Irving Weisdorf & co. 1999. In-4. Broch. Bon tat, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intrieur frais. 94 pages augmentes de nombreuses photos en couleurs dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 971-Canada
Reference : RO40014043
ISBN : 155233032X
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L’édition de 1613, moins complète, vient d’être adjugée $ 1 321 000par Christie’s NY le 17 janvier 2024. «Champlain's last cartographic contribution: his rare 1632 map, arguably the first to depict the existence of the entire Great Lakes network» (Burden). This map covers the same territory as Champlain's map of circa 1616, but with greater detail, especially improving on the Great Lakes. «Above La nation neutre appears a rudimentary Lake Erie followed by a more recognizable Mer douce, Lake Huron, the 'freshwater sea'. Grand Lac, or Lake Superior, which Champlain never actually saw, is here depicted for the first time in a recognisable form on a map. Reports of its existence probably came to him through Etienne Brûlé, one of the first coureurs de bois. An illustration of a church serves to indicate the Dutch presence in the région, and is considered the first delineation of present-day New York City on a printed map» (Burden). “The Hudson River is here called "Riuere des trettes" and Long Island "Isle de l'Ascension."” Engraved map on two joined sheets, with narrow margins, 520 x 860 mm to neat lines. A Paris. Chez Clavde Collet au Palais, en la Gallerie des Prisonniers, à l’Estoille d'Or. M.DC.XXXII. Auec Priuilege du Roy. In-4, pp. 16, (1) f.bl., 308 pp., gravures dans le texte pp. 245, 291, 299 et 304, gravures à pleine page pp. 259 et 265. Seconde Partie: 310 pp., (1) f. bl., Doctrine Chretienne 20 pp., Traitté de la marine et du bon marinier par Le Sieur de Champlain, 54 pp., 1 carte p. 23, Table, 8 pp. Map, Nouvelle France, 1632, 2 sheets, 520 x 860 mm. Plein vélin ivoire, dos lisse, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 224 x 163 mm.
[video width="3652" height="2160" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2026/10/lv_0_20261007104914-1.mp4"][/video] «The best edition.» L’exemplaire complet, en vélin de l’époque, du protégé de Fouquet. « Edition excessivement rare et recherchée. C'est de toutes les éditions du livre de Champlain, la plus complète ». (Leclerc, Bibliotheca Americana). « Édition la plus complète et très rare de Champlain ». (Chadenat). Les différentes éditions anciennes sont recherchées et le 17 janvier 2024 Christie’s New York adjugeait $ 1,321,000 l’édition des Voyages de Champlain de 1613. «Of all the editions of Champlain, this is the only complete one... » (Church, Americana). « It is perhaps the most important of the old editions, as it contains a collective narrative embodying a review of all preceding French expeditions to the New World, followed by and interwoven with Champlain's own voyages to Canada: a short account of the First (1603), which had been published in 1604 and abridgment of the Second, Third, Fourth, Fifth, and Sixth (1608-1613), as they had been published in the volume dated 1613. These voyages end on p. 210. Pages 239-308 contain the Seventh Voyage (1615-1616), while the Eighth Voyage (1617) is only mentioned between pp. 211 and 214 as unimportant. The Second Part contains the Ninth Voyage and a History of Canada (1620-1631), pp. 1-310 , a Treatise on Navigation, pp. 1-54 ; followed by the Doctrine Chreftienne, du R. P. Ledesme and l'Oraison Dominicale par le R. P. Massé, with separate signature-marks and pagination. This was the last of Champlain's works. » Church. L'édition, dédicacée au cardinal de Richelieu est ornée de 6 gravures en taille-douce dont 4 dans le texte et 2 à pleine page, montrant notamment l'attaque d'un village iroquois, une chasse de cerfs, un rituel, etc. et de deux gravures sur bois dans le texte dont l'une représente l’exemple d’une carte de navigation. Samuel de Champlain, fondateur de Québec et gouverneur de la Nouvelle France, naquit vers 1570 en Saintonge d'une famille protestante. Il servit le parti d'Henri IV, pendant les dernières guerres de la Ligue, en faisant des courses sur les côtes de Bretagne. Après la paix de 1598, le commandeur de Chaste, gouverneur de Dieppe, ayant obtenu de Henri IV une commission pour créer de nouveaux établissements dans l'Amérique septentrionale, associa Champlain à cette grande entreprise. Champlain s'embarqua à Honfleur et mouilla le 24 mai 1603, au Havre de Tadouzac, situé dans le Saint-Laurent. Il y laissa son navire et remonta le fleuve avec une petite barque jusqu'au saut de Saint-Louis où Jacques Cartier s'était arrêté dans son dernier voyage ; puis il pénétra dans l'intérieur des terres et en dressa la carte qu'il rapporta en France avec une relation détaillée de son voyage. Champlain retourna dans le nouveau monde et y séjourna 3 ans. Il fit, sur les côtes et dans l'intérieur des terres de nombreuses explorations, consignées dans ces voyages. De retour en France en 1607, Champlain n'y resta que six mois et repartit pour un troisième voyage, avec les titres de géographe et de capitaine pour le roi ou la marine. Cette troisième expédition fut la plus importante. Remontant le Saint-Laurent avec l'intention de former un établissement permanent dans le Canada, il choisit un lieu situé à environ 130 lieues de l'embouchure de ce fleuve et où ses rivages se resserrent tout à coup. Il y jeta en 1608 les fondements de la ville de Québec, dont le nom veut dire « détroit ». L'année suivante, Champlain poussa plusieurs reconnaissances sur le Saint-Laurent, soutint les Algonquins contre les Iroquois et après avoir donné la victoire à ses alliés, donna son nom au lac sur les bords duquel la bataille s'était livrée ; puis il descendit la rivière qui met en communication ce lac avec le Saint-Laurent et qu'il nomma Richelieu. Il revint ensuite à Québec et de là, en France. De retour au Canada en 1610, il battit de nouveau les iroquois. Stimulé par la découverte de l'anglais Hudson, il voulut chercher par le nord de l'Amérique, une route pour aller en Chine. Une première excursion qu'il fit à la rivière Ottawa fut sans résultat et bientôt, il dut revenir en France, pour y recruter des bras au service de sa colonie. Il y ramena, en 1615, des religieux de l'ordre des récollets, qui l'aidèrent dans son œuvre en répandant la foi chrétienne dans la Nouvelle-France. Puis, reprenant son projet de découvrir un passage au nord-ouest, il remontât de nouveau l'Ottawa, et, s'avançant, tantôt en canot, tantôt par les terres, il parvint au lac Huron, dont il côtoya les rivages méridionaux, puis se dirigea par les plaines jusqu'à l'Ontario, qu'il traversa. Après avoir secouru les Hurons contre les Iroquois, il passa l'hiver au milieu des populations algonquines, dont il étudia les mœurs et la langue. Il les quitta en 1616, et retourna de nouveau en Europe l'année suivante. En 1620, il revint au Canada pour la cinquième fois, avec le titre de lieutenant général du maréchal de Montmorency, nommé vice-amiral de la Nouvelle-France. « Après le traité de Saint-Germain-en-Laye (1630), la France rentra en possession du Canada, et Champlain y fut envoyé comme gouverneur en 1633. C'est à partir de cette époque que ce pays a reçu ses plus considérables accroissements ; c'est au courage de Champlain, à son administration éclairée, à sa persévérance qui surmontait tous les obstacles, que la France dut la fixité de ses établissements dans la nouvelle colonie. Il transforma rapidement la bourgade de Québec en une ville florissante, secondé en cela par les Indiens, dont il avait su se concilier l’affection, et sur lesquels il exerçait un grand empire. Pendant la courte domination des Anglais, les naturels s'étaient retirés, fuyant toute communication avec eux ; lorsque la paix y ramena les Français, on vit les Indiens accourir à eux et renouer avec empressement leurs relations interrompues. Champlain mourut à Québec, entouré de l'estime et de la vénération de tous. On lui doit un Traité de navigation, publié en 1632, et la relation de ses Voyages, qui comprend ses navigations et ses découvertes depuis 1603 jusqu'à 1629. » Pierre Larousse. L’importance des cartes de Champlain ressort de cette analyse. «This is a crucially important Americanum, with accounts of Champlain's voyages to America between 1604 and 1613. The large two-sheet map, prepared in Paris in 1612, is absent in many of the extant copies; as Burden notes it is very rare. It exists in but a single state, and was never reissued. He notes "Although often lacking from the book, the map is the first to indicate a chain of Great Lakes, Lake Champlain and Montreal." Champlain's efforts were crucial in establishing a French presence in the New World. Again Burden: "The work was part of the overall plan to gain as much support as possible for the fledgling colony. It is interesting to note that Champlain relies only on his own knowledge and that of the native Indians for his geography. Other European sources that he had not substantiated he depicted with honesty and care. Particularly noticeable are the northern shore of the Gulf of St. Lawrence and the Maritimes marked with the legend L'auteur na point encorre recognu sette coste. Montreal is shown just a year after Champlain set up a trading post there. However, it was not to be permanently occupied until 1642. The area further upriver is derived from Indian sources. Lake Ontario, depicted quite accurately, is marked Lac Contenant 15 lournees des canaux des sauuages. At the western end of the lake is sault de au, the first reference on a printed map to Niagara Falls. The other large map, the Carte geographique de la Nouelle franse en son vray moridia is almost as scarce as its larger companion, and is also singularly important. "The map related the numerous voyages of Champlain to 1611, and of the English further to the north. Most particularly recorded is the discovery by Henry Hudson of the bay named after him. It is noted on the map, with the legend noticeably in English, the bay wher hudson did winter. In this map's second state it also records Champlain's voyage during 1613 some distance up the Ottawa River. This map has both latitude and longitude, "something virtually never attempted before on a North American map of such detail. Champlain's acute awareness of the deviation of the compass enables him to portray the St. Lawrence River in its more correct south-west to north-east flow rather than the more usual west to east'' (vide Burden). This is the second and most complete state of the map, i.e. with the course of the Ottawa, the sea monster at upper right and the 1613 date. À la suite des Voyages figurent 3 autres textes, à savoir: Doctrine chrestienne, du R. P. Ledesme de la compagnie de Jésus. Traduicte en Langage Canadois, autre que celuy des Montagnars, pour la Conversation des habitans dudit pays (10 pp.) par le missionnaire jésuite Saint Jean de Brébeuf (1593-1649). Comprend dans une seconde partie L'Oraison dominicale, traduite en langage des Montagnars de Canada par le missionnaire jésuite Ennemond Massé (1574-1646). Traitté de la marine et du devoir d'un bon marinier (54 pp.) par Samuel Champlain. Édition originale de cet intéressant traité riche de l’expérience du géographe. Table pour cognoistre les lieux remarquables en ceste carte (8 pp.). Galeries de vers dans les marges de plusieurs feuillets, avec légères atteintes au texte. Rousseurs et quelques petites mouillures. Le titre porte l’ex-libris manuscrit en latin: «pecquet, assegon doct. Med. Monsp (Montispessulani)» du médecin et anatomiste Jean Pecquet (1622-1674), un des pionniers de la physiologie. Il acheva ses études de médecine à Montpellier, grâce au financement et à la protection de Nicolas Fouquet. Colbert le désigna comme membre de l’académie des sciences en 1666. Le lien avec la famille Assengon apparaît avec sa nièce Hélène Brocard, sa seule héritière, qui épousa Charles Assengon, médecin de la duchesse de Montpensier. Précieux exemplaire en vélin de l’époque de Jean Pecquet, le protégé de Nicolas Fouquet, bien complet de la grande et précieuse carte mesurant 520 x 860 mm. L'exemplaire Streeter en maroquin moderne et dont la grande carte était entièrement doublée de tissu fut adjugé USD 264000 le 16 avril 2007 il y a 18 ans.
Très élégantes, les planches de botaniques allient le souci documentaire à une véritable recherche esthétique. Une précieuse édition originale pour l'histoire du Canada et de la Louisiane. Paris, Ganeau, 1744. 6 volumes in-12. I. (3) ff. -VIII-454 / II. (1) f. - 501 / III. (1) f. - 465 / IV. (1) f. - 388 / V. (1) f. – XXVIII - 456 / VI. (1) f. – 434 - (2) ff. Veau marbré, dos lisse orné. Reliure de l'époque. 167 x 98 mm
Première édition au format in-12 publiée en même temps que l'édition in-4. Leclerc, 316 / Sabin, 12136 / Quérard, II. 137. C'est, selon Leclerc, l'ouvrage le plus important et le plus complet qui existe sur l'histoire et la géographie de notre ancienne colonie. Le père Charlevoix s'embarqua en 1720 pour les missions du Canada. Il remonta le Saint-Laurent, fit une excursion dans le pays des Illinois, descendit le Mississippi jusqu'à son embouchure et revint en France en 1722. "Il est indispensable à tous ceux qui veulent connaître les origines et les développements de la puissance française dans ces pays". (Chadenat). " Cet ouvrage est un des plus importants qui existent sur le Canada. Il contient non seulement ce que l'auteur a vu lui-même mais aussi ce qu'il a recueilli auprès des meilleures autorités et avec un grand jugement ". (Rich). Le jésuite Pierre François Xavier de Charlevoix (1682 - 1761) s'embarque à La Rochelle en juillet 1720 pour les missions du Canada. Arrivé à Québec, il remonte le Saint-Laurent, s'arrête au pays des Illinois et descend le Mississippi jusqu'à son embouchure pour se rendre à Saint-Domingue ; mais son navire coule à l'entrée du canal des Bahamas. Son second voyage lui permit d'atteindre Saint-Domingue. Son ouvrage rapportant ses observations personnelles, notamment sur la géographie et la flore des pays traversés, offre également un état très complet des connaissances de l'époque sur le Canada et la Louisiane. L'iconographie particulièrement abondante et de grand intérêt documentaire est composée de 44 planches pliées de fleurs et de plantes et de 28 grandes cartes, pliées plusieurs fois, tirées des indications de Charlevoix par Jacques Nicolas Bellin l'Ancien. "Ces cartes sont très intéressantes car, datées de 1743, elles relatent les dernières découvertes faites en 1742 dans l'extrême nord de l'Amérique." Sabin. Toutes ces cartes pliées regorgent de détails sur les différents peuples localisés et révèlent l'existence de territoires encore inconnus. Certaines d'entre elles sont d'un très grand format (environ 560 x 405 mm - 460 x 295 mm...). Très élégantes, les planches de botaniques allient le souci documentaire à une véritable recherche esthétique. Une précieuse édition originale pour l'histoire du Canada et de la Louisiane.
Édition originale de l’un des plus importants voyages français en Amérique du Nord et notamment au Canada, de la plus extrême rareté conservé tel le présent exemplaire dans sa première reliure en vélin de l’époque. A Paris, Chez Denys Moreau, 1632. Avec Privilège du Roy. In-8. [Suivi de :] Dictionnaire de la langue Huronne, Nécessaire à ceux qui n'ont l'intelligence d'icelle, & ont à traiter avec les Sauvages du pays. Par Fr. Gabriel Sagard, Recollet de S. François, de la Province de S. Denys. A Paris, Chez Denis Moreau, 1632. Avec Privilège du Roy. In-8. Soit deux parties en 1 volume in-8. Collationné complet: -Voyage : frontispice gravé par Jaspar Isac (ce frontispice représente des sauvages, sur les côtés sont les figures de saint François et du bienheureux frère Martin de Valence, fondateur des missions franciscaines en Amérique) ; titre ; 2 ff. pour une épître « Au roy des roys et tout puissant monarque du ciel et de la terre, sauveur du monde » ; 2 ff. pour une épître : « A tres illustre, genereux et puissant prince, Henry de Lorraine, comte d'Arcourt »; 3 ff. pour un avis «Au lecteur » ; 3 ff. pour la Table, le Privilège et l’Approbation ; ensemble 12 ff. lim. ; 380 pp., suivi de 2 ff.bl. Le privilège, daté du 21 juillet 1632, est accordé pour dix ans à Sagard, qui déclare en faire cession à Denys Moreau. L'achevé d'imprimer est du 10 août 1632. L'Approbation des pères de l'ordre est signée de Fr. Ignace Le Gault, « gardien du couvent des recollets de Paris ». Fr. Jean-Marie l’Escrivain et Fr. Ange Carrier. -Dictionnaire de la langue Huronne : 12 pp. (y compris le titre) et (66) ff., 7 ff. de table; ainsi complet. Restaurations: marge latérale du premier feuillet de texte sans perte de lettres; l’extrémité de l’angle inférieur droit des 4 feuillets suivants sans atteinte au texte, marge latérale du premier feuillet de titre sans manque de lettre, et du frontispice avec manque marginal, rares taches et mouillures atténuées à quelques feuillets; plein vélin du temps. Reliure d’origine avec manque de vélin restauré mais authentique. (Reliure de l’époque). 174 x 105 mm.
Edition originale de l’un des plus importants voyages français en Amérique du Nord et notamment au Canada, de la plus extrême rareté conservé tel le présent exemplaire dans sa première reliure en vélin de l’époque. « Ce voyage est curieux et les exemplaires en sont fort rares ; mais c'est seulement depuis quelques années que le prix s'en est élevé d'une manière extraordinaire...» écrivait déjà Brunet (V, 28-29) il y a 159 ans. “Le Grand Voyage” is listed as Number One in the Clements Library’s One Hundred Michigan Rarities ». (Lande). « Six chapters recount the ocean crossing, the journey from Quebec to the "lac des Hurons", and the author's return to France. The remainder of the work studies the Huron customs and way of life, and the flora and fauna of the country. It is a brilliant, astonishingly precise fresco...» (DCB). “This is one of the most important of the early works on the north American Indians, and (contains) the first printed huron vocabulary”. (Church). « L'auteur de cet ouvrage, dit Charlevoix, avoit demeuré quelque tems parmi les Hurons, et raconte naïvement tout ce qu'il a vû, et ouï dire sur les lieux, mais il n'a pas eu le tems de voir assez bien les choses, encore moins de vérifier tout ce qu'on lui avoit dit. Le Vocabulaire Huron, qu'il nous a laissé, prouve que ni lui, ni aucun de ceux, qu'il a pu consulter, ne sçavoient bien cette langue, la quelle est très difficile ; par conséquent que les conversions des Sauvages n'ont pas été en grand nombre de son tems. D'ailleurs il parois homme fort judicieux, et très-zélé, non seulement pour le Salut des âmes, mais encore pour le progrès d'une Colonie, qu'il avoit presque vû naître, et qu'il a vuë presque étouffée dans son berceau, par l’invasion des Anglois ». “A work of great interest and importance. Copies are rarely found in good condition, and perfect in every respect. » (Sabin). « Tout ce que nous avons pu apprendre sur l'auteur, c'est qu'il était déjà Mineur Recollet, mais de la Province de S. Denis, lorsqu'en 1615, Houël, Secrétaire de Louis xiii, obtint que la Compagnie demandât au P. Chapoin d'envoyer plusieurs religieux au Canada ». Sagard désirait vivement faire partie de cette première mission, qui fut confiée, comme nous l'avons dit précédemment aux PP. Jamet, Dolbeau, le Caron et du Plessis. Le zélé Recollet ne put mettre son projet à exécution que huit ans après ; lorsque en compagnie du P. Nicolas Viel, il partit, dit-il « de nostre Couuent de Paris le 18 iour de Mars 1623, à l'Apostolique, à pied et sans argent selon la coustume des pauvres Mineurs Recollects, et arrivasmes à Dieppe en bonne santé, où à peine pûmes nous prendre quelque repos qu'il nous fallut embarquer le mesme iour». Précieux volume « de la plus grande rareté ». Chadenat, 5739. Leclerc (Bibliotheca Americana) en détenait un exemplaire incomplet du titre. Chadenat possédait les deux grands livres de Sagard en reliure uniforme, du XIXe siècle, provenant de la bibliothèque du Comte de Lignerolles (N° 5739 : Le grand voyage du pays des Hurons ; N° 5740 : Histoire du Canada) ; ils furent adjugés environ 250 000 FF chaque le 13mars 1950, prix considérable alors: à la même vente Chadenat, le Voyage de Champlain de 1627, rarissime, complet et en veau ancien était adjugé 37 000 FF (n° 5340) et le fameux Champlain in-4 de 1640 avec la carte dépliante, relié en beau vélin de l’époque, atteignait les 100000 FF (n° 5341). Ce dernier se négocie aujourd’hui 250000 €. J’ai acquis cet exemplaire dans son état vierge absolument non restauré relié dans son vélin légèrement déboité. Alden 632-/86. Arents 181. Banks p. 86. Bell S33, Church 421. Dionne Il 87-88. Field 1341-42. Harrisse 52-53. JCB II 243-44. Lande S2012. Pilling, Iroquoian, p. 147. Sabin 74883 & 74881. Streeter 193. Vlach 661. Cf. Gagnon I 3120 & cf. TPL 32. DCB I pp. 590-592. Story p. 736. Winsor IV 290. Chadenat 5739. Leclerc 786.
Exemplaire très pur et à belles marges conservé dans sa première reliure en veau de l’époque. Paris, chez Robert Pepie, 1688. In-8 de (1) f., titre, 267 pp., (1) p. Au bas de la dernière page on lit: “A Paris, de l’Imprimerie de la veuve Denis Langlois, 1688”. Cachet D.L.P. en bas du titre. Relié en veau brun granité de l’époque, dos à nerfs orné, coupes dorées, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque. 186 x 118 mm.
Rare édition originale de cette superbe description des tribus Indiennes du Canada et de leurs relations avec les colons Français, imprimée sous le règne de Louis XIV. Brunet, supp., II, 567; Church 707; Harrisse, 159; Leclerc, p. 331, 1358; Chadenat, 4947; Sabin, 172. Jean de Saint Vallier, nommé évêque de Québec en remplacement de M. de Laval, démissionnaire, voulut connaître son diocèse, qu’il visita de mai 1685 à janvier 1687, avant d’en prendre possession. L’année suivante, à son retour en France, il publia sous forme d’une longue lettre à un de ses amis le récit de ses impressions. «Ce petit ouvrage est bien écrit, et digne de son auteur, qui a gouverné plus de quarante ans cette église, et y a laissé d’illustres marques de sa charité, de sa piété, de son désintéressement et de son zèle». Charlevoix. “The book contains an account of the bishop’s visit to Canada in 1685, to examine the state of his diocese. An account is also given of the Indian tribes and their relations with the French settlers”. (Sabin) Rédigé dans un style concis, clair et élégant, ce voyage relate les mœurs, coutumes et pratiques quotidiennes des Indiens, leurs relations avec les missionnaires Français, les cultures, la vie des communautés religieuses Ursulines, Hospitalières, Recollets, mais il fournit aussi des renseignements plus prosaïques. Le voyage en Acadie occupe une partie importante de l’ouvrage; suivent la description des Hurons et des autres peuples, au contact agréable et très ouvert à la foi catholique. Cette édition originale de toute rareté fut également publiée avec un titre différent la même année (Relation des missions de la Nouvelle France) et elle fut rééditée en 1856. Exemplaire très pur et à belles marges conservé dans sa première reliure en veau de l’époque. Provenance: Dampierre avec ex libris gravé.
Montreal 1961 Librairie Ducharme Limitee Soft cover
Langue: français. La sorcellerie au Canada Français du XVIIe au XIXe siècles 240 x 165 mm, couverture souple avec bande de l'éditeur, 191 pg, bon état