SOCIETE D'EDITIONS SCIENTIFIQUES. 1898. In-12. Broché. Etat passable, Couv. convenable, Dos abîmé, Intérieur acceptable. 367 pages. Dos fendu et cassé.. . . . Classification Dewey : 97.2-Dédicace, envoi
Reference : RO80053083
Envoi de l'auteur, daté de 1898. Les Langues Vivantes Parlées. Classification Dewey : 97.2-Dédicace, envoi
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Leyde, 1637. À Leyde, Ian Maire, 1637. In-4 de 78 pp., (1) f., 413 pp., (1) p. d’avertissement et (17) ff. Maroquin brun janséniste, dos à nerfs orné, double filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure du XIXe siècle signée Thibaron. 198 x 150 mm.
[video width="1920" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/04/Descartes.mp4"][/video] Précieuse édition originale du chef-d’œuvre de Descartes. Tchemerzine, II, 776; PMM, 129; Horblit, One hundred book famous in science, 24; En Français dans le texte n°90; Dibner, Heralds, 81 (“The Dioptrique contains the earliest statement of Willebrord Snell’s law of refraction”) ; Norman Library, 621. Après la condamnation de Galilée en 1633, Descartes avait pris la résolution de ne laisser imprimer aucun ouvrage de son vivant. De la Hollande où l’avait conduit son aspiration à la solitude et à l’isolement, le philosophe continue cependant à correspondre avec ses proches. C’est aux instances de ceux-ci qu’il cède en publiant en 1637 une anthologie de ses recherches à laquelle il laissa le sens d’une démarche toute singulière et toute personnelle. Après avoir pensé confier son ouvrage aux Elzevier puis à un imprimeur parisien, Descartes finit par traiter avec le libraire imprimeur Jean Maire établi à Leyde, moyennant la rémunération de 200 exemplaires d’auteur. Œuvre fondamentale rédigée en français afin d’être plus intelligible et accessibleLe Discours de la Méthode marque une étape considérable dans la progression de la pensée occidentale au XVIIe siècle. «Le Discours de la Méthode» est suivi de 3 mémoires scientifiques. «La Dioptrique», «La Géométrie» et «Les Météores», abondamment illustrés de figures sur bois. Descartes y mentionne par ailleurs les découvertes de Harvey sur la circulation sanguine (Exercitadio anatomica de motu cordis et sanguinis, 1628). Il s’agit de la première discussion sur ce sujet par un philosophe français. Le Discours de la Méthode est divisé en six parties. Descartes en donne lui-même un aperçu au début de l’ouvrage: «En la première, on trouvera diverses considérations touchant les sciences. En la seconde, les principales règles de la méthode que l'auteur a cherchée. En la 3, quelques unes de celles de la Morale qu'il a tirée de cette Méthode. En la 4, les raisons par lesquelles il prouve l'existence de Dieu & de l'âme humaine, qui sont les fondements de sa Métaphysique. En la 5, l'ordre des questions de Physique qu'il a cherchées & particulièrement l'explication du mouvement du cœur & de quelques autres difficultés qui appartiennent à la Médecine, puis aussi la différence qui est entre nostre âme & celle des bestes. Et en la dernière, quelles choses il croit estre requises pour aller plus avant en la recherche de la Nature qu'il n'a esté & quelles raisons l'ont fait escrire.» L’auteur livre aussi dans la première partie sa biographie jusqu’en 1619. Comme la plupart des livres scientifiques importants, le Discours de la Méthode a vu son prix fortement progresser depuis une vingtaine d’années. Bel exemplaire, très pur et grand de marges, finement relié par Thibaron. Provenance: Thomas Powell et A. F. Gougy, 1930 avec ex libris.
Précieuse édition originale du chef-d’œuvre de Descartes. À Leyde, Ian Maire, 1637. In-4 de 78 pp., (1) f., 413 pp., (1) p. d’avertissement et (18) ff., le dernier blanc. Plein veau fauve, double filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné, tranches mouchetées, infimes restaurations. Élégante reliure parisienne de l’époque. 207 x 155 mm.
Précieuse édition originale du chef-d’œuvre de Descartes. Tchemerzine, II, 776 ; PMM, 129 ; Horblit, One hundred book famous in science, 24 ; En Français dans le texte n°90 ; Dibner, Heralds, 81 (“The Dioptrique contains the earliest statement of Willebrord Snell’s law of refraction”) ; Norman Library, 621. Après la condamnation de Galilée en 1633, Descartes avait pris la résolution de ne laisser imprimer aucun ouvrage de son vivant. De la Hollande où l’avait conduit son aspiration à la solitude et à l’isolement, le philosophe continue cependant à correspondre avec ses proches. C’est aux instances de ceux-ci qu’il cède en publiant en 1637 une anthologie de ses recherches à laquelle il laissa le sens d’une démarche toute singulière et toute personnelle. Après avoir pensé confier son ouvrage aux Elzevier puis à un imprimeur parisien, Descartes finit par traiter avec le libraire imprimeur Jean Maire établi à Leyde, moyennant la rémunération de 200 exemplaires d’auteur. Œuvre fondamentale rédigée en français afin d’être plus intelligible et accessible Le Discours de la Méthode marque une étape considérable dans la progression de la pensée occidentale au XVIIe siècle. « Le Discours de la Méthode » est suivi de 3 mémoires scientifiques, « La Dioptrique », « La Géométrie » et « Les Météores », abondamment illustrés de figures sur bois. Descartes y mentionne par ailleurs les découvertes de Harvey sur la circulation sanguine (Exercitadio anatomica de motu cordis et sanguinis, 1628). Il s’agit de la première discussion sur ce sujet par un philosophe français. Le Discours de la Méthode est divisé en six parties. Descartes en donne lui-même un aperçu au début de l’ouvrage : « En la première, on trouvera diverses considérations touchant les sciences. En la seconde, les principales règles de la méthode que l'auteur a cherchée. En la 3, quelques unes de celles de la Morale qu'il a tirée de cette Méthode. En la 4, les raisons par lesquelles il prouve l'existence de Dieu & de l'âme humaine, qui sont les fondements de sa Métaphysique. En la 5, l'ordre des questions de Physique qu'il a cherchées & particulièrement l'explication du mouvement du cœur & de quelques autres difficultés qui appartiennent à la Médecine, puis aussi la différence qui est entre nostre âme & celle des bestes. Et en la dernière, quelles choses il croit estre requises pour aller plus avant en la recherche de la Nature qu'il n'a esté & quelles raisons l'ont fait escrire. » L’auteur livre aussi dans la première partie sa biographie jusqu’en 1619. Comme la plupart des livres scientifiques importants, le Discours de la Méthode a vu son prix fortement progresser depuis une vingtaine d’années. La condition idéale pour le marché international est bien sur la reliure de l’époque. Trois exemplaires en vélin d’époque, sans provenance significative, sont apparus sur le marché ces dernières années : le premier fut vendu 180 000 €, « Exemplaire Beguin décrit avec des “trous de vers restaurés dans la marge de plusieurs dizaines de feuillets et quelques piqûres” ; Paris, 2006 » ; le second 247 000 €, « exemplaire vendu par Christie’s London le 2 juin 2004, lot n° 54 décrit “a little light browning, a few spot” » ; le troisième proposé, il y a déjà 12 ans à New-York, fut alors adjugé 200 000 €. Précieux exemplaire revêtu d’une élégante reliure parisienne de l’époque.
Edition originale de ce traité qui encourage spécialement l'abandon de la méthode des jachères et l'instauration de prairies artificielles. Paris, Lottin l’aîné, Dessain junior, 1764. In-8 de (2) ff. (faux-titre et titre), xviii pp., (1) f. d'explication de la planche, 584 pp. mal chiffrées 608, avec un frontispice gravé par Prévost d'après Claude-Nicolas Cochin, maroquin vert, dos à nerfs orné de guirlandes et de caissons dorés chargés d'alérions, encadrement de triple filet doré autour des plats avec alérions en écoinçon, armes au centre, simple filet doré sur les coupes, tranches dorées, guirlande dorée sur les contreplats, gardes doublées de papier étoile doré. Reliure de l’époque. 200 x 125 mm.
Edition originale de ce traité qui encourage spécialement l'abandon de la méthode des jachères et l'instauration de prairies artificielles. L'ouvrage synthétisait l’expérience de La Salle de L'Étang (1700‑1765), surtout valable pour sa Champagne natale, où il encouragea l'agriculture sur une période de trente ans. Absent de INED (qui ne cite que Les Prairies artificielles, du même auteur). «Joli frontispice de Charles-Nicolas Cochin fils, daté de 1764. L’un des textes importants de l'agronome la Salle de l'Étang (vers 1700-1765) qui s'oppose violemment aux novateurs comme Duhamel du Monceau et, principalement, à l'anglais Jethro Tull, dont il critique la méthode récemment publiée qui renverse directement les pratiques locales. Se faisant le champion de la tradition, l'auteur prône les prairies artificielles, avantageuses, selon lui : le présent ouvrage s'achève sur une "réfutation de la nouvelle méthode de M. Thull". "La Salle considère que les principes traditionnels de la culture, labours et engrais, n'ont pas besoin de modifications. L'assolement et la structure agraire, cependant, devront évoluer de façon à permettre l’inclusion de prairies artificielles de sainfoin, sur l’établissement graduel desquelles l'auteur fonde tout son système d'amélioration. Il dresse à cet effet un plan détaillé d'application théorique des prairies sur un domaine exploité selon les nouveaux principes. De La Salle de l'Étang est non seulement l'un des premiers à systématiser l'utilisation des prairies artificielles, mais il est également original quand il démontre comment cette transformation du cycle cultural s'accompagnera nécessairement de changements profonds dans les structures physiques et juridiques de la vie rurale. Ainsi ces prairies artificielles pour lesquelles Duhamel avait commencé à plaider timidement en 1750, apparaissent dès lors non plus comme un des aspects secondaires mais bien comme l’un des pivots essentiels de la culture.» (Bourde, 1967). «Ce manuel, inspiré par Olivier de Serres, condamne les nouvelles pratiques importées d’Angleterre – à l’exception des prairies artificielles – et veut voir conservées les pratiques locales et les traditions. C’est ce que résume le frontispice, longuement expliqué dans une page non numérotée…». (Cochin et le livre illustré au XVIIIe siècle, 128) «Cet ouvrage est sage & solide. Aussi survit-il à tant d’autres livres qui n’ont été annoncés avec tant de pompe que pour tomber avec plus d’éclat. Ses maximes sont simples & naturelles. Bien labourer, semer à propos, laisser reposer les terres, leur donner des engrais, établir des prairies, nourrir des bestiaux, soulager les laboureurs, ne point les opprimer: voilà à quoi se réduit ce Manuel d’Agriculture, déjà bien connu, & qui mérite de l’être». (Journal général de France) Précieux et superbe exemplaire sur grand papier de Hollande aux armes de FrançoisIIId'Este‑Modène (1698-1780), gendre du Régent et douzième duc de Modène de 1737 à sa mort, avec armes dorées poussées au centre des plats. L'ouvrage appartint au XXe siècle à Claude Hettier de Boislambert (1906-1986), député de la Manche et chancelier de l'Ordre de la Libération, avec vignette ex-libris contecollée sur les premières gardes.
Fort rare exemplaire, très grand de marges (hauteur: 217 mm), conservé dans sa belle reliure en maroquin rouge de l’époque. À Paris, de l'Imprimerie royale, 1694. 3 volumes in-8 de: I/ 1 frontispice gravé, (10) ff., 562 pp., (10) ff.; II/ 1 frontispice gravé, 234 planches; III/ 1 frontispice gravé, pl. 235 à 451. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés, coupes filetées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 217 x 135 mm.
Edition originale de l’ouvrage de botanique qui fonda la réputation de Tournefort, dans lequel celui-ci commence à exposer son système de classification. Nissen. Die Botanische buch-illustration, 1976; Pritzel 9423. Le premier volume contient : 1° les principes sur lesquels, suivant lui, il faut fonder les classes et les genres ; 2° la classification d'environ 10,000 plantes suivant ces principes. Les deux autres se compo- sent de 451 dessins faits par Aubriet, l'habile dessinateur qui avait accompagné Tournefort dans son voyage au Levant. Cette méthode fut approuvée par un grand nombre de scientifiques. Très importante illustration gravée sur cuivre : 3 titre-frontispices hors texte, soit une même composition gravée par Cornelus Vermeulen représentant le Jardin du roi, répétée trois fois avec mentions de tomaison différentes ; 451 planches hors texte de représentations botaniques d'après des dessins de Claude Aubriet ; 5 vignettes dans le texte dont une vue de jardin. Peintre d'animaux et de fleurs, Claude Aubriet (1651-1742) dessina les planches des Éléments de botanique (1694) et fut nommé peintre du Cabinet et du Jardin du roi en 1700. Il accompagna Tournefort dans son voyage en Asie mineure (1700-1702), dessinant ce que le naturaliste découvrait, et donna également des planches pour le Botanicon parisiense de Sébastien Vaillant (1727). Dans l’histoire de la botanique, encore considérée au début du XVIIIe siècle comme une science auxiliaire de la médecine, Tournefort apparaît comme le créateur d'une méthode de classification, claire et pratique, qui a connu en Europe, jusqu'à Linné, un vif succès. Il a fait largement progresser la notion de genre en botanique et, en son temps, a joui d'une très grande réputation. «N’oublions pas que les Éléments de botanique furent publiés en français, comme le Discours de la méthode, et que c’était là une innovation considérable. Aucun ouvrage précédent n'avait atteint cette perfection de présenter la somme des plantes connues, soit 700 genres et 9 000 espèces, en une méthode pratiquement utilisable par tous les botanistes amateurs. D'autant plus aisément que l'iconographie de 451 planches dues à Aubriet était également parfaite. Vraiment le génie de Tournefort a été de présenter avec une admirable simplicité une classification exhaustive. Classification qui, par sa nature et ses qualités mêmes, répondait à un besoin de l'époque, à un besoin de la pratique sociale du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle. La pensée de Tournefort est étroitement liée à l'état de développement de la société : le problème est de déterminer les plantes pour utiliser leurs vertus. Tournefort était un savant digne du mot dans toute son acception. N'oublions pas qu'il avait lu, avidement, Descartes et que l'influence du philosophe fut sur lui profonde. Il s'est efforcé constamment de conduire par ordre sa pensée et en toute autonomie, avec le seul usage de la raison. Il y a aussi chez Tournefort, contrairement à ce que pensait Fontenelle, la croyance à un ordre préétabli, à des relations fixées définitivement entre les essences crées par Dieu et c'est à l'entendement de les découvrir. C'est ici tout le problème de la « liberté cartésienne » fondement de la science que Descartes voulait faire. Tournefort a posé d'une part la réalité objective des genres et des classes que découvre le naturaliste et, d'autre part, puisqu'ils sont connaissables, l'intelligibilité de leurs rapports. Sa conception posait que : ceux qui s'attachent par profession à la Médecine et à la Physique doivent au moins connaître les plantes qu'ils ordonnent tous les jours et celles qui renferment des phénomènes dignes de leur attention. La construction ne sera solide que si les fondements sont bien assurés. Il s'est employé à ce qu'ils le soient, fût-ce au détriment d'une souplesse et d'une profondeur dont le génie d'un John Ray se para. C'est précisément là, ainsi éclairé et circonscrit en de strictes limites, que Tournefort m'apparaît comme le fondateur d'une discipline, la Systématique. Nous avons affaire, avec Tournefort, à une espèce de sage fort érudit qui prononce des paroles pleines de simplicité, de bon sens et d'une assurance éclairée. Il veut la lumière et se montre satisfait du critère de la réussite pratique. C'est un réaliste dans le sens commun du terme et dans son sens philosophique. La pérennité et la fécondité de son œuvre répondent par ailleurs du bien-fondé de sa démarche. Selon que l'on mettra l'accent sur l'un ou l'autre aspect de ses travaux, les jugements seront partagés. Mais que Tournefort représentât une très belle et très pure figure du XVIIe siècle, nul ne le contestera.» Jean-F. Leroy. Précieux et superbe exemplaire dédicacé au roi Louis XIV revêtu d’un élégant maroquin rouge décoré de l’époque particulièrement grand de marges (hauteur: 217 mm contre 204 mm pour l’exemplaire Barbet relié par Chilliat décrit dans notre catalogue publié en 2019). Provenance: Grégoire, rue du Coq près du Louvre, n° 135 bis (étiquette).
Reference : LCS-A22
Précieux et bel exemplaire de dédicace au dauphin Louis de France, duc de Bourgogne, fils aîné du grand Dauphin. Paris, Jacque Quillau, 1708. 2 volumes in-4 de: I/ 1 f.bl., (3) ff., xxiv pp., 486 pp., (1) f. et 1 tableau dépliant; II/ xxviii pp., pp. 487 à 912, (2) ff., 5 planches gravées dépliantes hors texte. Qq. ff. brunis, qq. rousseurs sur les planches. Maroquin rouge, trois filets en encadrement autour des plats, armes frappées au centre, dos à nerfs ornés de fleurs-de-lys et de petits soleils dans les caissons, gardes de papier marbré, roulette sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrure. Reliure de l’époque. 261 x 192 mm.
Edition originale. Importante méthode d’analyse composée par le mathématicien Charles Reyneau (1656-1728) à la demande de Malebranche, qui avait été chargé d’illustrer les progrès réalisés dans le domaine des mathématiques au début du XVIIIe siècle. « L’auteur a recueilli dans cet ouvrage les principales théories répandues dans les œuvres de Descartes, Leibnitz, Newton, les Bernoulli, etc., et démontré plusieurs méthodes qui ne l’avaient pas été jusqu’alors» (Quérard). «Charles Reyneau, habile géomètre, naquit en 1656 à Brissac, dans l’Anjou, et, après avoir terminé ses études, entra dans la congrégation de l’Oratoire, à Paris. Il professa la philosophie à Toulon, à Pézenas, et ensuite les mathématiques au collège d’Angers, pendant vingt-deux ans, avec un tel succès que l’académie de cette ville, nouvellement fondée, s’empressa de se l’associer, honneur qu’elle n’a jamais fait depuis à des membres d’aucune congrégation. SA vie, dit Fontenelle, a été la plus simple et la plus uniforme qu’il soit possible: l’étude, la prière, et deux ouvrages de mathématiques en sont tous les évènements. Il se mêlait seulement d’encourager au travail et de conduire, quand il le fallait, des jeunes gens auxquels il trouvait du talent pour les mathématiques; et il ne recevait guère de visites que de ceux avec lesquels il ne perdait pas son temps, parce qu’ils avaient besoin de lui. Ses principaux amis furent Malebranche, dont il adoptait tous les principes, et le chancelier d’Aguesseau. Le P. Reyneau mourut à Paris le 24 février 1728.» «Reyneau’s most notable contribution to mathematical education was “Analyse démontrée” (1708). It was from the second edition of this work that d’Alembert learned the fundamentals of the subject. » (DSB). D’Alembert a appris le calcul différentiel et intégral dans L’Analyse démontrée de Charles-René Reyneau. Une grande partie de ce traité est consacrée à l’algèbre et à ses applications géométriques. Les éléments du calcul différentiel sont introduits progressivement, avec une volonté pédagogique évidente. Les méthodes de calcul intégral ne sont encore présentes qu’en nombre limité, mais elles sont illustrées par de très nombreux exemples géométriques et physico-mathématiques, y compris des problèmes concernant les courbes transcendantes. Le traité rend manifeste l’extension du champ des mathématiques qui s’est réalisée avec Leibniz. On peut y repérer quelques-uns des problèmes fondateurs des méthodes de l’analyse du XVIIIème siècle. Le traité de Reyneau donne une image significative du travail d’une génération de cartésiens convertis au calcul de Leibniz et dont Malebranche a pu se faire le porte-parole enthousiaste : «l’invention du calcul différentiel a donné à l’analyse une étendue sans bornes pour ainsi dire » Autant qu’une discipline avec ses instruments propres, l’analyse pour Reyneau, est une méthode à laquelle il revient de prendre en charge directement les situations géométriques et physiques. Une partie non négligeable du traité est consacrée à la géométrie algébrique, elle prend parfois l’aspect d’une propédeutique au calcul différentiel. Ce calcul opère sur des objets géométriques, tandis que ses concepts ont encore avec la mécanique une relation indécise. La multiplicité des exemples traités rend manifestes une extension du champ des mathématiques et une efficacité accrue de celles-ci. Les méthodes du calcul intégral sont encore peu développées, elles restent assez étroitement liées à une lecture inverse des formules de différentiation et le recours fréquent aux coefficients indéterminés leur donne une portée limitée. Mais, avec la place réservée aux transcendantes et aux développements en série, le traité de Reyneau est porteur de problématiques fécondes. Précieux exemplaire de dédicace relié en maroquin aux armes de Louis de France (1682-1712), duc de Bourgogne, fils du Grand Dauphin et de Marie-Anne Victoire de Bavière. Louis de France, duc de Bourgogne, puis dauphin de France, fils ainé de Louis, le Grand Dauphin, et de Marie-Anne-Christine-Victoire de Bavière, et petit-fils de Louis XIV, naquit au château de Versailles le 6 aout 1682 ; il eut pour précepteur Fénelon qui d’un enfant terrible fit un jeune homme doué de grandes qualités ; le 7 décembre 1697, il épousa Marie-Adélaïde de Savoie, qui lui donna trois fils, dont le dernier fut Louis XV. Le duc de Bourgogne fut pourvu de commandements aux armées et initié aux affaires par Louis XIV, qui avait un faible pour lui. Il devint dauphin, à la mort de son père, le 14 avril 1711, mais il mourut le 18 février 1712 au château de Marly de la rougeole qui venait d’emporter sa femme six jours auparavant. Les exemplaires reliés en maroquin aux armes des Dauphins de France sont rares et particulièrement recherchés. Dans sa vente du 7 juin 1990 Jacques Guérin présentait deux volumes de ce type: n° 41: Lacepède. La Poétique de la musique, 1785. 2 volumes in-8 aux armes du Dauphin Louis-Joseph-François-Xavier de France, fils ainé de Louis XVI, vendu 190000 FF (28500 €) il y a 28 ans; n° 42: Messance: Essais sur l’arithmétique religieuse, 1792. 1 volume in-8 aux armes de Louis-Charles de France, second fils de Louis XVI, vendu 280000 FF (43000 €) il y a 28 ans.