Arthème Fayard. 1949. In-12. Relié toilé. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 319 pages. Pièce de titre noire et étiquette de code sur le dos. Tampons et annotations de bibliothèque en pages de garde et de titre. Fichette, tampons et range-fichette au dos du 2e plat. Scotch et traces au dos des plats et en pages de garde. Pages de garde et de titre déchirées.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
Reference : RO40204419
Roman. Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
Le-livre.fr / Le Village du Livre
ZI de Laubardemont
33910 Sablons
France
05 57 411 411
Les ouvrages sont expédiés à réception du règlement, les cartes bleues, chèques , virements bancaires et mandats cash sont acceptés. Les frais de port pour la France métropolitaine sont forfaitaire : 6 euros pour le premier livre , 2 euros par livre supplémentaire , à partir de 49.50 euros les frais d'envoi sont de 8€ pour le premier livre et 2€ par livre supplémentaire . Pour le reste du monde, un forfait, selon le nombre d'ouvrages commandés sera appliqué. Tous nos envois sont effectués en courrier ou Colissimo suivi quotidiennement.
Lyon, par Barthelemy Vincent, 1626 ; in-8. 64ff. n. ch.-511pp. mal ch. 509. Basane mouchetée , dos à nerfs orné, pièce de titre rouge, tranches rouges. Reliure de la fin du XVIIème s. Epidermures sur les plats, coins et coiffes frottés. Mouillure claire marginale. Bon exemplaire cependant.
Cet ouvrage est le seul connu de l'auteur : médecin originaire du Bourbonnais (vers 1550-vers 1630), il était allié aux familles De Lorme et Gaulmyn (qu'il nome ses "cousins"). Il fit ses études à Paris et explique lui-même dans son livre qu'il exerça pendant 17 ans à Thiers. C'est dans cette ville qu'il composa son livre, destiné à poursuivre les deux volumes que Joubert avait publié sous le même titre en 1578 et 1579. Il ne se contente pas de compléter l'oeuvre de Jourbert, il en corrige aussi plusieurs assertions. Cette suite est dailleurs beaucoup plus rare que les ouvrages de son prédécesseur. Elle n'a jamais été rééditée. L'ouvrage est précédé d'une dédicace au Prince de Condé, et de 5 pièces liminaires intéressantes (épîtres, lettres, poésies en latin, sonnets et acrostiche) dues aux De Lorme père et fils, et à Gaulmyn. Le texte débute par une longue préface, puis est divisé en 5 livres dédiés à divers médecins, ainsi qu'à feu son fils et à ses 3 petits enfants (livre 5) :De la complexion et coustume. - De l'air et des vestments. - De l'appétit et de la soif. - Des repas et de l'embonpoint. De la digestion.Une large part de ce livre est consacré à la gastronomie et aux effets de celle-ci. Bachot emprunte beaucoup aux auteurs anciens, et cite aussi des cas rencontrés en Auvergne et en Bourbonnais. L'extrait du privilège permet d'éclairer sur une variante du titre qu'on rencontre sur certains exemplaires : l'autorisation de publication a été accordée à Barthelemy Vincent, libraire à Lyon, qui à donné la permission à Philiberthe Michel, veuve de l'imprimeur Thomas Sorbon, d'imprimer sous son nom des exemplaires qui portent le titre : "Partie troisième des erreurs populaires, touchant à la médecine et régime de santé en suite de celles de feu M. Laurens Joubert, contenant cinq livres, par Gaspard Bachot".
Paris Albin Michel, 1925 - 1925 - 1930 - 1931 ; 4 vol. in-12, brochés. 256 pp. 299 pp. - 315 pp.- 313 pp. frottements aux dos. Bon état.
Série complète de la saga des "Gaspard". Le premier volume est une réédition parue à l'occasion de la sortie du deuxième. Les autres volumes sont des tirages courant de la première édition ( les deux derniers sur vélin supérieur).
Edition originale posthume des Méditations sur l’Evangile de Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (1627-1704), composée et adressée aux religieuses de la Visitation de Meaux en 1695. Paris, Pierre-Jean Mariette, 1730-1731. 4 volumes in-12 de: I/ (1) f.bl., 63 pp., (17), 519 pp., (1) f.bl. ; II/ (1) f.bl., (1) f., 464 pp., (6) ff., (1) f.bl.; III/ (1) f.bl., (2) ff., 454 pp., (8), (1) f.bl.; IV/ (1) f.bl., (2) ff., 506 pp., (18), (1) f.bl. Reliés en plein maroquin rouge de l’époque, double filet doré d’encadrement sur les plats, armes frappées or au centre, dos à nerfs richement ornés, coupes décorées, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque. 163 x 90 mm.
Edition originale posthume des Méditations sur l’Evangile de Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (1627-1704), composée et adressée aux religieuses de la Visitation de Meaux en 1695. Tchemerzine, I, 904 ; Picot, Catalogue Rothschild, 68; Bibliothèque Rahir, n°982; Catalogue du Baron Pichon, n°70 ; Brunet, I, 1139. « Bossuet les appelait alors ‘Réflexions sur l’Evangile’ ; c’est son neveu, l’abbé Bossuet, qui en donna la première édition, à titre posthume, sous le titre de ‘Méditations’, en 1730-1731. Les Méditations font partie du groupe d’ouvrages de piété, qui comprend également l’Elévation à Dieu sur tous les mystères de la religion chrétienne, 1695, et le Traité de la concupiscence, 1694. Ces ouvrages marquent l’époque de la vie de Bossuet où il se retire du monde et se consacre à sa tâche pastorale. Sa pensée aussi se retire en elle-même ; il s’aperçoit qu’il a trop temporisé avec le siècle et il éprouve le besoin de retrouver, dans toute leur pureté, les textes mêmes de la foi. Les Méditations sont un commentaire suivi des paroles prononcées par le Christ, considérées comme formant un unique Discours, qui va des débuts de sa vie publique jusqu’à sa mort ; de là, les sous-titres de l’œuvre : ‘Sermon ou Discours de Notre-Seigneur depuis le dimanche des Rameaux jusqu’à la Cène’. Ces divisions chronologiques sont elles-mêmes subdivisées en journées, qui constituent, chacune, une méditation séparée. Beaucoup moins abstraites et métaphysiques que l’Elévation, les Méditations sont d’une simplicité admirable ; la vigueur de la pensée se mêle à l’onction et à la douceur persuasive du ton. Le style n’y est plus noble et soutenu, mais sans artifices et comme sans apprêts, ce qui ne veut pas dire qu’il soit négligé. Sans doute, c’est ici qu’on trouve le vrai visage de Bossuet, le Bossuet docteur de l’Eglise et mystique, et qu’on découvre le fondement solide sur lequel repose l’édifice de ses prédications et de ses œuvres destinées au public. » Précieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de Charles-Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc (1655-1746), nommé évêque de Marseille en 1684, puis archevêque d’Aix en 1708 et enfin archevêque de Paris en 1729. « La collection de ce bibliophile émérite jouissait, de son temps, d’une grande réputation par la beauté des volumes et l’élégance des reliures » (Guigard, Armorial du Bibliophile, I, 379). Provenance : Charles-Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc (armes frappées sur les plats) ; ex dono manuscrit presque effacé au titre du tome 3 : « Ce livre a été donné à la communauté des Ursulines de Joinville par Madame de St Genis La compaire y étant pensionnaire au mois de mai 1733 » ; ex libris gravé de Claude Gabriel Doüet de Vichy Conseiller au Parlement sur le contreplat de chacun des volumes ; cachet d’appartenance de la Bibliothèque du Grand Séminaire de Versailles apposé sur la p. 121 de chacun des volumes.
1920 Paris, Éditions dArt « La Cible » J. Povolovzky & Cie éditeur, s.d. (Imprimé au Mans, par R.-N. Raimbault sur presses à bras, 1920 pour le texte et Ch. Monnoyer pour la couverture), 1 album grand in-folio (550 x 370 mm) en feuilles sous couverture de papier fort illustrée, de (1) f. (dédicace et justificatif), 1 cahier de 4 pp. illustrées de 8 bois gravés pour la préface de RENÉ-JEAN, et 12 planches gravées sur bois.Légères taches discrètes en couverture, parfait exemplaire par ailleurs.
Tirage strictement limité à 55 ex. signés au justificatif par Gaspard-Maillol ; celui-ci 1 des 25 sur papier pur chiffon (N°XLVI). Papier fabriqué par l'artiste avec le monogramme MT, correspondant à sa seconde fabrique.1 illustration en couverture, 8 bois gravés dans le texte pour la préface et 12 planches hors texte de Gaspard-Maillol. Vignette gravée sur bois (marque de léditeur) en 4e de couverture.Texte du justificatif : « Cet Album a été imprimé au Mans, sur presse à bras, par le graveur R. N. Raimbault et la Couverture par Ch. Monnoyer imprimeur. Louvrage a été tiré, sur les Papiers de Montval à la cuve et à la forme, des fabriques de Pierre Térouanne et Gaspard-Maillol ».Une note manuscrite de lartiste insérée dans un autre exemplaire passé en vente renseigne précisément : « Les gravures sont tout à fait mes premières gravures exécutées à Marly-le-Roi de 1910 à 1914. Cet album devait paraitre en 1914. La guerre en a empêché la parution, et n'a pu être publié qu'au Mans, qu'après avoir reconstitué dans cette ville ma petite fabrique de papier de Montval. Voilà pourquoi les feuilles de cet album sont filigranées MT (2e fabrique) ». Rare et très spectaculaire.****************************English translation :Strictly limited edition of 55 copies signedGASPARD-MAILLOL Women. Album of woodcuts by Gaspard-Maillol. Preface by RENÉ-JEAN.Paris, Éditions dArt La Cible J. Povolovzky & Cie publisher, sd (Printed in Le Mans, by R.-N. Raimbault on hand presses, 1920 for the text and Ch. Monnoyer for the cover), 1 large folio album (550 x 370 mm) in sheets under illustrated strong paper cover, of (1) f. (dedication and justification), 1 notebook of 4 pp. illustrated with 8 woodcuts for the preface by RENÉ-JEAN, and 12 woodcut plates.Slight discreet stains on the cover, otherwise a perfect copy.Strictly limited edition of 55 copies signed on the justification by Gaspard-Maillol; this one 1 of 25 on pure rag paper (N°XLVI).Paper made by the artist with the monogram MT, corresponding to his second factory. 1 illustration on the cover, 8 woodcuts in the text for the preface and 12 plates outside the text by Gaspard-Maillol. Woodcut vignette (publisher's mark) on the back cover. Text of the justification: "This Album was printed in Le Mans, on a hand press, by the engraver RN Raimbault and the Cover by Ch. Monnoyer printer. The work was printed, on the Papiers de Montval by vat and by form, from the factories of Pierre Térouanne and Gaspard-Maillol".A handwritten note from the artist inserted in another copy that was put up for sale states precisely: "... The engravings are my very first engravings executed in Marly-le-Roi from 1910 to 1914. This album was to be published in 1914. The war prevented its publication, and it could only be published in Le Mans, after having reconstituted my small paper factory in Montval in this town. This is why the sheets of this album are watermarked MT (2nd factory)."
Goncourt 1915. Envoi signé Paris, Arthème Fayard, [1915]. 1 vol. (120 x 185 mm) de 319 p. et 1 f. Broché. Édition originale. Envoi signé : «À Urbain Gohier, dont Gaspard dirait avec admiration : 'Ah ! celui-là, tu parles s'il sait moucher les fripouilles !' Bien cordialement, René Benjamin».
Prix Goncourt en 1915, Gaspard constitue l'un des premiers témoignages littéraires écrits sur la première guerre mondiale. Le 31 octobre 1914, les membres de l'Académie Goncourt se réunissent pour la première fois au restaurant Drouant, place Gaillon. L'issue de la guerre reste très incertaine et, dans ces conditions, les académiciens décident de ne pas décerner leur prix, et projettent alors d'en attribuer deux l'année suivante. La double attribution n'aura finalement lieu qu'en 1916 et, en décembre 1915, « afin de permettre aux jeunes auteurs qui avaient des romans sous presse ou en lecture au début de la guerre de prendre part au concours », c'est donc un seul prix qui est décerné. Il est attribué, pour la première fois depuis la création du Goncourt en 1903, à l'unanimité, et vient couronner Gaspard de René Benjamin. Mobilisé au début du conflit - à l'âge de 29 ans -, l'auteur livre ici une chronique de la vie de caserne et de front, à travers le personnage de Gaspard, un parigot hâbleur, gouailleur et débrouillard, censé être l'incarnation du poilu français. À la différence d'autres publications plus sombres, Gaspard se distingue par un ton allègre et satirique, donnant à lire les absurdités de la hiérarchie militaire. Parmi les douzaines d'ouvrages parus dès 1915 ayant pour thème le conflit naissant, Gaspard est surtout le premier et seul véritable roman : l'oeuvre eut un grand succès à sa parution et, renforcée du prix Goncourt, atteint très vite la centième édition. Selon Norton Cru, Gaspard fut le livre favori « d'un public maintenu dans l'ignorance de la situation militaire par cette censure du début, si stricte, si intransigeante. Paru un an plus tard, son succès eût été douteux ; deux ans plus tard, il aurait passé inaperçu. Sur un point Gaspard est plus vrai que Le Feu : le héros parisien seul parle l'argot, un argot légitime, pris sur le vif [...]. Cet éloge que je fais de l'auteur prouve son talent d'observer le langage des gens». Cet épisode ouvre une période particulière du Goncourt : en 1915, 1916, 1917 et 1918, les cinq prix seront tous décernés à des combattants et à leurs témoignages, plus ou moins romancés, du front. Cela témoigne à la fois de l'aura du récit de guerre et de la volonté des éditeurs - même motivés par des raisons commerciales - de documenter, par la littérature, ces années de conflit. Le couronnement de Gaspard consacra aussi Arthème Fayard, dont le rôle d'éditeur populaire s'accordait à l'élan national. Le livre connut de très nombreux tirages, devenant un véritable phénomène éditorial de guerre. Bel exemplaire. Précieux exemplaire enrichi d'un envoi à Urbain Gohier, polémiste et journaliste socialiste, célèbre pour ses prises de position dreyfusardes puis ses engagements antimilitaristes. Cette dédicace, teintée d'humour et de complicité, illustre les cercles de polémistes et de publicistes que fréquentait Benjamin et souligne la portée politique de son roman. René Benjamin fut, en 1938, le premier lauréat du prix Goncourt à intégrer le jury. Jean Norton Cru, Témoins, 567 ; Talvart, I, 355.