HACHETTE, Coll. Echos. 1990. In-12. Relié. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 77 pages illustrées en couleur dans et hors texte de Elisabeth Bogaert.. . . . Classification Dewey : 843.0692-Livres d'enfants
Reference : RO70078725
ISBN : 2245023005
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Chacun des 6 volumes est frappé du Timbre royal rouge. 1817-1825. 6 in-8. Demi-basane époque.
«Quoique Pierre de La Mésangère ne soit que l’éditeur du Journal des dames et des modes, j’ai cru devoir décrire, à son nom, cette publication, par la raison qu’en librairie et dans le monde des amateurs, on dit couramment «Le La Mésangère» quand on parle d’elle. La description de ce périodique, qui a paru sous ce titre jusqu’au 31 décembre 1837 et a été continué par la Gazette des Salons, journal des dames et des modes fondé par M. de La Mésangère, présente, pour l’époque de son origine, de grandes difficultés. La Bibliothèque nationale ne le possède, comme texte, qu’à partir de la cinquième année (le département des estampes possède les 1999 premières planches); la Bibliothèque de l’Opéra possède un exemplaire complet comme planches, mais avec des lacunes dans le texte; c’est ainsi que de la première année elle n’a que les n° I et VII et de la seconde, le n° IX; en revanche, elle a deux intéressants prospectus de la publication. La Bibliothèque de la ville de Paris (Saint-Fargeau) ne possède qu’un exemplaire incomplet également. La collection complète du texte du Journal des dames et des modes est donc très rare à rencontrer, surtout pour les premières années, d’où la difficulté de donner ici une description rigoureusement exacte.» (Vicaire – Livres du xixè siècle). Description du présent exemplaire: Journal des Dames et des Modes, 25 décembre 1816: In-8 demi-basane époque. 41 gravures de mode à pleine page en coloris de l’époque. Journal des Dames et des Modes, 5 janvier 1819: In-8 demi-basane époque. 39 gravures de mode à pleine page en coloris de l’époque. Journal des Dames et des Modes, 5 janvier 1820: In-8 demi-basane époque. 29 gravures de mode à pleine page en coloris de l’époque. Journal des Dames et des Modes, 5 janvier 1822: In-8 demi-basane époque. 82 gravures de mode en coloris de l’époque. Journal des Dames et des Modes, 5 janvier 1824: In-8, demi-basane époque. 71 gravures de mode en coloris de l’époque. Journal des Dames et des Modes, 5 janvier 1825: In-8 demi-basane époque. 79 gravures de mode en coloris de l’époque. Soit un total de 341 estampes de mode à pleine page en coloris de l’époque. Quelques défauts au texte mais gravures en bon état de conservation. Colas ne cite que 3 exemplaires, le premier avec 283 planches (contre 341 ici) vendu 3600 F en 1923; celui du Vicomte de Jonghe, avec très peu de lacunes fut vendu 39000 F en 1930.
François-René de CHATEAUBRIAND, Joseph FIÉVÉE, Marie-Barthélémy DE CASTELBAJAC, le comte O’MAHONY, le vicomte DE BONALD, l’Abbé DE LAMENAIS, VILLÈLE, Charles-Marie D’IRUMBERRY DE SALABERRY, etc.
Reference : LCS-18520
Le Conservateur a cessé de paraître en 1820, afin de protester contre le projet de loi sur le rétablissement de la censure. Paris, Au bureau du Conservateur, chez le Normant Fils (Rue de Seine), 1818-1820. 6 volumes in-8 de 632, 656 (erreur de pagination entre 93 et 113 - sans manque - conforme aux autres exemplaires), 624, 640, 632 et 640 pages (déchirure en marge de la p. 31 sans manque de texte). Pleine basane racinée, dos lisses finement ornés, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, haut des charnières et deux coiffes frottées. Reliure de l’époque. 200 x 123 mm.
Rare tirage unique et complet de ce périodique «ultra-royaliste» dont Chateaubriand fut le chef de file. Face au succès du journal libéral La Minerve, le parti royaliste ne voulait pas rester désarmé et ses membres décidèrent donc de la création d’un journal qu’ils nommèrent Le Conservateur. Ensemble bien complet de tout ce qui a paru de ce périodique ultra-royaliste dirigé par Chateaubriand et quelques amis liés à la cause monarchique. Soit au total 78 livraisons imprimées d'octobre 1818 à mars 1820. La devise de ce journal est imprimée en exergue de chaque page de titre : "Le Roi, la Charte et les Honnêtes Gens". Cet organe réunit d'octobre 1818 à mars 1820 les meilleures plumes du parti des ultras : le cardinal de la Luzerne, l'abbe de Lamennais, le duc de Fitz-James, le marquis d'Herbouville, le comte de Salaberry, les vicomtes de Bonald et de Castelbajac, Genoude, Berryer fils, etc., Les auteurs dénonçaient principalement la politique du gouvernement d'Armand Emmanuel du Plessis de Richelieu puis celle d'Elie Decazes, accusés de défendre des intérêts révolutionnaires mettant en péril la Charte de 1814. Dans ses Mémoires d'Outre-tombe, Chateaubriand estime que la «révolution opérée par ce journal fut inouïe : en France, il changea la majorité dans les Chambres ; à l'étranger il transforma l'esprit des cabinets». Il rencontra à la fois un vif succès de presse mais aussi d’opinion puisqu’il eut un impact notable sur le public. Le journal fut tiré à trois mille exemplaires lors des premières livraisons, puis il oscilla entre sept mille et huit mille cinq cents à partir de novembre 1818. Il cessa de paraître, lorsque la censure fut rétablie en février 1820 à la suite de l'assassinat du duc de Berry. Cette résolution fut annoncée aux souscripteurs par une lettre de Chateaubriand achevant la 78e et dernière livraison. «En résumé, c'est dans ce recueil justement célèbre, foyer ouvert à tous les regrets, à tous les ressentiments à toutes les exagérations des ultras, qu'il faut surtout chercher la politique royaliste pendant les dix-huit mois qu'il vécut. À sa dissolution, quelques-uns de ses rédacteurs, en tête desquels était Lamennais, fondèrent Le Défenseur, journal religieux, politique et littéraire. 1er mars 1820-11 oct. 1821. 6 vol. in-8°. Cette nouvelle feuille devint le champion ardent, passionné et pour ainsi dire officiel de la philosophie de Lamennais. Il y eut pour collaborateurs MM. de Bonald, Saint-Victor, Genoude, le cardinal de la Luzerne, Lamartine, etc.» (Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française etc., pp. 338-340). «Quant à nous, nous ne craignons rien. Nos principes sont ceux de la religion, de l'ordre et de la justice : tôt ou tard nous triompherons avec ces principes. La vérité renversera toujours l'édifice de l'erreur et du mensonge. Partout où le paganisme avait placé ses faux dieux, le ciel envoya un destructeur ; chaque temple païen vit un Barbare armé à ses portes. La Providence n'arrêta la torche et le levier que quand la race infidèle fut changée : alors une croix s'éleva sur les monuments, et tout fut dit.» (Chateaubriand, extrait du Conservateur). Exemplaire de qualité en reliure de l’époque.
Genève, éditions Héros Limite, 2003. In-8 broché, couverture imprimée en deux tons. En belle condition.
"Dans son Journal, John Cage laisse libre cours au tracé de sa pensée, les propositions se juxtaposent, zigzaguent. Il opère dans la césure et la discontinuité. Le Journal se compose de huit parties qui couvrent différentes périodes (1965-1982) de la vie du compositeur. En 1991, John Cage en donne une lecture qui sera enregistrée puis éditée sous la forme de huit CD. Anecdotes et récits philosophiques, le Journal dépasse de très loin le cadre musical. Tout comme celle de Satie, la voix de John Cage s’adresse avec finesse et ironie aux lecteurs. Pour autant que la lecture soit elle-même «invention». La mise en page et la typographie dans des textes de John Cage font œuvre et sont partie intégrante du mode d’écriture. Dans Silence et le Journal, les blancs, l’espace de la page donnent la «ponctuation». Comme dans une partition musicale, il s’agit pour le compositeur d’introduire des indications liées à la respiration et à la vitesse. Que ce soit pour le traducteur ou le metteur en page, une des exigences majeures est de restituer ces indications dans la version française avec la plus grande précision possible."
Genève, éditions des Syrtes, 2019. In-12 broché, couverture ornée d'un portrait de Anna Dostoïevski, bande de lancement conservée.
"Le Journal constitue, par sa constante véracité, un document unique sur la vie d'un couple. Torturé, malade, inquiet, puéril dons ses entêtements, haïssable dans ses mesquineries, Dostoïevski est là, extraordinairement vivant et proche. A travers cette bouleversante confidence à soi-même il apparaît plus simple, plus vrai, à la fois pitoyable et fascinant. Témoin chaleureux, toujours discret, jamais dupe, Anna Grigorievna renouvelle le genre impossible du journal intime avec un grand homme de mari à la clef. Ce n'est pas la moindre surprise qu'apporte le Journal : la très jeune secrétaire est, elle aussi, un écrivain." Paul Kalinine - et nous ajouterons quant à nous qu'il est étrange de la suivre à travers les rues de Genève en pensant qu'un simple petit voyage dans le temps nous permettrait de croiser le couple. . .
Genève, éditions Héros Limite, 2011. In-8 broché, couverture imprimée en deux tons. En belle condition.
"Quelques poèmes édités en revue, deux recueils multilingues parus respectivement en 1973 et 1981… Jusqu’à ce jour, Robert Lax n’avait pour ainsi dire pas été traduit en français. Il est pourtant l’auteur d’une œuvre riche, empruntant des formes variées, allant de la poésie la plus minimale aux notes et observations inscrites dans son journal personnel, en passant par des oratorios parlés ou d’amples cycles poétiques. Lax passe sans heurts d’un répertoire à l’autre, si bien qu’au sein d’un genre clairement identifiable tel que le journal émergent des poèmes abstraits, qui se dissolvent ensuite dans un style narratif plus linéaire. Il est d’ailleurs difficile de distinguer nettement des périodes au cours desquelles il aurait produit de manière privilégiée telle forme caractéristique. La manière même dont ses écrits ont paru reflète cette fluidité et variété, le poète laissant la composition des recueils, extraits de journal, ou mélanges de genres divers aux soins de qui entreprenait de le publier. Le présent volume respecte la forme particulière de publication et de réception qu’assume l’œuvre de Lax, ainsi que sa diversité formelle. Il opte pour la traduction d’une série de recueils complets déjà constitués antérieurement, depuis ses premières années d’écriture au début des années 40 jusqu’aux derniers poèmes et carnets rédigés juste avant sa mort en 2000. Cette anthologie souhaite ainsi rendre compte de l’ampleur du travail poétique de Lax, dans lequel l’expérience artistique est indissociable de l’expérience de la vie."