Non Renseigné. Non daté. In-4. Relié. Etat passable, Plats abîmés, Dos abîmé, Papier jauni. paginé de 213 à 273, relié main. . . . Classification Dewey : 780.26-Partitions
Reference : RO50036919
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Editions Francis Salabert | Paris 1924 | 27.20 x 35.70 cm | une feuille rempliée
Édition originale française de cette partition pour piano, premier plat illustré en couleurs par Roger de Valério. La couverture porte la mention « by arrangement with Frank Silver and Irving Cohn, writers of "Yes! We Have No Bananas" », rappelant que cette pièce est la réplique française du plus grand succès américain de l'année 1923. Très bel exemplaire. * Banana Blues, composée par James F. Hanley et Robert King, est la traduction éditoriale française d'une chanson-réplique écrite pour capitaliser sur le triomphe de Yes! We Have No Bananas (Frank Silver et Irving Cohn, 1923), numéro un des ventes américaines pendant cinq semaines et l'un des phénomènes de music-hall les plus retentissants de la décennie. Robert King, compositeur prolifique de la Tin Pan Alley alors sous contrat exclusif avec l'éditeur new-yorkais Shapiro, Bernstein & Co, et James F. Hanley, déjà auteur de standards comme Second Hand Rose, unissent leurs plumes pour cette parodie popularisée notamment par Eddie Cantor et Belle Baker dès l'été 1923. Francis Salabert, qui avait fait de sa maison la principale importatrice parisienne des succès américains, en publie l'édition française dès l'année suivante, confiant comme à son habitude l'illustration à Roger de Valerio, dessinateur attitré de la maison. Celui-ci reprend, pour la seconde fois en quelques mois, le même dispositif visuel déjà mobilisé pour la chanson originale : le motif de la banane y devient prétexte à une imagerie empruntée au répertoire de la caricature raciale, indépendamment du contenu réel des paroles. Cette récurrence offre un cas d'école du phénomène que l'historienne Petrine Archer-Straw a qualifié de « négrophilie » : l'appropriation, par la culture commerciale et artistique parisienne des années folles, de signes associés à la culture noire américaine, dans un rapport ambigu mêlant fascination et stéréotypie. Precieuse partition à double intérêt, musical et iconographique : témoin direct de la circulation transatlantique des succès de la Tin Pan Alley vers le Paris des années folles, et pièce significative pour l'étude de l'image du corps noir dans l'imagerie commerciale Art déco française. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Cairanne | Paris s. d. [ca 1900] | 27 x 35 cm | une feuille rempliée sous couverture
Édition originale de cette partition pour piano, premier plat illustré en couleurs par un artiste anonyme, figurant deux têtes d'enfants stylisées en caricature. Agréable exemplaire en dépit d'une premier plat en partie détaché. * Little Negroe (Négrillons) est une marche two-step composée par Georges Razigade (1876-1947), musicien de genre spécialisé dans la valse et l'intermezzo de salon, publiée par l'éditeur parisien Cairanne. Le titre et l'illustration s'inscrivent dans ce que l'historiographie identifie comme la toute première phase de la négrophilie française, née avec la vogue du cakewalk qui déferle sur Paris entre 1900 et 1903, dans le sillage des représentations données au Nouveau Cirque par des troupes américaines telles que les Elks, dont deux jeunes artistes afro-américains étaient alors connus sur les affiches parisiennes sous le nom de scène de « Négrillons ». Une bonne vingtaine d'années avant que le même mécanisme ne resurgisse autour du jazz et de Joséphine Baker, le paradoxe caractéristique des années folles s'y observe déjà à l'état pur : l'engouement massif et immédiat du public parisien pour une danse et des artistes noirs-américains s'accompagne, dans le même geste, d'une réduction caricaturale et dévalorisante de leur image. Cette partition témoigne ainsi d'un tout premier moment de fascination française pour les danses et la musique noires-américaines, dont elle reprend le vocabulaire scénique en le déplaçant vers un procédé bien documenté par l'historiographie coloniale : l'infantilisation, qui réduit le sujet noir à la figure de l'enfant et fonde ainsi un rapport paternaliste lui niant son statut d'égal. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Alphonse Leduc Partition "In-4 (26,5 x 34 cm), partition pour piano : ""Envoi de fleurs"", poésie d'Emile Augier, musique de Ch. Gounod ; bords des plats et pages brunis, renforcés au ruban adhésif, assez bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
PARIS heugel 1897 une LITHOGRAPHIE pour une COUVERTURE D'UNE PARTITION : LA VALSE DES CAMBRIOLEURS, chanson de Eugene Vasseur, France, 1897, illustrée en couleurs par MADELA, format : 27,5 x 35 cm, 1897 Paris "AU MENESTREL" Heugel et Cie Editeur,
rare ........... en trés bon état (good condition). en bon état
Editions Francis Salabert | Paris 1924 | 27.10 x 34.80 cm | une feuille rempliée
Édition originale française de cette partition pour piano et chant, premier plat illustré en couleurs par Roger de Valério (1886-1951), alors dessinateur exclusif des éditions Salabert. Bel exemplaire. * Manda est extraite de la comédie musicale américaine The Chocolate Dandies, créée à Broadway le 1er septembre 1924 sur une musique d'Eubie Blake et des paroles de Noble Sissle. Le rôle-titre y fut créé par la jeune Valaida Snow. La distribution comptait également, dans un rôle comique nommé « That Comedy Chorus Girl », une certaine Joséphine Baker, alors âgée de dix-huit ans, remarquée par la presse new-yorkaise pour son numéro de danseuse volontairement désynchronisée et son strabisme comique imitant l'acteur burlesque Ben Turpin. Cette édition française, publiée par Francis Salabert dès 1924 avec une adaptation des paroles par Jacques-Charles, futur créateur des grandes revues du Casino de Paris, atteste ainsi d'une diffusion du répertoire scénique afro-américain en France plus d'un an avant l'éclat parisien de La Revue Nègre (octobre 1925), qui fera de Joséphine Baker une vedette. La couverture de Roger de Valério, dans une veine expressionniste caractéristique de son travail pour Salabert, recourt à une imagerie caricaturale du corps noir dont la généalogie précise reste à établir : elle se situe au croisement d'une tradition coloniale française de représentation fantasmée du corps noir, antérieure et autonome, et d'une tradition américaine issue des minstrel shows, importée en France avec le jazz. Cette imagerie relève de ce que les historiens de l'art nomment la « négrophilie » : un engouement caractéristique de l'avant-garde parisienne des années 1920 pour la culture noire, jazz, danse et art africain, qui se construit paradoxalement sur les mêmes ressorts stéréotypés que cette réhabilitation est appelée à dénoncer: la fascination pour le « primitif » et la caricature raciale procédant d'un seul et même geste. C'est cette ambivalence, propre à la période, qui permet à une scène musicale diffusant une iconographie dévalorisante d'offrir dans le même temps à des artistes noirs américains une ascension, une célébrité et une liberté que la ségrégation leur refusait aux États-Unis. Quelques mois à peine après cette édition, l'arrivée de Joséphine Baker à Paris cristallisera ce paradoxe, dans une ville déjà réputée à l'échelle internationale comme un foyer de libération des murs et de rencontre entre créateurs de l'Ancien et du Nouveau Monde. Ce document éclaire ainsi, en creux, l'ambivalence de la réception française du jazz naissant, une année avant la consécration de sa plus célèbre interprète. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -