‎Noel René-Paul‎
‎C'est moi qu'il aime !‎

‎Editions ferenczi. 1951. In-16. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Environ 20 pages.. . . . Classification Dewey : 843.085-Le roman sentimental‎

Reference : RO80223911


‎ Classification Dewey : 843.085-Le roman sentimental‎

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‎DUMORA, Jean‎

Reference : 72079

(1858)

‎[ Ensemble de 19 lettres autographes signées datées de 1858 à 1871, rédigées par Jean Dumora, notaire à La Teste, adressées à son ami Courbin, ancien maire de Mios ; on joint un prospectus électoral de 1848 et une L.A.S du fils Dumora : ] 19 L.A.S. datées datées : 29 juillet 1858, 26 mai 1861, 31 mars 1863, 6 juillet 1863, 14 juillet 1863, 7 août 1863, 30 septembre 1863, 29 décembre 1863, 5 janvier 1864, 18 janvier 1864, 22 mai 1864, 13 novembre 1864, 31 décembre 1864, 4 janvier 1865, 14 mars 1865, 3 septembre 1865, 17 octobre 1866, 3 janvier 1871 et 14 mars 1871. Voici le détail de quelques missives remarquables : "La Teste, ce 31 Mars 1863. Confidentielle. Mon cher Courbin, J’arrive de Bordeaux où vous m’avez ménagé à votre insu une mystification des mieux caractérisées. Garning est une épée à deux tranchants. Il ne nous aime ni il ne nous estime ; il est l’instrument aveugle d’un parti qui nous est hostile et dont il subit les influences. Sa duplicité est flagrante et ce que je vais vous raconter vous donnera la mesure de sa loyauté. Il était présent ce matin à la gare de Facture pour y prendre le train et au lieu d’entrer dans la voiture où j’étais et dont j’avais la portière ouverte un agent m’avait-il vu vouloir en ouvrir une autre & son regard incertain & inquiet semblait fuir le mien. Cette attitude visiblement défiante m’étonna d’abord & m’attrista ensuite ; cependant je ne m’y arrêtai pas, mais en arrivant à Bordeaux je voulus tendre la main à mon compagnon de voyage et je le vis cherchant du regard au tour de lui quelqu’un qui n’était pas moi comme on cherche un aiguille dans un pailler.Enfin voyant qu’il cherchait à m’éviter je l’abordai carrément & je lui demandai s’il était à Bordeaux pour voir M. Bias-Laffitte avec moi ; il me répondit que oui, mais qu’il ne prenait pas l’omnibus dans lequel il croyait que j’allais monter & qu’il me joindrait chez mon beau-frère. Je lui fis remarquer que je ne prenais pas l’omnibus et que je me rendais en ville à pied & à ce moment sa figure se décomposa et en me disant qu'il avait à joindre un homme de Mios qui le précédait il disparut et me laisse au milieu de la rue avec d’autres personnes que ma présence ne faisait pas rougir. Il me prit chez mon beau-frère et nous nous rendîmes ensemble chez l'avocat comme si je ne m'étais pas aperçu de sa duplicité & là le factum remis par lui fut cherché et trouvé et l'avocat qui déjeunait voulu que Garnung le lui lut très doucement afin d’y faire des observations.Cette lecture fut faite par Garnung et rien ce que j’avais écrit ne se trouvait sur ce papier élogieux pour lui, blessant pour vous, humiliant pour moi. Cet écrit qui vous montrait comme un motif de haine pour M. Dubois par suite du procès vous concernant dit que ce M. Dubois ne devrait pas déverser sa haine contre les autres habitants de Mios.Avant de sortir du cabinet de l’avocat je fis remarquer à Garnung toute l’inconvenance et toute la déloyauté de sa conduite à mon égard & je lui dis que non seulement il n’avait tenu aucun compte des conseils qu’il était venu bénévolement me demander mais encore qu’il avait fait comme St. Pierre à Jésus-Christ qu’il m’avait renié trois fois en chemin à quoi il répondit comme un esprit faible & faux qu’il est qu’il craignait l’animosité de ses concitoyens en étant rencontré avec moi : ce qui comme vous le voyez était très flatteur pour moi. Je lui dis que ma présence n’avait jamais fait rougir personne et qu’il avait méconnu en moi une valeur que d’autres savent apprécier. M. Laffitte m’accueillit la main en me disant : M. Dumora je suis désolé d’avoir suscité ce désagrément ; c’est moi qui ai désiré vous entendre et j’en ai du regret puis que sans le vouloir j’ai été cause d’une offense à votre adresse. À nous la loyauté et la franchise des rôles, aux autres la honte & le mépris. Restons ce que nous sommes & laissons ces serpents se dévorer entre eux ; car je ne sais quel est celui qui vaut le moins. Tout à vous, Dumora" ; Autre lettre remarquable : "La Teste, ce 3 7 1865. Mon cher Courbin, Je n’ai eu aucune nouvelle de vous depuis votre retour des eaux et je vois avec regret que vous avez quitté Barèges juste au moment où le beau temps est arrivé. J’ai reçu hier le Décret impérial à la date du 26 Août dernier qui m’investit des fonctions de Maire de La Teste. Et bien que je n’aie pas ambitionné ces fonctions je dois les accepter pour ne pas contrarier celui qui me les a si gracieusement offertes. C'est donc grande besogne de plus que j’assûme sur ma tête, mais il faut quelquefois savoir obéir aux circonstances. Je suppose que votre séjour à Barèges vous aura fait du bien & j’espérais vous voir ce matin à Facture et vous serrer la main, mais j’ai été déçu dans mon espérance.Ma fille est entre la vie & la mort depuis 8 jours & il a fallu renoncer au voyage des Pyrénées que j'avais projeté. Aussitôt que j’aurai un moment j'irai vous voir dans ce beau pays de Mios que vous préférez aux Pyrénées et dont il est si loin le pauvre [ ... ]".Enfin, voici quelques extraits de cette lettre écrite dans un temps d'épreuve : "La Teste, ce 3 Janvier 1871.Mon cher Courbin, La cruelle calamité que nous traversons et les préoccupations de tout genre qu’elle donne, plus des froids abominables, m’ont privé du plaisir d’aller vous serrer la main à l’occasion du nouvel an comme j’en avais le projet, et ce que je n’ai pu faire en personne et à mon grand regret, je viens le faire par cette lettre, persuadé que je suis que vous comprendrez ma position et que vous y compatirez. Vous êtes fixé, au reste, sur mes sentiments à votre endroit et vous savez par avance que je ne peux faire pour vous que des souhaits de bonheur et de longs jours. Quant à moi, mon cher Courbin, je suis en train d’expirer dans ma carrière notariale. Mon successeur a été reçu notaire avec éloge par la chambre de discipline de Bordeaux le 31 du mois dernier et va prêter serment aussitôt que la commission lui sera venue du bureau du gouvernement. Trente-huit années de ma vie ont été consacrées au rude labeur du notariat et je n’ai pour tout partage à la fin d’une aussi longue carrière que le souvenir de mes rudes et fermes tourments, la fortune n’ayant pas favorisé mes efforts, mais ce qui me me console, c’est que mon nom reste en scène et qu’un deuxième moi-même va continuer à pousser la barque que la Providence avait mise en mes mains. Dieu avait daigné gonfler de voiles la conduite de barque au port. Cette retraite va me donner du loisir et je le consacrerai à mes propriétés, à mes amis si Dieu veut me conserver encore quelques années mes facultés physiques et morales.[ ... ]"‎

‎19 L.A.S de 2 ff. (2, 3 ou 4 pp. rédigées par lettre), datées : 29 juillet 1858, 26 mai 1861, 31 mars 1863, 6 juillet 1863, 14 juillet 1863, 7 août 1863, 30 septembre 1863, 29 décembre 1863, 5 janvier 1864, 18 janvier 1864, 22 mai 1864, 13 novembre 1864, 31 décembre 1864, 4 janvier 1865, 14 mars 1865, 3 septembre 1865, 17 octobre 1866, 3 janvier 1871 et 14 mars 1871, on joint une autre L.A.S d'Albert Dumora, et 1 prospectus électoral (format 33 x 23 cm) datée de La Teste, le 28 mars 1848, rédigé par Jean Dumora (Imprimerie d'Emile Crugy, Bordeaux). Voici le détail de quelques missives remarquables : "La Teste, ce 31 Mars 1863. Confidentielle. Mon cher Courbin, J’arrive de Bordeaux où vous m’avez ménagé à votre insu une mystification des mieux caractérisées. Garning est une épée à deux tranchants. Il ne nous aime ni il ne nous estime ; il est l’instrument aveugle d’un parti qui nous est hostile et dont il subit les influences. Sa duplicité est flagrante et ce que je vais vous raconter vous donnera la mesure de sa loyauté. Il était présent ce matin à la gare de Facture pour y prendre le train et au lieu d’entrer dans la voiture où j’étais et dont j’avais la portière ouverte un agent m’avait-il vu vouloir en ouvrir une autre & son regard incertain & inquiet semblait fuir le mien. Cette attitude visiblement défiante m’étonna d’abord & m’attrista ensuite ; cependant je ne m’y arrêtai pas, mais en arrivant à Bordeaux je voulus tendre la main à mon compagnon de voyage et je le vis cherchant du regard au tour de lui quelqu’un qui n’était pas moi comme on cherche un aiguille dans un pailler.Enfin voyant qu’il cherchait à m’éviter je l’abordai carrément & je lui demandai s’il était à Bordeaux pour voir M. Bias-Laffitte avec moi ; il me répondit que oui, mais qu’il ne prenait pas l’omnibus dans lequel il croyait que j’allais monter & qu’il me joindrait chez mon beau-frère. Je lui fis remarquer que je ne prenais pas l’omnibus et que je me rendais en ville à pied & à ce moment sa figure se décomposa et en me disant qu'il avait à joindre un homme de Mios qui le précédait il disparut et me laisse au milieu de la rue avec d’autres personnes que ma présence ne faisait pas rougir. Il me prit chez mon beau-frère et nous nous rendîmes ensemble chez l'avocat comme si je ne m'étais pas aperçu de sa duplicité & là le factum remis par lui fut cherché et trouvé et l'avocat qui déjeunait voulu que Garnung le lui lut très doucement afin d’y faire des observations.Cette lecture fut faite par Garnung et rien ce que j’avais écrit ne se trouvait sur ce papier élogieux pour lui, blessant pour vous, humiliant pour moi. Cet écrit qui vous montrait comme un motif de haine pour M. Dubois par suite du procès vous concernant dit que ce M. Dubois ne devrait pas déverser sa haine contre les autres habitants de Mios.Avant de sortir du cabinet de l’avocat je fis remarquer à Garnung toute l’inconvenance et toute la déloyauté de sa conduite à mon égard & je lui dis que non seulement il n’avait tenu aucun compte des conseils qu’il était venu bénévolement me demander mais encore qu’il avait fait comme St. Pierre à Jésus-Christ qu’il m’avait renié trois fois en chemin à quoi il répondit comme un esprit faible & faux qu’il est qu’il craignait l’animosité de ses concitoyens en étant rencontré avec moi : ce qui comme vous le voyez était très flatteur pour moi. Je lui dis que ma présence n’avait jamais fait rougir personne et qu’il avait méconnu en moi une valeur que d’autres savent apprécier. M. Laffitte m’accueillit la main en me disant : M. Dumora je suis désolé d’avoir suscité ce désagrément ; c’est moi qui ai désiré vous entendre et j’en ai du regret puis que sans le vouloir j’ai été cause d’une offense à votre adresse. À nous la loyauté et la franchise des rôles, aux autres la honte & le mépris. Restons ce que nous sommes & laissons ces serpents se dévorer entre eux ; car je ne sais quel est celui qui vaut le moins. Tout à vous, Dumora" ; Autre lettre remarquable : "La Teste, ce 3 7 1865. Mon cher Courbin, Je n’ai eu aucune nouvelle de vous depuis votre retour des eaux et je vois avec regret que vous avez quitté Barèges juste au moment où le beau temps est arrivé. J’ai reçu hier le Décret impérial à la date du 26 Août dernier qui m’investit des fonctions de Maire de La Teste. Et bien que je n’aie pas ambitionné ces fonctions je dois les accepter pour ne pas contrarier celui qui me les a si gracieusement offertes. C'est donc grande besogne de plus que j’assûme sur ma tête, mais il faut quelquefois savoir obéir aux circonstances. Je suppose que votre séjour à Barèges vous aura fait du bien & j’espérais vous voir ce matin à Facture et vous serrer la main, mais j’ai été déçu dans mon espérance.Ma fille est entre la vie & la mort depuis 8 jours & il a fallu renoncer au voyage des Pyrénées que j'avais projeté. Aussitôt que j’aurai un moment j'irai vous voir dans ce beau pays de Mios que vous préférez aux Pyrénées et dont il est si loin le pauvre [ ... ]".Enfin, voici quelques extraits de cette lettre écrite dans un temps d'épreuve : "La Teste, ce 3 Janvier 1871.Mon cher Courbin, La cruelle calamité que nous traversons et les préoccupations de tout genre qu’elle donne, plus des froids abominables, m’ont privé du plaisir d’aller vous serrer la main à l’occasion du nouvel an comme j’en avais le projet, et ce que je n’ai pu faire en personne et à mon grand regret, je viens le faire par cette lettre, persuadé que je suis que vous comprendrez ma position et que vous y compatirez. Vous êtes fixé, au reste, sur mes sentiments à votre endroit et vous savez par avance que je ne peux faire pour vous que des souhaits de bonheur et de longs jours. Quant à moi, mon cher Courbin, je suis en train d’expirer dans ma carrière notariale. Mon successeur a été reçu notaire avec éloge par la chambre de discipline de Bordeaux le 31 du mois dernier et va prêter serment aussitôt que la commission lui sera venue du bureau du gouvernement. Trente-huit années de ma vie ont été consacrées au rude labeur du notariat et je n’ai pour tout partage à la fin d’une aussi longue carrière que le souvenir de mes rudes et fermes tourments, la fortune n’ayant pas favorisé mes efforts, mais ce qui me me console, c’est que mon nom reste en scène et qu’un deuxième moi-même va continuer à pousser la barque que la Providence avait mise en mes mains. Dieu avait daigné gonfler de voiles la conduite de barque au port. Cette retraite va me donner du loisir et je le consacrerai à mes propriétés, à mes amis si Dieu veut me conserver encore quelques années mes facultés physiques et morales.[ ... ]"‎


‎Remarquable ensemble réunissant 19 lettres autographes d'une importante personnalité locale, Jean Dumora, qui fut 2 fois maire de la Teste-de-Buch, de 1850 à 1852 puis de 1865 à 1870. Les lettres sont adressées à Courbin (Pierre Courbin), qui fut maire de Mios de 1841 à 1855. La correspondance est très haute en couleurs, et nous donnons de larges extraits de trois belles lettres ; on y évoque notamment un certain "Garnung", probablement Pierre Garnung, qui deviendra 2 fois maire de Mios entre 1870 et 1877. On joint une autre L.A.S. du fils, Albert Dumora, datée de 1876 et adressée au même Courbin pour lui refuser à regret une somme d'argent, ainsi qu'un prospectus électoral original, datée de La Teste, le 28 mars 1848, rédigé par Dumora : "Aux Electeurs de la Gironde, mes concitoyens, Je suis né dans les rangs du Peuple, et servir ses intérêts fait l'objet de toute mon ambition". Un superbe morceau d'histoire du Bassin d'Arcachon ! Bon ensemble (usures au prospectus, correspondance en bel état).‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR550.00

‎COLLECTIF‎

Reference : RO10086888

(1983)

‎PARIS MATCH N° 1756 - Gerard Depardieu : Danton, c'est moi et ce n'est pas moi, car, si j'aime être aimé, je n'aime pas séduire, Koo Stark porte autour du cou la plaque militaire d'Andrew, Marcel Jullian pour rester un chevalier, n'a porté que trois fois‎

‎PARIS MATCH. 21 janvier 1983. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 106 pages augmentées de nombreuses photos et illustrations en noir et blanc et en couleurs dans et hors texte - 1er plat illustré d'une photo en couleurs. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues‎


‎Sommaire : Gerard Depardieu : Danton, c'est moi et ce n'est pas moi, car, si j'aime être aimé, je n'aime pas séduire, Koo Stark porte autour du cou la plaque militaire d'Andrew, Marcel Jullian pour rester un chevalier, n'a porté que trois fois sa légion d'honneur par Philippe Bouvard, Johnny Hallyday : Nathalie m'a dit : reste comme tu es Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues‎

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Phone number : 05 57 411 411

EUR29.80

‎[Chez Lavigne Jeune] - ‎ ‎COLLECTIF ; LE MEMORIAL BORDELAIS ; [ LUR-SALUCES ; GERAUD ; LA VILLE DE MIRMONT ]‎

Reference : 71111

(1814)

‎Le Mémorial Bordelais. Feuille Politique et Littéraire. Samedi 19 Mars 1814 (Numéro 1) [ On joint :] Dimanche 20 mars (Numéro 2) [ Editions originales] [ Contient : ] "Nouvelles Etrangères. Extrait du journal anglais the Star. Du 31 Janvier 1814.Les Bourbons. Le secret louable avec lequel ces personnages distingués ont fait leurs préparatifs de départ, a été si profond, que plusieurs inexactitudes se sont glissées dans le public sur le véritable but de leur voyage. Nous pouvons assurer aujourd'hui avec certitude, que le seul prince français qui soit allé directement en France, est le duc d'Angoulême. Il est dans ce moment auprès du lord Wellington. Le duc de Berri est allé non en Hollande, mais à Jersey, où l'on dit qu'une petite escadre anglaise sera à sa disposition pour le porter sur le point de la côte française où la présence de son Altesse Royale pourrait être nécessaire. Les communications directes et positives des habitans de la Normandie, font regarder depuis longtemps comme une bonne mesure, pour le rétablissement des Bourbons, de passer au travers de ce pays. Les autorités anglaises de Guernesey et de Jersey ont fréquemment adressé au ministère britannique des représentations à ce sujet. Son Altesse Royale Monsieur, va en Suisse dans le dessein de lever une petite armée, ou au moins quelques bataillons de gardes-suisses. France : Proclamation de son Altesse Royale le duc d'Angoulême. "Français ! Depuis que je suis en France, j'ai été vivement ému des témoignages d'amour que j'ai reçus du peuple. Au nom du Frère de Louis XVI, dont j'ai les pouvoirs, je m'empresse de vous assurer que les descendans de Henri IV n'ont rien de plus à cœur que votre délivrance et votre bonheur. J'étais, surtout, impatient de vous exprimer, Bordelais, ma vive reconnaissance du touchant accueil que j'ai reçu dans une Ville où j'ai vu éclater le vrai caractère français qui faisait ma plus douce espérance. Ce ne sont pas les Bourbons qui ont attiré, sur votre territoire, les Puissances alliées ; elle s'y sont précipitées, pour préserver leurs états de nouveaux malheurs. Comme elles sont convaincues qu'il n'y a de repos pour leurs peuples et pour la France, que dans une monarchie tempérée, elles ouvrent les voies du trône aux successeurs de Saint Louis. Ce n'est que par vos vœux que le Roi, mon oncle, aspire à être le restaurateur d'un Gouvernement paternel et libre. Jusqu'à cette époque il ne veut rien innover dans la forme de votre administration. Comme lui, satisfait de vos vœux et de votre amour, je déclare que rien ne sera changé par moi ; seulement j'aime à vous répéter que ma plus consolante mission est de proclamer, au nom du Roi, qu'il n'y aura plus de Conscription ni d'Impôts odieux ; que la liberté des cultes sera maintenue ; que le commerce et l'industrie, véritable source de la prospérité publique, seront encouragés ; qu'il ne sera porté aucune atteinte à la propriété des domaines qu'on appelait nationaux [... ]".‎

‎2 journaux de 2 ff. format in-4 (34x 20,5 cm), Chez Lavigne Jeune, Bordeaux, 19 et 20 mars 1814, 4 pp. et 4 pp. Le Mémorial Bordelais. Feuille Politique et Littéraire. Samedi 19 Mars 1814 (Numéro 1) [ On joint :] Dimanche 20 mars (Numéro 2). [ Contient : ] "Nouvelles Etrangères. Extrait du journal anglais the Star. Du 31 Janvier 1814.Les Bourbons. Le secret louable avec lequel ces personnages distingués ont fait leurs préparatifs de départ, a été si profond, que plusieurs inexactitudes se sont glissées dans le public sur le véritable but de leur voyage. Nous pouvons assurer aujourd'hui avec certitude, que le seul prince français qui soit allé directement en France, est le duc d'Angoulême. Il est dans ce moment auprès du lord Wellington. Le duc de Berri est allé non en Hollande, mais à Jersey, où l'on dit qu'une petite escadre anglaise sera à sa disposition pour le porter sur le point de la côte française où la présence de son Altesse Royale pourrait être nécessaire. Les communications directes et positives des habitans de la Normandie, font regarder depuis longtemps comme une bonne mesure, pour le rétablissement des Bourbons, de passer au travers de ce pays. Les autorités anglaises de Guernesey et de Jersey ont fréquemment adressé au ministère britannique des représentations à ce sujet. Son Altesse Royale Monsieur, va en Suisse dans le dessein de lever une petite armée, ou au moins quelques bataillons de gardes-suisses. France : Proclamation de son Altesse Royale le duc d'Angoulême. "Français ! Depuis que je suis en France, j'ai été vivement ému des témoignages d'amour que j'ai reçus du peuple. Au nom du Frère de Louis XVI, dont j'ai les pouvoirs, je m'empresse de vous assurer que les descendans de Henri IV n'ont rien de plus à cœur que votre délivrance et votre bonheur. J'étais, surtout, impatient de vous exprimer, Bordelais, ma vive reconnaissance du touchant accueil que j'ai reçu dans une Ville où j'ai vu éclater le vrai caractère français qui faisait ma plus douce espérance. Ce ne sont pas les Bourbons qui ont attiré, sur votre territoire, les Puissances alliées ; elle s'y sont précipitées, pour préserver leurs états de nouveaux malheurs. Comme elles sont convaincues qu'il n'y a de repos pour leurs peuples et pour la France, que dans une monarchie tempérée, elles ouvrent les voies du trône aux successeurs de Saint Louis. Ce n'est que par vos vœux que le Roi, mon oncle, aspire à être le restaurateur d'un Gouvernement paternel et libre. Jusqu'à cette époque il ne veut rien innover dans la forme de votre administration. Comme lui, satisfait de vos vœux et de votre amour, je déclare que rien ne sera changé par moi ; seulement j'aime à vous répéter que ma plus consolante mission est de proclamer, au nom du Roi, qu'il n'y aura plus de Conscription ni d'Impôts odieux ; que la liberté des cultes sera maintenue ; que le commerce et l'industrie, véritable source de la prospérité publique, seront encouragés ; qu'il ne sera porté aucune atteinte à la propriété des domaines qu'on appelait nationaux [... ]".‎


‎Très rare réunion des 2 premiers numéros du journal royaliste "Le Mémorial Bordelais" qui venait remplacer le journal de l'Empire, "L'Indicateur". Bordeaux fut la première grande ville française à se rallier à Louis XVIII, le maire Jean-Baptiste Lynch ayant ouvert les portes de la ville aux troupes anglaises de Beresford et au Duc d'Angoulême. "Tout ce qui comptait de royaliste à Bordeaux avait tenu à être à son origine ; on y retrouve tous les membres de l’Institut philanthropique, la société « secrète » royaliste du Directoire : les frères de Lur Saluces, la marquise de Donissan, le marquis de la Rochejaquelein, le comte Taffard de Saint-Germain, le vicomte de Tauzia, Ravez, de Sèze, Peyronnet, etc. C’est Alexandre de Lur Saluces lui-même qui va choisir les rédacteurs. C’est d’abord La Ville de Mirmont et ensuite Edmond Géraud. Géraud,de qui Sainte-Beuve dira qu'il était le premier romantique [...]" (Blondy Alain. La presse à Bordeaux sous Louis XVIII. In: Revue historique de Bordeaux et du département de la Gironde,tome 32, 1986). Bon état pour ces 2 premiers numéros, de toute rareté.‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR495.00

‎JULIO IGLESIAS‎

Reference : R130000994

(1979)

‎DISQUE VINYLE 33T A VOUS LES FEMMES. PAUVRES DIABLES / L'AMOUR C'EST QUOI? / LES TRADITIONS / JE N'AI PAS CHANGE / MOI JE T'AIME / OU EST PASSEE MA BOHEME / LE MAL DE TOI / SOURIEZ MADAME / JE L'AIME ENCORE / UN JOUR C'EST TOI, UN JOUR C'EST MOI.‎

‎LC. 1979. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Petit accroc sur le dos de la pochette. Paroles des chansons dans la pochette. Photo de Julio IGLESIAS sur la couverture, sur le dos et dans la pochette.. . . . Classification : 410-33 Tours‎


‎ Classification : 410-33 Tours‎

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Phone number : 05 57 411 411

EUR10.95

‎JULIO IGLESIAS‎

Reference : R130006955

‎DISQUE VINYLE 33T PAUVRES DIABLES, L'AMOUR C'EST QUOI ?, LES TRADITIONS, JE N'AI PAS CHANGE, MOI JE T'AIME, OU EST PASSEE MA BOHEME ?, LE MAL DE TOI, SOURIEZ MADAME, JE L'AIME ENCORE, UN JOUR C'EST TOI UN JOUR C'EST MOI.‎

‎STEREO. non daté. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Pochette en couleurs, paroles des chansons à l'intérieur de la pochette et une grande photo en couleurs.. . . . Classification : 410-33 Tours‎


‎Disque n° CBS 83 704 Classification : 410-33 Tours‎

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