DIRECTION DES SERVICES DE PRESSE DU MINISTERE DE LA GUERRE. 1945. In-Folio. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 24 pages. Nombreuses photos en noir et blanc, dans le texte et hors-texte. Pages centrales illustrées en couleurs, par Raoul AUGER.. . . . Classification Dewey : 940.53-Seconde Guerre mondiale 1939-1945
Reference : RO80129511
11 novembre 1918, par andré BALLET - De l'impérialisme allemand, par le Général BROSSE - Présence de la France, par Jacques CHAZELLE - 2 Défaites allemandes 1918, 1945, par René LAURET ... Classification Dewey : 940.53-Seconde Guerre mondiale 1939-1945
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Reference : LCS-18416
La plus belle édition ancienne des Exhortations et instructions chrétiennes de Bourdaloue. A Paris, Aux dépens de Rigaud, Directeur de l’Imprimerie Royale, 1721-1723. 2 volumes in-12 de : I/ (2) ff., 520 pp., (14) ff.; II/ (6) ff., 474 pp., (13) ff. Maroquin olive, dentelle en encadrement sur les plats avec fleurons d’angle, armes frappées or au centre, dos lisses ornés de fines roulettes et de fleurs dorées, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, doublures et gardes de soie rose, tranches dorées. Riches reliures à dentelle du règne de Louis XV attribuables à Derome. 166 x 125 mm.
La plus belle édition ancienne des Exhortations et instructions chrétiennes de Bourdaloue. «Cette édition in-12 est la meilleure de ce format» (Brunet, I, 1175). A partir de 1670, Bourdaloue devint «prédicateur du Roi». On sait en effet que, chaque année, à la fin du Carême, le grand aumônier présentait à Louis XIV une liste des orateurs sacrés qui avaient été les plus suivis à la ville; le roi désignait lui même deux orateurs l’un pour l’Avent, l’autre pour le Carême. Ceux-ci conservaient par la suite le titre de prédicateur du Roi. Il était de tradition qu’un sermonnaire ne revint pas plus de trois fois devant la Cour. Bossuet y avait prêché quatre fois, Bourdaloue tint la chaire de la chapelle royale jusqu’à dix fois. Il prêcha en effet devant le roi les Avents de 1670, 1684, 1686, 1689, 1691, 1693, ainsi que les Carêmes de 1672, 1674, 1675, 1680 et 1682. La faveur dont il jouit dépassa donc de beaucoup celle de Bossuet et, à n’en juger que par le succès qu’il eut en son temps, on peut dire que Bourdaloue fut sinon le plus grand prédicateur du siècle de Louis XIV, du moins le plus suivi. Les contemporains, et particulièrement Madame de Sévigné, dans ses Lettres, se font les échos des triomphes de cet homme qui sut cependant rester modeste. Bossuet lui-même appréciait fort ses mérites, puisqu’il tenta à plusieurs reprises de l’attirer dans son diocèse. Autre attrait, la sûreté du style et de la parole, qui complète la rigueur de sa pensée. De plus, Bourdaloue reste toujours accessible; il est constamment proche de son public, il le connaît admirablement, il en sait les points faibles – et Madame de Sévigné pouvait écrire: «Il frappe comme un sourd…Sauve qui peut!» Autre mérite fort sensible de son temps, Bourdaloue émaille ses sermons de portraits, peints sur le vif; il évoque le courtisan dans sa pensée quotidienne, dans son attitude vis-à-vis de ses devoir religieux. Enfin, - et c’est là sans doute le plus important, - Bourdaloue est un moraliste chrétien; il est le moraliste chrétien par excellence du siècle de Louis XIV. La connaissance des Ames acquise dans la direction spirituelle des consciences, il la met à profit dans ses Sermons. Sa morale est essentiellement pratique, toujours précise et particulière. Dans l’analyse des passions, il vaut La Bruyère et parfois le dépasse. Il est certain que son influence pratique et immédiate fut très grande sur la vie de ses contemporains. Merveilleux exemplaire relié en maroquin olive à dentelle de l’époque pour Madame Victoire, la fille du roi Louis XV, attribuable à Derome. Il figure sous le n°15 du catalogue des livres de la bibliothèque de Madame Victoire reproduit dans Quentin-Bauchart (Les Femmes bibliophiles de France, p. 160) et y est ainsi décrit: «Charmant exemplaire admirablement conservé, et portant l’ex libris de Madame Victoire collé à l’intérieur de chaque volume (ici anciennement décollé). Bibliothèque de Versailles. Réserve.» «Madame Victoire était belle et très gracieuse. «Son accueil, son regard, son sourire étaient d’accord avec la bonté de son âme». Elle vivait avec la plus grande simplicité. Sans quitter Versailles, sans faire le sacrifice des commodités de la vie, ni de la moelleuse bergère à ressort qu’elle ne quittait jamais et qui la perdait, disait-elle, elle n’oubliait aucun devoir, donnait aux pauvres tout ce qu’elle possédait, et se faisait adorer de tout le monde. On raconte qu’elle n’était pas insensible à la bonne chère, mais elle rachetait ces péchés de paresse et de gourmandise par une humeur toujours égale et par une inépuisable bienveillance. M. le baron Jérôme Pichon possédait également un catalogue manuscrit de la bibliothèque de Mesdames, celui de Madame Victoire, dont les livres ne sont pas moins intéressants que ceux de Madame Sophie. Quelques-uns sont remarquables : les Fables de la Fontaine avec les figures d’Oudry, reliées en maroquin vert à large dentelle sur les plats, la Représentation des Fêtes données par la ville de Strasbourg, à l’occasion de la convalescence du Roi, magnifique volume in-folio relié en mosaïque par Padeloup, et le Bourdaloue, relié par Derome, également de la Bibliothèque de Versailles, sont des livres de premier ordre. La plupart, comme on le verra dans la description que nous en faisons plus loin, sont dignes de prendre place dans les meilleures bibliothèques.» (Quentin-Bauchart, Les Femmes bibliophiles de France, pp. 123-130).
Edition originale de ce Manuel de botanique de la plus grande rareté. Paris, chez Didot le jeune, C. J. Panckoucke, 1764. In-12 de xxiv pp., 44 pp., 76 pp., 92, 94, (2), 75, (1) p. Plein maroquin vert olive, triple filet doré autour des plats, armes frappées au centre, dos à nerfs orné, filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque. 161 x 93 mm.
Edition originale de ce Manuel de botanique de la plus grande rareté. «L’Auteur a distribué les plantes dont il parle en quatre classes principales. La première comprend celles dont nous mangeons diverses parties, différemment préparées, soit par besoin soit par sensualité, & celles qui nous fournissent nos boissons agréables: on peut les nommer en général plantes utiles pour la nourriture; elles sont rassemblées dans la première partie, & présentées dans l’ordre de 58 familles, établies par B. de Jussieu. Cette partie comprend non seulement les plantes qu’on cultive ordinairement, mais encore les plantes sauvages qui peuvent servir de nourriture aux pauvres, & dans les disettes. On y a ajouté celles que Linné a comprises parmi les plantes alimentaires de la Suede. La seconde classe concerne les plantes d’usage en médecine: on n’y a admis que celles qui sont approuvées dans la pharmacopée de la Faculté de médecine de Paris. La troisième est composée des plantes employées dans les Arts. Enfin, la quatrième comprend les plantes dont la propriété est d’embellir les lieux destinés à la promenade, c’est-à-dire, les plantes d’ornement pour les jardins; elles y sont rassemblées: on y a joint une courte description de ce qui fait leur mérite, l’indication de la saison où l’on en jouit, & de la place qu’elles peuvent occuper dans les parterres, les gasons, les pièces d’eau, les grands & les petits bosquets, les avenues & autres parties d’un jardin ou d’un parc régulier. Ce manuel est terminé par des tables latines & françoises très étendues: ces tables contiennent les familles, les genres & les espèces des plantes dont il est parlé dans l’ouvrage. On y a joint l’Index ou table alphabétique des genres sous lesquels les plantes sont placées dans le ‘Botanicon Parisiensis’ de Vaillant. On y trouve enfin les noms des familles introduites par Jussieu. Cet ouvrage, considéré sous plusieurs aspects, est véritablement neuf; il paroit fait pour cette classe de citoyens qui ne souhaitent prendre de la botanique que les connaissances les plus agréables & de l’utilité la plus générale». (Bibliothèque littéraire historique et critique de la médecine ancienne et moderne, II, p. 502). « Les uns et les autres trouveront de quoi se satisfaire dans ce ‘Manuel’. Il a de plus l’avantage de présenter un ordre de familles dû aux observations du plus grand de nos maîtres. Enfin, on y remarquera que toutes nos Plantes ont des noms François; ce qui manquait dans presque tous les Catalogues. Cette espèce d’Introduction à la Botanique donne de grandes lumières sur cette Science. On est porté à croire qu’il n’y a aucune plante qui n’ait son utilité particulière. On ne connait les propriétés que d’un très petit nombre; ce sont de ces plantes dont M. Duchesne parle, en se bornant à celles que l’on trouve à la campagne aux environs de Paris. Indépendamment de ses connaissances, M. Duchesne a le mérite de la franchise. Il prend plaisir à nommer avec reconnaissance les diverses personnes qui lui ont aidé dans son ouvrage, & qui lui ont communiqué leurs lumières […] Cet ouvrage ne peut que mériter l’approbation du public et plaire à tous les Lecteurs». (L’Année littéraire, 1764). Superbe exemplaire relié en maroquin olive de l’époque pour Madame Victoire, la fille du roi Louis XV. Mesdames de France, Adélaïde, Sophie et Victoire avaient chacune leur bibliothèque aux armes de France, mais les livres de Madame Victoire étaient reliés en maroquin vert olive. «Madame Victoire était belle et très gracieuse. Son accueil, son regard, son sourire étaient d’accord avec la bonté de son âme. Elle vivait avec la plus grande simplicité. Sans quitter Versailles, sans faire le sacrifice des commodités de la vie, ni de la moelleuse bergère à ressort qu’elle ne quittait jamais et qui la perdait, disait-elle, elle n’oubliait aucun devoir, donnait aux pauvres tout ce qu’elle possédait, et se faisait adorer de tout le monde. On raconte qu’elle n’était pas insensible à la bonne chère, mais elle rachetait ces péchés de paresse et de gourmandise par une humeur toujours égale et par une inépuisable bienveillance. » (Quentin-Bauchart, Les Femmes bibliophiles de France, pp. 123-130).
[Napoléon, Campagne de Russie, 1812], Nouvelles de la Grande Armée : annonce de la victoire de Mojaisk [bataille de la Moskowa] du 7 septembre 1812. [Paris], imprimerie de Chaignieau aîné, [1812]. 1p in-4 (environ 25*21cm) Introuvable document précisant : « Une lettre du quartier-général de l'EMPEREUR annonce que SA MAJESTÉ a attaqué l'armée russe à Mojaisk, le 7 de ce mois, à cinq heures du matin. L'ennemi a été mis dans une déroute complète. A trois heures, l'EMPEREUR était encore à cheval, poursuivant les fruits de cette journée ». Ce document semble très rare, probablement un petit placard qui est à placer dans les Bulletins de la Grande Armée, entre le n°17 et le n°18 vu la date et est donc un extrait du Moniteur. C'est lors de cette bataille que fut blessé le prince Bagration (qui mourra quelques jours plus tard). La victoire ne fut pas éclatante, les pertes étant nombreuses. Koutouzov, commandant en chef des armées russes, parlera de cette bataille comme d'une victoire russe et non française. Toutefois, elle ouvre la porte de Moscou aux armées françaises qui y entrent le 14 septembre. [41-2]
De la bibliothèque Ambroise Firmin-Didot. Paris, Pierre Rocolet, 1629. In-folio, 1 f. frontispice, (4) ff. préliminaires, 180 pp. chiffrées (saut dans la numérotation de la p. 18 à la p. 21 sans manque), 11 pp. pour La Rochelle aux pieds du Roy, (1) f., 15 planches gravées à pleine page dont 14 hors texte. Vélin, double encadrement de filets dorés sur les plats, armoiries de la ville de Paris frappées or au centre, dos lisse orné en long d'un encadrement de double filet doré, tranches dorées. Reliure de l'époque. 358 x 248 mm.
Premier tirage de la réception fastueuse organisée à Paris pour LouisXIII et de son entrée triomphante dans sa capitale après sa victoire sur le fief Huguenot de La Rochelle. Cicognara, 1437 ; Ruggieri, 449 ; Vinet, 488 ; Berlin Catalog, 2995. Après avoir réalisé que les droits politiques accordés aux protestants ainsi que leur droit à constituer une armée, allaient à l'encontre de l'ensemble des intérêts de la France, le cardinal de Richelieu assiégea La Rochelle, principale forteresse des intérêts huguenots. La réception du roi organisée en 1628 célébrait ainsi la capitulation protestante. «Volume rare, orné de 15 planches, représentant douze arcs de triomphe et trois chars: l’Age d’or, le Cirque romain, le Vaisseau de la Ville de Paris. Elles ont été gravées sur cuivre par Abr. Bosse, Melchior Tavernier et G. Firens. Très bel exemplaire aux armes de la ville de Paris». (Catalogue Firmin-Didot, n°470) Ce beau livre de fête est orné de i 6 grandes estampes à pleine page. Les 12 premières figurent les douze arcs de triomphe dressées pour la circonstance et qui célébraient les douze qualités royales : la Clémence ; la Piété ; la Renommée ; l'Amour du peuple ; la Justice ; l'honneur des batailles navales ; la Prudence ; la Majesté du Roi ; la Force, dédié aux Prouesses du Roi ; l'Honneur ; la Magnificence du Roi ; l'éternité de la Gloire du Roy. Les 3 dernières estampes représentent les trois chars qui faisaient partie du cortège royal. Toutes ces figures étaient dues au talent conjoint de Melchior Tavernier et Pierre Firens. En tête de l'ouvrage figure bien la grande et belle estampe (305x230mm) gravée sur le dessin d’Abraham Bosse, représentant les députés de La Rochelle aux pieds de Louis XIII. Cette planche manque souvent. (Benezit, II, 196-197). Précieux exemplaire conservé dans sa reliure en vélin de l’époque aux armes de la ville de Paris.
[Napoléon, Campagne de Russie, 1812], Onzième bulletin de la Grande Armée : désertion en masse dans l'armée de Bagration, situation des armées françaises, détails sur quelques combats et victoire de Drissa [bataille de Kliastitsy] et « nous avons appris qu'on s'amusait en Russie à chanter des Te Deum à l'occasion des victoires obtenues par les russes ». [Paris], imprimerie de Chaignieau aîné, [1812]. 4p in-4. Célèbre périodique, ici dans sa 4e série qui connut 29 numéros, soit en livraison comme ici, soit en placard. Les nouvelles données étaient évidemment enjolivées et l'expression « menteur comme un bulletin » s'est développée au sein des grognards. Nous vendons plusieurs numéros de cette rare série. [40-2]