Editions Pierre Seghers Poètes d'aujourd'hui Broché 1945 In-12 (13,4 x 15,9 cm), broché, 195 pages, envoi de l'auteur ; pliures au dos, bords des plats et dos insolés, petites déchirures sur le bord latéral des plats, coin supérieur du quatrième plat corné, intérieur bruni, par ailleurs assez bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
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Eluard par Man Ray, 1927 [Paris, 1927]. Tirage noir et blanc sur papier (170 x 230 mm). Tampon au dos « MAN RAY 31 bis, Rue Campagne Première PARIS» et note manuscrite au crayon «Éluard, 1927», mais en tirage postérieur. Tirage avec recadrage du célèbre portrait d'Éluard prit par Man Ray à Paris en 1927 dans son atelier du 31bis rue Campagne Première.
La rencontre entre Paul Éluard et de Man Ray prend sa source au tout début des années 1920 : c'est le 14 juillet 1921 que Man Ray, qui résidait jusqu'alors à New York, arrive à Paris. Au café Certà, passage de l'Opéra, quartier général des Dadaïstes, Marcel Duchamp l'introduit à un groupe d'amis auquel appartient Éluard. Man Ray reviendra sur cette rencontre dans son Autoportrait : « Une demi-douzaine d'hommes et une femme étaient assis autour d'une table, dans un coin isolé. Après les présentations, nous essayâmes de converser. Jacques Rigaut, qui parlait quelques mots d'anglais, traduisait les questions et les réponses. C'était assez sommaire, et pourtant je me sentis à l'aise avec ces inconnus qui semblaient m'accepter comme un des leurs, sans doute à cause des goûts qui m'étaient attribués. En outre, ils semblaient déjà au courant de mes activités new-yorkaises. André Breton, qui devait quelques années plus tard fonder le mouvement surréaliste, paraissait déjà dominer les autres et portait sa tête imposante comme un défi ; Louis Aragon, écrivain et poète, semblait également sûr de lui et quelque peu arrogant. Le poète Paul Éluard, avec son grand front, ressemblait à une version, en plus jeune, du portrait de Baudelaire que j'avais vu dans un livre. » La première véritable rencontre artistique des deux hommes aura lieu dans le n° 7 de La Révolution surréaliste, en juin 1926. Éluard y publie un texte en prose intitulé « A la fenêtre », que vient illustrer une photographie de Man Ray intitulée « Course d'autos » ; cette collaboration marque un rapprochement certain entre les deux hommes, qui n'ira que culminant au cours des années trente pour s'ouvrir sur une réelle amitié dont témoigne, en 1934, le poème d'hommage à l'oeuvre photographique de Man Ray qu'Éluard fait paraître dans La Rose publique sous le titre « Man Ray ». Facile et Les Mains libres suivront. Une séance de pose aura lieu en 1927, avec plusieurs (au moins quatre) prises de vues sous des angles différents, mais toutes ce jour-là (même costume, même pochette), et c'est la plus ancienne que nous connaissions (faussement datée parfois de 1922). Les épreuves comportent au verso le tampon de l'atelier, au 31 bis rue Campagne première, comme ici - mais l'épreuve proposée est clairement plus tardive.
Manuscrit du poème d'Éluard et deux encres originales Paris, Librairie José Corti, (septembre) 1945. 1 vol. (165 x 265 mm) de [8] p. et 24 planches. En feuille, sous couverture à rabats illustrée. Édition originale. Tirage unique à 650 exemplaires (n° 364). Exemplaire auquel il est joint le manuscrit du poème d'Éluard et deux encres originales de José Corti.
Recueil rare où l'éditeur-libraire se fait artiste, Rêves d'encre rassemble vingt-quatre compositions abstraites, tracées à l'encre par José Corti puis tirées en phototypie ; une vingt-cinquième orne la chemise titrée. Les exemplaires de tête (un tirage rare, limité à cinquante) comportent chacun un dessin original - le plus souvent une variante non retenue pour l'illustration. Corti, artisan d'un catalogue d'une tenue exemplaire, accueillit très tôt les surréalistes et fit des livres de Julien Gracq le coeur ardent de sa maison. Sans «coups», seulement le cap d'un goût sûr - jusqu'à cette maxime qui lui ressemble : «Notons qu'il vaut mieux mourir après avoir fait faillite avec les Fleurs du Mal sur sa tombe que disparaître en laissant une fortune tirée de littératures ou médiocres ou indignes». On n'oubliera pas non plus - et on la mettra même au premier plan - l'ombre de Dominique, le fils, déporté et fusillé à dix-neuf ans dont Corti évoque la figure dans ses Souvenirs désordonnés : mémoire d'un père frappé par la perte de son fils aux derniers jours de la guerre. Livre d'artiste et manifeste discret, Rêves d'encre est ainsi plus qu'un portfolio : un autoportrait de l'éditeur. L'ouvrage comprend 16 pages de texte au total. Quatre textes demandés par Corti à ceux qui sont, à ce moment, clairement et nettement, ses quatre amis de plume et de coeur : Gaston Bachelard, René Char, Paul Éluard et Julien Gracq. Quatre textes brefs et inédits. Bachelard signe en ouverture un texte à sa manière, intitulé « Une rêverie de la matière » : l'encre y est vue comme matière de rêverie et les « réveils d'images » comme moteurs de l'imagination matérielle. Des échos à ses travaux de la décennie : L'Eau et les rêves (1942), La Terre et les rêveries de la volonté (1948). Char propose, lui, un court fragment en prose poétique, « La Lune rouge et le géranium noir », dans la lignée du Marteau sans maître (1934), dont il est sur le point de donner, toujours chez Corti, une réédition. Éluard, l'ami et le poète, pour lequel il a convoyé Poésie et vérité 1942, ne déroge pas à ce qui le constitue : il livre un fameux poème, lyrique et limpide, « Temps anciens, temps bénis », en écho direct à son activité éditoriale et militante pendant la guerre et à la Libération. Ce poème, il le dédie à Corti et le clôt pas ces mots : « On avait quand même quelques gouttes de vin dans son eau, quelques gouttes d'espoir dans les veines. Je ne possédais pas encore toutes les preuves de la haine. L'injure faite à autrui ne m'avait pas encore coupé le coeur en deux. Paul Éluard. Vichy, le 14 juillet 1945. » À l'issue de sa publication dans Rêves d'encre, Éluard l'intègrera ensuite dans l'édition augmentée de Au rendez-vous allemand (1946) qui, éditée en compagnie de Poésie et vérité 1942, regroupera tous les poèmes publiés pendant et au sortir de la guerre. Le présent exemplaire est enrichi du manuscrit princeps du poème - 1 page en 1 f. (150 x 220 mm) au verso d'un papier à en-tête. Ce dernier paraît tout d'abord dans le n° 68 des Lettres françaises, publié le 11 août 1945, un mois après sa rédaction. Cette version est celle qui a servi à cette publication en revue, ainsi que l'atteste la note au crayon et les indications typographiques, conformes à la parution. La date de la rédaction du poème, « 14 juillet 1945», biffée par Éluard, n'a pas été conservée lors de cette parution, mais apparaît bien dans ici. Enfin, Julien Gracq, sollicité par Corti, livre une courte prose de lecteur-voyageur, « Éclosion de la Pierre », un commentaire qui s'ajuste parfaitement aux compositions de Corti et annonce ces notices vibrantes qu'on retrouvera plus tard dans Préférences et Lettrines : « Une goutte d'encre portée sur une eau-mère, avec la préméditation compliquée et patiente de l'oeuf, éclot et dévide le mystère de ses organes. À la ressource inépuisable du hasard vient se joindre un sentiment de nécessité mal explicable ». Un texte qui annonce les récits de Liberté grande, qui paraîtra l'année suivante. L'exemplaire est également enrichi de deux compositions originales de José Corti, non retenues pour l'ouvrage. Une deuxième édition, publiée en 1969, donnera trois compositions supplémentaires, soit 28 images au total. Très bel exemplaire, joliment enrichi.
Édition originale de Voir de Paul Eluard, l’un des 44 premiers exemplaires sur vélin pur chiffon. Paris, 1948. Paris, Genève, Éditions des Trois collines, 1948.In-folio de (2) ff.bl., 147 pp., (1) f., (3) ff.bl., avec 32 planches en couleurs comprises dans la pagination, reproduisant un tableau de chaque artiste. Relié en box noir orné sur le dos des prénom et nom de l’auteur ainsi que du titre de l’ouvrage répété neuf fois en petites capitales poussées à l’oeser alternativement vert métallisé et bleu métallisé, séparés par un point à l’oeser rouge ; doublures et gardes de papier gris, tête dorée, tranches lisses, couverture illustrée. Etui. Reliure de Pierre-Lucien Martin, 1965. 342 x 242 mm.
Édition originale des 44 poèmes de Paul Eluard consacrés à Picasso, Marc Chagall, Juan Gris, Jacques Villon, Fernand Léger, Georges Braque, Giorgio de Chirico, Paul Klee, Max Ernst, Joan Miro, Yves Tanguy, André Masson, André Beaudin, Man Ray, René Magritte, Salvador Dali, Balthus, Léonor Fini, Oscar Dominguez, Félix Labisse, Fautrier, Dubuffet, Chastel, etc., illustrée de 64 reproductions dont 32 en couleurs, d’œuvres de 32 peintres. A l’occasion de la sortie de ce livre, une exposition des œuvres qui y sont reproduites fut organisée à la Galerie du Pont Royal.Un des 44 exemplaires numérotés (n°XX) sur vélin pur chiffon, seul tirage sur grand papier, comportant chacun un manuscrit autographe signé d’un des poèmes et une épreuve de la gravure originale sur cuivre de Raoul Ubac qui a été reproduite en couverture. Le poème autographe du présent exemplaire est consacré à Juan Gris (1 page et demie in-folio), poème qui figure page 24 du livre.
1975 Gallimard Hardcover Fine
Bibliotheque de la Pleiade Paul Eluard oeuvres completes tome 1 et 2 1663 + 1505 pp, reliure d'éditeur. Sous jaquette et rhodoid. Bel exemplaire.
LES EDITEURS FRANCAIS REUNIS. JUILLET-AOUT 1953. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 265 pages.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Jacques DUCLOS : Devant la maison natale..René LACOTE : La vie et Vœuvre..André SPIRE : Paul Éluard et le vers libre.Georges SADOTJL : Portraits du poète à plusieurs âges de sa vie..Michel LEIRIS : Art et poésie dans la pensée de Paul Éluard..Claude ROY : Vues sur Paul ÉluardJosé BERGAMIN : Nous en aurons raison.Rafaël ALBERTI : Retour de Paul Éluard (poème).Maria-Teresa LEON : La poésie vigilante.Jean LESCURE : La mort osait encore se montrer..Amédéo UGOLINI : Le poète de la Résistance..Claude MORGAN : A la veille des beaux jours..Stéfan HERMLIN : D'Oradour à BerlinYves FARGE : L'Homme et l'œuvre de la PaixAndré KEDROS : Paul Éluard et la Grèce.Marcel BRESLASU : Échos du poète en Roumanie.Gaston BACHELARD : Germe et raison dans la poésie de PaulÉluard.VERCORS : Abolir les mystères.Lucien SCHELER : Le choix du cœur et l'univers poétiquePierre ALBOUY : « Volonté d'y voir clair »G. RIBEMONT-DESSAIGNE : Sur l'art poétique de PaulÉluard . . . . v.. . * .'. .Mario DIONISIO : Une voix qui nous manque.Gaston BAISSETTE : Les routes de VorphismeLéopold SEDAR SENGHOR : Paul Éluard, le classique del'unité retrouvéeLaurence BELLÊME : Paul Éluard ou la vérité pratique..Luis CARDOZA Y A.RAGON : Deux mots sur Paul Éluard. . . .Franz HELLENS : Éluard poète marmoréen..De la « Litteratournaïa Gazetta » : A la mémoire de Paul Éluard.Zbigniew BIENKOWSKI : L'exemple de Paul ÉluardPeter SZABO : Le poète vivant..Léon MOUSSINAC : Paul Éluard et la peintureAimé CÉSAIRI} : Tombeau de Paul Éluard (poème). Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues