Chez Migneret Relié 1805 In-12 (12.5 x 20.5 cm), relié demi-basane, dos lisse orné de filets avec titre et auteur dorés, 382 pages, oraisons funèbres suivis d'un commentaire par M. Bourlet de Vauxcelles, Abbé de Massay ; coiffes, bords et mors frottés, coins émoussés, des frottements et taches d'usage aux plats, des rousseurs en début et fin d'ouvrage, légère galerie de vers en fin d'ouvrage, par ailleurs intérieur plutôt frais, assez bel état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Reference : ql1619
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« Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… Aujourd’hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face ; ce jour-là, elle était le visage de la France… » Édition originale des Oraisons funèbres de Malraux. Bel exemplaire, un des 80 du tirage de tête, sur Hollande, non coupé, conservé broché, tel que paru. In-8 de 143 pp. Brochure de l’éditeur, exemplaire non coupé. 206 x 141 mm. Malraux, André. Oraisons funèbres. Gallimard, 1971. Édition originale. L’un des 80 exemplaires numérotés imprimés sur Hollande, premier papier. Dans sa préface aux Oraisons funèbres, Malraux établit quelques rapprochements historiques soit avec des personnages soit avec des évènements, à travers lesquels il entend situer ces discours dans leur dimension propre, qui transcende le circonstanciel pour lui donner la force du destin. « Les cloches qui sonnent lorsque les cendres de Jean Moulin entrent au Panthéon semblent répondre à celles qui sonnaient lorsque les chars de Leclerc entraient dans Paris ». L’écrivain voyait dans ce livre non pas une réunion de discours épars, sans rapport les uns avec les autres, mais un ensemble unique de son œuvre : les discours qu’il fallait à tout prix sauver de la dispersion, de l’oubli. « Les Oraisons funèbres sont une œuvre littéraire à part entière, où l'histoire devient l'un des ferments d'une recréation » (Michael de Saint-Chéron). « Dernier genre inauguré par l’écrivain, les oraisons funèbres forment aussi comme l’aboutissement de sa vie. Elles sont la clef de voûte de son existence, dont un grand pan touche à l’art, dont un autre, non moins important, touche à l’action. L’unicité profonde de l’homme-Malraux nous vient des oraisons funèbres. Les oraisons funèbres peuvent acquérir une fonction de révélation : elles constituent le « langage immortel » que Malraux recherche, inlassablement, au long de sa vie et de son œuvre, et qu’il épanouit dans son humanisme. C’est alors qu’elles deviennent, comme le choix de l’épigraphe le laissait déjà entendre, un « acte par lequel l’homme arrache quelque chose à la mort », acte sacré, acte total, où art et action se trouvent mêlés pour mieux déchiffrer les possibilités de survie de l’homme et sa grandeur. L’auteur des Oraisons funèbres donne à ses discours une portée similaire à ceux de Bossuet ; mais dans le même temps, il les adapte à la modernité, puisqu’il y énonce des idées résolument novatrices. Les oraisons constituent l’acte par excellence de survie : elles deviennent un pur acte de révolte contre l’absurdité qui guette la condition humaine : un « acte par lequel l’homme arrache quelque chose à la mort ». Les oraisons funèbres célèbrent la vie, et surtout, les hommes, eux qui savent la faire triompher » (Gérard Marie, L'oraison funèbre selon Malraux, ou comment concilier l'art et l'action, Revue d'histoire littéraire de la France 6/2002 (Vol. 102), p. 1001-1012). « L’unité de tous ces textes réside dans « une certaine idée de la France » qui doit autant à Michelet qu’à Charles de Gaulle, dans une certaine idée de l’art aussi. Le livre permet de retrouver, quels que soient les prétextes de l’éloquence, un accent inimitable : celui d’un orateur qui dit la légende de l’art et du siècle, d’un agnostique qui veut, malgré le temps et la mort, avoir foi en l’homme » (Marius-François Guyard). Très bel exemplaire, très pur, non coupé, l’un des 80 exemplaires numérotés imprimés sur Hollande, conservé broché, tel que paru.
édition_originale hollande
Exemplaire à belles marges relié en maroquin doublé de maroquin de Chambolle-Duru. Paris, chez la Veuve de Sebastien Mabre-Cramoisy, 1689. In-12 de (2) ff., 562 pp., (1) f. de privilège. Plein maroquin brun doublé de maroquin rouge, plats et dos richement ornés aux petits fers, double filet or sur les coupes, riche dentelle dorée sur la doublure, tranches dorées sur marbrures. Chambolle-Duru. 163 x 90 mm.
«Edition originale des six grandes oraisons funèbres de J.-B. Bossuet, réunies en recueil.» (Tchemerzine, I, 862). Elle contient les Oraisons funèbres de Henriette Marie de France, Reine de la Grande-Bretagne; Henriette Anne d’Angleterre, Duchesse d’Orléans; Marie-Thérèse d’Autriche, Infante d’Espagne, Reine de France et de Navarre; Anne de Gonzague de Clèves, Princesse Palatine; Messire Michel Le Tellier, Chancelier de France; Louis de Bourbon, Prince de Condé. «Les ‘Oraisons funèbres’ sont les œuvres par lesquelles Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (1627-1704), conquit une gloire universelle. Comme La Fontaine a recréé la fable, on peut dire que Bossuet a réinventé l’oraison funèbre. Il fut toute sa vie un prédicateur; sa carrière lui fut imposée, dès son ordination, par son directeur de conscience, Saint-Vincent de Paul, qui exerça une influence si décisive sur lui qu’il avait coutume de dire qu’il croyait en l’entendant, entendre parler Jésus-Christ lui-même. Ce n’est que parce qu’il devint un orateur célèbre que Bossuet se trouva, dès 1656, dans l’obligation de prononcer des éloges funèbres. On trouve dans les ‘Oraisons funèbres’ non seulement un pathétique qui porte, mais de rudes leçons pour les Grands. Bossuet n’est jamais un plat courtisan: il a le respect de l’histoire et s’il est contraint à d’indispensables ménagements, il demeure fidèle à la vérité et il sait se faire entendre; il demeure avant tout un homme d’Eglise, un évêque. L’orateur sacré est, pour lui, le successeur des prophètes d’Israël, il doit enseigner les Grands et les reprendre. Aussi ces éloges sont-ils, avant tout, l’occasion de solennelles exhortations chrétiennes, car Bossuet, comme l’a dit un de ces biographes, est ‘le catholicisme fait homme’. L’éloquence n’est pour lui qu’un moyen, mais ce moyen il le veut aussi parfait que possible: la simplicité et la noblesse de la langue, l’éclat de son style ne sont rien auprès de cette séduction foudroyante, de cette fascination du verbe qui fond du ciel sur les âmes, qui subjugue et convainc et par quoi Bossuet a mérité d’être appelé ‘l’aigle de Meaux’.» Précieuse édition originale «imprimée en beaux caractères et sur bon papier» dit Brunet, I, 1133. Elle fut réimprimée en 1699, 1704 et de nombreuses éditions suivirent au XVIIIe siècle. Superbe exemplaire à belles marges, relié en maroquin doublé de maroquin par Chambolle-Duru.
A Paris, chez Jean Desaint, 1774 - A Paris, chez Jean Desaint, 1774. Deux ouvrages reliés en un vol. au format in-12 (168 x 103 mm) de 1 f. bl., 1 f. n.fol., xiv pp., 1 f. n.fol. et 256 pp. ; 250 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de pleine basane marbrée blonde, premier plat agrémenté des armes dorées de Morand de La Perelle, dos à nerfs orné de filets gras à froid, caissons d'encadrement dorés, larges fleurons dorés, pièce de titre de maroquin blond, titre doré, palette dorée en queue, toutes tranches mouchetées.
D'Alembert écrivit à propos des oraisons funèbres de Fléchier, l'un des plus brillants orateurs de son temps: "Dans tous ses discours, l'orateur, même en s'élevant au-dessus de ses sujets, ne paraît jamais en sortir; il sait se garantir de l'exagération, qui, en voulant agrandir les petites choses, les fait paraître plus petites encore; il respecte toujours la vérité, si fréquemment et si scandaleusement outragée dans ce genre d'ouvrages, et l'on ne voit point chez lui le mensonge, qui assiège les grands pendant leur vie, venir ramper encore autour de leur tombe pour infecter leur cendre d'un vil encens, et pour célébrer leurs vertus devant un auditoire qui n'a connu que leurs vices." Quant aux oraisons de Bossuet, elles n'eurent de cesse de faire sentir avec ampleur et musicalité le néant des grandeurs humaines... Oraisons funèbres de Fléchier de : Madame la duchesse de Montausier - la duchesse d'Aiguillon - M. de Turenne - M. le premier président de Lamoignon - Marie Thérèse d'Autriche, reine de France - madame la Dauphine - le duc de Montausier. Oraisons de Bossuet de: Henriette-Marie de France, reine d'Angleterre - Henriette-Anne d'Autriche, reine de France - Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France - Anne de Gonzague de Clèves, princesse Palatine - Michel Le Tellier, chancellier de France - Louis de Bourbon, prince de Condé. Petite coupe affectant la coiffe supérieure. Frottements affectant la pièce de titre. Petite marque brune allant en s'estompant en tête des premiers feuillets. Rares rousseurs dans le texte. Du reste, bonne condition.
[Chez Lefèvre] - ROUSSEAU, Jean-Baptiste ; FENELON; MASSILLON ; FLECHIER
Reference : 59186
(1824)
5 vol. in-8 reliure de l'époque demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs, écu doré avec monogramme YPD ou YPD au dos en queue, collection des Classiques François, Chez Lefèvre, Paris, 1824, 1824, 1826, 1826.Rappel des titres complets : Oeuvres Poétiques de J. B. Rousseau avec un commentaire par Amar (2 Tomes - Complet) [ Avec : ] Oeuvres diverses de Fénelon [ Avec : ] Petit Carême de Massillon suivi des Sermons sur la mort du Pécheur et la mort du Juste, sur l'Enfant prodigue, sur le petit nombre des élus, sur la mort, sur l'aumône, et de l'Oraison Funèbre de Louis XIV [ Avec : ] Oraisons Funèbres de Fléchier, suivies des Oraisons Funèbres de Turenne par Mascaron ; du Prince de Condé par Bourdaloue
Jolie série de 5 volumes de la "Collection des Classiques François" en reliures uniformes ornées d'un monogramme poussé sur un écu au dos (au chiffre JPD ou YPD). Bon ensemble (des rouss., papiers marbrées différents, qq. petits frott. mais très bon état par ailleurs) très élégant et décoratif, réunissant ces textes importants dans l'histoire de la littérature française.
Chez Faucheux Lyon 1780 Recueil des oraisons funèbres, prononcées par Messire ESPRIT FLECHIER, Evêque de Nîmes. Nouvelle édition dans laquelle on à ajouté un précis de la vie de l'auteur. Relié à la suite: Recueil des oraisons funèbres, prononcées par feu Messire Jacques-Bénigne BOSSUET, Evèque de Meaux. Nouvelle édition dans laquelle on à ajouté un précis de la vie de l'auteur.2 ouvrages reliés en 1 volumes in-12 ( 170 X 100 mm ) de XXI-226 et 227 pages, pleine basane fauve marbrée, dos à nerfs orné de caissons et fleurons dorés, tranches briques. ( Reliure de l'époque ). Usures aux coiffes et aux coins, petit manque au dos. Bon exemplaire, solide.