1943 Editions La Tradition - 1943 - In-8, demi chagrin à coin, 5 nerfs, titre doré au dos, tranche supérieure dorée - 193 p. - Orné de 24 pointes sèches originales en couleurs par P.-E. Bécat
Reference : 106082
Bon état, reliure compacte malgré une petite fente sur la charnière du première plat - Dos insolé - Cuir légèrement érodé - Menus frottements sur les bords
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S.l. [Paris] , [chez l'artiste], s.d. [circa 1940]. Un vol. au format in-4 (353 x 252 mm) non paginé, en feuilles, sous couverture à rabats rempliés dont le premier plat est occupé par une large composition gravée.
Tirage unique à 220 exemplaires seulement de cette ''édition recherchée''. (in Carteret). Celui-ci comptant parmi les 200 exemplaires du tirage sur Arches ; justifié au colophon exemplaire d'artiste et revêtu de la signature autographe à la mine de plomb de Léon Courbouleix. ''Ce livre contient [dont premier plat de couverture] 59 planches, dont les ornements, le texte et les illustrations ont été gravés à l'eau-forte. Chaque planche a été imprimée à la poupée en plusieurs couleurs sur la presse à bras de l'artiste. Les lettres capitales ont été rehaussées de gouache et d'or à la main''. ''Léon Courbouleix grava à la pointe-sèche et à l'eau-forte des illustrations pour des auteurs libertins, notamment pour l'éditeur Maurice Glomeau''. (in Osterwalder, citant la présente contribution de l'artiste). «Prince des poètes et poète des princes», Pierre de Ronsard est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Auteur d’une œuvre vaste qui, en plus de trente ans, a touché aussi bien la poésie engagée et «officielle» dans le contexte des guerres de religions avec Les Hymnes et les Discours (1555-1564), que l’épopée avec La Franciade (1572) ou la poésie lyrique avec les recueils Les Odes (1550-1552) et des Amours (Les Amours de Cassandre, 1552; Les Amours de Marie, 1555; Sonnets pour Hélène, 1578). Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d'abord les formes de l'ode (Mignonne, allons voir si la rose) et de l'hymne, considérées comme des formes majeures, mais il utilisera de plus en plus le sonnet transplanté en France par Clément Marot en 1536 en employant le décasyllabe (Mon dieu, mon dieu, que ma maistresse est belle! , Les Amours, ou Je vous envoye un bouquet…, Continuation des Amours) comme le mètre «moderne» de l'alexandrin (Comme on voit sur la branche… Second livre des Amours, ou Quand vous serez bien vieille…, Sonnets pour Hélène). Monod II, Manuel de l'amateur de livres illustrés modernes, 9902 - Osterwalder III, Dictionnaire des illustrateurs, p. 419 - Carteret IV, Le Trésor du bibliophile / Illustrés modernes, p. 347. Petite coupe au dos de l'exemplaire. Rousseurs dans le corps d'ouvrage. Du reste, belle condition.
Paris, La Bonne Compagnie, 1949. Un vol. au format gd in-12 (208 x 138 mm) de 202 pp., broché, sous couverture illustrée à rabats rempliés.
Un des exemplaires numérotés du tirage sur vélin de Rives. Il s'agrémente - ici en premier tirage - de 6 jolies lithographies à pleine-page de Lucien Fontanarosa. Lequel a ''régulièrement exposé depuis 1953 au Salon des Peintres témoins de leur temps. Estampes et une quarantaine d'ouvrages illustrés. Depuis 1964, il s'est installé aux Batignolles où il travailla à l'écart des mouvements contemporains, ayant choisi de poursuivre seul, dans un langage clair et accessible à tous, son oeuvre qu'il dédie au bonheur de vivre''. (in Bénézit). «Prince des poètes et poète des princes», Pierre de Ronsard est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Auteur d’une œuvre vaste qui, en plus de trente ans, a touché aussi bien la poésie engagée et «officielle» dans le contexte des guerres de religions avec Les Hymnes et les Discours (1555-1564), que l’épopée avec La Franciade (1572) ou la poésie lyrique avec les recueils Les Odes (1550-1552) et des Amours (Les Amours de Cassandre, 1552; Les Amours de Marie, 1555; Sonnets pour Hélène, 1578). Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d'abord les formes de l'ode (Mignonne, allons voir si la rose) et de l'hymne, considérées comme des formes majeures, mais il utilisera de plus en plus le sonnet transplanté en France par Clément Marot en 1536 en employant le décasyllabe (Mon dieu, mon dieu, que ma maistresse est belle! , Les Amours, ou Je vous envoye un bouquet…, Continuation des Amours) comme le mètre «moderne» de l'alexandrin (Comme on voit sur la branche… Second livre des Amours, ou Quand vous serez bien vieille…, Sonnets pour Hélène). Bénézit IV, Dictionnaire des peintres, p. 426. Belle condition. Exemplaire non coupé.
A Paris, chez J. & R. Wittmann, 1948. Un vol. au format in-folio (388 x 288 mm) de 97 pp., broché, sous couverture à rabats rempliés.
Premier tirage des compositions hors-texte sur fond bistre d'Henry de Waroquier. Tirage unique à 650 exemplaires seulement (plus 50 hors-commerce). Un des exemplaires numérotés sur vélin de Lana, seul papier. ''D'abord professeur à l'Ecole Estienne, Henry de Waroquier fut - dans son art - principalement influencé par les Impressionnistes ainsi que l'art d'Extrême-Orient, quoique n'étant cependant pas resté indifférent aux tendances contemporaines. C'est à force de volonté qu'il est parvenu à faire admettre l'arbitraire de ses toiles, dont le coloris, où dominent les terres, est janséniste à l'excès. On voudrait chez lui plus de détente, de laisser-aller, mais ce laisser-aller ne découvrirait-il pas, au fond, un oeil médiocrement sensible ? Son goût des architectures séduit plus, sans doute, dans l'eau-forte, dont il connaît admirablement les ressources. Quant à l'élaboration d'un livre, il le conçoit telle une architecture''. (in Osterwalder). ''A partir de 1921, Waroquier aborda la nature morte, puis surtout ce quoi il avait toujours tendu : la figure, introduite dans le paysage et qui prit bientôt le pas sur lui. De cette époque, en possession de son langage dans son entier, son oeuvre présente une grande continuité dans l'expression du tragique et du sens de la mort, soit par des éclairages dramatiques frappant les paysages déjà exaltés par le dessin, soit directement par la figuration de visages pathétiques. Le fauvisme lui avait apporté la tragique violence de ses rouges et de ses noirs orchestrés et soutenus par les bruns. Des divergences cubistes, il avait choisi l'ordonnance de l'espace. La conscience anxieuse qu'il avait de son art lui avait imposé de cesser complètement de peindre et de sculpter; de 1931 à 1936, pour se consacrer au dessin et à la remise en question de sa vision''. (in Bénézit). ''Ronsard apparaît en ces années 1555 et 1556 comme le grand poète de l'amour: la Continuation des Amours, en l'honneur de Marie, et la Nouvelle Continuation des Amours montrent l'abandon de l'inspiration pétrarquiste des Amours de Cassandre au profit du naturel et de la simplicité, l'un et l'autre commandés par la nouvelle passion de son cœur amoureux pour une jolie paysanne. Ce mélange de chansons et de sonnets est une des plus belles réussites de Ronsard, qui, sans effort, naïvement, découvre les mots et les cadences susceptibles d'émouvoir. Cette ingénuité, cette fraîcheur de vision, alliées à la délicatesse de touche, frappent par leur justesse et leur sobriété. Les «Amours de Marie» contiennent une vérité, une chaleur de sentiment qui font largement oublier les complications rhétoriques des Amours de Cassandre.'' (in Larousse). Osterwalder II, Dictionnaire des illustrateurs, p. 1236 (citant la présente contribution de l'artiste) - Bénézit X, Dictionnaire des peintres, p. 641. Piqûres affectant les plats. Dos doublé. Du reste, bonne condition.
HISTOIRE AMOUREUSE DES GAULES, PAR LE COMTE DE BUSSY RABUTIN. A Cologne, chez Jean Lamoureux, 1709. [titre particulier pour l'Histoire amoureuse des Gaules à l'adresse suivante : A Cologne, chez Pierre Marteau, 1708]. 1 fort volume petit in-12 (13,5 x 8 cm - Hauteur des marges : 131 mm) de 1 très joli frontispice gravé à l'eau-forte et représentant un angelot cupidon devant des jardins où évolue la cour de Louis XIV (ce frontispice est daté "à Cologne 1681"), 1 titre particulier pour les Amours des dames illustres de France (Cologne, Jean Lamoureux, 1709), 3 feuillets non chiffrés d'épître au lecteur, 1 feuillet de titre particulier pour l'Histoire amoureuse des Gaules (Cologne, Pierre Marteau, 1708), l'Histoire amoureuse des Gaules commence au feuillet paginé 1 et s'achève au feuillet paginé 250, la pagination reprend ensuite à 253 et se poursuit jusqu'au dernier feuillet paginé 696. (voir ci-après le détail des différents écrits contenus dans ce volume). Le volume est bien complet des 8 gravures hors-texte. Reliure plein veau brun, dos à nerfs richement orné (reliure de l'époque). Quelques usures et accrocs à la reliure (coins, coiffes, mors en partie usés). Intérieur frais. NOUVELLE ÉDITION. Ce volume contient les romans historico-satiriques suivants : Histoire amoureuse des Gaules (avec le Cantique Que Deodatus est heureux... (pp. 150-152), les Maximes d'Amour et la Lettre au Duc de Saint-Aignan) ; Le Palais Royal, ou les amours de Madame de La Valière ; Histoire de l’amour feinte du roi pour Madame ; La Princesse, ou les amours de Madame ; Le Perroquet, ou les amours de Mademoiselle ; Junonie, ou les amours de Madame de Bagneux ; Les fausses prudes, ou les amours de Madame de Brancas et autres dames de la cour ; La déroute et l’adieu des filles de joie, de la ville et des faubourgs de Paris ; Le Passe-temps Royal ou les amours de Mademoiselle de Fontange ; Les amours de Madame de Maintenon sur de nouveaux mémoires très-curieux ; Les amours de Monseigneur le Dauphin avec la comtesse du Rourre. Le volume ne contient pas "Alosie, ou les amours de M.T.P." (Madame de Montespan). Il s'y trouve parfois. Nous avons pu remarquer que l'exemplaire décrit ici est un montage car on a masqué au bas de la page 250 la signature "ALO-" qui indique que ce roman devrait se trouver à la suite de l'Histoire amoureuse des Gaules. Aussi nous avons remarqué que le dernier feuillet non chiffré de l'épître au lecteur porte la signature "TA-" qui indique une table des matières comme j'ai pu le constater dans d'autres exemplaires. Dans d'autres exemplaires que j'ai pu collationner, c'est l'Histoire amoureuse qui manque. Les différentes pièces à pagination séparées publiées en Hollande ou à Bruxelles chez Foppens ont dû être reliées ou non en fonction de leur disponibilité. Celui-ci est des plus complets, excepté Alosie qui ne s'y trouve pas. Ce recueil a paru pour la première fois à la même adresse en 1680 avec le même frontispice gravé (toujours daté 1681). Il existe des éditions sous ce même titre en 1682, 1685, 1690, 1691, 1694, 1700, 1703, 1708, 1709, 1717, 1728, (1737) et 1740, ce qui prouve assez combien cet ouvrage a été recherché de son temps et même bien après. On avait donné l’Histoire amoureuse des gaules à l’insu de Bussy-Rabutin dès 1665. On lui attribua à peu près toutes les productions scandaleuses de son temps. Dans ce recueil il n’est pas certain qu’il y ait, outre l'Histoire amoureuse des Gaules, un seul mot de la plume de Bussy. Bussy-Rabutin vivra 18 années en exil sur ses terres de Bourgogne. Certaines pièces seraient de Gatien de Courtilz de Sandras. Références : Bulletin du bibliophile (1887), Description raisonnée de l’édition originale et des réimpressions d’un livre intitulé : Histoire amoureuse des gaules, par Roger de Rabutin, Comte de Bussy, pages 555-571. Brunet I, 244. BON EXEMPLAIRE DE CES TEXTES RARES SUR LES AMOURS DE LA COUR DE LOUIS XIV.
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[Roger de RABUTIN, comte de BUSSY, dit BUSSY-RABUTIN] - Gatien COURTILZ DE SANDRAS
Reference : AMO-3302
(1737)
A Cologne, chez Pierre Marteau, sans date (1737) 2 volumes petits in-12 (13,5 x 8 cm. Hauteur de marges : 132 mm. Tome 1 : 1 feuillet de titre imprimé en rouge et noir, 3 feuillets non chiffrés d'avis au lecteur, 2 pages non chiffrées de table pour les 2 tomes, 501 pages. Ce premier volume contient en outre 1 frontispice gravé et 8 gravures hors texte. Tome II : 1 feuillet de titre imprimé en rouge et noir et 472 pages chiffrées. Ce second et dernier volume contient en outre 8 gravures hors texte. Soit 17 gravures sur cuivre hors-texte (non signées - Dubourg ?). Reliure de l'époque plein maroquin rouge, dos lisses richement ornés aux petits fers dorés, pièces de titre et tomaison de maroquin olive, triple-filet doré en encadrement des plats, tranches dorées, doublures et gardes de papier marbré (reliure de l'époque). Fine reliure en maroquin. Excellent exemplaire. Infimes marques et frottements aux reliures. Léger manque de cuir en tête du mors du premier volume, sans aucune incidence sur la solidité (peu visible). Intérieur frais. Nouvelle édition de la célèbre Histoire amoureuse des Gaules. On a joint à cette édition des romans satiriques sur les amours de Louis XIV et de la cour de France sous le règne du roi soleil. Ces romans furent parfois attribués à tort à Bussy-Rabutin mais la plupart sont restés anonymes ou sortent de la plume acerbe de Gatien Courtilz de Sandras. Voici le détail de ce que contient ces volumes : Histoire amoureuse des Gaules, par le Comte de Bussy-Rabutin, et sans doute le seul texte de lui dans ces deux volumes, avec les Maximes d'amour et une Lettre au Duc de St Aignan - Le Palais Royal ou les Amours de Madame de La Vallière - Histoire de l'amour feinte du Roi pour Madame - La Princesse, ou les amours de Madame - Le Perroquet, ou les amours de Mademoiselle - Junonie, ou les amours de Madame de Bagneux - Les fauses prudes, ou les amours de Madame de Brancas et autres dames de la Cour - La déroute et l'adieu des filles de joie de la ville et faubourgs de Paris, avec leurs noms, leur nombre, les particularités de leur prise, et de leur emprisonnement et la requête à Madame de La Vallière - Le Passe-temps royal ou les Amours de Mademoiselle de Fontange - Les Amours de Madame de Maintenon, sur de nouveaux Mémoires très curieux - Les Amours de Monseigneur le Dauphin avec la Comtesse du Roure. La plupart de ces romans licencieux sont attribués à Gatien Courtilz de Sandras. Fort, bien involontairement du scandale que provoqua la publication en 1665 de l'Histoire amoureuse des Gaules, Bussy-Rabutin (1618-1693), bel esprit fort railleur et libertin, se vit alors attribué la plupart des productions licencieuses dans les années qui suivirent, alors même qu'il était déjà exilé dans ses terres de Bussy en Bourgogne. Il y restera près de 18 ans, loin de la cour et des méandres des histoires amoureuses et politiques du siècle de Louis XIV. Enfin rappelé un jour de 1682 pour assister au lever du Roi, ce dernier ne le regarda point et Bussy comprit alors que ce n'était plus son temps. Il s'en retourna dans sa campagne bourguignonne et ne reparut plus à la Cour qu'en de brèves occasions. Il mourut à Autun le 9 avril 1693. Outre les histoires que l'on sait, c'est grâce à ce cousin facétieux qu'on peut lire aujourd'hui les célèbres Lettres de Madame de Sévigné (qu'il dépeint peu gentiment dans l'Histoire amoureuse des Gaules). Précieux et désirable exemplaire en maroquin du temps très bien conservé.
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