Librairie Hachette et Cie Relié 1895 In-12 (12,5 x 19,2 cm), reliure pleine percaline, ex-libris, 204 pages, portrait de La Rochefoucauld en frontispice ; quelques brunissures à l'intérieur, par ailleurs bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Reference : qg1870
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Première édition des Mémoires de La Rochefoucauld, publiée de son vivant, dans laquelle les noms propres ont été imprimés en italique. Cologne, P. Van Dyck (Bruxelles, Foppens, à la Sphère), 1677. Petit in-12, de (2) ff. et 360 pp., plein veau brun granité, filet à froid autour des plats, armoiries de François-Alexandre-Frédéric de La Rochefoucauld, Duc de La Rochefoucauld, né le 11 janvier 1747, dos à nerfs orné, coupes décorées, tranches granitées, petite découpe sur le feuillet de titre sans atteinte au texte. Reliure armoriée de l’époque. 142 x 78 mm.
Première édition des Mémoires de La Rochefoucauld, publiée de son vivant, dans laquelle les noms propres ont été imprimés en italique. L’édition originale fut imprimée en 1662. Il y a de légères différences dans l'Avis au lecteur. Le libraire annonce la présente « impression de ce Recueil plus correcte et plus exacte que n'avaient esté les précédentes », mais il ne l'annonce pas plus ample ; par conséquent, les additions de l'édition de 1672 ne s'y trouvent pas. Ces célèbres Mémoires couvrent les années 1624-1652, l’une des périodes les plus fiévreuses et les plus confuses de l’histoire de France, et mettent en scène les principaux protagonistes de la fronde : Madame de Chevreuse d'abord, à laquelle le jeune LaRochefoucauld eut le tort de s'attacher en arrivant à la Cour. Cette femme qui se servait de tous ses charmes, pour réussir dans ses desseins, avait encouragé Buckingham à courtiser la reine Anned'Autriche ; La Rochefoucauld nous conte cette aventure dont il connut le détail, et c'est dans son texte qu'Alexandre Dumas père puisa certains épisodes des Trois Mousquetaires et notamment celui des ferrets de diamants. Après la mort de Louis xiii et de Richelieu, La Rochefoucauld espéra une récompense pour le dévouement qu'il avait témoigné à la reine ; mais celle-ci s'était liée avec Mazarin et Mazarin avait hérité les inimitiés de son prédécesseur. Il tint La Rochefoucauld à l'écart du gouvernement et lui refusa même le tabouret de duchesse qu'il avait demandé pour sa femme. Ulcéré, le jeune homme se tourna vers le parti des mécontents, dont Condé et Conti prenaient la tête ; il y fut retenu par Madame de Longueville, sœur de ces deux princes, pour laquelle il semble avoir conçu une violente passion, bien qu'il nous déclare assez perfidement ne s'être servi d'elle que « comme hausse-pied de sa fortune ». Quand Mazarin eût fait arrêter les princes (18 janvier 160), La Rochefoucauld s'enfuit dans ses terres de Poitou et rallia la Fronde bordelaise. «Par leur intérêt historique et psychologique, par leur style élégant et bien charpenté, ces mémoires se placent au premier rang du genre littéraire qu’elles représentent.» (Laffont-Bompiani). Précieux et savoureux exemplaire des « Mémoires de La Rochefoucauld» conservé dans sa reliure en veau ancien aux armes de François de La Rochefoucauld. Ce dernier possédait aussi les Maximes de La Rochefoucauld reliées à ses propres armes. François-Alexandre-Frédéric de la Rochefoucauld, duc de Liancourt, puis d’Estissac, puis de la Rochefoucauld, fils de Louis-François-Armand, grand maître de la garde-robe, et de Marie de la Rochefoucauld, né à la Roche-Guyon (Seine-et-Oise) le 11 janvier 1747, servit d’abord dans les carabiniers et se maria très jeune, le 10 septembre 1764, avec Félicité-Sophie de Lannion ; il obtint en janvier 1768 la survivance de la charge de grand maître de la garde-robe, mais, ayant déplu à Madame Du Barry, il quitta la cour pour se consacrer à l'agriculture ; il établit une ferme modèle dans sa terre de Liancourt et y fonda pour les enfants des militaires pauvres, une école d’arts et métiers qui prit une grande extension et qui fut l’origine de l’école de Châlons. Le duc de Liancourt fut promu colonel en 1770, puis brigadier de dragons le 5 décembre 1781, et reçut la charge de notaire royal pour le marquisat d’AIlium, autrement dit de Maigelay, le 23 novembre 1785. La noblesse du bailliage de Clermont-en-Beauvaisis l’envoya siéger aux États généraux en 1789 ; le duc de Liancourt s’y montra le défenseur à la fois de la royauté et des libertés publiques ; président de l’Assemblée nationale le 18 juillet 1789, lieutenant général au gouvernement de Normandie, il dut s’enfuir, après le 10 août 1792, en Angleterre où il fut accueilli par Arthur Young. Il prit le titre de duc de la Rochefoucauld après l’assassinat de Louis-Alexandre, son cousin (14 septembre 1792), visita l’Amérique du Nord et revint en France en 1799.
L'ouvrage a paru pour la première fois en 1768, suscitant une vive polémique. Berlin, 1772. Deux volumes in-12, I/ 12 pp.; 384 pp.; 15 ff. II/ 416 pp.; 16 ff. Plein veau havane marbré, dos à nerfs richement orné, armoiries frappées or en tête, étiquette de bibliothèque en queue, tranches marbrées. Reliure armoriée de l’époque. 163 x 95 mm.
L'ouvrage a paru pour la première fois en 1768, suscitant une vive polémique. Philosophe-hollandais, Cornélius de Pauw (1739-1799) suscita par ses diverses Recherches philosophiques des controverses importantes. Il soutient dans son ouvrage qui n'est autre qu'un essai d'ethnologie comparée, la thèse de la dégénérescence de toutes les espèces vivantes en Amérique, d'où la polémique avec Dom Pernetty qui croyait à l'existence de véritables géants. À propos de la thèse de Cornélius de Pauw, Carlos Quesada résume bien son ambiguïté et ses contradictions en écrivant que <>. Ayant en grande estime Pauw et son livre, Diderot et d'Alembert l'engagèrent à les seconder dans le Supplément de l'Encyclopédie qu'il enrichit de plusieurs articles. L'ouvrage est aussi fameux pour sa charge contre les écrivains voyageurs. De Pauw était d'avis (partagé avec d'autres scientifiques européens de l'époque) que les indigènes américains étaient inférieurs aux indigènes du nord et de l'ouest de l'Europe, et que cette infériorité était en partie due au climat et à la géographie américains. Quelques citations de ses œuvres : L'Américain [indigène], à proprement parler, n'est ni vertueux ni vicieux. Quel motif a-t-il à être? La timidité de son âme, la faiblesse de son intellect, la nécessité de pourvoir à sa subsistance, les pouvoirs de la superstition, les influences du climat, tout l'éloigne très loin de la possibilité de s'améliorer ; mais il ne s'en aperçoit pas ; son bonheur est de ne pas penser ; rester dans une parfaite inaction ; dormir beaucoup ; ne rien souhaiter, quand sa faim est apaisée ; et ne se préoccuper que des moyens de se procurer de la nourriture lorsque la faim le tourmente. Il ne construirait pas de cabane, ne se laisserait pas forcer par le froid et l'intempérie de l'atmosphère, et ne quitterait jamais cette cabane, ne l'expulserait pas nécessairement. Dans sa compréhension, il n'y a pas de gradation, il reste un enfant jusqu'à la dernière heure de sa vie. De nature paresseuse à l'extrême, il est vengeur par faiblesse et atroce dans sa vengeance... Les Européens qui passent en Amérique dégénèrent, ainsi que les animaux ; une preuve que le climat est défavorable à l'amélioration de l'homme ou de l'animal. Les Créoles, descendants d'Européens et nés en Amérique, quoique formés dans les universités de Mexico, de Lima et du Collège de Santa Fe, n'ont jamais produit un seul livre. Cette dégradation de l'humanité doit être imputée aux qualités viciées de l'air stagnant dans leurs immenses forêts, et corrompu par les vapeurs nocives des eaux stagnantes et des terrains incultes... Son travail a suscité une énorme controverse à son époque et a provoqué des réactions de la part des principaux citoyens américains. Une campagne « anti-dégénérescence » contre les affirmations de de Pauw et de ses collègues impliquait des notables tels que Thomas Jefferson et James Madison. Précieux exemplaire aux armes de La Rochefoucauld. « C'est une grande habilité que de savoir cacher son habileté ». (Maximes, 245). La famille Rochefoucauld était déjà l'une des plus anciennes et des plus illustres de la France, lorsque François VI, duc de la Rochefoucauld, publia au milieu du XVIIè siècle ses célèbres Maximes. Mais c'était à la suite de son mariage avec Jeanne-Charlotte du Plessis-Liancourt que la famille acquit les terres de Liancourt et de La Roche-Guyon, dans l'Angoumois. La bibliothèque a été marquée bien entendu par les goûts littéraires de François VI et de ses amis, dont les plus intimes furent successivement Madame de Chevreuse, duchesse de Longueville, et Madame de La Fayette. Ses successeurs ont augmenté la bibliothèque d'ouvrages sur l'exploration et les voyages, dont ils étaient évidemment fascinés malgré le fait qu'ils étaient obligés de rester près du roi dans les offices de grand veneur ou de grand-maître de la garde-robe. Les ouvrages sur l'histoire de France, la noblesse et ses ordres de chevalerie sont donc nombreux. La descendance masculine s'éteignit à la mort d'Alexandre en 1762. Le titre de La Rochefoucauld fut alors adopté par une branche collatérale, Jean‑Baptiste‑Louis‑Frédéric duc de La Rochefoucauld de Roye, lieutenant-général des galères et duc d'Anville, qui augmenta la bibliothèque de plusieurs ouvrages sur la philosophie et le commerce. Parmi ses intimes furent Lafayette et Benjamin Franklin, et c'était en collaboration avec ce dernier qu'il rédigea pour la première fois une traduction entière de la constitution des Etats-Unis. Dans les états-généraux il fut un des premiers membres de la noblesse qui se réunirent au tiers état. Le 27 juin 1789 il mit à l'ordre du jour la question de la liberté des noirs. En 1792 il fut néanmoins massacré à coups de pierres sous les yeux de sa mère et de sa femme. Son neveu François-Alexandre-Frédéric de LaRochefoucauld-Liancourt, avait déjà fui la France et séjournait en Angleterre chez l'agronome Arthur Young. Ce fut le début d'un exil qui dura sept ans, qu'il évoqua dans le récit de ses voyages en Amérique du nord, publié en français et en anglais en 1799. Il avait visité l'Angleterre pour la première fois en 1769 pour y étudier les améliorations industrielles et agricoles, ce qui l'amena à établir une ferme-modèle à Liancourt. Il fonda aussi une école d'arts et métiers, qui devint plus tard l'École des Enfants de la Patrie. Élu aux états-généraux de 1789, il défendit à la fois la royauté et les libertés publiques. Le 12 juillet, il rendit compte à Louis XVI de l'agitation qui régnait à Paris. « C'est donc une révolte ? » demanda le roi, « Non sire, répondit le duc, c’est une Révolution.» Le 18 juillet il fut investi de la présidence de l’Assemblée nationale, et essaya de persuader au roi de fuir en Normandie. Après son retour en France le duc encouragea les améliorations dans l’agriculture, la médecine (surtout pour ce qui concerne l’inoculation), les prisons et les hôpitaux.
Précieux exemplaire particulièrement grand de marges de cette édition originale recherchée. Cologne, Pierre Van Dyck, 1662.In-12 de (2) ff., 400 pp. Relié à l’époque sans le f. d’errata. Relié en maroquin citron de l’époque, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs finement orné, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.128 x 67 mm.
Précieuse édition originale de ces célèbres Mémoires sur l’une des périodes les plus fiévreuses et les plus confuses de l’histoire de France.Tchemerzine, IV, 25 ; Brunet, III, 848.Imprimée chez Foppers à Bruxelles, elle est précédée d’un « Avis » de l’éditeur qui s’excuse des fautes contenues dans cette « première édition », par la précipitation avec laquelle il a dû effectuer le tirage pour satisfaire l’empressement du public. Ces fautes seront corrigées dans les éditions suivantes. Le fleuron à la tête de buffle de la page 1 est placé tel qu’il doit être, alors qu’il est à l’envers dans la seconde édition ; par contre il n’y a pas de f. d’errata et les fautes n’ont pas été corrigées. Il s’agit donc bien d’un exemplaire du premier tirage, avec les fautes signalées dans l’errata, mais relié à l’époque sans ce f. d’errata.Les pages 387 à 400 contiennent les Lettres du Cardinal de Mazarin et de M. de la Chastre à M. de Brienne.Ces Mémoires si fameux couvrent la période 1624-1652 et mettent en scène les principaux protagonistes de la Fronde.Seuls les extraits provenant de copies clandestines furent imprimés du vivant de La Rochefoucauld qui craignait fortement le ressentiment des personnes dont il dévoilait les intrigues parfois sordides.Madame de Chevreuse à laquelle l’écrivain s’attacha à son arrivée à la cour prend une place de choix dans les Mémoires, c’est elle qui avait encouragé Buckingham à courtiser la reine Anne d’Autriche. La Rochefoucauld conte avec cœur cette aventure dont il connut le détail et c’est dans son texte qu’Alexandre Dumas puisa certains épisodes des Trois Mousquetaires et notamment celui des ferrets de diamants.Déçu de ne pas voir son dévouement pour la reine récompensé et haï par Mazarin, La Rochefoucauld allait se tourner ensuite vers Condé et Conti et concevoir une violente passion pour Madame de Longueville, sœur de ces 2 princes.« Par leur intérêt historique et psychologique, par leur style élégant et bien charpenté, ces ‘Mémoires’ se placent au premier rang du genre littéraire qu’ils représentent ». (Laffont-Bompiani).Précieux exemplaire particulièrement grand de marges de cette édition originale recherchée.Elle est si rare en maroquin de l’époque que ni Brunet, ni Deschamps, ni Tchemerzine, ni Rochebilière n’en citent d’exemplaires ainsi reliés.Provenance : de la bibliothèque de l’écrivain L. S. Auger avec ex libris.
Reference : LCS-A45
Edition originale fort rare. A Paris, de l’Imprimerie Royale, 1739. In-4 de (1) f., 150 pp. Plein maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, grandes armoiries du roi Louis XV au centre, dos à nerfs orné du chiffre royal couronné, de fleurs de lys et de soleils rayonnants, filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure royale en maroquin de l’époque. 252 x 190 mm.
Edition originale fort rare. Exemplaire du roi Louis XV, imprimé sur grand papier de Hollande, du célèbre Traité de Vienne de 1738. Le traité de Vienne de 1738 signé le 18 novembre 1738 entre l'Autriche et la France met fin entre ces deux pays à la Guerre de Succession de Pologne. Il comporte plusieurs dispositions dynastiques, qui modifient la carte politique de l'Europe et assurent un nouvel équilibre entre les deux puissances. Des préliminaires de paix sont signés à Vienne dès novembre 1735, trois ans avant le traité final, entre la France de Louis XV et l'empereur Charles VI, chef de la maison de Habsbourg, archiduc d'Autriche, roi de Hongrie et de Bohême. Ces articles préliminaires sont suivis d'une convention d'application, signée à Vienne le 28août1736, relative aux modalités de la cession de la Lorraine, acceptée par une déclaration de François III de Lorraine du 13 décembre 1736. En contrepartie, Louis XV reconnaît la Pragmatique Sanction, par laquelle, en 1713, Charles VI avait établi qu'en l'absence d'un fils, le patrimoine des Habsbourg reviendrait à sa fille aînée. En 1736, celle‑ci, l'archiduchesse Marie-Thérèse, épouse François III. L'Électeur de Saxe, devenu en 1733 roi de Pologne sous le nom d'Auguste III, est maintenu sur le trône de Pologne, son rival Stanislas Leszczyński, aussi élu en 1733, abandonnant toutes ses prétentions, tout en conservant le titre de roi de Pologne. En dédommagement, Stanislas reçoit les duchés de Lorraine et Bar à titre viager ; à sa mort, ils seront réunis au royaume de France (ce qui surviendra en 1766). François III abandonne ses droits sur les duchés de Lorraine et de Bar et se voit offrir en échange le grand-duché de Toscane. En tant qu'époux de Marie-Thérèse, il pourra accéder au trône impérial (accès cependant conditionné par une élection). François conserve quelques territoires mineurs en Rhénanie : les comtés de Falkenstein (près du Mont Tonnerre), de Sarrewerden, de Zutphen. Parmi ses titres lorrains désormais honorifiques, il conserve celui de marquis de Nomeny qui lui donne un rang princier et le droit de siéger aux Diètes d'Empire. Don Carlos, fils de Philippe V d'Espagne et d'Élisabeth Farnèse, renonce à la Toscane et reçoit en échange les royaumes de Naples et de Sicile que lui cède l'Empereur : don Carlos devient ainsi roi des Deux-Siciles et inaugure la dynastie des Bourbons de Naples. Le roi de Sardaigne obtient Novare et une partie du Duché de Milan. Enfin, Elisabeth de Bourbon, fille aînée de Louis XV, épouse Philippe Ier, duc de Parme, frère de don Carlos : c'est le rétablissement de l'alliance dynastique entre la France et l'Espagne. La convention de 1736 est appliquée dès que possible, avant même le traité final, puisque Stanislas Leszczynski prend possession des duchés de Bar et de Lorraine dès mars 1737. François III devient grand-duc de Toscane à la mort de Jean-Gaston de Médicis en juillet 1737. En ce qui concerne la succession au trône impérial, il faudra un nouveau conflit, la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), pour que François III puisse être élu empereur en 1745 sous le nom de François 1er. Précieux et bel exemplaire offert par le roi Louis XV. Louis-François-Armand de la Rochefoucauld de Roye, duc d'Estissac, puis de la Rochefoucauld, premier baron de Champagne, appelé d'abord le comte de Marthon, puis le comte de Roucy, fils de Charles, comte de Blanzac, gouverneur de Bapaume et lieutenant général des armées, et de Marie‑Henriette d'Aloigny de Rochefort, veuve du marquis de Brichanteau de Nangis. Il naquit le 22septembre 1695 ; gouverneur de Bapaume, à la mort de son père, en septembre 1732, brigadier d'infanterie le 20 février 1734, il fut créé duc sous le nom de duc d'Estissac par brevet du 24 octobre1737 et chevalier du Saint-Esprit le 2 février 1749 ; il reçut la charge de grand maître de la garde-robe en décembre 1757, devint chef de sa maison par la mort du dernier duc de la Rochefoucauld, son beau‑père, en 1762, et mourut à Paris le 28 mai 1783. Il avait épousé le 18 novembre 1737, à Paris, Marie de la Rochefoucauld, dite Mademoiselle de la Roche-Guyon, sa cousine.
Amsterdam, sans nom, D'après l'Edition du Louvre, 1781 ; in-18 ( 7,5 x 13 cm)2ff.-XX-120pp.-6ff. Demi-veau blond, dos à nerfs soulignés de filets dorés et à froid, pièce de titre rouge, tête dorée. (Reliure XIXe s.). Vignette gravée en taille douce sur le titre aux armes de La Rochefoucauld. Rousseurs sur les derniers feuillets. Agréable exemplaire.