Au métronome. XIXème. In-4. En feuillets. Bon état, Tâchée, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Non paginé. 3 pages environ. Gravure noire et blanche en couverture. Traces de crayon de couleur sur la couverture.. . . . Classification Dewey : 780.26-Partitions
Reference : RO50026729
E.B. 899. Partitions pour piano et chant. Classification Dewey : 780.26-Partitions
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Paris, Henry Floury, [1898]. Un volume en feuilles de [4]-106-[5] pages, sous cartable illustré, à rubans, avec 34 planches volantes.
Illustré de 15 grandes compositions et 6 culs-de-lampe par Henri de Toulouse-Lautrec. Exemplaire des plus exquis! C'est le n° 2 parmi les 25 copies de l'édition de luxe, imprimé sur Japon, présenté ici tel que paru, en feuilles, sous cartable (avec ses rubans) orné de la grande lithographie en couleurs de Lautrec, tirée sur simili-japon. Sont ici présents trois états de chacune des 10 lithographies: un tirage sur Japon impérial, un tirage sur Chine et un tirage sur vélin: 30 estampes, auxquelles il faut joindre les 4 planches refusées, dont il n'existe qu'un seul tirage à 25 exemplaires, sur Japon, dont la planche double, projet non retenu pour la couverture. Soit en tout 35 lithographies hors-texte, et 6 jolis petits culs-de-lampe. Il est particulièrement agréable et peu commun d'avoir un exemplaire en feuilles, car les formats diffèrent d'un papier à l'autre, du plus grand - le Chine - au vélin, le plus "petit", au format de l'ouvrage. De plus "les lithographies sont tirées avec des couleurs uniques, souvent difficiles à décrire: noirs ou bruns aux subtiles nuances de vert ou de violet par exemple. Elles peuvent par ailleurs varier d'un livre à l'autre" Wittrock, t. II, p. 449. Ce qui fait de chaque exemplaire quasiment un exemplaire unique! Edition originale tirée à 380 exemplaires, dont 25 pour l'édition de luxe imprimée sur Japon, seul grand papier. A noter que les lithographies ont toutes au verso un tampon de la douane italienne, daté de 1962. Une carte de visite de Clémenceau paraphée est montée au contreplat du cartable. Rauch, 16; Skira, 338; Artist and the Book, 302; Chapon, Le Peintre et le livre, p. 278. Wittrock, 187 à 201, pour ce tirage " Très rare".
Paris, Collection DADA, 1921. Grand in-4 broché de [28] pages. Chemise dos lisse en maroquin noir, étui (Honegger).
Édition originale du premier livre de Benjamin Péret, un des 3 sur Chine, premier papier avant 5 Japon et 42 Hollande. Tirage unique à 50 exemplaires, tous signés par l’auteur. Illustré de 4 compositions de Hans Arp, dont une répétée sur la couverture. Notre exemplaire, le numéro 3, a la remarquable dédicace suivante: René Hilsum [nom effacé] Sur le chemin de l’Urodonal Joseph bibliophile secoue ses manches pour passer le temps. 4 juillet 1921. Benjamin Péret. René Hilsum, était le directeur des éditions Au Sans Pareil. En effet, Hilsum et Péret figurent côte à côte sur la fameuse photographie prise devant la librairie du Sans Pareil (avec Soupault en haut de l’échelle, une bicyclette dans les mains), en mai 1921 - moins de deux mois avant cette dédicace - à l’occasion de la première exposition française de Max Ernst. Hilsum et Péret sont tout deux infirmiers durant la Première Guerre mondiale et l’Urodonal médicament contre l’acide urique battait alors une campagne de publicité suggestive et très visuelle. "Joseph bibliophile" ? On cherche encore. Chaque recueil de Péret, dont c'est ici le premier livre, a été salué à sa parution par les autres poètes du groupe: "Je n’aime pas beaucoup faire le maître d’école, mais je dois déclarer que ce Passager du Transatlantique est un livre remarquable, un des plus remarquables qui aient paru depuis dix ans." Philippe Soupault. Et nous pourrions ajouter un des plus rares, à fortiori un exemplaire sur Chine. Notons que toutes les bibliographies de Benjamin Péret (y compris ses Œuvres complètes I, Losfeld) attribuent l’ouvrage au compte des éditions du Sans Pareil à cause de sa mention "Collection Dada" et du fait qu’il ait été diffusé par le Sans Pareil. Mais René Hilsum confirme qu’il n’a pas édité ce livre. Fouché, Au Sans Pareil, p. 410; Dada Global n° 208; Dada in Zürich n° 78.
Genève, Livre d’artiste auto-édité avec la participation non-sollicitée de la Banque Nationale Suisse et de l’Union de Banque Suisse, 2014. 2 volumes oblongs reliés en plein veau noir, sous chemise et étui. Le premier volume est décoré au premier plat de l’inscription «10 000» mosaïquée en relief, et au second plat, la même inscription, mais en négatif (empreinte). Le second volume décoré de même, mais avec l’inscription «20 000». Les plats de la chemise sont joliment ornés d’un papier décoré de croix fédérales. La reliure a été exécutée par Jean-Luc Honegger.
Le volume intitulé 10 000 est composé de 10 billets de 1000 francs suisses, absolument neufs, jamais circulé, numéro de série suivi. Le volume intitulé 20 000 est composé de 10 billets de 2000, absolument neufs, jamais circulé. Ils sont montés sur onglet de manière totalement réversible à l’aide du papier japon adhésif et transparent Filmoplast P , exempt de bois, pH neutre, colle neutre, aqueuse sans solvant. On peut constater la qualité d’impression typographique et en taille douce, ainsi que les 14 éléments de sécurité mis en place par la Banque Nationale Suisse, merveilleusement mis en application par la célèbre maison d’impression Orell Füssli Arts Graphiques à Zürich qui réalise les billets de la BNS depuis plus de cent ans. En effet, grâce à l’utilisation du nombre magique, du nombre colorant, du nombre dansant, du nombre perforé, du nombre caméléon, du nombre scintillant, naturellement imprimé sur un papier 100% réalisé de coton, c’est avec sérénité que l’on peut contempler ces véritables estampes, fruit de l’intelligence helvétique. L’estampe 1000 francs est due au graphiste zurichois Jörg Zintzmeyer, tandis que l’estampe 2000 est l’oeuvre de Roger Pfünd (artiste qui fit notamment la dernière série de billets de francs français, détrônée par l’euro) réalisée en 1997 pour l’Union de Banque Suisse.Oeuvre d’avant-garde, Trente mille est à la pointe de la bibliophilie actuelle. Son insolente modernité tend à conceptualiser une forme primitive par une volontaire impudicité lexicale du langage visuel de la société contemporaine. Elle met en scène la perpétualité des comportements acquis. Paraphrasant Aristote, «Qui vaut le plus, vaut le moins», l’utilisation de papier monnaie en tant qu’objet de convoitise fait irrémédiablement penser au célèbre ex-libris de l’Auguste Poulet-Malassis : «Je l’ai!» Une oeuvre qui agrège intimement le trajet que parcourt la conscience simulatrice. Le désir de beau, le sentiment de possession, la pérenne tranquillité d’une valeur sûre, tel est Trente mille. C’est en quelque sorte matérialiser le renoncement spirituel par une correspondance juxtalinéaire entre les actes et les choses. «Le merveilleux c’est l’audace de sans cesse l’exiger, le créer» écrit Natalie Clifford Barney.Où se situe la valeur intrinsèque d’une oeuvre? Quels sont les éléments pouvant justifier le qualificatif d’oeuvre pour Trente mille? Outre les éléments physiques constitutifs déjà loués plus haut (qualité du papier, prouesse technique et technologique de l’impression, unicité de chaque estampe numérotée), il faut souligner l’exécution de la reliure confiée à Jean Luc Honegger, artiste à la renommée internationale, qui travaille pour les plus grands libraires et bibliophiles d’Europe.Mais ne perdons pas de vue la hardiesse du geste iconoclaste, s’affranchissant de considérations moralisatrices. Transcendant la recherche de l’élu ultime pour sa collection, l’amateur averti ne saurait ignorer la connexion avec la «Fontaine» signée R. Mutt, que l’immense Marcel Duchamp lança à la face du monde en 1917. C’est bien d’un ready-made-in-Switzerland dont il s’agit. Comme une interprétation à contre courant du langage bibliophilique par une manipulation antiéthique de ce dernier. L’acte scriptural warholien sur le billet de un dollar est dans l’air, avec la contemporanéité ultime d’un regard dont la conscience pétrifie l’arrière garde. Résolument neuf.
Annuaire des fabricants de confiserie, chocolaterie, confiturerie, biscuiterie et professions s'y rattachant, 1940 Paris, annuaire et journaux corporatifs, 1940, in-8°, relié toilé imprimée, couverture avec traces mais très bon état général, tache sur la tranche inférieure et au bas de quelques pages au milieu du livre. Nombreuses publicités en noir dans le texte, et en couleurs hors texte sur papier fort.
Actes Sud, 2013. Format : 26/20. Pages : 253. Texte français - anglais. Richement illustré.
L'architecte colombien Simón Vélez est l'inventeur de ce système d'assemblage révolutionnaire. Il a transformé l'utilisation du guadua (un bambou géant d'Amérique du Sud) en trouvant une solution technique majeure pour pallier la faiblesse naturelle des jonctions du bambou. En injectant du mortier de ciment dans les cavités aux points de fixation, il a permis l'utilisation de tiges filetées et de boulons en acier sans que le bambou n'éclate sous la pression du serrage. Cette innovation a permis au bambou de passer du statut de "matériau de construction pour les pauvres" à celui d'"acier végétal" architectural, capable de soutenir de gigantesques structures parasismiques à travers le monde