Bibliothèque nationale. 1882. In-18. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 190 pages. Ruban adhésif sur le dos, premier plat , deuxième plat. Légère annotation sur la page de garde n'altérant pas la lecture.. . . . Classification Dewey : 250-Ordres religieux chrétiens
Reference : RO40006843
Collection des meilleurs auteurs anciens et modernes. Précédé d'une introduction et suivi d'un épilogue par J.M. Cayla. Classification Dewey : 250-Ordres religieux chrétiens
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P., Bureaux de la Publication, 1865, 2 vol. in-16, 192 et 190 pp, les 2 ouvrages reliés ensemble en un joli petit vol. demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs pointillés, titres, fleurons et filets dorés (rel. de l'époque), bon état (Bibliothèque nationale, collection des meilleurs auteurs anciens et modernes)
Ardent, impétueux, injuste, excessif, cynique, rebelle, talentueux en diable, Linguet (1736-1794) consacra sa vie tout entière à la lutte : lutte contre les Lumières et les coteries littéraires, luttes contre les Parlements et l'injustice, lutte contre la puissance naissante de l'argent, lutte contre les dérives de l'administration royale et l'arrogance de la noblesse de cour... Tant d'ardeur et de hargne finirent par l'envoyer à la Bastille, où il resta deux ans. À sa libération, en 1782, il passa en Angleterre. Il y rédigea ces Mémoires, dont le succès fut immense et qui demeurent à ce jour le plus saisissant tableau de la vie quotidienne dans la célèbre prison. Pamphlétaire, philosophe, historien, économiste, journaliste, Linguet fut l'homme de toutes les audaces, de tous les paradoxes, de toutes les intuitions... Il est temps de redécouvrir cet écrivain de haut vol. — Paru de manière anonyme sous une fausse adresse en 1765, Sur la destruction des Jésuites en France de D'Alembert retrace les raisons qui ont conduit à la suppression de la Compagnie de Jésus sur décision de Louis XV en novembre 1764. Placé sous l'égide de Tacite, l'ouvrage se propose d'offrir une chronique dépassionnée des faits, à l'inverse des innombrables pamphlets qui « respirent l'animosité et le fanatisme ». D'Alembert puise dans un vaste gisement de lieux communs anti-jésuites : despotisme démesuré, goût du complot et de la sédition, velléités régicides, morale relâchée, mensonges et dissimulation, manipulation psychique, pratiques apostoliques suspectes… Il déploie alors un ample arsenal stylistique pour stigmatiser une congrégation dont la seule ambition est de « gouverner l'univers […] par la religion ». Elle lui permet de penser à nouveaux à la séparation des pouvoirs temporel et spirituel. — Jean-Mamert Cayla (1812-1877) commença une carrière de littérateur anticlérical en 1860 avec Pape et empereur qui fut condamné par Rome, le 17 décembre 1860. La polémique qui entoure l’ouvrage lui valut une célébrité qu’il mit à profit pour publier une série de brochures dans la même veine. Après le rétablissement de la République, il collabora régulièrement à la « Bibliothèque démocratique » de Victor Poupin. En 1865, il fit paraître Sur la destruction des Jésuites en France, de Jean Le Rond d’Alembert auquel il donna une introduction et un épilogue. Avec en en appendice, l’article Jésuite de l’Encyclopédie, par Diderot. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Bureaux de la Publication, 1865, 2 vol. in-16, 192 et 190 pp, les 2 ouvrages reliés ensemble en un joli petit vol. demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs pointillés, titres, fleurons et filets dorés (rel. de l'époque), bon état (Bibliothèque nationale, collection des meilleurs auteurs anciens et modernes)
Paru de manière anonyme sous une fausse adresse en 1765, Sur la destruction des Jésuites en France de D'Alembert retrace les raisons qui ont conduit à la suppression de la Compagnie de Jésus sur décision de Louis XV en novembre 1764. Placé sous l'égide de Tacite, l'ouvrage se propose d'offrir une chronique dépassionnée des faits, à l'inverse des innombrables pamphlets qui « respirent l'animosité et le fanatisme ». D'Alembert puise dans un vaste gisement de lieux communs anti-jésuites : despotisme démesuré, goût du complot et de la sédition, velléités régicides, morale relâchée, mensonges et dissimulation, manipulation psychique, pratiques apostoliques suspectes… Il déploie alors un ample arsenal stylistique pour stigmatiser une congrégation dont la seule ambition est de « gouverner l'univers […] par la religion ». Elle lui permet de penser à nouveaux à la séparation des pouvoirs temporel et spirituel. — Jean-Mamert Cayla (1812-1877) commença une carrière de littérateur anticlérical en 1860 avec Pape et empereur qui fut condamné par Rome, le 17 décembre 1860. La polémique qui entoure l’ouvrage lui valut une célébrité qu’il mit à profit pour publier une série de brochures dans la même veine. Après le rétablissement de la République, il collabora régulièrement à la « Bibliothèque démocratique » de Victor Poupin. En 1865, il fit paraître Sur la destruction des Jésuites en France, de Jean Le Rond d’Alembert auquel il donna une introduction et un épilogue. Avec en en appendice, l’article Jésuite de l’Encyclopédie, par Diderot. — Ardent, impétueux, injuste, excessif, cynique, rebelle, talentueux en diable, Linguet (1736-1794) consacra sa vie tout entière à la lutte : lutte contre les Lumières et les coteries littéraires, luttes contre les Parlements et l'injustice, lutte contre la puissance naissante de l'argent, lutte contre les dérives de l'administration royale et l'arrogance de la noblesse de cour... Tant d'ardeur et de hargne finirent par l'envoyer à la Bastille, où il resta deux ans. À sa libération, en 1782, il passa en Angleterre. Il y rédigea ces Mémoires, dont le succès fut immense et qui demeurent à ce jour le plus saisissant tableau de la vie quotidienne dans la célèbre prison. Pamphlétaire, philosophe, historien, économiste, journaliste, Linguet fut l'homme de toutes les audaces, de tous les paradoxes, de toutes les intuitions... Il est temps de redécouvrir cet écrivain de haut vol. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Par un auteur désintéressé. Sans lieu et sans nom d'imprimeur (Geneve, Cramer), 1765, in-12°, 235 pages, plein veau d'époque, dos lisse orné de filets et de fleurons orés, tranches rouges, mors supérieur fendu.
Edition originale. On trouve relié à la suite : - Lettre à M*** Conseiller au Parlement de *** pour servir de supplément à l'ouvrage qui est dédié à ce même magistrat, et qui a pour Titre : Sur la destruction des Jésuites en France. Par un auteur désintéressé. Sans lieu ni nom d'imprimeur, 1767, 134 pages et 1 feuillet d'errata. - Seconde lettre a Mr *** Conseiller au Parlement de *** Sur l'Edit du Roi d'Espagne pour l'expulsion des Jésuites. Sans lieu ni date(1767) ni nom d'imprimeur, 30 pages.
Sl., Sn., 1765, in-12° (168x103mm), 235 pages, relié plein veau marbré époque, dos lisse orné avec pièce de titre, tranches marbrées, quelques frottements et épidermures, coiffes usées, coins usés, étiquette en page de garde « de la bibliothèque de Mr. Danois ».
Paru de manière anonyme sous une fausse adresse, Sur la destruction des jésuites de France (1765) de D'Alembert retrace les raisons qui ont conduit à la suppression de la Compagnie de Jésus sur décision de Louis XV en novembre 1764. Placé sous l'égide de Tacite, l'ouvrage se propose d'offrir une chronique dépassionnée des faits, à l'inverse des innombrables pamphlets qui « respirent l'animosité et le fanatisme » (« Avertissement »). D'Alembert puise dans un vaste gisement de lieux communs anti-jésuites : despotisme démesuré, goût du complot et de la sédition, velléités régicides, morale relâchée, mensonges et dissimulation, manipulation psychique, pratiques apostoliques suspectes… Il déploie alors un ample arsenal stylistique pour stigmatiser une congrégation dont la seule ambition est de « gouverner l'univers […] par la religion ». Elle lui permet de penser à nouveaux à la séparation des pouvoirs temporel et spirituel. M1-Et3
Paris, Librairie de la bibliothèque nationale, 1876. Avec une introduction et un épilogue de Jean-Marie Cayla. Un petit in-18 de 13,6 x 90 mm pour 190 (2) pp. Relié plein cuir bicolore, plats verts empire avec bordures, contreplats et dos havane. Encadrement doré aux plats, pièce de titre lie-de-vin avec nom d'auteur et titre au milieu du dos séparés d'un trait doré orné et distingués d'un double filet doré, double fleuron doré, deux filets dorés en coiffe et queue avec initiales dorées en queue. Large roulette aux contreplats, gardes en camaïeu bariolé. Tranchefile. Ex-libris italien à la première garde blanche. Tampon de Carlos Lacerda (1914-1977), homme politique et journaliste brésilien, bibliophile à ses heures, sur la page de titre. Revendiquant l'objectivité et l'impartialité, D'Alembert a touché ici un sujet polémique par essence. Repris par des anticléricaux plus qu'engagés, parfois défendu pour son sens de la nuance, il est encore décrié aujourd'hui par des "chercheurs" l'accusant de complotisme anti-jésuite. Son ouvrage tente d'expliquer les événements ayant mené à la dissolution de l'ordre jésuite par le gouvernement de Louis XIV. Sortant de la querelle entre jésuites et jansénistes, D'Alembert prophétise la disparition prochaine du jansénisme au profit d'une France post-sectaire, ce qui ne manquera pas de faire réagir. Prudent, D'Alembert s'était caché derrière une fausse adresse et un pseudonyme. Son texte demeure à juger par chaque lecteur.
Proposé ici dans un bel exemplaire, joliment relié et ayant appartenu à une personnalité importante du Brésil du XXe siècle.