Alan Sutton Mémoire en Images Dos carré collé 1998 In-8 (16,5 x 23,5 cm), dos carré collé, 128 pages, photographies en noir et blanc ; très bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Reference : yd902
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Exemplaire à belles marges relié en maroquin doublé de maroquin de Chambolle-Duru. Paris, chez la Veuve de Sebastien Mabre-Cramoisy, 1689. In-12 de (2) ff., 562 pp., (1) f. de privilège. Plein maroquin brun doublé de maroquin rouge, plats et dos richement ornés aux petits fers, double filet or sur les coupes, riche dentelle dorée sur la doublure, tranches dorées sur marbrures. Chambolle-Duru. 163 x 90 mm.
«Edition originale des six grandes oraisons funèbres de J.-B. Bossuet, réunies en recueil.» (Tchemerzine, I, 862). Elle contient les Oraisons funèbres de Henriette Marie de France, Reine de la Grande-Bretagne; Henriette Anne d’Angleterre, Duchesse d’Orléans; Marie-Thérèse d’Autriche, Infante d’Espagne, Reine de France et de Navarre; Anne de Gonzague de Clèves, Princesse Palatine; Messire Michel Le Tellier, Chancelier de France; Louis de Bourbon, Prince de Condé. «Les ‘Oraisons funèbres’ sont les œuvres par lesquelles Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (1627-1704), conquit une gloire universelle. Comme La Fontaine a recréé la fable, on peut dire que Bossuet a réinventé l’oraison funèbre. Il fut toute sa vie un prédicateur; sa carrière lui fut imposée, dès son ordination, par son directeur de conscience, Saint-Vincent de Paul, qui exerça une influence si décisive sur lui qu’il avait coutume de dire qu’il croyait en l’entendant, entendre parler Jésus-Christ lui-même. Ce n’est que parce qu’il devint un orateur célèbre que Bossuet se trouva, dès 1656, dans l’obligation de prononcer des éloges funèbres. On trouve dans les ‘Oraisons funèbres’ non seulement un pathétique qui porte, mais de rudes leçons pour les Grands. Bossuet n’est jamais un plat courtisan: il a le respect de l’histoire et s’il est contraint à d’indispensables ménagements, il demeure fidèle à la vérité et il sait se faire entendre; il demeure avant tout un homme d’Eglise, un évêque. L’orateur sacré est, pour lui, le successeur des prophètes d’Israël, il doit enseigner les Grands et les reprendre. Aussi ces éloges sont-ils, avant tout, l’occasion de solennelles exhortations chrétiennes, car Bossuet, comme l’a dit un de ces biographes, est ‘le catholicisme fait homme’. L’éloquence n’est pour lui qu’un moyen, mais ce moyen il le veut aussi parfait que possible: la simplicité et la noblesse de la langue, l’éclat de son style ne sont rien auprès de cette séduction foudroyante, de cette fascination du verbe qui fond du ciel sur les âmes, qui subjugue et convainc et par quoi Bossuet a mérité d’être appelé ‘l’aigle de Meaux’.» Précieuse édition originale «imprimée en beaux caractères et sur bon papier» dit Brunet, I, 1133. Elle fut réimprimée en 1699, 1704 et de nombreuses éditions suivirent au XVIIIe siècle. Superbe exemplaire à belles marges, relié en maroquin doublé de maroquin par Chambolle-Duru.
ARCHEVEQUE DE CAMBRAY ; [ FENELON, Archevêque de Cambrai ; LA MOTHE-FENELON, François de Salignac de ]
Reference : 66184
(1698)
1 vol. petit in-8 reliure de l'époque pleine basane marron, dos à 5 nerfs orné : Lettre de M. Larcheveque Duc de Cambray à M. l'Eveque de Meaux Pour répondre à son traité latin intitulé Mystici in Tuto Sur l'Oraison passive, 96p., 1 f. blanc [ Edition originale, Tchemerzine, V, 185 ] [ Suivi de : ] Lettre de M. Larcheveque Duc de Cambray à M. l'Eveque de Meaux Pour répondre à son traité latin intitulé Scolastici in Tuto Sur la Charité, 71p., 1 f. blanc [ Edition originale, Tchemerzine, V, 188 ] [ Suivi de : ] Réponse de M. L'Archeveque Duc de Cambray à l'ecrit de M. l'Eveque de Meaux intitulé Quaestiuncula &c, 55 pp., 1 f. blanc [ Edition originale, Tchemerzine, V, 184 ] [ Suivi de : ] Lettre de M. L'archeveque Duc de Cambray à M. l'Eveque de Meaux sur la Charité, s.d. [ 1698 ], 68 pp., 1 f. blanc [ Edition originale, Tchemerzine, V, 178 ] [ Suivi de : ] Première Lettre de M. L'archeveque Duc de Cambray à M. l'Eveque de Meaux sur les douze Propositions qu'il veut faire censurer par des Docteurs de Paris, 55 pp., 1 f. blanc [ Edition originale, Tchemerzine, V, 180 ] [ Suivi de : ] Seconde Lettre de M. L'archeveque Duc de Cambray à M. l'Eveque de Meaux sur les douze Propositions qu'il veut faire censurer par des Docteurs de Paris, 66 pp., 1 f. blanc [ Edition originale, Tchemerzine, V, 180 ]
Intéressant recueil réunissant, en édition originale, 6 lettres ou réponses de Fénelon, archevêque de Cambrai, à Bossuet, l'Aigle de Meaux, à propos de l'importante querelle sur le quiétisme. Etat très satisfaisant (sans pièce de titre, très petit mq. de cuir à un plat et à un mors en tête, un coin frotté, petits accrocs et petit mq. à la première garde volante, bon exemplaire par ailleurs, ex-libris en garde).
1681 à 1697. 1681 9 parties reliées en 1 vol. in-4° (250 x 180 mm) de : 74 pp.; 61 [1] pp.; 59 pp.; 62 pp.; [1] ff.; 61, [1] f. bl.; 54 pp., [1] ff.; 27 pp., 24 pp., [1] f. bl.; 23 pp. [3] f. bl. Annotations au crayon dans le premier texte, note au crayon sur le 1er contre-plat, note manuscrite à lencre brune face au titre décrivant lexemplaire. Plein veau moucheté d'époque, dos à nerfs orné et titré, roulette dorée sur les coupes, tranches jaspées. (mors fendus, corps d'ouvrage frais)
Exemplaire personnel de Bossuet réunissant neuf de ses uvres publiées entre 1681 et 1697. Jacques-Bénigne Bossuet, surnommé l« Aigle de Meaux » (1627-1704) est un homme d'Église, évêque, prédicateur et écrivain français célèbre pour ses sermons et oraisons funèbres de personnalités importantes du règne de Louis XIV. Il est l'auteur d'une abondante uvre écrite qui porte sur la spiritualité, l'instruction du dauphin, la controverse antiprotestante ou encore diverses polémiques dont celle qui l'oppose à Fénelon à propos du quiétisme. Il est élu à l'Académie française en 1671. Ce recueil comprenant : « Sermon presche à l'ouverture de l'assemblée générale du clergé de France. Le 9 novembre 1681. à la messe solennelle du Saint Esprit, dans l'Église des Grands Augustins. Paris, 1682 ». « Oraison funèbre de Marie Thérèse d'Austeriche ». Paris, 1683. « Oraison funèbre de la princesse Anne de Gonzague de Clèves ». Paris, 1685. « Oraison funèbre de Messire Michel Le Tellier ». Paris, 1686. « Oraison funèbre de Louis de Bourbon ». Paris, 1687. « Lettre pastorale de Monseigneur l'Evesque de Meaux ». Paris, 1691. « Statuts et ordonnances synodales pour le diocèse de Meaux ». Paris, 1695. « Ordonnance et Instruction pastorale de Moseigneur l"Evesque de Meaux ». Paris, 1697. « Epistola illustras. et reverendiss ecclesiae principum ». Paris, 1697. Tous ces textes sont en premières éditions sauf la Lettre pastorale, en seconde édition. Provenance : Jacques-Bénigne BOSSUET, exemplaire de l'auteur avec plusieurs annotations au crayon dans le premier texte ; la page de garde libre du recto); note du libraire sur contre-collée 'Voir l'article de Sainte-Beuve sur l'Abbé Ledieu [Le Menteur, mars avril 1896]). Querard, vol. 1, p. 432-433. , 13980 (« synodaux »), 14091, 14066 (83 p.) ; Tchemerzine II, pp. 367-399. Exceptionnel exemplaire conservé dans sa reliure dorigine. 9 parts bound in 1 vol. 4° (250 x 180 mm) of: 74 pp.; 61 [1] pages; 59 pages; 62 pages; [1] et seq.; 61, [1] f. bl.; 54 p., [1] following; 27 p., 24 p., [1] f. bl.; 23 p. [3] f. bl. Pencil annotations in the first text, pencil note on the first cover, handwritten note in brown ink opposite the title describing the copy. Full period speckled calf, decorated and titled ribbed spine, gilded roulette on the cuts, marbled edges. (Split jaws, inside fresh). Personal copy of Bossuet bringing together nine of his works published between 1681 and 1697. Jacques-Bénigne Bossuet, nicknamed the Eagle of Meaux (1627-1704) was a French man of the Church, bishop, preacher and writer famous for his sermons and funeral orations of important personalities of the reign of Louis XIV. He is the author of an abundant written work which focuses on spirituality, the instruction of the dauphin, the anti-Protestant controversy and various controversies including that which opposed him to Fénelon regarding quietism. He was elected to the French Academy in 1671. This collection includes: Sermon preached at the opening of the general assembly of the clergy of France. November 9, 1681. at the solemn mass of the Holy Spirit, in the Church of the Grands Augustins. Paris, 1682. Funeral oration of Marie Thérèse of Austeriche. Paris, 1683. Funeral oration of Princess Anne de Gonzague de Clèves. Paris, 1685. Funeral oration of Messire Michel Le Tellier. Paris, 1686. Funeral oration of Louis de Bourbon. Paris, 1687. Pastoral letter from Monseigneur lEvesque de Meaux. Paris, 1691. Synodal statutes and ordinances for the diocese of Meaux. Paris, 1695. Ordinance and Pastoral Instruction of Moseigneur the Bishop of Meaux. Paris, 1697. Epistola illustras. et reverendiss ecclesiae principum. Paris, 1697. All these texts are in first editions except the Pastoral Letter, in second edition. Provenance: Jacques-Bénigne BOSSUET, author's copy with several pencil annotations in the first text; bookseller's note opposite the title (See Sainte-Beuve's article on Abbé Ledieu [Le Menteur, March April 1896]). Quérard, vol. 1, p. 432-433., 13980 (synodal), 14091, 14066 (83 p.); Chemerzine II, pp. 367-399). Exceptional copy preserved in its original binding.
Edition originale du fameux Catéchisme de Bossuet. L’exemplaire relié à l’époque aux armes de Charles Maurice Le Tellier, archevêque de Reims et fils de Michel Le Tellier qui signa l’acte de révocation de l’édit de Nantes en 1685 et dont Bossuet prononça l’Oraison funèbre en 1686. Paris, Sébastien Mabre-Cramoisy, 1687. In-12 de (9) ff. y compris le titre portant les armes de l’auteur gravées, 246 pp., (3) pp. Erreurs de pagination sans manque. Relié en plein maroquin noir de l’époque, filet doré encadrant les plats, grandes armes frappées or au centre, dos à nerfs orné de filets dorés, filet doré sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque. 147 x 80 mm.
Edition originale du catéchisme de Bossuet. Tchemerzine, I, 853 ; Brunet, I, 1137. “Bossuet est le plus grand maître de la prose française, qui est infiniment supérieure à tout ce qu’on est convenu d’appeler notre poésie. Son langage contient tous les canons de notre parler et remplit magnifiquement notre bouche et notre poitrine. C’est quelque chose comme la Messe Royale de Dumont, si bien adaptée aux poumons de nos vieux chantres. D’autre part, Bossuet est dans notre langage le plus grand des docteurs de la catholicité. Ses ouvrages théoriques sont d’une force, d’une clarté et d’une majesté qui baignent l’âme de lumière et la transportent de joie et d’admiration ». P. Claudel. Le style parfait de ce catéchisme et l’élévation de pensée de l’auteur ravirent le public le plus fruste comme le plus raffiné. Précieux exemplaire spécialement relié à l’époque en maroquin noir aux armes de Charles Maurice Le Tellier, archevêque de Reims (1642-1710), fils de Michel Le Tellier et frère du marquis de Louvois. C’est son père, Michel Le Tellier, qui signa l’acte de révocation de l’édit de Nantes en 1685, deux ans avant la publication de ce Catéchisme de Bossuet. Bossuet avait encouragé la révocation de l’édit de Nantes et son Oraison funèbre de Michel Le Tellier (1686), lui fournit l'occasion de glorifier un des plus grands crimes d'État dont l'histoire fasse mention. « Mgr Le Tellier avait réuni au cours de ses voyages en Italie, en Hollande et en Angleterre un très grand nombre de livres précieux ; sa bibliothèque, composée de 50 000 volumes, entra, par testament, à la bibliothèque de l’abbaye de Sainte-Geneviève » (Olivier, pl. 1756) ; les exemplaires encore en main privée sont d’une grande rareté. Provenance : Charles Maurice Le Tellier (armes frappées sur les plats), Franciscus Ludovicus Vaillant de Bovens, 1706 (ex libris manuscrit sur le titre).
Rare réunion de deux traités de Bossuet en éditions originales composés durant la querelle du quiétisme. Paris, chez Jean Anisson, 1698.2 tomes en 1 volume in-8 de: I/ (2) ff., 148 pp.; II/ (6) ff., 239 pp., (1) p. d’errata. Petite manque dans le coin supérieur d’une p. sans atteinte au texte, petite perforation à peine visible dans la marge blanche inférieure des 10 premières pp. Relié en plein maroquin rouge de l’époque, triple filet doré encadrant les plats, fleur-de-lys dorées aux angles, dos à nerfs richement orné, roulette ornée d’une fleur-de-lys frappée en queue du dos, roulette dorée sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches rouges. Anciennes restaurations discrètes à la reliure. Reliure de l’époque. 185 x 115 mm.
Rare réunion de deux textes polémiques de Bossuet en éditions originales, composés durant la querelle du quiétisme qui l’opposait à Fénelon. Tchemerzine, I, 879 & 882; Brunet, I, 1138 ; Bibliothèque Rahir n° 336. Le quiétisme est une doctrine mystique qui considère que la communion la plus parfaite avec Dieu n'intervient que lorsque l'âme est en état de quiétude. La querelle qui opposa les quiétistes à Bossuet prend corps dans cet ouvrage où ce dernier réfute avec une violence particulière tous les arguments des quiétistes à la tête desquels se trouvait Fénelon. «À l’intérieur du catholicisme, d’autres tendances se font jour. L‘une va dans le sens mystico-sentimental et propose une religion du cœur, passivement offerte à l’amour divin: il s’agit du quiétisme, défendu par l’archevêque de Cambrai Fénelon (“Explications des Maximes des Saints”, 1697) et popularisé par Mme Guyon dans ses “Torrents spirituels” qui préconisent l’anéantissement de la volonté et l’abandon à l’extase […]. Contre toues ces tendances, internes et externes, Bossuet mène un combat épuisant, où il fait front devant une modernité qu’il juge impie. Il foudroie Fénelon, et le fait condamner à Rome; Mme Guyon est enfermée puis internée.» Peter-Eckhard Knabe, L’aube de la modernité, 1680-1760, p. 434. Cet échange très âpre entre les deux grands orateurs du XVIIe siècle devait se terminer en 1699 par le triomphe de Bossuet qui obtint ainsi l’éloignement de la Cour de Fénelon, et sa condamnation par le Saint-Siège. Cette polémique intervient au moment même où l’influence de Fénelon à la Cour était sans exemple. Impressionné par sa piété, Louis XIV venait de consentir en 1689 à lui confier l’éducation de son petit-fils alors qu’il savait cependant Fénelon hostile à ses idées sur le gouvernement et le Royaume. Parallèlement, l’archevêque de Cambrai venait d’adhérer au quiétisme sous l’influence de Madame Guyon. Cette nouvelle doctrine qui posait en vertus suprêmes la tranquillité de l’âme et sa fusion en Dieu allait rapidement être condamnée par l’Eglise catholique pour ses excès mystiques. «C’est un document d’une importance primordiale sur la lutte que mena l’évêque de Meaux contre le Quiétisme et contre son principal défenseur Fénelon». (Dictionnaire des Œuvres, V, 698). Précieux exemplaire, grand de marges, conservé dans son maroquin rouge de l’époque orné de fleurs-de-lys. Provenance: Grand Séminaire de Blois (cachet sur le feuillet de titre).