‎DAUDY Philippe‎
‎Les anglais‎

‎Plon. 1989. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 439 p.. . . . Classification Dewey : 942-Angleterre‎

Reference : ROD0039984
ISBN : 2259020445


‎ Classification Dewey : 942-Angleterre‎

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‎LE BLANC, Jean-Bernard‎

Reference : LCS-2714

‎Lettres de Monsieur l’Abbé Le Blanc, historiographe des bastimens du roi (sur les anglais). Peinture des mœurs anglaises du XVIIIe siècle par le protégé de Mme de Pompadour‎

‎La première critique gastronomique adressée aux anglais par un français. « Des plaisirs de la table chez les anglais… ». L’exemplaire finement relié pour Madame de Pompadour, la protectrice de l’auteur. Amsterdam (Paris) 1751. 3 tomes en 3 volumes in-12 de : I/ (1) f.bl., (2) ff., lvi pp. de préface, 346 pp., (1) f. de fautes à corriger, (1) f.bl. ; II/ (1) f.bl., (2) ff., 380 pp. (1) f.bl. ; III/ (1) f.bl., (2) ff., 412 pp. (1) f.bl. Reliés en plein maroquin rouge de l’époque, large roulette richement dorée encadrant les plats, armes frappées or au centre, dos lisses ornés de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin havane, filet doré sur les coupes, roulettes intérieures dorées, tranches dorées. Reliures de l’époque. 165 x 96 mm.‎


‎Troisième édition française, augmentée d’une longue préface de l’auteur, de l’un des principaux traites compares de politique économique entre la France et l’Angleterre au milieu du XVIIIe siècle et du premier essai de gastronomie comparée. Cioranescu, II, 37992 ; Quérard, La France littéraire, V, 15. Les Lettres de Le Blanc écrites d’Angleterre à Helvetius, Buffon, Crébillon, Montesquieu, maupertuis … sont une très intéressante peinture des mœurs anglaises du XVIIIe siècle. Cet « ouvrage fort estime parmi les gens de lettres » qui avait été publié pour la première fois à Paris en 1745 fut rapidement traduit puis critiqué par les anglais (édition de Londres, 1747). La présente édition est recherchée en raison de la longue préface de 56 pages ajoutée par l’auteur au début du volume dans laquelle il analyse les diverses critiques de son livre données par les anglais. Ces lettres adressées aux grands esprits français de l’époque offrent une intéressante comparaison des gouvernements, des politiques et des mœurs anglais et français. L’auteur y aborde des thèmes aussi divers que la littérature, le théâtre, les jardins, la gastronomie ou encore les goûts des deux peuples décrits. L’une des lettres les plus célèbres est la Lettre XLII « A Monsieur le Marquis du Tenail » intitulée « Des plaisirs de la Table chez les Anglais, de leurs Tostes »… Cette lettre est en effet la première critique gastronomique adressée par un auteur français aux coutumes culinaires anglaises. Dans le tome 2, Le Blanc édite une partie de la traduction de la tragédie d’Oroonoko qui met en scène les rapports entre les colons anglais et les noirs esclaves de la Guyane anglaise. « Jean-Bernard Le blanc (1707-1781) embrassa l’état ecclésiastique et débuta dans la carrière des lettres par un ‘Poème sur les gens de lettres de Bourgogne’. Il vint ensuite à Paris, s’y fit des protecteurs, et publia des ‘Elégies, avec un discours sur ce genre de poésie’ (Paris, 1751). L’abbé Le blanc voyagea en Angleterre et publia à son retour : ‘Lettres d’un Français sur les Anglais’ (Paris, 1745, 3 vol. in-12). Cet ouvrage, réimprimé en 1749, 1751 et 1758 contribua principalement à la réputation de l’auteur […]. Quoiqu’il fût membre des académies della Crusca et des Arcades de Rome, de l’institut de Bologne et honoraire de la Société des sciences et des arts de Dijon, l’abbé Le blanc sollicita trente ans, sans pouvoir l’obtenir et sans se rebuter, une place à l’académie française. Pour l’en dédommager, Mme de Pompadour fit rétablir en sa faveur la place d’historiographe des bâtiments du Roi, supprimée par le contrôleur-général Orry. Il en jouit jusqu’a sa mort, en 1781. » (Biographie Universelle, pp. 483-484). « L’ouvrage qui a le plus contribué à sa réputation, est celui de ses ‘Lettres sur les anglais’, 1758, 3 vol. in-12. On y trouve des choses bien vues, des jugemens sains, des pensées judicieuses » (Les siècles littéraires de la France, p. 265). Précieux exemplaire finement relié à l’époque en maroquin rouge aux armes de Madame de Pompadour (1721-1764). Cette provenance confère un intérêt particulier à cet exemplaire puisque l’on sait que Madame de Pompadour était la protectrice de l’Abbé Le Blanc et que c’est elle qui fit rétablir en sa faveur la place d’historiographe des bâtiments du Roi qu’il occupa jusqu’à sa mort. Provenance : la Marquise de Pompadour (relié à ses armes) et Institutionis DD. Bernard et Auger avec ex libris.‎

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EUR14,000.00

‎VERTOT (René Aubert de) ; LOCKE (John) ; MAZEL (David, trad.) ; GOLDSMITH (Oliver) ; YMBERT (J. -G. trad.)‎

Reference : 955

‎Révolutions de Portugal [AVEC] Du gouvernement civil, traduit de l'anglais. Septième édition, exactement revue et corrigée sur la dernière édition de Londres, et augmentée de quelques notes par L. C. R. D. M. A. D. P. [AVEC] Le Ministre de Wakefield ou Histoire de la Famille Primrose, traduit de l'Anglais de Goldsmith, avec les Poésies rendues en vers, et quelques notes, par J. -G. Ymbert fils‎

‎Paris ; id. ; id. : de l'imprimerie de Belin ; chez André ; chez Lesguilliez, 1792 ; An III (1795) ; an XI - 1802. UN TRIO D'OUVRAGES DE LA BIBLIOTHÈQUE DU MAJORDOME DE MADAME DE STAËL ET DE LOUIS-PHILIPPE‎


‎PROVENANCE : Joseph Uginet (Versailles, 1771 - Paris, 1853), ex-libris « J. Uginet » contrecollé sur les contreplats supérieurs et tampon humide rouge « BIBLIOTHEQUE DE STE PÉRINE » aux titres. Entré au service de Germaine de Staël comme simple valet de chambre vers 1790, Uginet devint vite son homme de confiance. Passé au service de Louis-Philippe d'Orléans en 1814, il sera nommé, en 1830, grand-maître des valets de la Cour. Après la révolution de 1848, il se retira à Sainte-Périne, maison de retraite onéreuse où il décédera ; il possédait une bibliothèque de cinquante volumes qui forma le fond de la bibliothèque de l'institution. VERTOT (René Aubert de). Révolutions de Portugal. In-12° (171 x 108 mm), xii pp. - 382 pp., demi-basane, dos lisse orné de filets, plats de papier marbré rose (reliure de l'époque). Histoire, fort estimée en son temps, de la révolution portugaise de 1640. Impression sur papier bleuté. L'abbé de Vertot fit paraître son Histoire de la Conjuration du Portugal en 1689, et connut aussitôt le succès : la Glorieuse Révolution anglaise venait de s'achever, et l'intelligentsia littéraire, intriguée par les événements, fouillait l'histoire à la recherche de parallèles. Madame de Sévigné, Bossuet et le très critique père Bouhours louèrent tous l'élégance de son style. En 1701, l'auteur publia, sous le titre Histoire des Révolutions du Portugal, une nouvelle édition de l'ouvrage augmentée de détails sur la monarchie portugaise et sur Alphonse IV, qui régnait alors sur le pays. Il signa également, entre autres ouvrages, une Histoire des révolutions arrivées dans le gouvernement de la République romaine et une Histoire des Révolutions de Suède dont le succès fut tel que la cour de Stockholm chargea un envoyé de l'engager à composer une histoire de Suède. [AVEC]. LOCKE (John) / MAZEL (David, trad.). Du gouvernement civil, traduit de l'anglais. Septième édition, exactement revue et corrigée sur la dernière édition de Londres, et augmentée de quelques notes par L. C. R. D. M. A. D. P. Paris : chez André, An III (1795). In-12° (171 x 108 mm), xvi pp. - 342 pp. - [1] f., demi-basane, dos lisse orné de filets, plats de papier marbré rose (reliure de l'époque). Réimpression de l'édition parue à en 1755 à Amsterdam chez J. Schreuder & Pierre Mortier le jeune, avec la traduction de David Mazel (parue un an après l'originale anglaise et fort décriée par Locke, bien qu'influente en France) et des notes par Rousset de Missy. Cette édition avait déjà été réimprimée en 1780 à Amsterdam, chez Bartelemi Vlam. Paru anonymement en 1689, ce double-essai, dans lequel Locke justifie les réformes engagées par Guillaume III au lendemain de la Glorieuse Révolution, n'atteignit la notoriété que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. La déclaration d'indépendance des États-Unis en reprend textuellement quelques éléments. [AVEC]. GOLDSMITH (Oliver) / YMBERT (J. -G. trad.). Le Ministre de Wakefield ou Histoire de la Famille Primrose, traduit de l'Anglais de Goldsmith, avec les Poésies rendues en vers, et quelques notes, par J. -G. Ymbert fils. Paris : chez Lesguilliez, an XI - 1802. 2 vol. in-12° (171 x 108 mm), [1] f. - [1] pl. - [1] f. - xliv pp. - 246 pp. - [1] f. + [1] f. - [1] pl. - [1] f. - 257 pp. - [1] f., demis-basane brune, dos lisse avec pièce de titre rouge et pièce de tomaison verte, filets dorés, plats de papier moucheté (reliure de l'époque). Première édition de cette troisième traduction française du Vicaire de Wakefield, avec une préface sur la vie de l'auteur. L'ouvrage est illustré en frontispice de deux gravures réalisées par Adam d'après Huot. Publié pour la première fois en 1766, The Vicar of Wakefield connut un succès immédiat. Considéré tantôt comme un roman sentimental, tantôt comme une parodie du genre, l'ouvrage de Goldsmith marqua durablement la littérature à venir : il est ainsi cité aussi bien par Stendhal (Vie de Henri Brulard) que par Jane Austen (Emma), Schopenhauer (« L'art d'avoir toujours raison »), Mary Shelley (Frankenstein), Charles Dickens (David Copperfield, Le conte de deux cités) ou encore Goethe (Les souffrances du jeune Werther). Révolutions de Portugal : Petit manque à la coiffe de tête, coins et coupes frottés, papier bruni à certains cahiers. Du gouvernement civil : Petit manque à la coiffe supérieure, coins frottés, papier uniformément bruni, pâle mouillure angulaire à quelques cahiers, manque marginal aux pp. 37-40. Le Ministre de Wakefield : Frottements, rousseurs légères. Vol. 1 : trous marginaux aux pp. 7-8, manque marginal aux pp. 51-52 et 99-100 ; vol. 2 : mouillure en pied au frontispice et à quelques feuillets. ‎

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EUR1,000.00

‎DRAKE.‎

Reference : LCS-A56

‎Le Voyage de l’Illustre Seigneur et chevalier François Drach, Admiral d’Angleterre, à l’entour du monde. Augmentée de la Seconde partie. A Monsieur de S. Simon, Seigneur & Baron de Courtomer. Le premier voyage de « circumnavigation » d’un explorateur anglais.‎

‎Édition originale française du voyage du chevalier François Drake. A Paris, chez Iean Gesselin, rue sainct Iacques, à la belle Image: & en sa boutique au Palais en la gallerie des prisonniers. m.dc.xxvii.(1627). Avec privilège du Roy. 1 volume in-8 de (4) ff. (bien complet du feuillet blanc a4 qui manque souvent), 230 pages, (1) f., ex libris manuscrit sur le titre, pt. manque de papier en marge des pp. 97 à 105 sans atteinte au texte, pte. galerie de vers en marge de qq. ff., plein vélin, qq. défauts à la reliure, première garde blanche effrangée. Reliure de l’époque. 166 x 106 mm.‎


‎Le premier voyage anglais autour du monde commencé en 1577 traduit en français par F. de Louvencourt, Sieur de Vauchelles. Alden-L. 627/121; Sabin 20845; JCB II, 208 Édition originale française de référence en 230 pages, très augmentée par rapport à la première de 1613 qui ne contenait que la première partie en 90 pages. La bibliographie de D.B. Quinns montre qu’aucune carte ne fut publiée dans les éditions françaises de 1613 et 1627. Drake partit de Plymouth le 13 novembre 1577, et entra dans le détroit de Magellan, le 20 août 1578. Parvenu à la sortie du détroit, le 6 septembre, il subit le lendemain une tempête qui le fit dériver au sud. Revenu à l’extrémité du détroit, il imposa à la baie où il mouilla, le nom de Parting of Friends (la Séparation des amis), parce qu’en la quittant un de ses vaisseaux fut séparé de lui. De nouveaux coups de vent le poussèrent derechef dans le sud; il se trouva parmi des îles que les géographes ont longtemps placées, sur les cartes, à 800 kilomètres à l’ouest de l’Amérique; mais Fleurieu a démontré leur identité avec ces îles nombreuses et encore mal connues qui forment la partie occidentale-méridionale de l’archipel de la Terre-du-Feu, et a prouvé aussi que Drake reconnut alors le Cap de Horn, découverte dont la gloire aurait dû lui rester. Le 20 novembre, Drake arriva à la vue de l’île Mocha, au sud du Chili, où il avait fixé le rendez-vous de sa flotte. Ne voyant paraître aucun de ses vaisseaux, il continua sa route au nord, le long des côtes du Chili et du Pérou, saisissant toutes les occasions de s’emparer des navires espagnols et de faire des descentes à terre. Son équipage étant, en quelque sorte, rassasié de pillage, il suivit la côte de l’Amérique septentrionale jusqu’au 48ème parallèle boréal, espérant trouver un passage pour rentrer dans l’océan Atlantique. Déçu dans son attente, et forcé par la rigueur du froid de rétrograder jusqu’au 38ème, il donna au pays où il répara son vaisseau le nom de Nouvelle-Albion, en prit possession au nom de la Reine Elisabeth, et le 29 septembre 1579, dirigea sa route vers les Moluques. Le 13 octobre il rencontra des îles habitées par les hommes les plus babares qu’il eût vus dans son voyage, et le 4 novembre il mouilla à Ternate. Il manqua de périr, près de Célèbes, le 6 janvier 1580. Il voulait, à son départ de Sumatra, aller à Malacca; mais les circonstances l’obligèrent à prendre la route de l’Angleterre. Il rentra à Plymouth le 3 novembre. Son voyage autour du monde donne une preuve manifeste de son courage, de son intelligence et de son habileté à tenir son équipage dans le devoir; car toutes les expéditions de ce genre, tentées depuis Magellan, avaient échoué de la manière la plus triste. Drake entendait parfaitement toutes les parties de l’art nautique. On ne peut, au reste, assez admirer la hardiesse des navigateurs modernes qui, les premiers, tentèrent de parcourir des mers inconnues, sur des vaisseaux dont la petitesse est vraiment surprenante. Drake, dans son voyage autour du monde, montait un bâtiment de 100 tonneaux, qui était le plus grand de sa flotte. Fleurieu a donné sur les diverses relations du voyage de Drake une notice qui est pleine d’intérêt: François Pretty, gentilhomme picard employé sur l’escadre de Drake, écrivit en Anglais le journal de sa navigation, sous le titre de The famous Voyage of Sir Francis Drake into the south sea, and hence about the whole globe of the Earth, Londres, 1600, in-12. François de Louvencour en a donné une traduction française, intitulée: le Voyage curieux fait autour du monde, par François Drach, amiral d’Angleterre, Paris, 1627, in-12; ib., 1641. Le traducteur dit, dans sa préface adressée à Saint-Simon, baron de Courtomer: Je vous le dédie parce quec’est vous qui me l’avez donné, m’ayant fait entendre que vous l’aviez eu d’un de vos sujets de Courtomer, qui a fait le même voyage avec ce seigneur. Nuńo de Sylva, pilote portugais, que Drake avait fait prisonnier aux îles du Cap Vert, donna le premier une relation du même voyage. Hackluyt inséra dans le tome 6 de sa collection, imprimé en 1600, une copie des deux relations précédentes. Théodore de Bry avait fait imprimer, dès 1599, dans le tome 8 de son recueil une traduction latine de la première relation (par Artus). Celle-ci se trouve aussi dans le tome 1er du recueil de Purchass, et dans tous les recueils publiés dans les différentes langues de l’Europe. Bel exemplaire de cette originale française fort rare, conservé dans sa première reliure en vélin de l’époque.‎

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EUR11,500.00

‎MACKINTOSH (Jacques)‎

Reference : 23506

‎Apologie de la Révolution française, et de ses admirateurs anglais, en réponse aux attaques d'Edmund Burke; avec quelques remarques sur le dernier ouvrage de M. de Calonne.‎

‎ Paris, F. Buisson, 1792. In-8, 362 pp., demi-basane verte, dos long romantique, tranches mouchetées (dos insolé, petits manques épidermures et frottements, quelques taches et rousseurs éparses). ‎


‎Édition originale de la traduction de l'anglais sur sa troisième édition. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve. ‎

Phone number : 09 78 81 38 22

EUR150.00

‎LINDLEY (John) ; PRONVILLE (Auguste de, trad.)‎

Reference : 1218

‎Monographie du genre rosier, traduit des l'anglais de M. S. [sic] Lindley, avec des notes de M. L. Joffrin, et des changements importants. Suivie d'un appendice sur les roses cultivées dans les jardins de Paris et environs.‎

‎Paris : Audot, 1824. A DESTINATION DES ROSOMANES, RHODOGRAPHES ET AUTRES RHODOLOGUES‎


‎In-8° (217x139 mm) de [2] ff. - viii - 182 pp. - 24 pp. (catalogue d'Audot), maroquin vieux rose, dos lisse, entièrement non rogné (reliure moderne). Première édition française du Rosarum Monographia, modifiée par rapport à l'originale anglaise ; ce traité botanique eut une importance considérable pour les « rosomanes » du XIXe siècle. Entre 1815 et 1870, hors la France et la Belgique, « le seul pays européen qui comptait en matière de roses, était l'Angleterre » (Joyaux, p. 145). Les botanistes voyageurs anglais se succèdent, rapportant en Europe quantité de roses nouvelles. Ces découvertes attisent au sein de la classe bourgeoise une véritable fièvre « rosophile » : il s'agit non seulement de constituer une collection spectaculaire, mais également, à l'âge d'or de la taxonomie, d'établir son autorité parmi les « rhodographes » et « rhodologues ». Pour servir aux botanistes comme aux amateurs, Auguste de Pronville fait paraître en 1818 une Nomenclature raisonnée des espèces, variétés et sous-variétés du genre Rosier, fondée sur l'observation des roses conservées dans les jardins et pépinières parisiens. Claude-Antonius Thory lui succède en 1820, avec son Prodrome de la monographie du genre rosier. C'est toutefois en Angleterre que paraît la nomenclature qui fera le plus longtemps autorité : John Lindley, s'appuyant notamment sur la collection du botaniste explorateur John Banks (dont il documente la bibliothèque et l'herbier), publie sa Rosarum Monographia (1820). Il y identifie 76 espèces de roses, dont 13 nouvelles. Une seconde édition de l'ouvrage parait en 1830. Auguste de Pronville, donnant en 1824 la première traduction française du Rosarum Monographia, amène à 78 (plus 21 espèces « douteuses ») le nombre d'espèces documentées. L'ouvrage s'ouvre sur une réflexion, composée par le traducteur, concernant l'histoire de la rhodographie et les différentes nomenclatures appliquées au genre rosier. Il remplace également l'appendice de Lindley sur les roses cultivées dans les jardins des environs de Londres par un appendice décrivant les espèces, variétés et sous-variétés cultivées dans les jardins des environs de Paris tel que celui de la Malmaison, initié par la passionnée Joséphine de Beauharnais et documenté par le peintre Redouté. Bibliographie : JOYAUX, François. La rose, une passion française. Bruxelles : éditions complexe. 2001. Très pâle mouillure marginale interne angulaire en tout début d'ouvrage, quelques rousseurs éparses. ‎

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