Lito Album agrafé Grand in-8 à l'italienne (20*25), album agraffé, couverture illustrée en couleurs, sans date (années 50-60), 2 planches d'éléments à détacher afin de construire un décor de port en 3D en plaçant les éléments sur le dos de l'ouvrage (construction sans ciseau, sans colle) ; complet des éléments, rare ouvrage en très bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Reference : pf84
Abraxas-Libris
Patricia Pichot
7 et 11 rue du faubourg Bertault
35190 Bécherel
France
33 02 99 66 78 68
Les livres sont décrits d'une façon précise et claire. Pour toutes questions n'hésitez pas à nous envoyer un courrier. Les frais de port sont à la charge du client et varient en fonction du type d'envoi et du poids du livre. Les prix sont TTC, les librairies anciennes ne facturant pas de TVA. Abraxas-Libris accepte les paiements par chèque, virement bancaire et par carte bancaire. En cas de désaccord sur une transaction vous aurez trois jours après ouverture du courrier pour déposer une réclamation.
1833 Edo (Tokyo), Iseya Rihei (Kinjudo), circa 1833-1834. Un feuillet au format ôban horizontal (23,4 x 36,3 cm), épreuve sur papier Japon issue de la série « Huit vues de lieux célèbres » (Meisho hakkei). Signature : Toyokuni hitsu. Seconde édition. Papier uniformément bruni, petite marque brune au centre de l'estampe. Epreuve doublée sur une registre manuscrit japonais ancien. Cette estampe est une oeuvre de Toyokuni II, successeur éphémère du grand Toyokuni I. Elle représente une vue topographique précise (shinkei) de la baie d'Atami, avec l'île d'Ôshima se découpant à l'horizon. Une épreuve similaire est conservée au Museum of Fine Arts (MFA) de Boston.
Bon
[NANTES - PORT-SAY [ACTUELLEMENT Marsa Ben M'Hidi - Commune en Algérie ] Louis Jean-Baptiste SAY EXPLORATEUR NANTAIS
Reference : 28393
(1905)
NANTES PORT-SAY [ACTUELLEMENT Marsa Ben M'Hidi - Commune en Algérie ] 1905-1930 1- une LETTRE à "en-tête" imprimé en noir : "Algérie et Maroc Oriental - PORT-SAY DIRECTION" avec en dessous une gravure d'Ancre Marine, Port-Say, le 21 Avril 1907, format : 26,6 x 20,8 cm, lettre autographe manuscrite à l'encre noire de 2 pages, signée de Louis Jean-Baptiste SAY (EXPLORATEUR NANTAIS) adressée à Mr DURAND GASSELIN, Notaire Nantais, 2, Rue Voltaire, lettre concernant des sujets notariaux privés puis il donne des nouvelle fraiches de PORT-SAY depuis la prise de OUDJDA, l'importance militaire que prend PORT-SAY et les travaux routiers en cours... + 2- une LETTRE à "en-tête" imprimé en noir : "Algérie et Maroc Oriental - PORT-SAY DIRECTION" avec en dessous une gravure d'Ancre Marine, Port-Say, le 15 MAI 1907, format : 26,6 x 20,8 cm, lettre autographe manuscrite à l'encre noire d'une page, signée de Louis Jean-Baptiste SAY (EXPLORATEUR NANTAIS) adressée à Mr DURAND GASSELIN, Notaire Nantais, 2, Rue Voltaire, lettre concernant des sujets notariaux privés puis il donne des nouvelle fraiches de PORT-SAY, la route est arrivée, les Ponts et Chaussées sont campés à PORT-SAY... + 3- une LETTRE à "en-tête" imprimé en noir : MEMORANDUM - "Algérie et Maroc Oriental - PORT-SAY DIRECTION" avec en dessous une gravure d'Ancre Marine, Port-Say, le 13 Avril 1909, format : 21,2 x 13,6 cm, lettre autographe manuscrite à l'encre noire d'1 page, signée de Louis Jean-Baptiste SAY (EXPLORATEUR NANTAIS) adressée à Mr DURAND GASSELIN, Notaire Nantais, 2, Rue Voltaire, "enchanté d'être agréable au Docteur BUREAU (Gustave Édouard Bureau est né le 31 janvier 1868 à Nantes et mort le 22 février 1951. Il est le fils d'Émile . Il est docteur en médecine, professeur à l'École de médecine de Nantes, interne des Hôpitaux de Paris et médecin des Hôpitaux.), je me fais un vrai plaisir de lui louer les Jardins de la Rue Dobrée - prix de la location (20) 20 francs par Mois. Veuillez dire au Docteur que les 2 jardins (des N° 3 et 5) seront à sa disposition, Ces deux jardins communiquent et forment un grand jardin où peuvent courrir les enfants. Veuillez dire au Docteur qu'il pourra y envoyer tous les enfants qu'il voudra, tout ses petits malades pour qu'ils passent la journée au soleil..." + 4- Lettre du Docteur Gustave Édouard BUREAU , à "en-tête" imprimé en noir comportant l'adresse de son Cabinet : 5, rue voltaire à Nantes, lettre autographe Manuscrite à l'encre brune adressée à Maitre Durand-Gasselin Notaire à Nantes afin de le remercier de la demarche que celui-ci a entrepris auprès de Louis SAY pour lui louer les 2 jardins du 3 et 5 rue Dobrée pour que les enfants malades puisse y jouer. signature manuscrite : G. Bureau, 5- Lettre de 8 pages (écrite d'un seul côté), format : 21 x16 cm, écrite de PORT-SAY, le 20 Mai 1930, adressée à Maitre Durand-Gasselin à Nantes expliquant les difficultés politiques rencontrées par Louis SAY rendant la création de PORT-SAY comme un rêve innachevé, lettre autographe manuscrite à l'encre noire et signée de son fils adoptif, Daniel Bourmancé-Say + joint avec l'enveloppe originale marron clair avec l'adresse notée et le cachet de la poste de PORT-SAY ORAN du 22/5 1930 à 15h 20 (+ joint article illustré d'une carte de la région de PORT-SAY, illustrant un article sur "LA QUESTION DES PORTS DU MAROC SUR LA MEDITERRANEE" paru dans l'écho d'Oran du 9 mai 1930), 6- Lettre d'une page (écrite d'un seul côté), format : 21 x16 cm, écrite de PORT-SAY, le 25 Mai 1930, adressée à Maitre Durand-Gasselin à Nantes rappelant qu'il avait oublié d'envoyer la carte géographique de PORT-SAY dont il parlait dans sa lettre du 20 Mai 1930, voir carte jointe , lettre autographe manuscrite à l'encre noire et signée de son fils adoptif, Daniel Bourmancé-Say, 7- LETTRE à "en-tête", pré-imprimé et illustré en noir de "L'HÔTEL DU PALAIS D'ORSAY" PARIS, du 19 octobre 1908, lettre autographe Manuscrite signée à l'encre brune sur papier blanc, format : 20,8 x 13,2 cm, adressée à Maitre Durand-Gasselin Notaire à Nantes, afin de récuperer des fonds pour PORT-SAY, signé : LOUIS SAY, 8 - CARTE DE VISITE, pré-imprimée en noir : "LOUIS SAY - LIEUTENANT DE VAISSEAU DE RESERVE PORT-SAY par Marnia (Algérie)" et manuscrite de la main de Louis SAY à l'encre brune : "Tous mes Remerciements et mes bien cordiales salutations", format : 4,4 x 7,3 cm, 9- réponse manuscrite autographe à l'encre noire sur papier pelure , format : 20,8 x 13 cm, du Notaire Durand-Gasselin de Nantes aux lettres de Mai 1930 envoyée par Mr Daniel Bourmancé-Say de PORT-SAY ORAN, 10 - 9 PHOTOGRAPHIES ORIGINALES D'EPOQUE, format : 12 x 17 cm + une format : carte photo : 13,6 x 8,7 cm prises en 1907 par Louis SAY montrant differentes vues de PORT-SAY : 1- PORT-SAY - la Jetée - Les piles de cereales partant pour la france, 2- photo d'une carte géographique de la region de PORT-SAY, 3- Paysage de montagne de la region de PORT-SAY, 4- PORT-SAY - le "TRITON" en rade, débarquement de l'orge au Port, 5- PORT-SAY - le boulevard du_ front de mer , 6- Vue générale de la plage de Kiss à PORT-SAY, 7- PORT-SAY, les plages de la Moscarda, 8- PORT-SAY et sa montagne de marbre et le promontoire de Zéhiro, 9- Photo de la Casbah des marins Bocoyas à PORT-SAY,
Louis Jean-Baptiste Say (Nantes, 30 janvier 1852 - Port-Say, 3 octobre 1915) est un explorateur NANTAIS. Fils de Louis Octave Say (1820-1857), raffineur de sucre, et d'Octavie Étienne (remariée à Eugène Janvier de La Motte), ainsi que le petit-fils des raffineurs de sucre Louis Say (1774-1840) et Jean-Baptiste Étienne (1795-1866). Enseigne de vaisseau, il est membre en 1876 dans l'expédition de Victor Largeau El Oued-Ghadames. Il reprend en 1877 les routes du sud à partir de Ouargla et s'avance jusqu'à Timassinin en passant par Aïn Taya et El Biodh. Il explore en détail les Gassi, des couloirs naturels qui traversent le Grand Erg. En 1886, il mène une expéditions dans la région d'Oudjda et des Beni-Snassen. Fondateur de Port-Say en 1905 en Algérie, il y meurt en 1915.Marsa Ben M'Hidi (anciennement Port-Say pendant la colonisation française) est une commune algérienne de la wilaya de Tlemcen. PORT SAY, UN REVE INACHEVE : Avant tout propos, il faut souligner le caractère essentiellement privé de lentreprise mise en place par Louis Say et qui en fait, sans aucun doute, un cas unique dans les annales de la colonisation algérienne. Même sil était un propagandiste de lexpansion coloniale, il nen était pas moins un grand défenseur de lAlgérie. Lidée de construire un port à cet endroit remonte à 1764 lorsque le Bailli de Suffren, vice-amiral, voulut établir une liaison maritime avec les Iles Zaffarines. Mais cest finalement Say qui, sans autorisation aucune, entreprit la construction de son port en 1904. Grace à sa fortune de part sa mère, Il prit donc les mesures nécessaires pour acquérir toutes les terres et la plage du Kiss. A Nemours, il acheta par-devers notaires tout lespace compris entre les derniers contreforts du Cap Milona, de Chaïb Rasso et de la rivière Kiss. Le domaine acquis renferme les plages du Chelih ou Moscarda, le promontoire dEl Kelaa, les collines dargile et toute la plaine qui va jusquà lOued Kiss. Sa propriété est bornée par la mer et par les derniers chaînons de Chaïb Rasso. Commencés en 1904, les travaux de la jetée Ouest qui ne furent jamais achevés, se poursuivirent jusquen 1911 sans lapprobation des pouvoirs publics . Devant les visées qui risquaient de compromettre sérieusement lavenir de leur port, les Nemouriens firent appel à leurs représentants au Parlement et au Sénat et, grâce à cet appui, un courant politique et administratif ne devait pas tarder à se manifester en faveur de Nemours. De là, les tracasseries administratives et les diverses embûches dont eût à souffrir Louis Say. Mais Say resta attaché jusquà son dernier souffle à la grande idée de sa vie : construire un port tant pour le commerce que pour la marine. ..... Beaux DOCUMENTS D'EPOQUE .................... RARETÉ ..... en trés bon état (very good condition), en trés bon état
47 tirés-à-part, éditeurs divers, 1960-2000. Rappel du titre complet : Lot de 47 tirés-à-part d'articles du professeur Jean Mesnard : La couleur du passé dans la Princesse de Clèves - L'Original des Pensées de Pascal avant et après Victor Cousin - Racine et Port-Royal : Autour d'un épisode inconnu - Allocution du Président au Le Congrès de l'Association Internationale des Etudes Françaises - Trois familles Girard dans la vie intellectuelle du XVIIe siècle - La fondation de l'Ecole Normale Supérieure - Saint François de Sales et la Vérité - Colomby et la diffusion de la doctrine Malherbienne - Conclusion. Les Mémoires comme genre - La théorie des figuratifs dans les "Pensées" de Pascal - Les Conversions de Pascal - Le Talent de Madame de Scudéry - Le Classicisme français et l'Expression de la sensibilité - Entre Pascal et Descartes : Jacques Habert de Saint-Léonard - Ouverture du Colloque La Découverte de la France au XVIIe siècle - De la Diversion au Divertissement - La Fontaine et les Gascons - Le Chapelet secret du Saint Sacrement - Sur un manuscrit inconnu des poésies chrétiennes de Godeau - Pourquoi les Pensées de Pascal se présentent-elles sous forme de fragments ? - Allocution de clôture du colloque sur La Pensée religieuse dans la littérature et la civilisation du XVIIe siècle en France - Préface de l'ouvrage "Culture et pouvoir dans les Etats de Savoie du XVIIe siècle à la Révolution - Un Evêque de Bazas solitaire de Port-Royal : Henri Litolfi-Maroni - Bremond et Port-Royal - Conclusion de "Présence de la guerre au XVIIe siècle" - Voltaire et Pascal - La culture d'un chanoine de Limoges au début du XVIIe siècle : Jean Decordes - Les origines grecques de la notion d'amour-propre - Jansénisme et littérature - L'automne de la Renaissance 1580-1630 - La rencontre de La Rochefoucauld avec Port-Royal - Pascal et la contestation - Deux poésies à restituer à Corneille - Desargues et Pascal - Pascal à l'Académie Le Pailleur - Edition critique de la lettre de Leibniz à Périer du 30 août 1676 - Baroque, science et religion chez Pascal - La crise de la conscience européenne : un demi-siècle après Paul Hazard - Un autographe de Pascal découvert aux Archives départementales du Puy-de-Dôme - Pascal et Bernard de Clairvaux - Aux origines de l'édition des "Pensées" : les deux copies - Pierre Nicole, ou le Janséniste malgré lui - Pour une édition critique des Lettres de la Mère Angélique - La construction de Port-Royal de Paris - Familles amies de Port-Royal : Les Lombert - Fidèles de Port-Royal en France et en Hollande du XVIIe au XIXe siècle - Editer des Oeuvres complètes. Le cas Pascal -
Remarquable ensemble réunissant 47 tirés-à-part d'articles du Professeur Jean Mesnard. Ils proposent une passionnante plongée dans l'univers littéraire et historique du XVIIe siècle en général, de Pascal et de Port-Royal en particulier. De la bibliothèque de Jean Mesnard (1921-2016), l'éminent spécialiste de Pascal et de la littérature du XVIIe siècle, normalien, agrégé de lettres, professeur à la Sorbonne et doyen de l'Académie des Sciences Morales et Politiques.
LIBRAIRIE PLON. DECEMBRE 1954. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 200 pages.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : MONTHERLANT : Préface de Port-Royal.JULIEN GREEN : Port-Royal, tragédie des victimes. GABRIEL MARCEL : Premier jugement sur Port-Royal. MARCEL JOUHANDEAU : Port-Royal, climat de Montherlant.RENÉ CHABBERT : Visite à Port-Royal de Paris.LOUIS COGNET : Angélique de Saint Jean Arnauld. ANGÉLIQUE DE SAINT JEAN : Relation de captivité. JEAN GAUTIER : La doctrine janséniste.ALBERT-MA RIE SCHMIDT : Autour de Port-Royal : opinions et poésies.MAURICE ALLEM : Sainte-Beuve et Port-Royal.ERIC KÜHNELT LEDDIHN : Les foyers jansénistes contemporains en Hollande.J. DEDIEU : Pascal et ses amis de Port-Royal.JEAN LAPORTE : Portrait de Pascal.JACQUES CHEVALIER : Le Mémorial de Pascal.MARIA LEHARDOUIN : Recherche d'une éternité quelconque. FRANZ HELLENS : Lettre à Jacques Sternberg.ROMAIN ROLLAND : Pages inédites du Journal de guerre. ROBERT AMADOU : L'Atlantide retrouvée ?HUBERT JUIN : Sur un livre de Paul Mus.L'AGENDA DE LA TABLE RONDE Chroniques par :EMMANUEL BERL-JEAN GUITTON-ANDRÉ THÉRIVE Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
La plus belle et la plus prestigieuse édition du «Nouveau Testament» de Port Royal dont plusieurs exemplaires privilégiés furent alors reliés en maroquin armorié et offerts aux principaux personnages de la cour du roi Louis XIV. Mons, Gaspard Migeot, 1677. 2 ouvrages en 1 volume in-4 de 1 frontispice, (20) ff., 503 pp., (1) f.bl., (2) ff., 408 pp., (3) ff. de table, (1) f.bl. Exemplaire réglé. Maroquin rouge saumoné, en angle et au centre sur les plats et au dos emblème de la Toison d’or, dos à nerfs, coupes décorées, roulette dorée intérieure, tranches dorées sur marbrure. Reliure de l’époque. 257 x 180 mm.
La plus belle et la plus prestigieuse édition du «Nouveau Testament» de Port Royal dont plusieurs exemplaires privilégiés furent alors reliés en maroquin armorié et offerts aux principaux personnages de la cour du roi Louis XIV. (Réf: Exemplaire de la marquise de Montespan, n°54 du catalogue Librairie Sourget n°31). Cette traduction célèbre, donné par les jansénistes, donna lieu à une polémique qui fut des plus vives; le père Maimbourg et l’archevêque de Paris, Arnaud, Nicole et de nombreux anonymes attaquèrent et défendirent cette œuvre considérable; la première lettre du P.Maimbourg (Lettre d’un docteur en théologie sur la traduction du N. T. imprimée à Mons, s. l. n. d. (1667, in-4) est d’un vif intérêt; elle nous apprend que, pour ménager à cette traduction une entrée favorable dans le monde, on en distribua aux personnages de qualité un grand nombre d’exemplaire bien reliés: «Le volume est commode et facile à porter, dit-il, le meilleur papier n’y a pas esté épargné, l’impression en est si correcte et les caractères si beaux qu’ils font envie de le lire.» (Brunet, V, 744). Connue sous le nom de Nouveau Testament de Mons, cette traduction était particulièrement prisée des jansénistes. Jusqu'au début du règne de Louis XIV (1661), la traduction de la Bible en français n'a pas connu de grande nouveauté. Des catholiques comme François Véron ou Michel de Marolles proposent des traductions du Nouveau Testament réalisées à partir du texte grec d'Érasme, car tous deux insistent sur la nécessité de lire la Bible en langue « vulgaire » et non pas dans les langues savantes. Leur démarche novatrice suscite de fortes réactions de la part de l'autorité ecclésiastique, ce qui limite la portée de leurs travaux. Les protestants, quant à eux, continuent à utiliser la Bible de Genève dans sa version de 1588. Autour de l'abbaye de Port-Royal se cristallise un profond intérêt pour la Bible de la part de catholiques réformistes, fortement marqués par la pensée d'Augustin. Le rôle primordial de la Bible se manifeste autant dans la spiritualité de ces hommes et de ces femmes que dans leur volonté d'apporter à tous les humains cette Écriture « qui n'a que Jésus-Christ pour objet » (Blaise Pascal). Dans le cercle de Port Royal, on pratique non seulement le latin, mais aussi le grec et les langues orientales. La lecture des Pères de l'Église n'exclut pas celle des commentaires contemporains, y compris les travaux entrepris dans les milieux calvinistes. En 1653, Antoine le Maître, un des Solitaires de Port Royal, achève de traduire à partir de la Vulgate les quatre évangiles et l'Apocalypse. Un petit cercle d'érudits parmi lesquels Blaise Pascal et le frère d'Antoine le Maître, Isaac Lemaître de Sacy, se met au travail en 1657 pour reprendre cette traduction et la confronter au texte grec et pour la compléter. Après la mort de son frère Antoine en 1658, Sacy coordonne le travail de l'équipe, il rédige et corrige la traduction. Mais en raison des menaces qui pèsent sur Port-Royal, le manuscrit reste au placard. Prenant conscience que des copies commencent à circuler sans contrôle, Sacy décide de publier l'ouvrage. La chancellerie royale refuse d'accorder le privilège permettant l'édition, il faut donc se tourner une fois de plus vers l'étranger pour que te texte soit publié. L'ouvrage parait en 1667, sous le titre Nouveau Testament de nostre Seigneur Jésus-Christ, Traduit en François Selon l'édition Vulgate, sans nom d'auteur, et avec un éditeur fictif : Gaspard Migeot à Mons. Ce Nouveau Testament dit « de Mons » connaît un succès exceptionnel pour l'époque : près de cinq mille exemplaires sont vendus en six mois. En 1668, il est encore réimprimé quatre fois. Dans sa préface de la première édition, Sacy argumente ainsi la nécessité pour les chrétiens d'être nourris par les Écritures saintes : « Nous sommes les enfants et les disciples de Jésus-Christ. Si nous aimons donc véritablement ces deux admirables qualités et que nous les regardons comme faisant toute notre dignité et notre gloire, combien ce Livre sacré nous doit-il être précieux, puisqu'il est tout ensemble le recueil des divins enseignements de notre Maître et le Testament qui nous assure l'héritage de Notre Père.» Pour contrer l'autorité du Nouveau Testament de Mons, plusieurs évêques en interdisent la lecture dans leur diocèse, et même le pape Clément IX menace d'excommunication celui qui en ferait usage. Malgré tout, Sacy s'attaque à la traduction de l'Ancien Testament avec le même désir de produire un texte facilitant l'accès aux Écritures sans rien céder à la rigueur de la traduction. Incarcéré en 1666, en raison de ses liens avec le mouvement janséniste et l'abbaye de Port-Royal, il poursuit son travail même pendant les deux ans qu'il passe à la Bastille. Sa Bible est publiée en livres séparés entre 1672 et 1693. Beaucoup apprécient cette exceptionnelle traduction des Écritures qui ne se fige pas dans le littéralisme, mais ne tombe pas pour autant dans le travers d'une littérature précieuse. A cause de cet équilibre intelligent, la Bible de Sacy s'inscrit parmi les chefs-d’œuvre littéraires classiques. Précieux et magnifique exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux emblèmes du baron de Longepierre (1659-1721), l’un des bibliophiles les plus raffinés du grand siècle. Hilaire Bernard de Requeleyne, baron de Longepierre, naît à Dijon le mercredi 18 octobre 1659 d'une famille de la grande noblesse bourguignonne. Son éducation dorée lui vaut de maîtriser très jeune le grec et d'autres langues et de se forger une grande érudition. Grand admirateur de Sophocle et d'Euripide, il se fait connaître sous le nom de comte de Longepierre ou Hilaire de Longepierre par ses traductions en vers français des poètes grecs et la publication des Odes d'Anacréon et de Sapho en 1684, les Idylles de Bion et de Moschus en 1686, un parallèle de Corneille et de Racine et un discours sur les anciens en 1687, marquant clairement sa position dans la bataille opposant les anciens et les modernes. Le parallèle de Longepierre ne se contente pas de donner la préférence à Racine au nom de la régularité du style et de la sensibilité, il permet de comprendre combien, à la fin de ce XVIIe siècle, le vieux Corneille était encore, pour les jeunes auteurs, un modèle certes, mais surtout un rival encombrant. Éternelle rivalité du maître et de l'élève! Si les écrits de Longepierre ne remportent pas un grand succès auprès de ses contemporains, il se distingue cependant par sa défense courageuse de la poétesse grecque Sapho, née six siècles avant Jésus-Christ, féministe, amoureuse et lesbienne, une femme qui « aima de toutes les manières dont on peut aimer ; allant même fort au-delà des bornes que la modestie et la pudeur prescrivent naturellement à son sexe.» Elle mourra d'amour pour le bel et volage Phaon en se précipitant dans la mer du haut d'un promontoire de Leucade en Arcanie. Il écrit plusieurs tragédies, dont Médée et Électre, dans la veine des poètes grecs, qu'il imite sans pour autant les égaler. Sa Médée est représentée pour la première fois le 13 février 1694 au théâtre de la rue des Fossés- Saint-Germain par la troupe de la Comédie française. Jean Viardot insiste longuement sur Longepierre dont « les reliures sont d’un raffinement inouï» et dont les exigences « n'en reviennent pas moins toutes à des raffinements concernant [...] la nature et la nuance du matériau de couvrure (veau fauve, marbré, etc., maroquin rouge, bleu, citron...), la facture et le décor de la reliure... ». Provenance : Longepierre (1659-1721) ; Charles Van Der Elat avec son ex-libris (Cat. 1985, n° 142, « Très bel exemplaire.»). Roger Portalis, Bernard de Requeleyne baron de Longepierre, 1905, pp. 1, 20 et 21 ; Chambers, II, 1439; E. Hublard, Le Nouveau Testament de Mons. Histoire d'un livre. Mons, 1914 ; Viardot J., Histoire des bibliothèques françaises, 1988, tome 2, p. 282.