Petit format, couverture souple.236 pages. Traduction, notes et index par J Tricot. Quelques notes au crayon. Traces d'adhesif sur les pages de garde. Une expédition par Mondial Relay vous sera proposée 1985 Vrin
Reference : 20608
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M. Vincent Huchette
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Édition originale des Passions de l’âme de Descartes conservée dans son vélin à recouvrement de l’époque. Paris, chez Henry Le Gras, 1649.In-8, de (24) ff., titre compris, 286 pages, (1) f.bl. Relié en plein vélin ivoire à recouvrement de l’époque, dos lisse. Reliure de l’époque. 159 x 90 mm.
Édition originale du dernier écrit philosophique de René Descartes, publié un an avant sa mort. Tchemerzine. Éditions originales, II, 791 ; Guibert, p. 150 ; Willems, 1083. C’est son ouvrage le plus important après « Le Discours de la Méthode » et le seul qui touche directement aux problèmes de la vie morale. Le traité comporte 3 parties : -La première analyse les rapports entre l’âme et le corps. -Dans la deuxième partie du traité (« Du nombre et de l’ordre des passions et l’explications des 6 premières »), Descartes examine les passions en les étudiant de l’intérieur, nous donnant de chacune d’elles une définition. -Le traité, dans sa troisième partie (« Des Passions particulières »), examine les différentes passions classées en espèces d’après les « 6 passions primitives » étudiées dans la deuxième partie. « Cette édition originale fut imprimée de compte à demi par L. Elzévier avec le libraire parisien Le Gras. Aussi trouve-t-on des exemplaires sous l’adresse de Louis Elzévier à Amsterdam, avec la Minerve comme fleuron. Les deux aspects de cette édition sont d’impression elzévirienne. » (Tchemerzine). Le traité des passions, fut écrit en français à l’intention de la princesse palatine Madame Elisabeth avec laquelle Descartes avait échangé une active correspondance. « La Princesse, qui était pour lui une élève intelligente et douée d’une critique pénétrante, lui avait fait remarquer : ‘Les sens me montrent que l’âme meut le corps, mas ne m’enseignent point, non plus que l’entendement et l’imagination, la façon dont elle le fait, et pour cela je pense qu’il y a des propriétés de l’âme qui nous sont inconnues, qui pourront peut-être renverser ce que vos ‘Méditations métaphysiques’ m’ont persuadée par de si bonnes raisons de l’inextension de l’âme’ (Lettre du 1er juillet 1643). Sans doute est-ce dans l’intention d’éclaircir les rapports entre l’âme et le corps que l’auteur aborde avec ce traité la vie morale ; notons en effet que jusqu’alors pour des raisons de prudence Descartes s’était refusé à considérer ce problème. » Bel exemplaire d’une grande pureté conservé dans son vélin à recouvrement de l’époque.
Exemplaire très pur conservé dans sa reliure en vélin souple de l’époque. PLATON. Le Timée de Platon, traittant de la nature du monde, & de l’homme, & de ce qui concerne universellement tant l’ame, que le corps des deux: translaté de Grec en Fraçois, avec l’exposition des lieux plus obscurs & & difficiles. Par Loys le Roy dit Regius. Plutarque de la creation de l’ame, que Platon descrit en son Timee. (Achevé d’imprimer le 23 mars 1581). Paris, Abel l’Angelier, 1581. [Relié avec:] [DU BELLAY, Joachim] / LE ROY, Louis. Le Sympose de Platon, ou de l’amour et de beauté, traduit de Grec en François, avec trois livres de commentaires, extraicts de toute Philosophie & recueillis des meilleurs autheurs tant Grecs que Latins, & autres, par Loys le Roy, dit Regius. Plusieurs passages des meilleurs Poëtes Grecs & Latins, citez aux Commentaires, mis en vers François, par I. du Bellay Angevin. Paris, Abel l’Angelier, 1581. Soit 2 ouvrages reliés en 1 volume in-4 de: I/ ff. 1 à 8, (4) ff. de table, ff. 9 à 159, (1) f. de privilège; II/ (4) ff., 192 ff. avec de nombreuses erreurs de pagination. Quelques figures techniques dans le texte du Timée. Quelques mouillures ou taches dans le premier texte. Relié en plein vélin souple de l’époque, médaillon central frappé or sur les plats, dos lisse orné de roulettes et fleurons dorés, tranches dorées. Reliure de l’époque légèrement fatiguée. 219 x 166 mm.
I/ Seconde édition de la traduction française et du commentaire du Timée de Platon par Louis Le Roy. Graesse, Trésor de livres rares, V, 324. Louis Le Roy fut au seizième siècle avec Amyot l’un des meilleurs traducteurs en France des philosophes grecs, notamment Platon et Aristote. Il suit souvent le texte de la version latine de Marsile Ficin à cause d’un conformisme intellectuel imposé par l’époque, mais sa connaissance du grec était sérieuse et il s’applique à rendre autant les idées du philosophe que le dispositif gracieux de son dialogue. «Louis Le Roy, dit Regius, professeur de grec au Collège royal, a beaucoup contribué à donner à la prose française de l’élégance et de l’harmonie.» (Bibliothèque de Backer, 349). «Cette œuvre a exercé une influence immense sur les doctrines postérieures, néo-platonicienne et chrétienne; de cette dernière surtout le Timée contient en germe certains principes, comme par exemple, le désintéressement de Dieu dans son œuvre de création. On relève aussi quelques géniales anticipations de découvertes scientifiques plus tardives […]. Après avoir dans ses dialogues dialectiques abordé avec une force toujours croissante la doctrine des idées transcendantes, Platon avait donné dans le Philèbe une première construction systématique de sa nouvelle théorie: il proposait une définition du bien, qui n’impliquait plus le détachement socratique du monde sensible, mais une vie mêlée d’intelligence et de plaisir, et aussi une définition de la réalité comme mélange d’illimité et de limité. Ce point de vue ne fait qu’amorcer la doctrine cosmologique développée dans le Timée. A vrai dire, l’influence pythagoricienne est loin d’être la seule qu’on décèle dans cette œuvre majestueuse et hardie, où paraissent confluer tous les courants scientifiques et métaphysiques de la pensée grecque, mais transformés et vivifiés par le génie et par l’art de Platon.» (Dictionnaire des œuvres, VI, 431).II/ Rare seconde édition de cette interprétation française du Banquet de Platon à laquelle Joachim du Bellay a collaboré. Tchemerzine, III, 83 ; Graesse, Trésor de livres rares, 324 ; Brunet, IV, 702. Le mariage du Dauphin de France et de la reine Marie Stuart est célébré le 24 avril 1558 dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cette version française du Banquet de Platon par Louis Le Roy fut offerte comme cadeau de mariage au couple royal. L’ouvrage est divisé en 3 livres, adressés respectivement au couple royal, à François de Valois et à Marie Stuart. La seconde partie de l’ouvrage (ff. 177 à 192) contient la seconde edition de la traduction en vers français par Joachim du Bellay de poèmes de Virgile, Horace, Lucrèce, Ovide… « Au verso du titre on trouve un sonnet français et trois distiques latins de J. du Bellay. Les 3 ff. qui suivent contiennent une épître ‘Au Roy-dauphin et à la Royne-dauphine’, en date de Paris, le 24 avril 1558, et l’’Argument du Sympose de Platon’, par L. Le Roy. Une note de Louis Le Roy, parlant des vers grecs et latins cités dans les Commentaires, dit : ‘D’autant que je ne me sentais assez expert en la poësie françoise pour les traduire dignement, j’ay prié le seigneur du Bellay, tresexcellent poëte en latin et en françois, de les translater, lequel, pour l’amytié qui est de longtemps entre nous, a entrepris ceste charge, dont il s’est tant bien acquitté qu’il ne les a seulement traduictz fidelement, gardant la majesté de leurs sentences, qui est fort difficile en vers, mais aussi a représenté les traictz, figures, couleurs et ornemens poëtiques des deux plus belles langues, avec telle dexterité qu’il semble en avoir egallé les uns et surmonté les autres.’ Les fragments traduits sont au nombre de 57. Un passage de l’Art poétique d’Horace (f. 195) est emprunté à la traduction de Jacques Pelletier. » (Picot). « Le savant philosophe Louis Leroy fit cette belle traduction. Le premier livre est dédié au Roy-dauphin et à la Royne-dauphine ; le second livre à François de Valois, roi d’Ecosse et dauphin de France ; le troisième, ‘à très illustre et très vertueuse princesse madame Marie d’Esteuart, royne d’Escosse et dauphine de France. La belle et spirituelle Marie Stuart, dès son arrivée en France, s’était fait aimer des poëtes et des sçavants, qui ne lui furent pas ingrats à l’époque de ses malheurs, malgré la force de l’habitude ». (Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, n°464). L’interprétation du Banquet de Platon par Le Roy devient une véritable apologie du mariage qu’il décrit comme le support fondamental de la procréation et comme le moyen de poursuivre les lignées de sang de la monarchie. Volume « précieux par son intérêt littéraire » (Double, Cabinet d’un curieux, 10). Dans sa lettre Aux lecteurs, Le Roy explique l’importance de la redécouverte des auteurs classiques par la société pour la gloire de la langue et de l’identité françaises. L’édition originale de ce texte fut imprimée en 1558, et rééditée en 1559 avec un titre de relais. Exceptionnel exemplaire à grandes marges conservé dans son beau vélin souple de l’époque, condition d’exception pour les poètes de La Pléiade. OCLC liste 3 exemplaires de cette édition de 1581 : à la Newberry Library, à la University of California et à la University of Mannheim. En France, seules 4 institutions en possèdent un exemplaire. Bel et pur exemplaire réunissant deux textes majeurs du XVIe siècle, de toute fraicheur, grand de marges car conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.
Gallimard, collection Tel, 1988. In-8 broché, couverture illustrée en couleurs.
"Paraissant en 1649, quelques mois avant sa mort, Les Passions de l'âme peuvent-elles être lues comme le testament du philosophe ? Descartes avait remanié pour l'occasion le texte de son traité, écrit trois ans plus tôt à l'intention de la princesse Elisabeth de Bohême. Il semble toutefois, dans cette œuvre ultime, avoir offert le correctif anticipé d'une interprétation trompeuse de l'union de l'âme et du corps. C'est la propriété humaine du sujet, formant par cette union une unité biologique, puis un individu moral distinct, qu'il examine ici. Réconciliant l'objet d'une nouvelle science de l'homme et le prototype révolutionnaire de la biologie nerveuse, traçant l'épure d'une génétique affective, interrogeant la tradition littéraire ou la crise du comportement héroïque dans le climat de la Fronde, Descartes n'a pas donné une éthique proprement dite ; il a conçu le projet d'une pathétique comme dernier fruit de sa méthode. Dans cette autopsie de la machine, il n'y a pas de maladies de l'âme, et rien moins qu'un " humaniste négatif " dont on voudrait plaider aujourd'hui la leçon. La dissection de l'homme moral s'offre bien en tant que telle contre les objurgations fracassantes où la liberté cartésienne est à nouveau confisquée.".
Paris, Les Belles Lettres, "Etudes anciennes", 1989, 16 x 24, 590 pages cousues sous couverture souple illustrée. "La maladie de l'âme... la belle expression platonicienne n'a de cesse d'être d'actualité. Non seulement elle est prompte à revenir d'époque en époque, mais elle semble particulièrement friande de la nôtre. Que cette maladie désigne une vague tristesse, un taedium vitae, ou, plus grave, … La maladie de l'âme... la belle expression platonicienne n'a de cesse d'être d'actualité. Non seulement elle est prompte à revenir d'époque en époque, mais elle semble particulièrement friande de la nôtre. Que cette maladie désigne une vague tristesse, un taedium vitae, ou, plus grave, une dépression, elle implique tout à la fois la souffrance morale et la souffrance physique. L'âme et le corps sont divisés mais se retrouvent dans la douleur si bien que " la maladie de l'âme vient de ce que nous avons un corps ". De ce constat paradoxal Jackie Pigeaud tire une histoire, celle du triomphe du dualisme, du fardeau de l'âme et du corps contraints à être séparés et ensemble à perpétuité. Cette histoire trouve son origine dans le monde grec, et plus exactement dans sa philosophie. La division entre maladies de l'âme et autres maladies, c'est-à-dire maladies du corps, appartient à la philosophie. La médecine aurait été bien soulagée de cette partition. Est-ce à dire qu'elle n'entendait pas être philosophique ? Sans doute : Hippocrate en offre un bon exemple. L'accord, tacite, est le suivant : l'âme appartient au philosophe et le corps au médecin. Cicéron s'occupe des passions et Galien suspend son jugement dès qu'il approche la psyché. Chacun y trouve son compte mais les conséquences sont importantes : la partition du champ des maladies, la place du " malade " dans la société, les traitements à apporter, notamment à la folie, dépendent de ce dualisme initial. Si le legs de la médecine gréco-romaine est riche, il est aussi fort lourd et trouve des développements tout au long de l'histoire de la médecine, jusqu'à la constitution au XVIIIe siècle de la psychiatrie. D'une écriture et d'une pensée personnelles et profondes, ce livre est un essai sur l'histoire de la pensée médicale, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. " La Maladie de l'âme " a été un succès dès sa parution, et ce succès n'a pas été démenti depuis. L'ouvrage n'était malheureusement plus disponible : " les livres ont leur destin " commentait l'auteur. Avec cette édition revue et augmentée, accompagnée d'une préface nouvelle, le livre connaît enfin le sort qu'il mérite."
Bon état - dos plissé. Quelques notes (crayon) de Françoise Charpentier (ex-libris).
Albin Michel, 2016. In-8 broché, couverture illustrée. Etiquette de librairie au second plat, pour le reste à l’état de neuf.
"Lorsque j'ai reçu votre première lettre, chère amie, je vous ai répondu immédiatement. Avoir de vos nouvelles plus de trente ans après m'a procuré une telle émotion que ma réaction ne pouvait être qu'un cri instantané. Votre deuxième lettre, que j'ai sous les yeux, je l'ai gardée longtemps avec moi, c'est seulement aujourd'hui que je tente de vous donner une réponse. La raison de ce retard, vous l'avez sans doute devinée, puisque votre missive contient une singulière requête : " Parlez-moi de l'âme "… Votre phrase : "Sur le tard, je me découvre une âme ", je crois l'avoir dite à maintes reprises moi-même. Mais je l'avais aussitôt étouffée en moi, de peur de paraître ridicule. Tout au plus, dans quelques-uns de mes textes et poèmes, j'avais osé user de ce vocable désuet, ce qui sûrement vous a autorisée à m'interpeller. Sous votre injonction, je comprends que le temps m'est venu de relever le défi…"