GARNIER FRERES. 1877. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. défraîchie, Coiffe en pied abîmée, Quelques rousseurs. 277 pages. Nombreuses illustrations en noir et blanc dans le texte. Quelques traces d 'humidité en marge du texte. Coiffes abîmées et chanières fendues.. . . . Classification Dewey : 630-Agriculture et techniques connexes
Reference : RO80009994
Volontariat d'un An. Classification Dewey : 630-Agriculture et techniques connexes
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Précieux exemplaire relié en vélin ivoire vers 1660. Paris, Iamet Metayer 1600. Imprimeur ordinaire du Roi Henri IV. In-folio de (8) ff. dont 1 frontispice gravé, 1004 pp. et (10) ff. Plein vélin ivoire, dos à nerfs orné de fers proches de l’Atelier Pierre Rocolet-Antoine Padeloup, vers 1638-1662 selon Raphaël Esmérian. Exemplaire relié vers 1660.
Edition originale rare de «l’extrêmement remarquable Théâtre d’agriculture d’Olivier de Serres». (Pierre Larousse), le premier traité moderne d’agriculture mettant à l’honneur la langue française. Tchemerzine, V, p. 817; Pritzel 8630; Mortimer French Books, 494; Thiebaud 840; Schwerdt II-156/157; Kress 236; En français dans le texte 79. «La prose de Serres, dans le sillage de Montaigne et de Saint François de Sales, est claire et belle. Le titre du Théâtre d’Agriculture, composé de deux groupes de mots usuels unis de façon heureuse et inattendue, dénote une haute maîtrise de la langue. Plus de vingt éditions successives en attestent le succès.» (En Français dans le texte, B.n.F.). Gentilhomme protestant d'Ardèche, Olivier de Serres, dans sa jeunesse, milite dans les rangs des réformés et on le trouve encore, en 1573, au siège de Villeneuve-de-Berg, qui fut suivi d'affreux massacres. Il reprend ensuite, pour un quart de siècle environ, la culture de son domaine du Pradel, pratiquant méthodiquement l'assolement. Son intérêt s'étend à l'irrigation, à l'élevage, aux forêts, à la vigne. Le jardin médicinal ou bouquetier le requiert particulièrement. Il connaît le maïs et la betterave et, près de deux siècles avant Parmentier, la pomme de terre qu'il compare à la truffe et nomme cartoufle. Il s'intéresse à l'utilisation et à la conservation des produits de la terre et découvre d'ingénieuses recettes. Il étudie les ruches et les vers à soie et acquiert une grande maîtrise en matière de sériciculture. En 1599, il publie un petit volume de cent pages, aussitôt traduit en Angleterre et en Allemagne, sur la Cueillette de la soye par la nourriture des vers qui la font. Henri IV lui écrit et lui demande son aide pour l'une des grandes entreprises économiques du règne consistant à planter d'immenses quantités de mûriers. À soixante ans, l'agronome devient le conseiller royal. Il réunit dans son Théâtre d'Agriculture les fruits de son expérience et y prodigue un vaste enseignement inconnu jusqu'alors. Il s'agit là du premier grand traité français d'agronomie. Le livre est orné d'un titre frontispice gravé par Mallery et de figures sur bois dans le texte ; en tête de chacun des huit chapitres, un bandeau, également gravé sur bois, montre des scènes de la vie champêtre. ». (En Français dans le texte. B.n.F.) Son «Théâtre d'agriculture et Ménage des champs», où il consigne avec une simplicité savoureuse les résultats de 40 ans de recherches et de pratique, lui apporta une gloire qui ne s’éclipsera qu’à la fin du XVIIe siècle, devant la vogue, alors, de «La Maison rustique» de Ch. Estienne et Liébault. «Il est divisé en 8 « lieux » chacun illustré d'un bandeau gravé sur bois en rapport avec le titre : (1) connaissance et choix des terres, (2) labourage des terres à blé (pain et légumes), (3) culture de la vigne, (4) bétail à quatre pattes et pâturages, (5) poulailler, colombier, garenne, étang, rucher et ver à soie, (6) potager, verger, herbes condimentaires (dont safran), médicinales et tinctoriales (guède, garance), (7) eaux et bois dont coupes et entretiens, (8) usages des aliments dont recettes de divers pains, boissons (hypocras, malvoisie, hydromel, confitures, conserves de fruits ou viandes, sirops, choucroute, truffes, etc.), façon d'accommoder les maisons et les habits à la campagne, médecine des hommes et des bêtes et « de l'honneste comportement [à tenir] en la solitude de la campagne.» Mais pas un instant Olivier de Serres ne cessa de veiller sur sa propriété du Pradel, tout en employant ses dernières années à propager dans la région la culture de la soie. Il vint à un moment décisif de l'économie française, alors que la vie rurale reprenait son essor, que les pillages et les dévastations, suites de la guerre, permettaient un renouvellement des instruments et des méthodes de culture restés inchangés depuis le moyen âge. L’action d’Olivier de Serres, d’abord isolée, devint un symbole du relèvement économique qu’Henri IV s’efforça de susciter. « Il n'est pas besoin d'être un technicien de l'agronomie ni un historien pour trouver plaisir à lire Olivier de Serres : son livre, comme son action, marque bien le moment où la France retourne au calme, où elle retrouve un bon sens alerte, malicieux, la joie profonde d'être naturelle.» Dans son activité de propriétaire rural, Olivier de Serres ne perdait pas de vue l'intérêt national. Il désirait prêcher d'exemple et convaincre les gentilshommes de s'occuper eux-mêmes de leurs terres ; il lut les anciens traités d'agronomie, les trouva insuffisants et vieillis ; aussi, pendant 30 ans, consacra‑t-il ses loisirs à la composition d'un traité qui put rendre service de son temps. L’ouvrage est dédié à Henri IV, qui comprit aussitôt à quel point ce livre pouvait être un appui pour l’œuvre de pacification des esprits et de redressement économique qu’il entreprenait, aussi le roi ne lui ménagea-t-il pas ses éloges. L'utilité de cet ouvrage, la protection royale, son caractère d'actualité lui valurent un immense et durable succès, dont témoignent les nombreuses éditions qui en furent faites dans la première moitié du XVIIe siècle. Souvent l'expression est ingénieuse et raffinée ; il appelle le jardinier « l'orfèvre de la terre, parce qu'il surpasse d'autant plus le simple laboureur que l'orfèvre le commun forgeron ». Il y a parfois dans ce langage, qui n'a rien d'affecté, quelque chose de Montaigne et quelque chose de Saint François de Sales. Pendant plusieurs mois, Henri IV s’en faisait lire des passages, après chaque dîner, une demi-heure durant, et il y eut avant 1675, une vingtaine d'éditions. On l'a réimprimé en 1804. L’ouvrage est illustré d’un titre frontispice gravé par Mallery, de 16 figures sur bois de parterres dans le texte et de 8 bandeaux gravés sur bois en tête de chaque chapitre représentant des scènes de la vie champêtre. Les auteurs contemporains gardent le silence sur Olivier de Serres, excepté le président de Thou. «Deux frères, du nom de Serres dit cet historien, ont rendu ce nom très illustre dans le XVIe siècle: le premier était Jean de Serres, qui s'est fait une grande réputation dans les belles-lettres. L'autre était Olivier, qui a fait un écrit sur la cueillette des vers à soie, pour seconder le désir que le roi Henri IV « avait de propager en France les vers a soie et les mûriers.» Olivier de Serres s’exprime ainsi dans la préface de son Théâtre: « Mon inclination et l'estat de mes affaires m'ont retenu aux champs en ma maison, et faict passer une bonne partie de mes meilleurs ans durant les guerres civiles de ce royaume, cultivant ma terre par mes serviteurs, comme le temps l'a peu supporter. En quoi Dieu m'a tellement béni par sa sainte grâce, que m'ayant conservé parmi tant de calamités, dont j'ai senti ma bonne part, je me suis tellement comporté parmi les diverses humeurs de ma patrie, que ma maison ayant été plus logis de paix que de guerre, quand les occasions s'en sont présentées, j'ai rapporté le témoignage de mes voisins, qu'en me conservant avec eux, je me suis principalement adonné chez moi à faire mon mesnage. Parmentier, si zélé pour la propagation des produits de l'agriculture, profita de la publication d'un Mémoire sur les avantages que le Languedoc pouvait retirer de ses grains (1786) pour retracer le mérite d'Olivier, en faisant observer que plusieurs modernes l'avaient mis à contribution. Broussonnet saisissait toutes les occasions de rappeler au souvenir de la postérité le nom de De Serres. De plus, il fit le fonds d'un prix à l'académie de Montpellier pour le meilleur éloge de cet auteur ; et ce prix fut décerné en 1790, à un discours dans lequel Dorthès fit un bon extrait du Théâtre d’Agriculture. Faujas de St-Fond, toujours zélé pour les entreprises honorables, avait rassemblé des matériaux pour rendre à la mémoire d'Olivier le même service qu'il avait rendu à Bernard Palissy, en faisant une nouvelle édition de ses œuvres. Enfin les étrangers eux-mêmes concoururent à cette sorte de réparation, entre autres Arthur Young, qui comptait au nombre des circonstances les plus heureuses de son voyage agronomique en France d'avoir pu respirer l'air du Pradel, antique manoir d'Olivier. « Je contemplai, dit-il, la résidence du père de l'agriculture française (qui était sans doute un des premiers écrivains sur ce sujet qui eût encore paru dans le monde) avec cette espèce de vénération qui ne peut être sentie que par ceux qui se sont fortement adonnés à quelque recherche favorite, et qui se trouvent satisfaits de la manière la plus délicieuse. » Le voyageur anglais ne s'en est pas tenu à ces simples expressions : dès qu'il connut le projet d'élever, par souscription, un monument à la mémoire d'Olivier, sur la place de Villeneuve de Berg, il s'empressa de s'inscrire sur la liste. Ce n'est qu'en 1804 que ce monument a été exécuté, par les soins de Caffarelli, alors préfet de l'Ardèche. La société d'agriculture a fait aussi frapper une médaille à l'effigié de De Serres. Edition originale rare en reliure ancienne. Le 8 novembre 2006 la Librairie Sourget cataloguait et vendait 50000 € un exemplaire en reliure restaurée du XVIIIe siècle (Cat XXXIII n° 51). Le présent exemplaire nettoyé anciennement avec délicatesse, revêtu de son élégante reliure du XVIIe siècle, est en condition bibliophilique plus désirable. Le 21 mai 2003, il y a 21 ans, la même Librairie Sourget cataloguait et vendait 350000 € l’exemplaire relié en vélin de l’époque aux armes du roi Henri IV.
, , 1770 ca. In-4 manuscrit de (132) ff., table. Relié à la suite :Mémoire sur la culture de la pimprenelle. Par M. Le Blanc inspecteur des manufactures. In-4 de (4) ff.Ensemble deux pièces reliées en 1 vol. in-4, vélin vert, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Ce recueil manuscrit constitue un précieux témoignage sur l’agriculture et les pratiques agronomiques à la fin du règne de Louis XV. Compilé par Le Blanc, inspecteur des manufactures à Montpellier et dans le Languedoc, cet ensemble d’articles et de mémoires reflète l’état des connaissances et des débats agronomiques de son époque. Connu pour son Mémoire sur la culture de la pimprenelle et ses Observations sur les foires de Montagnac et de Pézenas (1774), Le Blanc s'inscrit dans le mouvement des Lumières, où l'agriculture était perçue comme un pilier du progrès économique et social.Structure et contenu.Le recueil est organisé en plusieurs cahiers thématiques, chacun dédié à un aspect spécifique de l’agriculture. Les sujets abordés témoignent de la diversité des préoccupations agronomiques de l’époque, allant des techniques de culture aux soins vétérinaires, en passant par les innovations mécaniques et les réflexions sur l’aménagement des terres.Premier cahier : Fondements et instruments agronomiques. Ce cahier introductif propose un discours préliminaire sur l'agriculture, un catalogue d'ouvrages essentiels, et une analyse comparative des charrues et machines agricoles. Il reflète l'importance accordée à la diffusion du savoir agronomique et à l’expérimentation.Deuxième cahier : Élevage et soins des animaux. Une large place est accordée à l’élevage, avec des observations pratiques sur la prévention des maladies du bétail, l’alimentation des troupeaux, et les remèdes vétérinaires. Ces éléments soulignent le rôle central de l’élevage dans l’économie rurale.Troisième cahier : Cultures spécifiques et gestion des prairies. Les textes traitent notamment de la culture de plantes comme le trèfle, le timothy et la pimprenelle, ainsi que des moyens d’améliorer les prairies humides ou dégradées. Ces réflexions traduisent une volonté d’optimisation des terres agricoles.Quatrième cahier : Drainage et aménagement des terres. Ce volet aborde les méthodes de dessèchement des marais et l’amélioration des bas prés. Il met en lumière l’attention portée à la gestion des eaux et à l’aménagement du territoire pour accroître la productivité agricole.Cinquième cahier : Fertilisation et engrais. Les articles ici rassemblés explorent des méthodes pour produire et utiliser efficacement le fumier et d'autres amendements, comme les cendres ou l’argile calcinée. Ces observations révèlent une recherche constante de la fertilité des sols.Sixième cahier : Défrichement et utilisation des terres. Le cahier traite des défrichements, une thématique essentielle dans un contexte de croissance démographique et d’expansion agricole. Les échanges entre différents auteurs montrent des débats sur les avantages et les risques de ces pratiques.Septième cahier : Sylviculture et arboriculture. Cette dernière section examine la culture des bois et des arbres, tels que le saule, l’orme et le peuplier, et propose des techniques pour le transport des grands arbres. Ces réflexions reflètent l’intérêt croissant pour la gestion forestière et l’arboriculture comme complément à l’agriculture.Appendices et documents associés.Le recueil inclut également un inventaire manuscrit des plantes, arbres et graines, ainsi qu’un mémoire complémentaire sur la culture de la pimprenelle. Ces documents renforcent la valeur encyclopédique de cet ensemble, à la fois outil pratique et réflexion théorique.Portée historiqueCe manuscrit illustre la volonté des agronomes du XVIIIe siècle de transformer les pratiques agricoles grâce à l’expérimentation, la circulation des savoirs et l’innovation technique. Il reflète également les échanges entre érudits et praticiens, et leur quête commune d’une agriculture rationnelle, inscrite dans le projet des Lumières.On joint : Arbres, arbustes, plantes et graines. In-4 manuscrit en feuilles de (2) ff. ; Mémoire sur la culture de la Pimprenelle par MR Le Blanc Inspecteur des manufactures. In-folio en feuilles de 4 ff.
Berne, chez la Société typographique, 1766. In-8 de (2)-VI-380 pp., basane havane, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin brun (reliure de l'époque).
Édition originale. Recueil de deux mémoires sur l'agriculture décorés en 1764 par la Société Economique de Berne : « On ne pouvait poser de question plus importante dans une Société formée pour encourager l'agriculture, les arts et le commerce que celle dont Monsieur le comte Mniszech a fait choix, quel devroit être l'esprit de la législation pour favoriser l'agriculture, & relativement à ce premier objet la population, les arts, les métiers et le commerce ? La Société oeconomique de Berne a été appellée à juger définitivement sur les mémoires présentés pour concourir à ce prix ». Esprit de la législation pour encourager l'agriculture, la population, les manufactures & le commerce, par M. J. Bertrand Pasteur à Orbe membre de la Société oeconomique de Berne ; Mémoire, que plusieurs membres de la Société ont jugé digne de remporter le prix, par M. Benjamin Carrard d'Orbe, ministre du St. Évangile.Ex-libris manuscrit à l'encre du temps « N. Wouken ». Coiffes usées, mors fendus.INED, 466 ; Einaudi, I, 472 ; Coquelin et Guillaumin, I p. 47 ; inconnu de Kress.
A Paris, chez Despilly, 1761. 6 vol. in-8, (4)-XL-357-(1) pp. ; (4)-324 pp. ; (4)-XXX-338 pp. ; (4)-LVI-274 pp. ; (8)-XXIV-398 pp. et (4)-323-(1) pp., demi-basane tabac à petits de vélin, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin vert (reliure de l'époque).
Édition originale. Rare réunion dans une reliure uniforme de l'ambitieux projet de l'agronome et économiste physiocrate Bellepierre de Neuve-Église, avec la collaboration de Rousselot de Surgy et Meslin.Le prospectus annonçait la parution de 6 volumes par an « jusqu'à la confection entière de l'ouvrage. Chaque volume sera divisé en quatre parties. Dans la première, qui traitera de l'agriculture, on entrera dans tous les détails nécessaires pour le développement des principes & des préceptes, & on aura soin de citer les ouvrages dont on s'aidera. Dans la seconde partie, qui aura pour objet le commerce, on procédera dans le même ordre, & on entrera dans les mêmes détails. Dans la troisième, qui regarde les arts, on ne se contentera pas de décrire en gros chaque art ou métier, mais on en détaillera les parties lorsqu'elles offriront quelque chose d'intéressant, & l'on donnera tous les moyens possibles pour hâter les progrès de l'art dont il sera question, ou pour en augmenter l'utilité. Et pour ne laisser rien à désirer sur la totalité de cet ouvrage, la quatrième partie sera composée d'un corps d'observations générales & d'une suite d'expériences, de plans, de projets, &c. relatifs aux trois autres parties. Seuls parurent les six volumes de l'année 1761.Tome I et II : L'Agronomie et l'industrie ou Corps général d'observation faites par les sociétés d'agriculture, du commerce & des arts, établies chez les diverses nation, avec des questions sur les éclaircissements nécessaires, pour l'intelligence des différents principes de ces arts. 1 frontispice et 7 planches dont 3 dépliantes ; on trouve dans le tome II un chapitre consacrés au commerce des grains ou l'on développe la nécessité de la liberté.Tome III : L'industrie ou les principes des Arts et Métiers réduits en pratique. Première partie. Des Arts et métiers primordiaux, & des natures & qualité de leurs productions. 1 frontispice.Tome IV : L'industrie ou les principes des Arts et Métiers réduits en pratique. Première partie. Des Productions terrestre. 1 frontispice et 37 planches gravées par Scotin l'ainé.Tome V et VI : L'Agronomie ou les principes de l'agriculture réduits en pratique. Première partie. De la Culture des terres.1 frontispice et 1 planche. En 1762 parut un ouvrage intitulée : Corps complet de l'agriculture du commerce & des arts, & métiers de France dans lequel Bellepierre de Neuve-Église annonçait la poursuite de la publication et le plan définitif de l'ouvrage et en 1763 parut le 1er cahier du tome III de la partie Corps général d'observations.INED, 380 ; Barbier, I, 83.
Edition originale de ce traité qui encourage spécialement l'abandon de la méthode des jachères et l'instauration de prairies artificielles. Paris, Lottin l’aîné, Dessain junior, 1764. In-8 de (2) ff. (faux-titre et titre), xviii pp., (1) f. d'explication de la planche, 584 pp. mal chiffrées 608, avec un frontispice gravé par Prévost d'après Claude-Nicolas Cochin, maroquin vert, dos à nerfs orné de guirlandes et de caissons dorés chargés d'alérions, encadrement de triple filet doré autour des plats avec alérions en écoinçon, armes au centre, simple filet doré sur les coupes, tranches dorées, guirlande dorée sur les contreplats, gardes doublées de papier étoile doré. Reliure de l’époque. 200 x 125 mm.
Edition originale de ce traité qui encourage spécialement l'abandon de la méthode des jachères et l'instauration de prairies artificielles. L'ouvrage synthétisait l’expérience de La Salle de L'Étang (1700‑1765), surtout valable pour sa Champagne natale, où il encouragea l'agriculture sur une période de trente ans. Absent de INED (qui ne cite que Les Prairies artificielles, du même auteur). «Joli frontispice de Charles-Nicolas Cochin fils, daté de 1764. L’un des textes importants de l'agronome la Salle de l'Étang (vers 1700-1765) qui s'oppose violemment aux novateurs comme Duhamel du Monceau et, principalement, à l'anglais Jethro Tull, dont il critique la méthode récemment publiée qui renverse directement les pratiques locales. Se faisant le champion de la tradition, l'auteur prône les prairies artificielles, avantageuses, selon lui : le présent ouvrage s'achève sur une "réfutation de la nouvelle méthode de M. Thull". "La Salle considère que les principes traditionnels de la culture, labours et engrais, n'ont pas besoin de modifications. L'assolement et la structure agraire, cependant, devront évoluer de façon à permettre l’inclusion de prairies artificielles de sainfoin, sur l’établissement graduel desquelles l'auteur fonde tout son système d'amélioration. Il dresse à cet effet un plan détaillé d'application théorique des prairies sur un domaine exploité selon les nouveaux principes. De La Salle de l'Étang est non seulement l'un des premiers à systématiser l'utilisation des prairies artificielles, mais il est également original quand il démontre comment cette transformation du cycle cultural s'accompagnera nécessairement de changements profonds dans les structures physiques et juridiques de la vie rurale. Ainsi ces prairies artificielles pour lesquelles Duhamel avait commencé à plaider timidement en 1750, apparaissent dès lors non plus comme un des aspects secondaires mais bien comme l’un des pivots essentiels de la culture.» (Bourde, 1967). «Ce manuel, inspiré par Olivier de Serres, condamne les nouvelles pratiques importées d’Angleterre – à l’exception des prairies artificielles – et veut voir conservées les pratiques locales et les traditions. C’est ce que résume le frontispice, longuement expliqué dans une page non numérotée…». (Cochin et le livre illustré au XVIIIe siècle, 128) «Cet ouvrage est sage & solide. Aussi survit-il à tant d’autres livres qui n’ont été annoncés avec tant de pompe que pour tomber avec plus d’éclat. Ses maximes sont simples & naturelles. Bien labourer, semer à propos, laisser reposer les terres, leur donner des engrais, établir des prairies, nourrir des bestiaux, soulager les laboureurs, ne point les opprimer: voilà à quoi se réduit ce Manuel d’Agriculture, déjà bien connu, & qui mérite de l’être». (Journal général de France) Précieux et superbe exemplaire sur grand papier de Hollande aux armes de FrançoisIIId'Este‑Modène (1698-1780), gendre du Régent et douzième duc de Modène de 1737 à sa mort, avec armes dorées poussées au centre des plats. L'ouvrage appartint au XXe siècle à Claude Hettier de Boislambert (1906-1986), député de la Manche et chancelier de l'Ordre de la Libération, avec vignette ex-libris contecollée sur les premières gardes.