GAILLARD Emile. Non daté. In-4. Cartonnage d'éditeurs. Bon état, Couv. légèrement passée, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 318 pages. Frontispoice en noir et blanc. Nombreuses gravures sur bois en noir et blanc, hors-texte. Cartonnage d'éditeur polychrome. Tranches dorées.. . . . Classification Dewey : 28.5-Enfantina
Reference : RO80053269
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Maison de la Bonne Presse. 23 juillet 1896. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 49 à 64. Quelques illustrations dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 200-RELIGION
Sommaire : La France par Nouvelet, L'enfance des Saints : le saint prophète Daniel, Lettres célèbres aux enfants : L. Veuillot a ses deux filles Agnès et Luce, La cathédrale de Reims, L'aigrie va fondre sur le troupeau, La filleule de Saint Roch par Marie Leconte Classification Dewey : 200-RELIGION
PARIS MATCH. 15 février 1964. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 86 pages augmentées de nombreuses photos et illustrations en noir et blanc et en couleurs dans et hors texte - 1er plat illustré d'une photo en couleurs. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Marielle et Christine : deux petites filles de France, Les garçons aussi font honneur a la France, Von Braun : mon plan pour la lune, C'est certain maintenant : en 1970 trois hommes partiront pour la lune, Le coeur d'Irène s'est donné, Mme Nhu : un jour je rentrerai chez moi Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Tapuscrit sur papier machine format A4 sous chemise cartonnée de remploi, liasse réunie sous attaches parisiennes, 49 ff. et un feuillet contrecollé contre la chemise. [ "Lettres Marocaines. Casablanca" - Tapuscrit corrigé par l'auteur en 1954 : ] [ Contient : ] Casablanca. 1909. L'accord franco-allemand – Impopularité de Mouley Hafid – Malaises dans les colonies européennes – Résistance du Maghsen aux réformes – Réduction des effectifs du corps de débarquement – Fin du prétendant Mouley Mohammed – Retour général à l'anarchie – Reprise des travaux du port de Casablanca – Considérations sur l'occupation du Maroc – L'opposition aux réformes consolide la position de Mouley Hafid – La poste francaise – Avance des espagnols dans le Riff – Lenteur des manipulations dans le port de Casablanca. 1910. Enquête du consul Kouri sur l'assassinat du docteur Mauchamp. 1912. Démarche internationale pour l'exécution des travaux du port de Casablanca – Mauvaise organisation des manutentions du port – Casablanca doit être le grand port du Maroc. 1913. Controverse au sujet d'un port à Fedalah – Lettre au général d'Amade 1940 Appel à la résistance.[ Nous proposons ci-dessous quelques extraits du tapuscrit : ] "Ressortissants français au Maroc. En janvier 1906. Tanger 600 – Casablanca 70 – Mogador 20. Larache 20 – Rabat 17 – Fez 17. Mazagan 10 – El Ksar el Kebir 8. Safi 5 – Tetouan 3 – Marrakech 2. Soit au total moins de 800 Français au Maroc en 1906" [ Autre chapitre : ] "Casablanca 9 Février 1909. (1). La nouvelle de l'accord franco-allemand laisse bien peu d'intérêt à ce qui se passe au Maroc. La situation dans le Sud où domine l'influence des grands Caïds est sans changement tandis que dans le reste du Maroc tout en n'appréciant guère la manière de Mouley Hafid on n'ose guère le manifester. Toutes les nouvelles de Fez s'accordent pour estimer que Mr. Regnault n'obtiendra rien de Mouley Hafid qui tout en ayant de bonnes paroles ne cédera rien, bien au contraire. Il est probable que l'accord Franco-Allemand rappellera Mouley Hafid à la réalité et qu'en ayant l'appui financier et militaire de la France il ne pourra éviter de se plier à sa volonté" (Une note tapée à l'encre rouge précise :"Accord Franco-Allemand du 9 Février 1909 par lequel le Gouvernement Allemand reconnaît les intérêts politiques particuliers de la France au Maroc et s'engage à ne pas les entraver") [ Autre chapitre : ] "Casablanca 7 Septembre 1909. Situation politique : La consolidation du pouvoir de Mouley Hafid que je signalais dans ma dernière lettre s'accentue de plus en plus alors que la situation des européens reste stationnaire. La proclamation de Mouley Hafid à Taza, si toutefois le fait est exact, est très intéressante car le sultan en établissant son autorité dans cette région pourra empêcher les espagnols d'y accéder. Ceux-ci font des préparatifs importants et un succès pourrait les griser. Je n'en persiste pas moins à croire que plus on ira moins on obtiendra de Mouley Hafid. Il faut tout de même espérer que l'opinion générale est dans l'erreur en estimant qu'il n'y a rien à faire avec lui. Il paraît, chose curieuse, que Mouley Hafid aurait un homme plus fort que lui en la personne du Rogui que les gens de Fez ne regardent pas sans crainte [... ] et menaçant dans la cage où il est enfermé. En Chaouia la situation est sans changement. Monsieur Gentil qui a fait un assez long séjour dans la région est parti pour Fez via Tanger après avoir effectué une audacieuse randonnée dans les Zaers, au Nord-Est de la Chaouia. Il a eu la surprise de découvrir une vaste région extrêmement riche dont les terres noires ont beaucoup d'analogie avec les plus belles de la Chaouia. Ces terres sont entièrement cultivées et les indigènes ne permettent à personne d'approcher car c'est la richesse de cette région siba. Port de Casablanca : les travaux avancent lentement et cet état de chose ne paraît pas devoir être amélioré avant plusieurs années pour le plus grand préjudice du commerce. Il y a ces jours-ci douze vapeurs en rade alors que la capacité totale d'embarquement par jour est à peine de 700 tonnes, y compris toutes les barcasses des Compagnies de Navigation dont on tolère l'usage malgré le monopole du Maghsen. Il y aurait cependant moyen de remédier à peu de frais à cette pénurie, mais le Maghsen qui encaisse actuellement des droits très importants ne veut engager aucune dépense en contre partie. Port de Safi : les travaux du warf avancent rapidement et les communications avec les bateaux en rade s'en trouvent déjà bien améliorées. Mazagan dispose d'un remorqueur, Safi va en avoir un, alors que Casablanca n'en a encore pas. Poste française : Cet excellent moyen de pénétration est bien négligé au Maroc. L'esprit qui règne dans les bureaux est celui que l'on trouverait dans un bureau de Paris. Le résultat est que les marocains vont de préférence et avec de bonnes raisons à la poste allemande. Il faudrait pour corriger ce fonctionnement défectueux : 1° - que l'Administration des Postes exige des employés aux guichets de savoir parler et écrire l'arabe de façon à pouvoir lire les adresses et délivrer des reçus écrits en arabe. 2° - Adopter pour tous les services des imprimés écrits en français et en arabe (en Égypte ils le sont en arabe, en français et en anglais). 3° - Se mettre dans l'idée qu'ici nous ne sommes pas en France mais au Maroc et qu'un employé des postes sachant l'arabe et répondant dans cette langue au guichet ne fait pas une complaisance mais remplit une obligation de sa fonction."[ Autre chapitre : ] "Casablanca 25 Juin 1910. Enquête de Mr Kouri, Consul de France à Mogador, sur l'assassinat du Docteur Mauchamp à Marrakech le 19 mars 1907. Monsieur Kouri, Consul de France à Mogador, m'ayant informé qu'il se rendait à Marrakech chargé par le Gouvernement Français de procéder à l'enquête si longtemps ajournée sur l'assassinat du Docteur Mauchamp, je me suis mis en route le 23 mai pour aller le rejoindre. Le chemin direct par Mechra ben Abbou étant alors suffisamment sûr, j'ai adopté cet itinéraire que je n'avais encore jamais parcouru. J'avais comme escorte mon fidèle domestique Abdallah et deux cavaliers amis des Ouled Harriz, ce qui formait un groupe de quatre fusils suffisant pour tenir les maraudeurs à distance. De Casablanca à Mechra ben Abbou sur l'Oum Er Rebia, à moitié chemin de Marrakech nous étions en Chaouia occupée. Un pont de bateaux lancé par le génie en face du dernier poste nous a permis le passage facile de l'oued, puis jusqu'à Marrakech le voyage s'est poursuivi sans incidents à travers l'interminable et inculte région des Rehamnas dont les rares habitants sont groupés en douars formés de tentes brunes d'aspect très misérable. Les points d'eau de Ben Guerir et de Sidi bou Athman à l'entrée des Djebilets paraissent un peu moins déshérités. Dans la matinée du quatrième jour nous entrions à Marrakech après avoir parcouru environ 240 kilomètres. Grâce à l'aimable hospitalité de mon excellent ami l'Amin Cabadj je n'ai pas eu à me préoccuper de trouver un logement. Mr Kouri m'avait précédé de plusieurs jours à Marrakech et était installé à l'Arsa ben Idriss mis à sa disposition par le Maghsen, beau jardin situé à proximité de Bab el Robb avec au milieu un spacieux et élégant pavillon dont il avait affecté le premier étage à son logement et le rez de chaussée à son bureau. Mr Kouri que je rencontrais pour la première fois me réservait un accueil aimable et confiant. C'était un Syrien très avenant d'âge mûr, arabisant distingué et fin diplomate, toutes qualités rendant particulièrement heureux le choix fait par Mr Regnault qui l'avait connu de longue date en Tunisie. Mr Kouri était au reste bien décidé à mener sa délicate tâche à bonne fin malgré les difficultés qu'elle présentait, les compromissions qu'elle était appelée à révéler et ceci en l'absence de toute autorité ou force sur lesquelles il puisse s'appuyer. Mr Kouri malgré la fatigue d'un voyage à cheval de 150 km par une chaleur accablante avait déjà bien employé à de nombreux interrogatoires ses premières journées passées a Marrakech. Dès mon arrivée, Mr Kouri m'interrogea longuement sur tout ce que je savais de l'affaire Mauchamp puis me requis comme greffier pour l'assister dans son enquête; c'est ce que je fis, apres avoir prêté le serment d'usage, durant les quelques jours qu'il resta encore a Marrakech. Je fus fort surpris au cours de ces longues séances de la facilité avec laquelle les marocains convoqués par Mr Kouri étaient envoyés par le Pacha El hadj Abd El Salam et de la franchise et spontanéité avec lesquelles les indigènes aussi bien que les étrangers et tout particulièrement les Allemands renseignaient Mr Kouri. Sa mission terminée et avant de nous separer, Mr Kouri me pria de rapporter verbalement a notre Ministre à Tanger, Mr Regnault, que je devais voir peu apres à Tanger, et en attendant son rapport les conclusions de son enquête. Voici ces conclusions: "Le principal meurtrier du Dr Mauchamp, celui qui a excité la foule et lui a porté le premier coup de poignard est un nègre qui habitait dans l'impasse débouchant devant la maison du Docteur. Cet indigene était au service de Mouley Hafid pour le compte duquel il a agi. C'est ce même indigène qui servait de messager entre le Docteur et Mouley Hafid. Mouley Hafid, intelligent lettré, mais aussi buveur et débauché se plaisant dans la compagnie des filles soumises de la ville qu'il appelle au Dar Maghsen, était selon Mr Kouri un esprit si roué que seul le qualificatif de "satanique" pouvait lui convenir. Pendant la période de six mois qui a précédé la mort du Docteur, c'est Mouley Hafid qui a provoqué et entretenu l'agitation parmi les tribus du Haouz de Marrakech. Celui-ci avait recours aux moyens les plus vils pour se procurer de l'argent, faisant battre les tribus entre elles, se faisant acheter son appui aussitôt suivi d'une trahison, organisant même des attaques à main armée contre des caravanes avec des renseignements recueillis en ville par ses émissaires et se servant en particulier à ces fins du Cheik Laiadi des Rehamnas qui perdit deux doigts dans l'attaque de muletiers qui transportaient de l'argent de Marrakech à Safi. [... à la fin du chapitre, passage tapuscri à l'encre rouge : ] Monsieur Kouri dès son enquête terminée reprit le chemin de Mogador. Il partit de Marrakech très fatigué et son état empira tellement durant son voyage de retour par une chaleur torride qu'il mourut en arrivant à Mogador. Les notes prises par Mr Kouri en écriture arabe très abrégée ne purent être déchiffrées et ne purent supplanter le rapport sur sa mission qu'il n'avait pas encore redigé. Le Sultan Mouley El Hassan a épousé El Alia Bent Salah Ben Ghasi El Aroussia El Bejjajia ; leur fils Mouley El Hafid a été Sultan du Maroc de 1907 à son abdication le 12 Aout 1912. El Alia Bent Salah avait trois freres : Si Abdallah Ben Salah Ben Ghasi, Si Kacem, Si Hhasi qui étaient les oncles de Mouley Hafid. En 1906 le Caid de Settat était Caid El Hadj Maati Ben Kebir El Mazenzi El Aroussi qui à sa mort en 1910 a été remplacé par son fils le Caid Hadj Ali. Ils étaient de meme origine (Ouled Aroussi) que la mère de Mouley Hafid mais n'étaient pas parents. C'est cette origine commune de Mouley Hafid et du Caid El Hadj El Maati qui a fait croire à Mr le Consul Koury qu'ils étaient cousins quand il a établi leur complicité dans le massacre des ouvriers du port de Casablanca en 1907. Casablanca, 28 Aout 1954"[ Autre chapitre : ] « Association amicale des Français du Maroc avant août 1907. Casablanca, le 10 juin 1940. Monsieur le Général Noguès, Résident général de France au Maroc. Mon Général, À l'heure où se discutent les destinées de la France et de son Empire, je vous déclare au nom des Français qui, encore ici au nombre de 90, furent les premiers pionniers du Maroc, conscients de la puissance que représentent l'Afrique du Nord, des Colonies immenses, une Marine intacte et une associée aux ressources inépuisables, que nous sommes tous à vos côtés, avec la pensée unanime qu'une pareille force ne peut s'effacer et qu'elle doit être l'espoir et le meilleur élément de la Restauration de la Mère Patrie. Le Maroc ne peut faillir à cette noble tâche et il est prêt à l'aborder sous votre autorité et celle de son respecté Souverain Sa Majesté Moulay Mohamed. Nos enfants qui aujourd'hui disputent pied à pied le sol national à un ennemi implacable, sont aussi les enfants de l'Empire. Ils sont attachés comme nous au sol qui les a vus naître et ne peuvent concevoir un abandon qui leur paraîtrait le reniement des engagements les plus solennels. Avec l'assurance de ma très haute et très respectueuse considération, je vous prie de croire, Mon Général, à l'entier dévouement de tous les membres de l'Association que je représente. Le Président, signé : P. Bouvier » [ Suit à l'encre rouge : ] "Je n'ai pas reçu de réponse à cette lettre mais quelques jours après l'avoir envoyée il m'a été communiqué par un des destinataires une lettre adressée par le Général Noguès aux Directeurs des services de l'Armée. Le Général les informait qu'il lui était parvenu de nombreuses demandes de résistance à la capitulation du Gouvernement Pétain et qu'il avait demandé aux Anglais quelle aide ils pouvaient lui apporter. Ces derniers lui ayant répondu être pour le moment dans l'impossibilité de lui fournir une assistance quelconque, il se trouvait dans l'impossibilité de résister. Le Général terminait en enjoignant à ses Directeurs de communiquer la teneur de sa lettre à leurs chefs de corps puis de la détruire".
Remarquable archive privée pour l'étude du Protectorat français au Maroc Rédigé par Paul Bouvier, minotier et homme d'affaire, président en 1940 de l"Association amicale des Français du Maroc avant août 1907", ce tapuscrit articule des observations contemporaines des faits (1906-1913), sans doute recopiée de brouillon de ses notes originales, avec une mise en perspective historique rédigée à l'encre rouge en 1954. Les enjeux majeurs portent sur l'instabilité politique sous Mouley Hafid, les mécanismes de l'intervention française après l'assassinat du Dr Mauchamp et les tensions coloniales dans les ports marocains (il croise Lyautey et a un grand rôle dans le développement du port de Casablanca). L'intérêt documentaire est remarquable par la précision des noms (plusieurs ont été rajoutés postérieurement à la main), des lieux et des détails techniques sur l'administration coloniale, notamment la critique des méthodes de gestion postale et portuaire. Cet extraordinaire témoignage direct concentré sur la période 1909-1913 (et qui se conclut par sa lettre au Général Noguès en 1940) semble une source inédite et de premier ordre pour l'histoire du Maroc et des relations diplomatiques avec la France. Bon état (chemise fort. frottée, bon état par ailleurs). IMPORTANT : Pour tout achat vers l'étranger (hors France), une demande d'autorisation d'export doit être demandée, ce qui peut entraîner des délais supplémentaire d'un à deux mois (voire plus) avant expédition.
[Imprimerie Emile Flouret] - DE LA BATUT, Jeanne et Pierre
Reference : 44471
(1900)
1 cahier d'écolier, Imprimerie Emile Flouret, Bergerac, 7 pages manuscrites, s.d. (circa 1900-1930 ?) [ Témoignage détaillé sur la mort de Decamps ]. [ ... ] "Un jour Decamps invité [chez ] Napoléon III ne voulait s’y rendre qu'avec une femme et ses filles et son épouse refusant d'y aller, fit habiller en Amazone son fils qui avait une jolie figure efféminée. Personne ne s'aperçut de la supercherie, et chacun se demandait quel était cette jeune inconnue que Decamps accompagnait ainsi. Mais cela fit un scandale énorme et le lendemain toute la ville en parlait ; et le peintre s'en amusait beaucoup car il se souciait peu de l'opinion des autres. Enfin un ami qu'on avait mis dans la confidence raconta l'histoire et les potins s'apaisèrent, chacun disant : « C'est bien une idée d'artiste »." [...] "Decamps fit son premier tableau à l'huile de vers l'âge de 14 ans et le donna à une cousine [...] La scène était très animée et recelait déjà réel talent. Musard, l'introducteur des cafés-concerts en France, ayant vu ce tableau : « le jeune homme qui l'a fait, s'il continue, fera certainement son chemin ». Cela n'empêcha que le père de deux camps s'opposa longtemps à ce que son fils soit peintre ; il voulait en faire un notaire comme lui." [...] Il était très indépendant. Traité avec ses amis, éléments à s'amuser en compagnie, il avait, cependant un fond de mélancolie incurable." [...] « Les amis de ma femme ne sont pas mes amis », disait mon grand-père Dentu.[...] "M. Emile Gaboriau avait pour maîtresse une blanchisseuse. Il l'épousa après avoir été soigné par elle durant une maladie, mais sa mère ne lui pardonna pas. [...] Gambetta, ayant gagné (à la bourse, je crois) 4 millions et ne voulant pas qu'on le sache car un républicain milliardaire est toujours suspect s'acheta l'île de Porquerolles mais au nom de M. E. De Roussen, son secrétaire. Gambetta étant mort rapidement sans avoir le temps de régulariser la situation, M. de Roussen conserva, sans scrupules, l'île de Porquerolles. Sa femme, directrice d'une maison de correction dans l'île, se fit remarquer par sa brutalité, sa cruauté et fut d'ailleurs condamné de ce chef." [...] "Ma bisaïeule Mme Caumartin, veuve d'un avoué, propriétaire d'un hôtel particulier au coin de la rue Caumartin et du boulevard des Italiens vendus 2 millions au Crédit Lyonnais, versa 1 million pour libérer son gendre, Dentu, de prison où il se trouvait à la suite de polémiques dans le drapeau blanc. Sans doute pour payer ses amendes. Cette somme fut déduite de l'héritage de Mme Dentu afin que les soeurs de cette dernière n'en supportent pas les conséquences." [...] Decamps avait un ours. Il le prêta un ami qui le mena au bal de l'opéra où on le prit pour un déguisé. Puis il le laissa pour danser et l'ours, s'en fut coucher dans une loge où il s'endormit. Après le bal, une ouvreuse vint lui taper sur l'épaule et pensa mourir de frayeur quand elle s'aperçut que c'était un ours véritable." [ Notes sur Mme Gonzalez, femme du romancier, mère d'Eva Gonzalez, élèvre de Berthe Morizot ; notes sur la famille de Ponson du Terrail ]
Intéressant recueil d'anecdotes diverses, rédigé d'après les témoignages de la tante Angèle Lair par Jeanne Dentu ou par son fils Pierre de La Batut.
[De l'Imprimerie de la Veuve J.B. Cavazza, De l'Imprimerie de Fernel, ] - Collectif ; LYNCH
Reference : 45450
(1814)
1 vol. in-8 reliure de l'époque demi-basane marron, mention Lavau Fils portée en queue. Contient : Constitution donnée par le Roi au Peuple Français. 4 Juin 1814, De l'Imprimerie de la Veuve J.B. Cavazza, Bordeaux, s.d. [ 1814 ], 15 pp. / Testament de Louis XVI, Mort le lundi 21 janvier 1793, âgé de 38 ans cinq mois moins deux jours, De l'Imprimerie de la Veuve J.B. Cavazza, Bordeaux, s.d. [ 1814 ], 7 pp. / Nouvelles Officielles de Paris. Adresse du Gouvernement provisoire au Peuple Français. Détail de ce qui s'est passé à Fontainebleau, dans la journée du5, et la conversation de Nicolas Buonaparte avec ses maréchaux, après la prise de Paris, De l'Imprimerie de Fernel, Bordeaux, s.d. [ 1814], 4 pp. / Rapport de la Commission Extraordinaire fait au Corps Législatif, le 28 Décembre 1813 par M. Lainé Rapporteur, De l'Imprimerie de Fernel, Bordeaux, s.d. [ 1814], 7 pp. / Proclamation du Ministère de la Guerre, aux Armées. Départ de Bonaparte, De l'Imprimerie de Fernel, Bordeaux, s.d. [ 1814], 4 pp. / Journal des Dames et des Spectacles, 9 Pluviôse an 9 n°5 15 de la Lune, De l'Imprimerie d'Audibert et Burkel, s.d. [1801 ], 8 pp. / Supplément au Mémorial Bordelais du 14 Avril [ 1814 ] Entrée de l'armée Anglaise à Toulouse, Chez Lavigne Jeune, s.d. [ 1814 ], 2 pp. / Gloria in Excelsis ou La Joie des Français de posséder leur Roi, De l'Imprimerie de Fernel, Bordeaux, s.d. [ 1814], 2 pp. / Le Jardinier Fleuriste ruiné par le Froid [ Par le Comte Lynch ], De l'Imprimerie de la Veuve J.B. Cavazza, s.d. [ 1814 ], 2 pp. / Nouvelles de Londres, relatives à une prétendue machination tramée par Napoléon ; avec des nouvelles de l'épouse et des filles de Lucien Bonaparte. Londres, le 30 août, De l'Imprimerie de Fernel, Bordeaux, s.d. [ 1814], 4 pp. / Nouvelle Constitution décrétée par le Sénat, dans sa séance du 6 avril 1814, et publiée solennellement le 8 courant dans tous les quartiers de la Capitale, De l'imp. de Moreau, Bordeaux, s.d. [ 1814], 8 pp. / Traité de Paix conclu entre la France, l'Autriche, la Russie, l'Angleterre et la Prusse, De l'Imprimerie de P. Coudert, s.d. [ 1814], 40 pp.
Très intéressant recueil rassemblant 12 impressions bordelaises témoignant des débuts de la Première Restauration (rel. frottée, qq. griffonnages du copiste n'affectant pas le texte). Ces 12 imprimés sont insérés entre de très nombreuses pages manuscrites (plus d'une cinquantaine de feuillets) copiant d'autres titres du même type.