Vienne Imprimerie de Janne Schrämble 1804
Reference : 001563
In-4 (235 x 195 mm), demi-basane fauve mouchetée, petits coins, dos lisse (reliure d'époque). Edition originale, ornée d'un portrait de l'auteur et de 72 planches gravées. (reliure usagée, charnières frottées, pièce de titre frottée de sorte que le titre n'est plus lisible, manque de cuir aux coiffes, coins très usés, gardes fendues, ancienne étiquette sur le premier plat, rousseurs). // Quarto (235 x 195 mm), speckled fawn half-roan, small corners, smooth spine (contemporary binding). First edition, illustrated with a portrait of the author, and 72 engraved plates. (used binding, hinges rubbed, title label rubbed so title can't be read, lack of leather on top and bottom of spine, corners bumped, end-papers cracked, old stamp on top cover, brownings).
Henri Picard et Fils
M. Christian Picard
126 rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
France
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Janne Schrämble | Wien 1804 | 20.2 x 24.3 cm | Broché
Très rare édition originale, apparemment seule édition ancienne recensée, de cet important traité d'escrime publié à Vienne en 1804 par Janne Schrämble. L'illustration, complète, comprend un portrait-frontispice gravé de l'auteur et 72 planches hors texte, dont deux dépliantes : 44 accompagnent L'Art de faire des armes et 28 le Traité de l'Espadon, soit les 73 pièces gravées annoncées par la collation. Exemplaire grand de marges, demeuré broché sous couverture d'attente de papier bleu, dos renforcé. Quelques petites rousseurs ; légers manques angulaires aux plats de la couverture muette ; claire mouillure dans l'angle inférieur gauche de la page de titre ; manque à la dernière page de la table des matières, sans atteinte au texte. Aucun exemplaire au CCF. * Le titre livre presque tout ce que l'on sait avec certitude de son auteur. J. de Saint-Martin s'y présente comme « Maître d'Armes Impérial de l'Académie Thérésienne, et ancien Officier de Cavalerie ». Dans son Discours préliminaire, il précise qu'il sert depuis sept ans la monarchie autrichienne et qu'il a reçu la charge de professeur impérial d'escrime à l'Académie Thérésienne. Aucun ensemble documentaire suffisamment précis ne permet encore de restituer son parcours antérieur. Français ayant quitté son pays après la Révolution ou maître d'armes ayant simplement choisi de faire carrière dans les États des Habsbourg, son itinéraire reste donc largement à écrire. Saint-Martin revendique en revanche très clairement sa formation. Dans les premières pages du traité, il affirme : « J'ai été moi-même élève de Danet, le premier maître de Paris ». Guillaume Danet avait été syndic de la compagnie des maîtres d'armes de Paris et avait publié en 1766-1767 son important Art des armes. La filiation est donc donnée par Saint-Martin lui-même ; faute de document extérieur aujourd'hui identifié, elle doit être comprise comme une déclaration de l'auteur, même si la tradition historiographique de l'escrime l'a depuis retenue. La première partie de l'ouvrage s'inscrit dans cette tradition française de l'escrime. Elle expose avec méthode les positions, gardes, attaques, parades et ripostes, tandis que les 44 planches transposent en images les mouvements décrits par le texte. Saint-Martin ne destine toutefois pas son livre aux seuls maîtres et amateurs de salle : le titre annonce expressément un ouvrage composé « pour la jeune noblesse et pour les personnes qui se destinent au métier de la guerre, ainsi que pour tous ceux qui portent l'épée ». La transmission d'un art aristocratique s'y confond déjà avec la préparation pratique du futur officier. Cette orientation devient encore plus nette dans la seconde partie, consacrée à l'espadon. Saint-Martin prend soin d'y distinguer son enseignement de celui qu'il dit avoir reçu de Danet : cette nouvelle méthode, affirme-t-il, résulte de sa propre expérience. Le terme d'« espadon » désigne ici l'arme de taille militaire que les études modernes rapprochent du sabre ; les 28 planches montrent son maniement aussi bien à pied qu'à cheval. Saint-Martin traite notamment du combat entre cavaliers, de l'emploi des moulinets, des feintes et de la défense contre un adversaire armé d'une baïonnette. Le livre fait ainsi se rencontrer deux expériences revendiquées par son auteur : celle du maître d'armes formé dans la tradition parisienne et celle de l'ancien officier de cavalerie désormais au service de la monarchie autrichienne. La première partie transmet les principes d'une école dont Danet demeure pour lui la grande référence ; la seconde cherche à adapter l'escrime aux nécessités du combat militaire et particulièrement à celles du cavalier. La dédicace donne à cette ambition un destinataire particulièrement significatif : « Dédié à S.A.R. Monseigneur l'Archiduc Charles ». Il ne s'agit donc nullement d'une attribution conjecturale. Frère de l'empereur François II, l'archiduc Charles était alors l'une des principales figures militaires de la m