Les Belles Lettres. 1952. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Pliures. 274 pages.. . . . Classification Dewey : 840.08-XIX ème siècle
Reference : RO40261392
'Les Textes français', Collection des Universités de France sous le patronage de l'Association Guillaume Budé. Texte établi et prés. par Jean Chuzeville. Classification Dewey : 840.08-XIX ème siècle
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Exemplaire René Char avec envoi Lausanne, Mermod, (mai) 1948. 1 vol. (120 x 170 mm) de 176 p. et [2] f. Broché. Première édition collective dont il n'a pas été tirés de grands papiers. Un des exemplaires imprimés du service de presse. Envoi signé : «à René Char, que j'ai connu à ses vingt ans majeurs, à l'âge où j'écrivais ces poèmes, Paul Éluard».
L'exemplaire rappelle utilement qu'il ne faut pas confondre ce volume Mermod avec le tout premier livre du poète, publié sous son nom civil de Paul-Eugène Grindel, Premiers Poèmes (Paris, Eymard & Cie, 1913), tiré à compte d'auteur et dont Éluard reniera ensuite l'essentiel. Cet ouvrage publié en 1948 constitue la première véritable anthologie d'Éluard où le poète rassemble lui-même ses textes de jeunesse, écrits entre 1913 et 1921, sévèrement triés et « rejugés » par l'exigence rétrospective. De cette période, il ne garde que six poèmes parus individuellement en revue entre 1913 et 1918 puis y ajoute ensuite un choix de poèmes extraits du Devoir et l'inquiétude, Les Poèmes pour la paix, Les Animaux et leurs Hommes, Pour Vivre ici et Les Nécessité de la vie. Paul Éluard a alors entre 17 et 26 ans ; il ne rencontrera René Char que près de dix ans plus tard, en 1930, alors que dernier n'a que 23 ans, « vingt ans majeurs » mais encore pour les deux hommes l'âge d'une jeunesse littéraire et poétique qui sera prolifique pour l'un et l'autre, et les deux ensemble puisque les deux poètes signeront dès 1930 un livre en commun, Ralentir travaux, avec André Breton, avant d'en produire un second en 1937, Neuve et Paliers, qui ne sera publié qu'en 1960 sous les titres Deux poèmes.
Un des 10 premiers exemplaires réimposés sur chine avec envoi Paris, Au sans pareil, coll. « Littérature », (15 août) 1919. 1 vol. (190 x 285 mm) de [32] p. et 1 f. Maroquin citron, dos lisse, titre doré sur le plat, couvertures et dos conservés (reliure postérieure). Édition originale. Un des 10 premiers exemplaires réimposés sur chine (n° 6), avec un second portrait hors-texte de Cendrars par Modigliani, reproduit en noir (comme pour les 40 réimposés sur hollande). Envoi signé : « à monsieur Desanges, fondeur en bronze, ses poèmes élastiques, fragiles, éphémères, avec ma main amie Blaise Cendrars 20 avril 1953 ».
1919 est une année féconde pour Blaise Cendrars : outre la naissance de sa fille Miriam, il publie trois textes majeurs : les Dix-neuf poèmes élastiques Au Sans Pareil, le recueil de poèmes Du Monde entier aux Éditions de la Nouvelle Revue française et La Fin du Monde filmée par l'Ange Notre-Dame aux Éditions de la Sirène, avec des compositions de Léger qui font date. Les 19 poèmes élastiques constituent le quatrième volume de la collection Littérature Au Sans Pareil. L'illustrateur choisi pour le frontispice est cette fois-ci Amédéo Modigliani, d'un titre qui succède aux Mains de Jeanne-Marie d'Arthur Rimbaud (avec un portrait par J.-L. Forain), au Mont de Piété d'André Breton (avec deux dessins d'André Derain et aux Lettres de Guerre de Jacques Vaché (avec un dessin de l'auteur). Cendrars écrit en postface cette curieuse notule : «nés à l'occasion d'une rencontre, d'une amitié, d'un tableau, d'une polémique ou d'une lecture, les quelques poèmes qui précèdent appartiennent au genre si décrié des poèmes de circonstance. A l'exception de deux ou trois, ils ont été publiés par des revues étrangères, Le Mercure de France, Vers et Prose, Les Soirées de Paris et Poème et Drame, c'est-à-dire que les aînés, les poètes déjà classés et la soi-disant avant-garde refusaient ma collaboration. C'est qu'à ce moment-là il ne faisait pas bon, en France, d'être un jeune authentique parmi «les jeunes». B.C.». Au moins deux exemplaires sur papier vert (ceux de Jacques et de Debeer) sont connus. Ils sont également réimposés, avec le second portrait. Marges de la couverture salie, quelques rousseurs.
Gravure justifiée et signée par Giacometti. Reliure de Pierre-Lucien Martin Paris, GLM, (février) 1955. 1 vol. (120 x 190 mm) de 47 p., [1] et 1 f. Veau brun orné sur les plats de mosaïques de bois, contreplats et gardes de papier bois, titre doré, tête dorée, couvertures et dos conservés (reliure signée de P.-L. Martin, 1964). Édition collective, en partie originale. Un des 50 premiers exemplaires sur vélin d'Arches (n° 33), signé par René Char, avec une gravure originale justifiée et signée par Alberto Giacometti. La première collaboration entre le poète et l’artiste.
Le 3 mars 1980 le poète se rappelait pour les lecteurs du Nouvel Observateur les circonstances qui avaient présidé à la naissance d'un de ces poèmes : « Un jour, près d'une église romane, une femme (...) me racontait en pleurant la jalousie de son mari. Passant de nouveau devant cette église gracieuse et massive, un vers m'était venu, comme tombé du clocher : « Vérité aux secrètes larmes, la plus offrante des tanières. » Et le mot-porteur « 'tanière' était né d'incidents successifs. » Poèmes des deux années sera intégré avec Lettera amorosa au recueil La Parole en archipel paru en 1962. Ce recueil orné au frontispice d'une gravure d'Alberto Giacometti rappelle s'il le fallait combien Char fut le poète illustré par les peintres, combien surtout il en fut l'amateur éclairé et l'ami fidèle : « Dans le bastidon de René Char entre L'Isle-sur-Sorgue et Saumane, les murs étaient chargés de tableaux : une gravure de Picasso, une cire de Victor Brauner, une gouache de Braque, une lithographie de Vieira da Silva et de dessins de Giacometti. Devenus proches dès leur rencontre au sein du mouvement surréaliste auquel ils adhèrent l'un l'autre en 1930, ils reprendront tous deux leur indépendance. Ils restèrent cependant très liés et le poète devait le premier donner un texte sur son ami peintre dans Recherche de la base et du sommet, l'année même où pour la première fois Giacometti illustre l'un de ses livres : ces Poèmes des deux années. Selon le catalogue de l'exposition René Char à la Bibliothèque nationale (2008) le poète choisit parmi cinq gravures ces deux personnages debout, ensemble près d'un buisson. À partir de ce livre, et jusqu'à sa soudaine disparition en 1966, Giacometti collabora à deux reprises avec René Char. L'une fut l'expérience unique du manuscrit enluminé, telle que le poète l'a conçue pour plusieurs de ses amis peintres. Avec Giacometti, il calligraphia Visage nuptial, dont l'édition originale datait de 1938, et offrit cette oeuvre unique à son amie et mécène, Yvonne Zervos. L'autre et l'ultime, réunissait quatre eaux-fortes du peintre et les poèmes de Retour Amont. Giacometti, on le sait, disparut avant d'avoir pu en signer les exemplaires. Entre ces Poèmes des deux années et Retour Amont, leur amitié et leurs échanges furent constants. Giacometti offrit plusieurs oeuvres à René Char : des dessins dont le portrait de sa propre épouse et celui qu'il réalisa de Georges Braque, assis, au jour de sa mort, dans la chambre mortuaire. En écho, nombreux sont les livres que Char lui dédicaça et un texte de mai 1964 reste célèbre dans le corpus de l'oeuvre du poète : Célébrer Giacometti.
L’Arche 1968 9 volumes. In-12 broché 17,5 cm sur 11,5. Couvertures passées et poussiéreuses, intérieurs frais. 198p + 277p + 238p + 237p + 231p + 221p + 166p + 238p + 246p. État correct d’occasion.
Tome 1 - Sermons domestiques, Extraits d'un manuel pour habitants des villes, Histoires de la Révolution (1918-1929)Tome 2 - Poèmes inédits et ne figurant pas dans des recueils, Chansons et poèmes extraits des pièces (1913-1929)Tome 3 - Chansons, poèmes, Choeurs, Les Trois Soldats, Les Sept Péchés capitaux des petits bourgeois (1930-1933)Tome 4 - Poèmes de svendborg, Poèmes chinois, Études. Poèmes extraits de L’ Achat du cuivre, Recueil de Steffin,(1934-1941)Tome 5 - Poèmes ne figurant pas dans des recueils, Chansons et poèmes extraits des pièces(1934-1941)Tome 6 - Poèmes d'exil, Poèmes ne figurant pas dans des recueils, Chansons et poèmes extraits des pièces(1941-1947)Tome 7 - Élégies de Buckow - Poèmes ne figurant pas dans des recueils - Chansons et poèmes extraits des pièces. (1948 - 1956)Tome 8 - Suppléments aux Poèmes. (1913 - 1956)Tome 9 - Chansons et poèmes Extraits Des pièces et autres oeuvres, Poèmes sur des pièces, Fragments (1913-1956) Etat correct d’occasion
s. n. | s. l. [1887 ?] | 20 x 32 cm | 1 portrait-frontispice, 1 titre à l'encre, 83 p. manuscrites, qq. feuillets vierges
Exceptionnel recueil manuscrit enluminé, contenant 35 poèmes de Stéphane Mallarmé copiés à lépoque sans doute par Joris-Karl Huysmans, sur vergé de Hollande filigrané, daprès les pré-originales des poèmes parus en revue. La majorité des poèmes est précédée dune page indiquant le titre et la source. Illustré dun beau portrait de Stéphane Mallarmé au fusain par Charles Tichon daprès une photo de jeunesse de Van Bosch. Il a été reproduit en couverture du numéro dEmpreintes consacré à Mallarmé (Bruxelles, LÉcran du Monde, n° 10-11). Une variante a été publiée en 1889 dans Caprice Revue (2e année, n° 60). Également illustré de deux compositions florales à la gouache et laquarelle ornant les poèmes Les Fleurs et Apparition, ainsi quune page ornée du nom de lauteur dessiné. Bien que non signées, les compositions florales sont attribuables à Louise ou Marie Danse. Reliure à la Bradel, plats de soie moirée crème aux motifs floraux, gardes et contreplats de papier à motifs, deux signets en soie moirée verte décorée de motifs floraux polychromes. Mouillures en partie inférieure du second plat, coins frottés, quelques accrocs aux fils de soie ornant le dos, et frottements sur les plats. Superbe manuscrit de 35 poèmes de Mallarmé antérieur à la parution de son premier recueil de poésies complètes qui ne connut dailleurs que 47 exemplaires (Poésies photolithographiées, Revue indépendante, 1887). Cet ensemble soigneusement calligraphié est attribué à la main de Joris-Karl Huysmans, grand admirateur du poète, qui aurait offert les manuscrits à son ami Jules Destrée. * Le recueil, qui rassemble un florilège de chefs-duvre mallarméens (notamment Hérodiade, LAprès-midi dun faune, Le tombeau dEdgar Poe, Prose pour des Esseintes, Le vierge, le vivace et le bel aujourdhui) apparaît pour la première fois dans la vente après décès de lhomme politique et écrivain belge Jules Destrée en 1936 à la galerie Leopold de Bruxelles. Une note au crayon sur la page de garde du recueil indique?: «?Aux dires de M. Simonson [expert de la vente Destrée], ce manuscrit aurait été envoyé par J.K. Huysmans à Jul. Destrée qui voulait connaître les poèmes de Mallarmé, inédits alors (vérifié au moyen de la correspondance de Huysmans vendu le même jour que ce ms).?» Ce serait en effet par lintermédiaire de Huysmans que Destrée sétait procuré des poèmes de Mallarmé encore difficilement accessibles car dispersés dans diverses revues (LArtiste, Les Lettres et les Arts, la République des Lettres, etc.) et dans les recueils du Parnasse contemporain. Dans une lettre à Destrée, Huysmans écrit en effet «?Vous me demandez où sont trouvables les poèmes de Mallarmé. Introuvables, mais ils sont sous cette enveloppe. Parus en 1876 dans la République des Lettres, ils ont été recopiés, du moins les meilleurs, par le Chat Noir, en 1886 -Jen avais acheté 2 numéros, ce qui me permet de vous les adresser, vous verrez quils sont superbes, dune langue claire et incisive, tout étrange.?» (30 novembre 1887). Il est possible que les poèmes «?sous cette enveloppe?» mentionnés par Huysmans correspondent à ceux qui composent ce recueil. Huysmans aurait copié pour Destrée les poèmes des revues dont il ne possédait quun exemplaire, et envoyé son numéro supplémentaire du Chat Noir de 1886, où figurent les poèmes en prose Plaintes dautomne, Frisson dhiver I et II, et Le Phénomène futur. En effet, lécriture des poèmes du recueil est tout à fait comparable à la remise au propre que Huysmans faisait de ses propres vers son manuscrit du Drageoir à épices donne à voir le même style décriture ronde et chantournée. Toutefois, la graphie de Huysmans varie considérablement en fonction des circonstances décriture?: manuscrits de romans, lettres, premiers jets La calligraphie excessivement soignée de ces poèmes contraste par exemple avec la graphie urgente, haute et serrée de plusieurs autres de ses manuscrits. Seule une étude comparative de la graphie, notamment de ses cap
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