‎Dolques Michel‎
‎Un fils‎

‎Société Française d'Imprimerie et de Librairie. Non daté. In-8. Cartonnage d'éditeurs. Etat d'usage, Coins frottés, Dos abîmé, Intérieur acceptable. 91 pages. Nombreuses illustrations monochromes hors texte. Etiquette de prix scolaire sur la première page de garde, datée de 1937.. . . . Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française‎

Reference : RO80250479


‎ Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française‎

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‎CARDINAL DE RICHELIEU.‎

Reference : LCS-A60

‎Histoire de la mère et du fils ; c’est-à-dire, de Marie de Médicis, Femme du Grand Henry, et Mère de Louis XIII, Roi de France et de Navarre. Contenant l’État des affaires politiques & Ecclésiastiques arrivées en France depuis & compris l’an 1600 jusques à la fin de 1619. Précieuse édition originale sur l’histoire de Richelieu attribuée depuis 2004 à Richelieu même.‎

‎Superbe exemplaire relié en maroquin citron aux armes de Madame Sophie (1734-1782), fille de Louis XV. A Amsterdam, chez Michel-Charles Le Cene, 1731. 2 volumes in-12: I/ (6) ff., 388 pp.; II/ (2) ff., 438 pp. Maroquin citron, triple filet doré encadrant les plats, armoiries au centre, dos à nerfs ornés, tranches dorées. Reliure de l’époque. 160 x 90 mm.‎


‎Précieuse édition originale attribuée depuis 2004 à Richelieu même. Cet ouvrage raconte les événements politiques et religieux qui ont opposé Marie de Médicis et son fils Louis XIII. L’auteur y décrit en détail la montée des tensions entre la reine-mère et son fils, devenu roi mais encore sous l’influence de sa mère. Richelieu raconte comment Marie tente de conserver le pouvoir qu’elle exerçait durant la régence, tandis que Louis XIII cherche à s’en affranchir. Ce livre est une chronique historique détaillée des premières années du règne personnel de Louis XIII, vues à travers le prisme du conflit entre la mère et le fils. Paradoxalement, c’est à l’insu de la tradition familiale que vit le jour un premier fragment des Mémoires de Richelieu. Après la mort de François Eudes de Mézeray, figure emblématique de l’historiographie d’État, les papiers de celui-ci furent déposés à la Bibliothèque du roi, le 18 octobre 1683. Parmi ceux-ci se trouvait un manuscrit intitulé Histoire de la mère et du fils, de Marie de Médicis, femme du grand Henry, et de Louis XIIIe de ce nom. Après une rapide évocation des années 1600-1615, surtout consacrée à la figure de la reine, l’ouvrage s’attarde longuement sur la période 1616-1619, en élargissant à la politique générale, avant de s’interrompre au seuil de la seconde guerre de la mère et du fils. Sans réaliser qu’ils n’avaient en main que le début d’une œuvre de plus longue portée, des éditeurs s’avisèrent de le publier en 1730 en l’attribuant à Mézeray, et en prenant l’initiative de modifier le titre en fonction du contenu. Il devint ainsi l’Histoire de la mère et du fils, c’est-à-dire de Marie de Médicis, femme du grand Henry et mère de Louis XIII. Mais il n’avait pu leur échapper que, dans cet ouvrage, un personnage parlait toujours à la première personne : l’évêque de Luçon, futur cardinal de Richelieu. De là à considérer qu’il était le véritable auteur de l’Histoire, il y avait plus qu’une présomption. Les éditeurs se mirent pourtant au supplice pour maintenir l’attribution du livre à l’historiographe du roi, en expliquant que Mézeray « prend le masque du cardinal de Richelieu. Toutes les fois que ce grand ministre agit, l’auteur le fait parler en première personne (...). Mézeray étoit à peine connu à Paris qu’il éprouva la libéralité de cet illustre cardinal ; il est probable que, pour lui faire sa cour, il crut devoir ainsi l’introduire sur scène ». Même s’il est corroboré, faute de mieux, par Daniel Larroque, biographe de l’historien, et, à sa suite, dans la Bibliothèque du Père Le Long (no 8672), ce replâtrage laborieux n’eut pas l’heur de convaincre, tant les disparités de style étaient manifestes entre l’ouvrage et les écrits authentifiés de Mézeray. Dès 1732, dans ses Mémoires historiques et critiques sur divers points de l’histoire de France, Camusat réfutait l’attribution, et c’est l’abbé Joly qui en fit enfin justice. Bon nombre d’indices désignaient Richelieu comme l’auteur le plus plausible. La question allait bientôt s’articuler avec celle du Testament politique. En relevant les références faites par le Testament à un autre écrit plus développé du ministre de Louis XIII, Foncemagne pense en effet à l’Histoire de la mère et du fils, et annonce comme une vérité bien établie qu’il n’est « qu’une petite partie d’un ouvrage dont j’ai ouï dire qu’il s’est conservé, dans les cabinets de quelques curieux, des copies manuscrites beaucoup plus étendues ». L’ouvrage en question est celui dont le programme est énoncé noir sur blanc, dès les premières lignes de l’Épître au roy du Testament : « Dieu ayant bény mes intentions jusqu’à tel point que la vertu et le bonheur deVotre Majesté, qui ont estonné le siècle présent, seront en admiration à ceux de l’advenir, j’estimay que les glorieux succez qui luy sont arrivez m’obligeroient à luy faire son histoire [l’« Histoire de Louis XIII » dont la rédaction avait été confiée par la duchesse d’Aiguillon au P. Le Moyne]. (...) J’amassay non seulement avec soin la matière d’un tel ouvrage [les « Mémoires » de Richelieu], mais, qui plus est, j’en réduisis une partie en ordre et mis le cours de quelques années [l’« Histoire de la mère et du fils » du pseudo Mézeray] quasi en l’estat auquel je prétendois le mettre au jour». De même que le Testament, les Mémoires de Richelieu, tels qu’ils ont été édités pour la première fois dans leur intégralité en 1823, frappent en effet par leur caractère composite. Si les premières années sont travaillées avec soin, au fur et mesure que l’on avance dans le temps, la rédaction s’effiloche et cède la place à une juxtaposition de documents parfois hasardeuse. Cela correspond bien à l’évaluation du Testament. Il restait à mettre la main sur un manuscrit pour confirmer l’identification de l’Histoire de la mère et du fils au début des Mémoires. Voltaire s’étant désintéressé de la question, c’est Foncemagne qui alla à la source, et découvrit vers 1754, au dépôt des Affaires étrangères, un manuscrit complet des Mémoires. Les années 1600-1619 correspondaient, sans l’ombre d’un doute, à l’ouvrage jadis attribué à Mézeray. Et c’était bien l’Histoire de Marie de Médicis et de Louis XIII qu’avait voulu écrire Richelieu, et non celle de Marie de Médicis, mère de Louis XIII. La découverte était capitale, et dépassait le simple intérêt d’une pièce à verser au dossier de l’authenticité du Testament. L’horizon de l’auteur Richelieu s’élargissait soudainement... pour se restreindre presque aussitôt. Foncemagne avait vu le manuscrit dans le donjon du vieux Louvre, comme Perceval voit passer le Graal dans le château du Roi pêcheur, mais il n’eut pas la liberté de s’en saisir, ni même d’indiquer l’endroit précis où il avait fait sa découverte. Le pouvoir semblait vouloir garder jalousement son secret, dans les écrits du grand devancier, par appréhension des dangers politiques que semblaient encore receler les documents diplomatiques. C’est ainsi que, vers 1772, Charlotte Thiroux d’Arconville, qui cherchait, à bon droit, à nourrir sa Vie de Marie de Médicis en préparation, se vit interdire son accès, « le ministre n’autorisant pas la consultation du document », résistance d’autant plus piquante que le « ministre » en question n’était autre que le duc d’Aiguillon, secrétaire d’État des Affaires étrangères et arrière-neveu du cardinal. Dès 1765, dans le Journal de Trévoux, un anonyme, qui doutait encore que Richelieu ait eu le loisir de mener son labeur au-delà de 1619, déplorait que la trace du manuscrit du dépôt des Affaires étrangères fût déjà perdue, ce qui interdisait la levée de toute équivoque. Il n’en reste pas moins que l’attribution du manuscrit à Richelieu était reconnue par Foncemagne, qui l’estime rédigé par un secrétaire, mais a cru reconnaître l’écriture du ministre en marge. Tous les malheureux érudits refoulés ensuite par le dépôt des Affaires étrangères en furent réduits à se fonder sur son avis autorisé. Ainsi en est-il de Fevret de Fontette, responsable d’une nouvelle édition de la Bibliothèque historique du Père Le Long, ou de Charlotte Thiroux d’Arconville.» (Laurent Avezou, 2004). Précieux exemplaire en maroquin citron de l’époque aux armes de Madame Sophie (1734-1782), fille de louis XV, décrit par Ernest Quentin-Bauchart (Les femmes bibliophiles de France, n°37). Sophie-Philippine-Elisabeth-Justine de France, huitième enfant de Louis XV, née à Versailles le 27 juillet 1734, fut appelée Madame Cinquième jusqu’en 1745, date à laquelle elle prit le nom de Madame Sophie ; très timide, elle vécut très effacée et mourut à Versailles le 3 mars 1782, léguant une partie de sa bibliothèque à la Marquise de La Porte de Riants, sa dame d’honneur. Les volumes ayant appartenu à Mesdames de France, filles de Louis XV et de Marie Leczinska, ne se distinguent que par la couleur du maroquin sur lequel sont frappées leurs armes. Madame Adélaïde faisait revêtir les siens en maroquin rouge, Madame Victoire, en vert, et Madame Sophie, en citron. Ces ouvrages, qui étaient reliés par Fournier, à Versailles, et par Vente, concernaient pour la plupart la religion, la littérature, l’histoire et les voyages. Des bibliothèques James Toovey, J. M. Abdy, Archibald Brabazon Sparrow Acheson Gosford, comte de Mosbourg avec ex-libris.‎

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‎MICHON (Pierre)‎

Reference : 31746

(1991)

‎Rimbaud le fils.‎

‎ Édition originale. Envoi signé. Paris, Gallimard, coll. « L'un et l'autre », (22 octobre) 1991. 1 vol. (120 x 205 mm) de 119 p. et [4] f. Broché, sous couverture illustrée. Édition originale. Premier tirage (pas de grands papiers). Envoi signé : « Pour Monique Houssin, en attentif hommage, Pierre Michon ». ‎


‎Un texte lumineux, incandescent et profond de Pierre Michon consacré à Rimbaud ; il n'y retrace pas la vie du poète, mais interroge sur ce qu'un poète laisse derrière lui : une légende, un silence, une brûlure. Commandé pour la collection « L'un et l'autre » - conçue par J.-B. Pontalis comme un espace de portraits intimes, à mi-chemin du récit et de l'essai - Rimbaud le fils est un texte cardinal dans l'oeuvre de Pierre Michon, au même titre que Vies minuscules. Michon n'y « raconte » pas la vie d'Arthur Rimbaud : il observe la fabrication d'une figure et la trace qu'elle laisse - « une légende, un silence, une brûlure ». Le « fils » du titre est à la fois l'enfant d'une mère, d'une langue, d'un siècle, et le fils métaphorique de tous ceux qui viennent après lui, écrivains et lecteurs compris ; Michon s'y désigne en creux comme fils de Rimbaud, interrogeant la dette et la filiation littéraires, s'attachant aux documents minimaux plutôt qu'aux grands épisodes : la photographie de Carjat, les lettres sèches, l'ombre d'Une saison en enfer, les silhouettes de Charleville et la violence nue des Illuminations. ‎

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‎DIDEROT, Denis‎

Reference : LCS-18041

‎Le Père de famille, Comédie en cinq Actes, et en Prose, Avec Un Discours Sur la Poësie Dramatique. Trois éditions originales de Diderot en superbe veau blond de l’époque : Discours sur la poésie dramatique, Le Père de Famille, Le Fils Naturel. ‎

‎Fort rare réunion en édition originale de l’œuvre de Diderot en tant qu’auteur dramatique. Amsterdam [Paris], 1758. 2 parties en 1 volume in-8 de xxiv pp. (chiffrées par erreur xxix), 220, xii et 195 pp., (1) p. bl. [Suivi en reliure uniforme de] : - Diderot, Denis. Le Fils naturel, ou Les Épreuves de la vertu. Comédie en cinq actes, et en prose, avec l’Histoire véritable de la Pièce. Amsterdam [Paris], 1757. In-8 de ix, (1) et pp. 11-299. La Défense de la pièce occupe les pp. 137 à 299. 3 parties en 2 volumes in-12, veau blond, triple filet doré encadrant les plats, dos lisses ornés. Reliure de l’époque. 180 x 115 mm.‎


‎Fort rare réunion en édition originale de l’œuvre de Diderot en tant qu’auteur dramatique reliée en superbe veau blond de l’époque. Tchemerzine II, 940-942. Le Père de famille fut inspiré par l’amour de Diderot pour sa future femme, Mademoiselle Champion. L’intérêt majeur de cet ouvrage tient à la présence du « Discours sur la Poésie dramatique » qui paraît ici pour la première fois et qui nous livre les brillantes théories de Diderot sur le théâtre. Ces théories, Diderot les a exposées dans les Entretiens, publiés en tête du Fils Naturel. Il y raisonne, avec beaucoup de pertinence sur la nature du drame bourgeois ou comédie larmoyante écrite en prose. Il estime qu’entre la comédie qui fait rire et la tragédie qui fait pleurer il y a place pour un théâtre qui représenterait les hommes dans leur état ordinaire, ni aussi ridicules, ni aussi tragiques. Il réclame de la scène plus de vérité, plus de continuité dans l’action. Il demande également plus de naturel dans le mouvement scénique et la déclamation. Enfin, il ne veut plus de coups de théâtre, mais des tableaux reliés au besoin par des pantomimes ; plus de caractères, mais des conditions : on montrera donc non l’ambitieux, le dévot ou le joueur mais le père, la mère, le juge, l’ouvrier. Diderot complétera l’exposé de ses idées dans le Discours sur la poésie dramatique, adressé à Grimm. Le Père de Famille et le Fils Naturel sont l’illustration des théories de l’auteur sur le théâtre ; ce drame de bourgeois, dont Diderot est l’inventeur et qui relève de la comédie larmoyante, vise à représenter les hommes dans leur état ordinaire et dans leurs sentiments normaux (il contient en germe, d’ailleurs, tout le théâtre d’Emile Augier). Le Fils naturel fut une véritable révolution lors de sa première représentation, le théâtre entra alors dans une ère totalement nouvelle, non seulement du point de vue esthétique et littéraire mais également politique et social. Superbe et précieux exemplaire réunissant en édition originale l’œuvre dramatique de Diderot revêtu d’un très séduisant veau blond dû au talent d’un grand maître parisien de l’époque. Il appartint à l’amateur Pommereau qui calligraphia sur les titres deux ex-libris datés 1773 et 1783.‎

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‎[SIMENON] JACQUELIN (Jean)‎

Reference : 30557

(1957)

‎« Le Fils » .‎

‎ Maquette unique et originale pour la jaquette du livre. [1957]. Gouache et mine de plomb sur 1 f. canson (135 x 185 mm) contrecollé sur carton fort (300 x 400 mm), tampon de l'atelier au dos. Maquette originale pour la jaquette du roman Le Fils, paru aux Presses de la Cité en 1957. Avec un exemplaire de l'édition originale de la bibliothèque de Jean Jacquelin. ‎


‎Le travail de Jean Jacquelin aux Presses de la Cité a été le fruit d'une collaboration avec Georges Simenon, auquel il soumettait ses maquettes originales : l'auteur lui donnait (ou pas) son aval, en lui indiquant parfois quelques pistes. Plusieurs des maquettes sont ainsi annotées par Simenon au verso. Pour Le Fils, ce sont d'abord trois maquettes qui seront proposées à Simenon. L'illustration finale sera proche de la dernière, à laquelle Jacquelin superposera des couleurs plus vives qui seront par la suite réutilisées. La jaquette sera la première de la série des 26 qui suivront, jusqu'en 1962, pour des éditions originales ou des rééditions de titres déjà parus. L'artiste en concevra les maquettes jusqu'en 1962, soit vingt-sept titres au total : • Le Fils (1957, couverture de l'édition originale) • Le Nègre (1957, couverture de l'édition originale) • Strip-tease (1958, couverture de l'édition originale) • En cas de malheur (1958, couverture d'une réédition) • L'Escalier de fer (1958, couverture d'une réédition) • Dimanche (1958, couverture de l'édition originale) • Le Président (1958, couverture de l'édition originale) • Le Passage de la ligne (1958, couverture de l'édition originale) • La Neige était sale (1959, couverture d'une réédition) • Les Témoins (1959, couverture d'une réédition) • Le Veuf (1959, couverture de l'édition originale) • La Vieille (1959, couverture de l'édition originale) • Les Volets verts (1959, couverture d'une réédition) • Une vie comme neuve (1960, couverture d'une réédition) • Trois chambres à Manhattan (1960, couverture d'une réédition) • Les Complices (1960, couverture d'une réédition) • L'Ours en peluche (1960, couverture de l'édition originale) • Le Temps d'Anaïs (1960, couverture d'une réédition) • Lettre à mon juge (1960, couverture d'une réédition) • La Mort de Belle (1960, couverture d'une réédition) • Feu rouges (1961, couverture d'une réédition) • Je me souviens (1961, couverture d'une réédition) • Betty (1961, couverture de l'édition originale) • Le Train (1961, couverture de l'édition originale) • Les Fantômes du chapelier (1961, couverture d'une réédition) • La Porte (1962, couverture de l'édition originale) • Les Autres (1962, couverture de l'édition originale) ‎

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‎SIMENON (Georges)‎

Reference : 30141

(1957)

‎Le Fils.‎

‎ Tirage de tête Paris, Presses de la Cité, (3e trimestre) 1957. 1 vol. (130 x 180 mm) de 239 p., [4] et 1 f. Cartonnage de l'éditeur, jaquette illustrée. Édition originale. Un des 100 premiers exemplaires de luxe (n° 88). ‎


‎L'oeuvre romanesque de Simenon - hors « Maigret » - compte 258 titres au total : 117 romans publiés, 130 nouvelles et 10 recueils de nouvelles. La période aux Presses de la Cité comprend - toujours hors « Maigret » 91 titres dont 60 romans sont dits de la « destinée ». Le manuscrit du Fils - conservé au fonds Simenon de l'Université de Liège - est achevé à Golden Gate, la propriété de Cannes, le 28 décembre 1956. Parmi les documents de travail conservé avec le manuscrit, une liste d'autres titres envisagés : Le squelette Lefrançois, La troisième chance, Le Poids des autres et Le Fardeau des autres. L'ouvrage paraît en juin 1957, dans un cartonnage des Presses de la cité enrichi d'une jaquette illustrée en couleurs par Jean Jacquelin. C'est un tournant important dans les maquettes des livres de Simemon, avec un format qui s'élargit et l'abandon des couvertures souples pour un cartonnage d'édition recouvert d'une jaquette illustrée, pour lesquelles on va faire travailler l'un des grands noms de l'illustrations graphique publicitaire : Jean Jaquelin. L'édition originale est numérotée et tirée sur un papier supérieur mais seules une trentaine de titres le seront sous cette forme : à partir du Passage de la ligne (4e trimestre 1958), le tirage de tête numéroté se présentera en feuilles sous un double emboîtage. Le Fils est un roman bouleversant de Simenon : peu après la mort de son père, Alain Lefrançois décide de se raconter par une lettre à son fils, Jean-Paul, au moment où il va devenir un homme. Avec, à la clef, la révélation d'un lourd secret. ‎

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