Denoël Broché 1954 Grand in-8 broché, 455 pp., somme des carnets d'Henry James, dans une présentation due à F.O. Matthiessen et Kenneth B. Murdoch, traduit par Louise Servicen, la reproduction d'une page d'un carnet sur papier glacé en frontispice, non coupé ; papier bruni ou brunissant, bel état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
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Un des 19 sur hollande, ill. par Georges Rouault Paris, N.R.F., (22 juin) 1931. 1 vol. (190 x 280 mm) de 59 p., [1] et 3 f. Demi-maroquin gris bleu, titre en long, tête dorée, papier à décor sur les plats, couvertures conservées (reliure signée Goy et Vilaine - titrage C. Ribal). Édition originale. Illustrée de 6 gravures : une lithographie signée à pleine page, tirée par Desjobert, et 5 gravures en taille-douce tirées par Paul Hassen. Un des 19 exemplaires sur vélin de hollande (n° XXIV).
Gilbert est le héros de L'Ordre, publié deux ans plus tôt et couronné cette année-là par le prix Goncourt. Le personnage créé par l'auteur l'a poursuivi : Gilbert, cet adolescent anxieux face à une société qu'il hait et entend combattre, Arland souhaite continuer de le faire parler : se seront d'abord ces Carnets, qu'il demande à Georges Rouault d'illustrer ; suivront, après une nouvelle édition augmentée en 1944, d'autres carnets (en 1960 et en 1965) qui forment, écrit Jean Duvignaud, un « dialogue saisissant entre le romancier et son héros (…). Les Carnets de Gilbert [furent] une sorte de collaboration. De là, à peine un livre, une cinquantaine de pages - mais qui me devinrent précieuses par la grâce d'un nouveau collaborateur. Pourtant, ces planches que composa Rouault, si je les trouvais admirables, je me suis d'abord étonné du sens qu'elles imposaient à mes notes. Je ne m'en étonne plus maintenant que trente ans ont passé. Tandis que j'écrivais en marge d'un roman, Rouault semble avoir prévu une histoire beaucoup plus longue, et sans fiction » (in M. Arland, La nuit et les sources, Paris, Gallimard, 1968, p. 170). Très bel exemplaire, en parfait tirage des eaux-fortes de Rouault, dans un délicate reliure de Patrice Goy titrée par Claude Ribal. Isabelle Rouault et François Chapon, 359 ; Carteret IV, 48 ; Monod 470 ; Skira 314 ; Rauch 151 ; The Artist & the Book, p.181. «Despite frequent descriptions of these color plates as reproductions, they are original etchings, as recorded in the colophon. The single black lithograph and the etching on the title-page demonstrate Rouault's mastery of black as a positive color value.»
Hachette, 1961, fort in/4, 574 pages, reliure éditeur pleine toile grise, plat illustré, étui illustré de l'éditeur. Les carnets du major Thompson illustrées par Lorjou - Vacances à tous prix illustrées par Yves Brayer - Un certain monsieur Blot illustrées par Bernard Buffet.
Exemplaire de tête sur Hollande. Remarquable diptyque en box par Renaud Vernier. Paris, Gallimard, (11 et 16 mars) 1983. 2 vol. (145 x 235 mm) de 600 p. et [6] f. ; (140 x 215) de 432 p. et [4] f. Bradel plein box d'un semis de petits point obtenus par épidermure, pièces de titre mosaïquées sur le dos, têtes dorées sur témoin, couvertures et dos conservés, étui (reliure signée de Renaud Vernier, 1984). Édition originale. Un des 38 et 57 premiers exemplaires sur Hollande van Gelder (n° 27 et 46).
En 1943, dans la conclusion de L'Être et le Néant, Sartre annonçait qu'il consacrerait un prochain ouvrage au problème moral : cet ouvrage ne verra jamais le jour et n'en resteront que des notes, élaborées en 1947 et 1948. Elles seront rassemblées, mises en forme et publiées en 1983 par Arlette Elkaïm-Sartre, sous le titre de Cahiers pour une morale. Les Carnets de la drôle de guerre, qui paraissent conjointement, viennent compléter ces textes, notamment ceux qui décrivent « l'ensemble d'actes par lesquels l'homme décide pour soi et pour autrui dans et par l'Histoire de l'essence de l'homme ». Remarquable diptyque en box par Renaud Vernier, lequel a créé un décor aux petits points par une épidermure du cuir dont il a le secret ; les pièces de titre, mosaïquées, sont cerclées de filets gainés en box de couleurs. De la bibliothèque du Docteur genevois Christos Karagevrekis, par ailleurs commanditaire de cette reliure.
France-Empire, 1977, fort gr. in-8°, 611 pp, broché, couv. à rabats, bon état
Les Carnets secrets d'Aristide Corre (Dagore pour la Cagoule). — La Cagoule ! Mystérieuse cagoule. Si mystérleuse qu’aujourd’hui encore, devant l’absence d’archives, de documents officiels (Ia plupart des dossiers de police et d’instruction ont été pillés ou simplement épurés pendant Ia Seconde Guerre mondiale par d’anciens Cagoulards) et surtout devant le truquage des pièces fournies aux divers interrogatoires d’avant-procès, devant les faux témoignages, les repentirs, les aveux extorqués et repris, les alibis fabriqués, les dénonciations, les soutiens politiques et militaires, journalistes, écrivains, historiens, en sont à s’interroger sur Ia réalité de ses actions de commando ou de plastiquage, l‘organisation interne du mouvement, son financement, son armement, ses relations avec les facismes italien, espagnol, allemand... La Cagoule – organisation secrète d’action révolutionnaire – fondée en 1936 par des membres dissidents de l’Action française, deçus et irrités par « le manque de combativité » du vieux mouvement royaliste et nationaliste, devant Ia « montée et les dangers » du Front Populaire et du communisme, avait son chroniqueur quotidien et, jusqu’à Ia pubIication de ce livre, chacun l’ignorait. Les Carnets d’Aristide Corre (Dagore pour Ia Cagoule) contiennent Ia plupart des secrets de I’organisation terroriste. Comment imaginer que celul, sans qui sans doute, le fondateur Eugène Deloncle, n’aurait rien entrepris, alt pu commettre l’imprudence de confier chaque jour à des cahiers : notations, réflexions, commentaires, informations concernant les crimes et les objectifs de la Cagoule. Assurément, nul homme n’aurait été plus mal choisi pour occuper le poste de chef du Deuxième Bureau, chargé du renseignement et de Ia mise en place des actions de l’organisation. Ce besoin d’écrire – noir sur blanc – qul est refusé à tout agent secret, Dagore allait se montrer incapable de le réprimer et, lorsque le policier Jobard perquisitionnera chez lui, les carnets reliés – racontant tout ou presque tout – seront là, bien rangés à quelques centimètres du bout de son nez, sur les rayons de la bibliothèque. II est vrai que Ia police a des excuses de ne pas avoir poussé plus loin ses investigations, elle venait de trouver chez Dagore une grande liste d'« abonnés » de I’O.S.A.R., ce qui permit, indicateurs infiltrés aidant, de mettre pratiquement fin à l’organisation. C’est par hasard que Christian Bernadac a retrouvé les précieux carnets secrets d’Aristide Corre et a décidé de les publier et de les présenter en les commentant. La vie d’Aristide Corre, telle qu’iI Ia raconte sans rien cacher ni de son action, ni de ses amours, est un document humain qul révèle un personnage hors série... — "En poursuivant des recherches sur les camps de concentration, le journaliste Christian Bernadac fut amené à rencontrer, en 1969, le père Joseph Fily, déporté à Dachau et ancien Cagoulard. Ce dernier lui communiqua les carnets d'Aristide Corre, qu'il avait en dépôt depuis 1942. Aristide Corre, dit Dagore, fut le chef du 2e Bureau de la Cagoule. Ami d'enfance d'Eugène Deloncle, il le suivit à l'Action Française, puis dans la constitution de l'organisation clandestine qui devait renverser le régime honni par l'extrême-droite. Recherché par la police française, Dagore se réfugia à Saint-Sébastien en octobre 1937 et il vécut en exil en Espagne jusqu'à la défaite de 1940. Engagé dans la Résistance, contrairement à ses amis Deloncle, Filliol et Darnand, il fut fusillé à la prison du Cherche-Midi le 31 mars 1942, sous la fausse identité de Claude Meunier, ce qui explique qu'à la Libération la police le recherchait toujours. Bernadac vient de publier ces carnets sous la forme de larges extraits annotés qui, au-delà des renseignements fournis sur l'Organisation Secrète d'Action Révolutionnaire, apportent une meilleure compréhension de la psychologie des principaux Cagoulards, tels que Deloncle, Filliol, Jeantet, sans oublier l'auteur méconnu, écrivain manqué qui mêle l'introspection à la conspiration. Il peut paraître surprenant de voir le responsable du 2e Bureau d'une organisation clandestine tenir régulièrement un journal dans lequel il consigne des notations parfois détaillées sur les réunions auxquelles il a participé ou sur les projets de "coups" à monter, même si elles apparaissent sous une forme qui n'est pas toujours très claire pour le non- initié. C'est ce qui fait l'intérêt de cette publication originale qui nous permet de mieux connaître le milieu Cagoulard, à défaut de tout savoir sur le "Complot" et ses prolongements. Aristide Corre signale souvent qu'il ne peut encore noter dans son journal ce qu'il a vu ou entendu le jour même, mais il y revient à coup sûr les jours suivants avec des précisions de plus en plus nettes, qu'il s'agisse du trafic d'armes, de la suppression de traîtres et d'ennemis ou de la constitution de dépôts d'armes et de munitions dans la région parisienne. Il écrit plus librement après son exil en Espagne, certes, mais sa situation d'isolement et de dépendance le préoccupe de plus en plus, au détriment des notations politico-militaires, qu'elles concernent la situation française ou la guerre civile. C'est pourquoi le lecteur reste souvent sur sa faim, à moins qu'il n'apprécie l'étalage des états d'âme et des phantasmes de l'auteur. La lecture de ces carnets apporte la confirmation que la Côte d'Azur a constitué pour la Cagoule un secteur important, que ce soit pour le trafic d'armes ou pour les contacts avec les services spéciaux italiens. Joseph Darnand est intimement lié à ces deux affaires et son nom revient souvent sous la plume de Dagore." (Jean-Louis Panicacci, Cahiers de la Méditerranée, 1977) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
2005 Editions SATCAR, Collection "Les Carnets de route" - 2005 - Coffret comprenant "Carnets d'Irlande", "Carnets d'Allemagne", "Carnets de France" (3 volumes brochés, in-8), ainsi qu'une carte du circuit historique 1905 rééditée par Michelin, ainsi qu'une médaille du centenaire frappée par la Monnaie de Paris - 46 p. + 47 p. + 95 p. - Très riche iconographie in et hors texte en couleurs
Bon état