turquie je pense à aller passer sept ou huit jours à la campagne... " / 1 L.A. par Walckenaer adressée à Monsieur Dentu, s.d., 2 pp. : "Vous êtes un étourdi et je vous renvoye encore la copie de l'Empire Birman que vous aviez pris hier. Il y a plus de trois semaines que je vous ai observé qu'il y avait une lacune. C'est probablement les feuillets moeurs langues que Mr. Langles aura gardé" ... "Je suis désolé de l'affaire de St **** une gazette aussi ridicule et un rédacteur qui l'est autant ne peut que relever votre ennemi et vous faire du tort, ainsi qu'à votre cause. Malte Brun sera enchanté de telles attaques et fera de jolies plaisanteries. Je crois à toutes les bontés du ministre pour vous excepter à celle de vous ouvrir une seule fois [ souligné ] le Journal de l'Empire, voilà bien pourquoi je me garderai bien de perdre mon tems à préparer une réponse. ... Qu'on nous ouvre seulement tous les autres journaux pour réponses, répliques et répliques de répliques ... sera beaucoup". / 1 document de 6 pp. manuscrites par Walckenaer, s.d. intitulé : "Suite du tableau des nouveaux plagiats de Malte-Brun". Document divisé en deux colonnes opposant le T. 3 du "Précis de la Géographie Universelle de Malte-Brun" au T. 5 de la traduction française de Pinkerton dans l'édition de 1804. Walckenaer y relève notamment un passage de Malte-Brun le mettant lui-même en cause pour une traduction trop ingénieuse et il commente en regard : "tout cela paraît bien curieux à imprimer". / Importante L.A. de 2 pp. et 2 lignes par Walckenaer, s.d. : "Etant aussi peu aidé que vous l'êtes par les journaux, il n'y a pas de doutes que votre brochure ne sera pas assez répandue" ... "Non seulement votre idée pour l'Empereur est bonne mais vous devriez faire une pétition au Grand Maître de l'Université pour obtenir un règlement qui exclut les écoles des livres où le plagiat est ainsi aussi évidemment constaté. Au ministre de la Police pour qu'il écrive aux Journaux de ne pas faire l'éloge de pareils livres" ... "Au Ministre de la Justice et à la Commission du Sénat pour la liberté de la Presse pour solliciter une loi à ce sujet"... "N'oubliez pas d'en envoyer à Biquet deux exempl. Tous ceux qui aiment la géographie vont chez lui. Envoyez en aussi à Monsieur le Comte Estève, à M. Daru et au Grand Chambellan qui a le département de la Bibliothèque dans la maison de l'Empereur. N'oubliez pas le Prince Berthier et sa soeur qui demeure rue Royale n° 3. Envoyez en aussi à De Wailly les autres proviseurs et les chefs de maison d'éducation à Paris. / 1 document autographe de 6 pp. par Walckenaer, s.d. intitulé : "Projet de pétition pour le Ministre de la Police". "Excellence, un des plus grands bienfaits de votre ministère est de prévenir, de punir, et d'arrêter les délits ténébreux que les lois n'ont point prévues. Qu'il me soit dont permis de dénoncer à votre Excellence un brigandage auquel elle peut seule mettre un terme..." ... "Voici les faits : Le Sieur Malte-Brun, danois, depuis six ans copie des pages et des volumes entiers d'un ouvrage que j'ai acquis et que j'ai payé. Il en a fait d'anciens ouvrages qu'il a vendu à un librairie nommé Tardieu. Il en a composé encore très rapidement et très facilement un nouvel ouvrage qu'il a vendu au Sieur Buisson. Ces fragments de livres réimprimés dans un ordre différent sont vantés dans le Journal de l'Empire et dans tous les autres journaux. L'ouvrage original au contraire, qui a été payé par moi très cher est critiqué presque tous les jours avec acharnement et ceux qui y ont travaillé sont non seulement critiqués mais même mentionnés avec des termes injurieux et méprisants. Et cependant, ce sont des Membres de l'Institut et d'autres gens de lettres aussi recommandables par leur moralité que par leurs talents". ... "Je suis ruiné pour avoir été utile à mon pays en dénonçant des délits également nuisibles à la gloire nationale..." ... "Je demande donc à Votre Excellence justice pour le passé et protection pour l'avenir". / 1 document autographe de 4 pp. par Walckenaer, s.d., [ Brouillon de lettre à Son Excellence le Duc de Rovigo, Ministre de la Police Générale ] / 1 document autographe de 4 pp. in-4 par Walckenaer : [ brouillon de lettre à une Excellence anonyme, peut-être Charles-Guillaume Etienne, Censeur général de la Police et Rédacteur du Journal de l'Empire : "Voilà ce que j'ai griffonné. Votre brochure fait effet, ne vous découragez pas. ... N'oubliez pas M. de Fortia rue de la Rochefoucauld. ... et François de Neufchateau, mon voisin..." ] "Excellence, on s'est armé d'une de vos décisions pour exclure de toutes les institutions publiques un livre qui leur avait été précédemment recommandé, mais on avoulu chercher à le flétrir sous le prétexte qu'il était désapprouvé par vous dont l'opinion est si importante et exerce un si grand empire sur tous ceux qui cultivent les lettres".... etc. / 1 L.A. par Walckenaer, s.d., 1 p. avec adresse de Dentu Libraire, rue du Pont de Lodi n°3 : "Je vous envoye votre brouillon de lettre au ministre. Vous ferez très bien d'écrire toutes ces lettres ou pétitions et de les faire appuyer. Mais tout le monde dit que pour une chose aussi bien faite et aussi décisive vous ne l'avez pas tiré en assez grand nombre et que vous n'avez pas assez répandu cela". Lettre faisant manifestement référence à l'un des brouillons décrit ci-dessus. / 1 L.A. par Walckenaer, s.d., 1 p. in-folio adressé à Dentu :"Tout le monde est d'avis, et surtout Monsieur de Se [ Sevelinges ] que vous adressiez des pétitions aux ministres et surtout à celui de la police et à celui de la justice." ... Ne vous endormez pas auprès des puissans. Tâchez s'il est possible de gagner M.r Ett. le censeur des Débats. Consultez vos almanacs pour voir si vous n'avez pas oublié d'envoyer à de certains personnes qui l'attendent lorsque d'autres du même corps ou du même rang en ont reçu"... / 1 L.A. par Walckenaer, s.d., 2 p. in-folio adressé à Monsieur Dentu Imprimeur Librairie rue du Pont de Lodi : "Ne perdez pas un instant. Ditez que si vous n'avez pas réclamé plut tôt, cela vient de ma répugnance à cet égard. Plaignez vous de moi comme un homme apathique pour tout autre choe que pour le travail et ne se souciant de rien de ce qui se passe hors de son cabinet."... / 1 L.A. par Walckenaer, s.d., 2 pp. in-12 adressé à Dentu : "Comme je ne travaille que pour vous et qu'il est instant que je finis votre abrégé, je croirai vous voler votre temps que de l'employer à une révision que tout autre peut faire mieux que moi" ... "En comparant avec le Pinkerton, il vous sera facile de trouver ces fautes. Je vous engage aussi à relever les corrections de l'errata .... comme Malte-Brun a copié un exemplaire de la première journée, ... on pourra ajouter peut-être ajouter à cela quelques petits mots où l'on observera cela ". / 1 document autographe de 3 pp. in-4 par Walckenaer : [ adressé à Dentu qu'il exhorte au combat ] : "Je vous renvoye la lettre d'Etienne et une réponse" [ voir ci-dessus ]. " ... ce qui me désole c'est que vous n'ayiez pas répandu déjà les six mille exemplaires". ... / 1 document autographe de 1 pp. in-4 par Walckenaer [ Projet de lettre pour les présidents des trois "Classes" de l'Institut, langue, histoire, beaux-arts ] / 1 lettre manuscrite d'auteur non identifié, 2 pp. 1/2, s.d., destinée aux Rédacteur du Journal de Paris : "Messieurs, Les deux lettres que je vous ai envoyées ont excité la bile de M. Malte-Brun et ont donné lieu de sa part à une réclamation insolente..."‎


‎Ce dossier est remarquable par la force du style et la précision des conseils donnés par Walckenaer au librairie Gabriel Dentu. L'affaire du plagiat par Malte-Brun de la Géographie de Pinkerton abrégée par Walckenaer et publiée par Dentu défraya la chronique littéraire et fut l'occasion de combats littéraires (Dentu imprimera notamment dans ce but les 140 pp. d'un ouvrage intitulé "Moyen de parvenir en littérature" !) et juridiques épiques. Les présents manuscrits de Walckenaer ne sont jamais signés ; mais lui seul pouvait être l'auteur de tous ces textes puissants et informés, et la vérification de sa graphie confirme l'attribution sans aucune équivoque. Les stratégies élaborées par Walckenaer pour son ami Gabriel Dentu n'obtiendront peut-être pas tout le succès espéré, mais elle révèle l'homme d'une intelligence supérieure, familier des puissants du temps et des rapports de pouvoir.‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR1,350.00 (€1,350.00 )

‎PROUDHON Pierre-Joseph-Marie‎

Reference : 68629

(1851)

‎Lettre autographe signée de 4 pages rédigée depuis la prison de Sainte-Pélagie‎

‎Paris, Prison de Sainte-Pélagie 12 Novembre 1851, 13x20,5cm, une feuille.‎


‎«?Je n'apparais encore à beaucoup de gens que comme la négation pure et simple de ce qui est?» Lettre autographe signée de 4 pages datée du 12 novembre 1851. 124 lignes à l'encre noire. Le manuscrit est présentésous une chemise en demi maroquin vert sapin, plats de papier vert marbré portant une pièce de maroquin avec lamention "Lettre autographe" incrustée sur le premier plat, contreplats doublés d'agneau vert,étui bordé du même maroquin, ensemble signé Goy & Vilaine. Lettre autographe inédite sur le progrès, signée de Pierre-Joseph-Marie Proudhon, figure incontournable de la pensée sociale française, et «?père de l'anarchie?» selon le président de la République française Armand Fallières. Le philosophe emprisonné depuis 1849 développe dans un style virulent et combatif ses convictions socialistes et condamne les absolutismes de son temps. Extraordinaire profession de foi philosophique, politique et sociale d'un penseur à la marge, dont la fortune critique et l'influence se retrouvent de Karl Marx à Émile Durkheim en passant par Benjamin Tucker. La missive est rédigée d'une écriture rapide et dense, comportant de nombreux passages soulignés appuyant certains concepts philosophiques. Le premier feuillet présente un en-tête du journal Le Peuple de 1850, un des quatre journaux dirigés par Proudhon sous la seconde République, qui lui valurent d'être emprisonné pour «?incitation à la haine du gouvernement?» «?provocation à la guerre civile?» et «?attaque à la Constitution et à la propriété?». Cette lettre inédite, datée du 12 novembre 1851, constitue une réflexion passionnée et inédite, proche d'une lettre intitulée «?De l'Idée de Progrès?», écrite une dizaine de jours plus tard, que Proudhon publie avec une autre («?De la Certitude et de son criterium?») dans l'ouvrage Philosophie du progrès. Cet ensemble de textes fut composé seulement deux semaines avant la prise de pouvoir définitive de Louis-Napoléon Bonaparte, à laquelle il s'opposa immédiatement. Une fois sorti de prison en 1852, Proudhon publia les deux lettres chez Lebègue à Bruxelles afin d'échapper à la censure, qui avait interdit la vente de l'opuscule sur le territoire français. Déjà détenu depuis deux ans dans les geôles du futur empereur des Français, Proudhon écrit depuis la prison de Sainte-Pélagie à Romain Cornut, journaliste de La Presse, qui venait de terminer une série d'articles sur le positivisme d'Auguste Comte (Etudes critiques sur le socialisme, octobre-novembre 1851). Il faut voir cette lettre comme un admirable plaidoyer de quatre pages, ou plutôt une confession de sa vision socialiste du progrès, un «?positivisme social?» qui se fonde sur la remise en cause de l'ordre ancien?: «?on recule devant une négation intellectuelle, qui est la condition sine qua non du progrès ultérieur?». Proudhon tente dans cette lettre de convaincre son destinataire du bien-fondé de ses convictions, et n'hésite pas à user de flatteries qui contrastent étrangement avec sa verve habituelle («?Ce n'est pas croyez-le bien, [..] que je désire le moins du monde influencer votre opinion, quelque désir que j'aie de faire la conquête d'un esprit aussi judicieux que le vôtre?»). Il établit au fil de la lettre un équilibre entre son âme de polémiste et son désir de légitimité, aspirant à être reconnu par ses pairs non plus comme un simple agitateur mais comme un véritable penseur. On se souvient en effet de ses célèbres traits d'esprit («?la propriété c'est du vol?!?»), ses sympathies pour les soulèvements de 1848 ainsi que ses pamphlets au vitriol dans Le Peuple qui avaient consacré sa réputation de radical?: «?J'ai été, jusqu'à ce jour, si sottement jugé, même par les socialistes [...] Parce que j'ai conduit la critique des vieux principes aussi loin qu'elle pouvait aller [...] je n'apparais encore à beaucoup de gens comme la négation pure et simple de tout ce qui est?». Proudhon affirme cependant son intention de quitter les remparts de la critique («?laissant pour le moment la polémique de circonstance, dans mes nouvelles études?») et annonce ainsi à demi-mots l'écriture d'une uvre plus approfondie, qui aboutira en 1853 à La Philosophie du progrès dédiée au même Romain Cornut. Anarchiste partisan de la suppression de l'État et de son double, le gouvernement, Proudhon ne renonce cependant pas à la critique du «?système?», qui est par définition antiprogressiste «?or, il est incontestable, à ce point de vue du progrès, que notre société tout entière, monarchistes, démocrates, catholiques, philosophes est encore absolutiste?: ce que chacun veut, c'est une charte, une constitution, un système, une législation fixe et définitive, enfin.?». Outre les systèmes politiques, Proudhon retrouve ce même idéalisme dans la pensée philosophique de ses aînés et ne se prive pas d'en faire une violente condamnation?: «?Comme Pascal, comme les allemands, nous voulons l'absolu?! [...] Spinoza, Malebranche, Leibnitz, etc., qui tous, opérant sur les catégories de substance, causalité, éternité, unité, pluralité, etc. sont arrivés à des systèmes d'immobilisme politique et intellectuel, à l'absolu?». Il constate les effets néfastes des régimes politiques et des philosophies insensibles aux vicissitudes de l'Histoire, ébranlées malgré tout par les changements que la révolution de 1848 avait laissés entrevoir. En prenant en considération l'instabilité inhérente aux sociétés humaines, il propose sa propre définition d'un progrès anarchiste et «?non-interventionniste?»?: «?Le système social, n'existe que dans la série des âges?: c'est un ensemble historique, non d'actualité. C'est pour cela qu'il n'est jamais donné à une génération, à plus forte raison à un homme, de concevoir de prévoir que le faible partie des progrès à effectuer dans l'âge suivant?: tout ce que nous pouvons faire, c'est de proposer un but idéal, c.à.d. d'affirmer en général la direction du mouvement, et de constater quelques lois, jamais d'affirmer rien de complet, de définitif, d'absolu.?» Proudhon se place en prophète, à la fois annonciateur et dénonciateur de l'aveuglement des savants français encore engoncés dans leurs idées d'absolu?: «?Il n'y a pas un homme, dans toute l'université, qui s'aperçoive de cette révolution qui est à la veille de s'opérer dans la philosophie par l'introduction si récente de l'idée de progrès dans la métaphysique?». Cet essai philosophique épistolaire ne laisse pourtant pas oublier la condition de Proudhon, détenu politique pour lequel le verbe est seule preuve de bonne foi ; il tente d'obtenir une entrevue avec Romain Cornut afin de clarifier ses propos de vive voix?: «?Je serai heureux, monsieur, en causant avec vous de toutes ces choses, de vous expliquer ce que je veux, ce que je suis?». La presse écrite, que Proudhon espère atteindre par le biais de son destinataire, fait office de tribunal des idées dont l'opinion publique est le juge?: «?c'est là le fort ou le faible, comme vous voudrez, de mon socialisme ; c'est sur cela que je devrais être condamné ou absous?». Lettre inédite d'un des plus éminents philosophes français du XIXè siècle au journaliste Romain Cornut, à qui il dédiera sa Philosophie du progrès (1853). Proudhon figura quelques semaines plus tard parmi les rangs des opposants exilés de l'Empire de Napoléon III, aux côtés de Victor Hugo et Louis Blanc. - Photos sur www.Edition-originale.com - ‎

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