HACHETTE LITTERATURES. 1998. In-8. Broché. Très bon état, Couv. fraîche, Dos impeccable, Intérieur frais. 371 pages.. . . . Classification Dewey : 944.03-Histoire de France de 1589 à 1789
Reference : RO80045155
ISBN : 2012353371
Une histoire pour aujourd'hui. Avec la collaboration de Thierry Wanegffelen et de Jean-Sylvestre Coquin. Classification Dewey : 944.03-Histoire de France de 1589 à 1789
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Jean NOVI DE CAVEIRAC - Antoine COURT - Antoine-François BOUNIOL DE MONTÉGUT
Reference : 35791
(1756)
S. n. | s. l. 1756 | 12.50 x 19.50 cm | relié
Edition originale de ces trois rares mémoires sur le protestantisme, tous les trois sont parus sans indication éditoriale. Reliure en plein veau blond d'époque. Dos lisse orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Une tomaison est présente, le livre devait être rangé parmi une collection de pamphlets et mémoires. Mors fendus et ouverts. Coiffes élimées. Coins émoussés. Novi de Cabeirac étudie dans son mémoire les effets de la Révocation de l'édit de nantes. On sait qu'il fut fanatiquement intolérant, même si son étude de la démographie et de l'économie est sérieuse. Le second mémoire plaide la cause des protestants auprès du pouvoir royal et dénonce l'horreur des crimes qui furent perpétrés contre eux. L'identité de l'auteur fait encore débat. L'oeuvre est parfois attribuée à Antoine Court, personnage central de l'Eglise du Désert. Né en 1695 sur les confins ardéchois des Cévennes et mort en 1760 à Lausanne, ce dernier est au cur des drames engendrés par la révocation de l'édit de Nantes. Prédicant clandestin, puis consacré pasteur par un ancien camisard, Pierre Corteiz, Antoine Court est au sortir de la révolte cévenole l'un des restaurateurs du protestantisme français. Dénonçant le prophétisme, il organise aux Montèzes, près de Monoblet, en pays cévenol, le premier synode du Désert afin de rétablir la discipline des églises réformées. Hostile à la violence et adepte de la résistance passive, Court défend tout au long de sa vie la cause de la communauté protestante française et la liberté de conscience. A cette fin, il publie le Patriote Français et Impartial, en 1752 13 . Dans son Histoire des troubles des Cévennes, paru l'année de sa mort, il s'affirme comme l'un des premiers historiens réformés de la guerre des camisards 14 . Antoine Court avait donc publié en 1752 ce livre intitulé Le patriote français et impartial en réponse à la lettre de l'évêque d'Agen au contrôleur général Machault d'Arnouville, promouvant une attitude d'intolérance à l'encontre des réformés. Il est vrai que la Lettre d'un patriote, diffusée quatre ans plus tard, présente quelques similitudes avec l'ouvrage précédent. Outre le mot patriote qui ne laisse d'interroger, certaines parties semblent très proches15 . Mais quelles raisons auraient pu pousser Antoine Court à réitérer quatre ans plus tard sa défense de la communauté protestante dans un ouvrage assez similaire quoique beaucoup plus réduit ?" (Lien vers l'artcle en pied de cette notice). Le troisième mémoire veut venger la religion catholique et attaque les écrits et les personnes qui osent défendre les protestants, et nie les effets négatifs de la Révocation de l'édit de Nantes. C'est en défense contre le second mémoire de ce recueil : Lettre d'un patriote, que Novi de Caveirac écrira son fameux Apologie de Louis XIV. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | s. l. 1758 | 12 x 20 cm | relié
Edition originale. Reliure en demi basane blonde d'époque marbrée. Dos à nerfs orné. Pièce de titre en maroquin fauve. Mors supérieur fendu en tête, et en queue sur 10 cm. Frottements sur les plats. Ex libris aux armes du XVIIIe : Bibliothèque de M. de Cangey, gentilhomme ordinaire de la chambre de M. le Comte d'Artois. L'ouvrage fut originellement écrit en réponse à un livre d'Antoine Court (1695-1760), Lettre d'un patriote sur la tolérance civile des protestans de France et sur les avantages qui en résulteroient pour le royaume (1756) ; c'est pourquoi il est écrit au vocatif. L'auteur justifie, au moyen d'une étude historique et économique sérieuse, la révocation de l'édit de Nantes. "L'auteur fait un grand étalage d"érudition et de science en matière d"économie politique. La Dissertation offre des recherches curieuses" (Michaud). Cette défense de l'intolérance fournit de très intéressantes remarques sur la démographie. L'auteur enfin donne des solutions économiques afin de sortir de cette menace démographique. La dissertation sur la journée de la Saint-Barthélémy nie que ce fut une affaire religieuse, et même le nombre de morts, et cherche à en atténuer l'importance historique. Le livre souleva d'amples indignations, notamment celles de Voltaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris, Fédéric Morel, 1607. In-8 de 27 ff., 1 f.bl. (sign. A-G4), demi-chagrin prune à coins, dos orné à nerfs, double filet doré sur les plats, non rogné (reliure du XIXe siècle).
Deuxième édition très rare publiée sous le règne d'Henri IV l'année 1607 sortie des presses du seul Federic Morel déjà imprimeur en 1599 avec Jamet Mettayer, Pierre L'Huillier et Mamert Patisson de l'édition originale de l'Édit de Nantes ; les deux éditions qui présentent une même collation sont de la plus grande rareté.L'édit, composé de 92 articles, ne fut enregistré par le parlement de Paris que le 25 février 1599. « C’est un acte de souveraineté voulu et imposé par le roi Henri IV, en dépit de nombreuses difficultés. En cela il se distingue des édits antérieurs dont il s’inspire mais qui ont été aussitôt remis en cause. Son but immédiat est la paix civile, mais son objectif avoué reste l’unité religieuse du royaume. Dans le préambule, le roi souhaite que « l’établissement d’une bonne paix » permette à ses « sujets de la religion prétendue réformée » de revenir à la « vraie religion », la sienne, « la religion catholique, apostolique et romaine ». L’élaboration de l’édit a été une affaire très délicate. Elle a nécessité de longues négociations. Il s’agissait de rassurer tant les catholiques que les protestants et de redonner confiance à tous. Il en résulte un compromis. L’édit institue l’égalité civile entre catholiques et protestants, il fixe les conditions de coexistence entre catholiques et protestants, mais la pratique du culte protestant est limitée. L’édit devait être enregistré par les parlements. Certains parlements y sont franchement hostiles. Henri IV doit l’imposer au parlement de Paris et celui de Rouen attend onze ans avant de le ratifier. Pendant son règne, Henri IV veille à l’application de l’édit de Nantes. Il permet même aux protestants de Paris de se réunir à Charenton, soit à moins de cinq lieues de la capitale » (Musée Protestant).Cet exemplaire porte sur le titre la mention manuscrite ancienne "Édit de Nantes avril 1598". Marge inférieure du feuillet de titre restauré, quelques infimes lacérations sans manque souvent marginales, au bas des feuillets.Manque à la la BnF ; aucun exemplaire au Catalogue collectif de France.
AGENCE CENTRALE DE LA SOCIETE. AOUT-SEPT 1864. In-12. Broché. Etat passable, 1er plat abîmé, Dos satisfaisant, Mouillures. Paginé de 196 à 272.. . . . Classification Dewey : 284-Protestantisme
Sommaire : Les Mémoires de sir Samuel Romilly, fils de réfugiés.Rulhière et ses Eclaircissements sur les causes de la Révocation deL'Edit de Nantes Relation d’un« dispute publique et solennelle.qui eut lieu en 1207, à Réalmont, entre des délégués du pape (Innocent III) et des ministres albigeois. ..Documents inédits et originaux.£'hérésie luthérienne à Toulouse, en 1540. Comm. par feu M. le pasteurChabrand, de Toulouse..Ordonnance du roi Charles IX en faveur des protestants de Nantes(1564). Comm. par M. Vaurigaud.Lettre inédite de Sully-Anjorrant à sir Thomas Parry (1603). Comm.par M. G. MassonHenri IV et le R. P. jésuite Gontéry (1608)L’Edit de Nantes en Bourbonnais, d’après des documents originaux(1600-1618). Comm. par M. GhazaudLettre inédite d’André Rivet à la duchesse de la Trémouille (1625).Comm. par M. Paul Marchegay.Lettres apportées avec le corps de M. de Saincte-Hermine escrites àM, et Mme de La Tabarière (1629-1630). Réponse du duc Henri de Rohan au Petit-Conseil de la Républiquede Genève (1638)Cimetières des Huguenots à Paris aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles (1563-1792). II. De l’Edit de Nantes (1598) à la Révocation (1685). 6° Les Registres des quatre cimetières parisiens (suite). — VI. Enterrements à Saint-Père, à Saint-Marcel et à la Trinité, de 1642 à 1646. — VII. De 1646 à 1651. — Par M. Ch. Read. Lettre et huitain de Mademoiselle de Scudéry sur les conversions(168 ). Comm. par M. Gust. Masson.Pièces sur la Révocation de l’Edit de Nantes, ayant servi à Rulhière pour ses Eclaircissements historiques, etc. (1685-1686) .. Mémoire du Roy aux Intendans et Commissaires départis dans les provinces et généralités du Royaume pour leur servir d’instruction (1699)Là famille d’Assas (1693-1748). Comm. par M. Lucien Benoît . [Lettre de Rabaüd le jeune à Portalis sur l’organisation du culte réformé (1803). Comm. par M. Lefebvre.. Classification Dewey : 284-Protestantisme
A Paris, chez Antoine Vitré, 1670. In-8 de 172 pp. (mal chiffrées 152), (1) p., vélin souple de l'époque.
Édition originale. Le jésuite Bernard Meynier (1604-1682) consacra plusieurs de ses écrits à la question de l'application de l'édit de Nantes et aux moyens de ramener les réformés à l'Église catholique. Son premier ouvrage sur cette question, De l'Exécution de l'édit de Nantes et le moyen de terminer dans chaque province le grand différend entre les catholiques et les prétendus réformés, parut en 1662 ; il fut suivi notamment des Vérités en 1665, puis du présent ouvrage en 1670. Cette série de publications s'inscrit dans le contexte de la politique de reconquête religieuse menée sous le règne de Louis XIV, « Quand Bernard Meynier se lance dans ce combat contre les exercices réformés, ce n'est pas un inconnu dans la controverse religieuse antiprotestante » (D. Boisson).Meynier examine ici l'exercice public de la religion réformée tel qu'il devait résulter, selon lui, des intentions de Henri IV, en s'appuyant sur des documents conservés dans les manuscrits de la Bibliothèque du Roi. L'ouvrage reproduit également les articles secrets de l'édit du 17 septembre 1577, revenant ainsi sur les fondements juridiques de la coexistence confessionnelle issue des guerres de Religion. Publié en 1670, quinze ans avant la révocation de l'édit de Nantes, le livre constitue un témoignage particulièrement significatif des controverses suscitées par l'interprétation et l'application de l'édit dans les dernières décennies de sa mise en oeuvre.Bon exemplaire. Manques de vélin sur les plats ; galerie de vers marginale, sans atteinte au texte.Sommervogel, V, col. 1059, n° 19 ; inconnu de Bourgeois & André, qui citent pourtant les premiers écrits de Meynier ; Didier Boisson, « Autour de l'application de la déclaration de 1656. Les arguments du jésuite Bernard Meynier et de l'avocat réformé Pierre Loride au début des années 1660 ».