Petit format, couverture souple. 127 pages. Bon état. Bon état. Une expédition par Mondial Relay vous sera proposée 2009 Belin
Reference : 25611
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M. Vincent Huchette
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France
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Genève, Editions Zoé, 1999. In-8 broché, couverture à rabats. En belle condition.
"Cette correspondance erratique, à la fois intense et détachée, désinvolte et grave, qui par moments devient tendue et presque hostile, nous permet d'approcher deux personnalités, et deux visions du monde. Elle nous révèle l'homme Frisch, l'homme Dürrenmatt, et leur humaine rivalité. Mais elle jette aussi, sur leurs oeuvres, une lumière singulière. Cette correspondance est précédée d'un brillant essai de Peter Rüedi, familier de l'oeuvre des deux grands écrivains, qui brosse leurs portraits contrastés, et rappelle les circonstances (personnelles, historiques et politiques) de leur échange épistolaire."
Ludvig Manderström, Correspondance et négociations concernant le mariage du prince Charles, frère du roi Gustave III, avec la princesse de Holstein-Gottorp [suivi de] Correspondance inédite relative à l'histoire de Suède 1772-1780. S.n. [Stockholm], s.l., s.d. [1849? et 1843]. In-8, XVI-199-[2]-VII-145p. Edition originale des deux ouvrages tirée à 40 exemplaires, portant tous les deux le n°7 avec mention, certainement autographe de Manderström, « son Excellence Monsieur le Baron de Stierneld » c'est-à-dire Gustaf Algernon Stierneld (1791-1868) qui fut ministre des Affaires Etrangères de Suède. Mandeström sera aussi nommé au même ministère, quelques années plus tard. Il était alors chef de cabinet du roi de Suède Oscar Ier. Exemplaire truffé d'une photo cdv du baron Stierneld à la fin de sa vie avec une lettre de la fille du baron (qui signe "La Fille") : « Mon Père vous est sincèrement reconnaissant et de votre carte et de ce que vous voulez bien désirer la sienne. Il me charge de vous l'exprimer convenablement. Mettez y du vôtre, je vous prie, cela vous fera mieux encore prendre l'amitié que vous porte le Père et la Fille. Embrassez votre femme de ma part ». Note de 1869 : « Donné par Mina Stierneld en souvenir de son père. Näsby 10 septembre 1869. H Fournier ». Il s'agit ici d'Hugues Fournier (1821-1898), sénateur d'Indre-et-Loire et diplomate. Il fut ambassadeur en Suède de 1862-1871. Aucun exemplaire des deux ouvrages dans les bibliothèques françaises. 6 exemplaires du premier ouvrage dans les bibliothèques publiques (Yale et 5 aux Pays-Bas) et 4 exemplaires du second ouvrage (Harvard, Berlin, Copenhague et Ballerup). Demi-basane maroquinée vert bouteille à coins, plat en papier gaufré à décor de feuillage. Rousseurs (dues à la qualité du papier. L'exemplaire numérisé d'un des deux ouvrages a vieilli de la même manière). Très rares ouvrages relatifs à l'histoire de la Suède.
Tallandier, collection La bibliothèque d'Evelyne Lever, 2009. In-8 broché, couverture illustrée. A l'état de neuf.
"1961: la cinéaste Nelly Kaplan adresse au poète André Pieyre de Mandiargues une invitation pour la projection de son film Gustave Moreau. Il y vint et fut séduit. Cela marqua le début d'une éblouissante amitié amoureuse où deux êtres libres déclinèrent à tous les temps les diverses facettes de l'érotisme, de l'insolence, de l'humour et de l'admiration réciproque. En témoigne cette correspondance joyeusement échangée pendant trois décennies, à travers laquelle ils n'ont eu de cesse de rire d'eux-mêmes et d'autrui, notamment quand les intrigues de ce que l'on appelle la République des Lettres inspiraient leurs commentaires. Ils parvinrent même à démasquer un " corbeau" à l'écriture aigrie et pitoyable, qui s'est avéré être un écrivain célèbre et respecté... "
Genève, Zoé, 2016. Fort volume in-8, cartonnage souple. Illustrations hors-texte en noir.
"Cette correspondance est un document d’histoire littéraire de premier plan. Il fournit d’une part de précieuses informations sur la vie des années 1940 à 1975 en Suisse romande, et suscite d’autre part réflexion en matière de littérature, notamment sur le lien entre cette « province française qui n’en est pas une » (Ramuz) et ce qui se joue à Paris. Il soulève enfin des questions culturelles à plus large échelle, d’ordre économique et social. Nous avons là ce que les historiens appellent des « archives de la vie privée ». Apprenant par exemple le choix de Corinna Bille de vivre seule, en 1944, à Lausanne pour la naissance du premier enfant alors qu’elle est toujours mariée ailleurs, le lecteur découvre comment une femme démunie peut rester coquette et suivre les conférences savantes de Charles Albert Cingria sur la musique médiévale ; puis, mère au foyer de trois enfants en Valais, région de tradition très catholique, comment elle parvient à se ménager une fenêtre dans sa journée pour écrire. Les différends entre les deux époux au sujet de l’alimentation et de l’éducation sont d’autres éléments aussi passionnants. Elle, Corinna, rêve d’une « chambre à soi » (selon l’expression de Virginia Woolf) mais aussi de voyages lointains. Lui, Maurice, toujours sur la route, passe de périodes de grande vitalité à des moments d’abattement et de mélancolie. La lettre devient une méditation qui lui permet de s’expliquer. Ce qui frappe, c’est la continuité et la longévité dans l’attachement. A l’interface de la vie privée et publique, le genre de la correspondance se lit autant comme un documentaire que comme une fiction romanesque, en tout cas pour ce qui est de cette exceptionnelle saga conjugale."
Fayard / Gallimard, 2000. In-8 broché, couverture à rabats.
A la fin de l'été 1938, une partie de la gauche non communiste algéroise décide de créer un quotidien : Alger républicain, Pascal Pia en sera le rédacteur en chef. Le nom même d'Albert Camus lui est inconnu. Il l'embauche d'ailleurs comme simple rédacteur au sein de sa modeste équipe. Ensemble, ils font Alger républicain, et ainsi naît une amitié profonde qui ne fera que se renforcer au fil des mois. Une amitié faite d'attentions réciproques, de projets et de fermeté face à la censure qu'impose dès 1939 le gouvernement général d'Algérie. Une amitié qui traverse la guerre sans faiblir. Pascal Pia est celui qui contribue à faire publier, en pleine guerre, L'Etranger et Le mythe de Sisyphe, celui qui fait entrer Camus dans la Résistance et lui offre de co-diriger, dès a libération de Paris, l'un des quotidiens les plus marquants de la fin des années 40, Combat. Les deux hommes se sont respectés avec passion. L'un construisait son œuvre ; l'autre ne pensait qu'à se faire oublier et n'en demeurait pas moins, par son immense culture et son exigence, un personnage incontournable de la vie intellectuelle. Leur rupture en 1947 fut un événement et une douleur. Elle fut également définitive. Ce livre regroupe ce qui est demeuré de la correspondance inédite entre les deux hommes.