Hachette Albums historiques Cartonné avec jaquette 1938 Album in-4, bien complet de sa rare jaquette illustrée, 31 pp., illustré en couleurs dans le texte et double page centrale, premier tirage des illustrations ; petites déchirures à la jaquette, et deux manques au 4° plat (de la jaquette), quelques rousseurs marginales, bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
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S.l.n.d., , (1725 circa). Manuscrit in-4 (18 x 24,5 cm) de (2)-290-(8) ff. à 17 lignes par page, portrait gravé de Claude Le Pelletier. In-4, maroquin noir, dos orné à nerfs, roulette et large dentelle d’encadrement à petits fers sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).
Manuscrit inédit composé à la gloire de Claude Le Peletier (1631-1711), l'un des grands serviteurs de Louis XIV, prévôt des marchands de Paris (1668-1676), contrôleur général des finances (1683-1689), successeur de Colbert, et témoignage précieux de l'empreinte spirituelle et intellectuelle qu'il laissa à sa famille et aux milieux parlementaires jansénisants du premier XVIIIe siècle.Le titre Comes Senectutis « compagnon de la vieillesse », est un écho délibéré aux recueils que Le Peletier lui-même avait composés et fait imprimer dans les dernières décennies de sa vie : le Comes theologus de Pierre Pithou, qu'il fit imprimer dès 1684, lui inspira ses propres compilations, un Comes rusticus (1692), extrait des auteurs sacrés et profanes sur les avantages de la vie champêtre, puis le Comes senectutis (1709), recueil de méditations sur la vieillesse publié lors de sa retraite (Mathieu Stoll, Servir le Roi-Soleil. Claude Le Peletier, PUR, 2011, ch. XII). Le présent manuscrit, composé quatorze ans après la mort du ministre, n'est pas une traduction de ce Comes senectutis imprimé, mais comme le nota le bibliophile Boulard qui posséda ce manuscrit « un traité nouveau composé dans le même goût, par quelqu'un de la famille de ce magistrat » (Bibliothèque de feu Mr. A. M. H. Boulard, 1828, t. IV, n° 87).Ce trait est révélateur. Au contraire de l'impétueux Louvois, Le Peletier s'était toujours efforcé de « bien vivre, c'est-à-dire de vivre pour apprendre à mourir » : ses sympathies jansénistes, son intérêt pour l'étude et l'érudition l'avaient ancré dans les milieux parlementaires, et ces traits de caractère avaient profondément marqué sa famille, au point d'influer directement au XVIIIe siècle sur le destin de ses deux branches principales, les Rosanbo et les Saint-Fargeau. Il avait orné son intérieur d'inscriptions latines et françaises sur les portes, les cheminées, jusque sur les troncs des arbres de son jardin, goût des extraits et des sentences qui place Le Peletier dans la tradition humaniste des recueils de lieux communs composés par les magistrats depuis le XVIe siècle (ibid.). La datation circa 1725 correspond au contexte de la querelle de la bulle Unigenitus (1713), qui divisait profondément les milieux parlementaires et jansénisants auxquels appartenait la famille Le Peletier. Relié à la suite :NOAILLES (Louis-Antoine de). Mandement de Son Eminence monseigneur le cardinal de Noailles, archevesque de Paris, a l'occasion du miracle operé dans la paroisse de Sainte Marguerite, le 31. may, jour du Saint Sacrement. Paris, Delespine, 1725. In-4 de 22 pp.Provenance : Antoine Marie Henri Boulard (1754-1825), notaire, député au Corps législatif (Bibliothèque de feu Mr. A. M. H. Boulard. (1828), Tome IV, n°87 : « Cet ouvrage n’est point la traduction du Comes Senectutis de Cl. Le Peletier, mais un traité nouveau composé dans le même goût, par quelqu’un de la famille de ce magistrat »).Bourgeois André, VI, 5084, 5089 : Deux mémoires historiques de Claude Le Pelletier [Vie de M. le chancelier Le Tellier ; Mémoire de mes véritables et derniers sentimens sur les afaires de l'Église et de l'État]. Publiés avec une introduction et des notes. Thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris, par Louis André (Paris, Alcan, 1906).Olivier Andurand. Chapitre IV. « Dieu a parlé contre cette Bulle » : les miracles dans la querelle de l’Unigenitus In : La Grande Affaire : Les évêques de France face à l’Unigenitus. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017 ; Charles Frostin. Les Pontchartrain, ministres de Louis XIV : Alliances et réseau d'influence sous l'Ancien Régime. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2006. Chapitre II. La mise en place d’un réseau de parentèle p. 112 ; Mathieu Stoll. Chapitre XII. L’esprit Le Peletier In : Servir le Roi Soleil : Claude Le Peletier (1631-1711), ministre de Louis XIV. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011.
Paris, Chez les Associés choisis par ordre de Sa Majesté, 1755. 2 volumes in-4, (20)-530-(2)-CCLII-(12)-LXXXIV-(84) et (10)-1000 p., reliures veau moucheté d'époque, dos ornés (coiffes et mors abîmés, dos frottés).
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Sur l'imprimé à Paris et à Rouen, Chez Jean Viret et Jacques Besongne, 1660. Petit in-4 de 20 pp., cartonnage, pièce de titre sur le premier plat.
Relation de l'entrée solennelle dans Paris le 26 août 1660 de Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche, mariés à Saint-Jean-de-Luz deux mois plus tôt . Absent de Ruggieri.« Louis XIV fait son entrée à Paris le jeudi 26 août 1660 ; c'est une occasion pour présenter au pays la reine Marie-Thérèse qu'il vient d'épouser et que les Français ne connaissent pas. Mazarin a voulu que cette entrée revête un éclat particulier ; le contexte politique s'y prête ». L'entrée solennelle donna lieu à de nombreuses publications, livres de fête, programmes de la cérémonie, témoignages de contemporains, relations officielles, éditions luxueuses commémoratives, livrets burlesques ou plaquettes satiriques. l'INHA en recense une soixantaine. La présente relation, publiée simultanément à Paris et à Rouen, appartient à la catégorie des imprimés de diffusion rapide. Le texte décrit en détail les décors éphémères dressés le long du parcours : « Le Fauxbourgh S. Antoine, la Fausse Porte du Cimetiere S. Jean, le Pont Nostre-Dame, la Marché neuf, & la Place Dauphiné, ayans esté choisis pour y faire briller la magnificence, il fut dressé, au bout dudit Fauxbourgh, une maniere de Trône, soutenu de quatre Colomnes, dont le Dome, composé d'ordre Corinte, estoit appüié de quatre autres pilliers [...] un magnifique Dais, pour en faire un lieu tout Royal, comme celui où leurs Majestez devoyent recevoir les hommages de leurs Sujets ».INHA, Entrée à Paris de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche, 26 août 1660.
2009, Gourcuff Gradenigo. In-8 a l'italienne, broché, 157pp. Nombreuses illustrations en couleurs et n&b.
Excellent exemplaire comme neuf.
A Paris, chez Pere Peters, à l'Enseigne de Louis le Grand, [1691]. In-4 (243 x 160 mm) de 1 titre gravé, 24 vignettes en noir (14,5 x 10,5 cm) et 1 sonnet gravé, demi-maroquin vert à coins, dos orné à nerfs, tranches dorées (reliure du XIXe siècle).
Suite complète des 24 portraits, l'adresse parisienne chez Pere Peters, à l'Enseigne de Louis le Grand, est fictive ; l'ouvrage fut imprimé à Amsterdam, dans le milieu des réfugiés protestants français. La date a été caviardée dans de nombreux exemplaires afin de permettre l'actualisation de l'édition.L'ouvrage passe pour l'une des premières séries de caricatures politiques de la fin du XVIIe siècle, « le Diamant de la librairie pittoresque des temps passés » (Léon Gozlan). Chaque portrait en manière noire est accompagné d'un quatrain satirique et représente les personnages associés à la révocation de l'édit de Nantes sous des traits grotesques ou travestis : Louis XIV (représenté en soleil), Guillaume de Furstenberg, Louvois, Bossuet, Beaumier, Pelisson, l'évêque de Saintes, l'archevêque de Paris, Maimbourg, Peters, La Reynie, Demevin, La Rapine, l'archevêque de Reims, Du Viger, Le Camus, Mme de Maintenon, le commissaire de La Mare, Le Tellier, Boufflers, Marillac, Baville, le Père La Chaise et le roi Jacques II d'Angleterre.« Lorsque vint la révocation de l'édit de Nantes, des Protestants prêtèrent à cette guerre par l'image l'appui de leurs idées et de leur haine légitime […] Les Protestants se vengèrent ainsi des supplices qu'on leur avait fait endurer en publiant le recueil Héros de la Ligue, suite de portraits-charge, travestis d'une façon plus ou moins spirituelle, de tous les évêques, ministres et autres personnages politiques ayant pris part à la révocation » (Grand-Carteret).Les portraits sont attribués à Cornelis Dusart (1660-1704) et Bernard Picart (1673-1733), et gravés en manière noire par Jacob Gole (1660-1737), selon Hollstein (VI, 63-88). L'ouvrage est à rapprocher du Renversement de la morale chrétienne par les désordres du Monachisme, autre recueil de caricatures gravé par Jacob Gole.Bel exemplaire.Grand-Carteret, Les Moeurs et la caricature en France, p. 15 ; Hollstein, Dutch and Flemish Etchings, Engravings and Woodcuts 1450-1700, VI, 63-88 ; Dutuit, IV, 145-147.