NON PRECISE. non daté. In-18. Relié plein cuir. Etat passable, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur bon état. 636 pages. Nombreuses gravures en noir et blanc hors texte avec serpente. Intérieur détaché. Commence à la page 5.. . . . Classification Dewey : 220-Bible
Reference : RO30043225
Classification Dewey : 220-Bible
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Premier tirage de ce recueil du Cabinet du Roi publié sur ordre de Louis XIV en divers formats et planches séparées. Paris, 1685-1686. Grand in-folio de 34 grandes planches. Petites déchirures aux pliures des vues 8, 9 et 13, restaurations sans manques aux vues 1, 6, 11,19 et 28. Maroquin rouge, double cadre de triple filet doré avec chiffre royal couronné aux angles, armes frappées or au centre, dos à nerfs orné du chiffre royal couronné, répété 7 fois, au sein de fleurs-de-lys et roulette fleurdelysée, filets dorés sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 560 x 420 mm.
Premier tirage de ce recueil du Cabinet du Roi publié sur ordre de Louis XIV en divers formats et planches séparées. Superbe recueil de 34 très belles estampes évocatrices du règne de Louis XIV. La plupart doubles ou plusieurs fois repliées, elles évoquent la vie de la Cour à Vincennes, Versailles et Fontainebleau, puis les campagnes de Flandre. Toutes présentent une réelle qualité artistique et sont animées sur fond architectural de groupes de personnages et cavaliers campés avec un bon sens du mouvement. Les 34 estampes dessinées par Van der Meulen, le peintre des conquêtes de louis XIV, sont gravées par R. Bonnart, Baudoin, Van Huchtenburg et Simoneau. Superbe recueil de vues de taille monumentale, somptueux panoramas du peintre bruxellois Adam Van der Meulen (1632-1690), appelé par Le Brun à Paris, nommé Premier peintre du Roi et directeur de la Manufacture des Gobelins. Il réalise plus de 150 planches pour le Cabinet du Roi. Van der Meulen accompagnait le roi dans tous ses déplacements et s'attachait à le portraiturer dans ses victoires et ses conquêtes, tout en représentant les villes conquises avec un réalisme de géographe. « Elève de Peter Snayers Van de Meulen apprit de celui-ci à dessiner les chevaux et la technique légère et transparente de l’école de Rubens. Il fut chargé de faire les modèles des tapisseries représentant les hauts faits de Louis XIV et accompagna le Roi dans tous ses voyages et toutes ses guerres. Ses tableaux reproduisent avec fidélité les compositions des troupes et jusqu’aux costumes de certains personnages et sont à ce titre des documents précieux. Quand il accompagna le roi dans les campagnes de Flandre en 1667, de Franche-Comté en 1668 et de Hollande en 1672, il prenait chaque jour les ordres du Roi, sur les épisodes que celui-ci désirait voir représenter. Il dessinait ainsi sur les lieux les campements, disposition des armées et sièges. Il peignait à la perfection les armées en campagne ». Benezit, VII, 366-367. Le recueil est ainsi réparti : - 11 Planches doubles : Vue du château de Vincennes, Vue du château de Versailles, La Reine allant à Fontainebleau, Vue de la ville et de la Citadelle de Cambray, Saint-Omer vu du costé du fort de Bournonuille, L’armée du Prince d’Orange, Vue de St Laurent de la Roche (x 2), Vue du chasteau Ste Anne (x 2), Vue du chasteau de Joux. - 10 Planches triples : Marche du Roi sur le Pont-neuf à Paris, Le Roi et sa calèche dans le bois de Vincennes, Vue du château de Versailles, Vue de la ville d’Ardrès, Entrée de la Reine dans Arras, Arrivée du Roy devant Douai, Arrivée du Roy au camp devant Mastrick, Valenciennes prise d’assaut, Le Roy s’étant rendu maitre de la ville de Cambray, Vue de Leuve. - 13 Planches quadruples : Vue du château de Fontainebleau, Vue de la ville de Béthune en Artois, Vue de la ville et du Port de Calais, Entrée du Roi dans Dunkerque, Vue de Tournay, Vue de la ville de L’Isle, Vue de Courtray, Vue de la ville et du siège d’Oudenarde, Vue de la Ville de Besançon, Dole prise dans la première conqueste que le Roy a faite, Vue de la Ville et faubourg de Salins, Vue de la Ville de Gray, Vue de l’Armée du Roy. Somptueux recueil de premier tirage. L’un des exemplaires de présent offerts par le Roi Louis XIV, conservé dans sa superbe reliure de présent en maroquin rouge aux armes et chiffre couronné du Roi Louis XIV. Les exemplaires du Cabinet du Roi peuvent être composés de vues différentes et comporter un nombre de gravures différent. Celui-ci est complet tel que paru avec ses 34 gravures. Provenance: Château de Vaux le Vicomte.
[Service Educatif des Archives Départementales de Lot-et-Garonne, Diffusé par le Centre Départemental de Documentation Pédagogique de Lot-et-Garonne] - Service Educatif des Archives Départementales de Lot-et-Garonne ; Collectif ; POLIVKA, Pierre ; MATEU, A. ; NEMBRINI, J. L. ; CAILLAOUZE, S. ; CLEMENS, Jacques ; BAUMONT, S.
Reference : 55176
(1979)
7 vol. in-4 br. (les deux premiers en feuillets sous chemise), Service Educatif des Archives Départementales de Lot-et-Garonne, Diffusé par le Centre Départemental de Documentation Pédagogique de Lot-et-Garonne, Agen, 1979, 1981, 1982, 1983, 1984, 1986, 1987Rappel du titre complet : [ Lot de 7 recueils de Documents relatifs au Lot-et-Garonne ] Une société Rurale au XIXe siècle. Le Lot-et-Garonne de l'Empire à la République. Recueil de Documents n°1 [ Avec : ] "Le Grand Siècle". Un siècle de crises en Agenais. Recueil de Documents n°2 [ Avec : ] La Formation des Maîtres au XIXème siècle. Les Ecoles Normales de Lot-et-Garonne de F. Guizot à J. Ferry. Recueil de Documents n°3 [ Avec : ] Quatre ans derrière les lignes Allemandes pendant la Grande Guerre. Les troglodytes de Graide 1914-1918. Souvenirs et Journal de Victr Guilhem-Ducléon. Lieutenant au 20ème RI Marmande. Recueil de Documents n°4 [ Avec : ] Les Lois Scolaires de Jules Ferry en Lot-et-Garonne. Recueil de Documents [ Avec : ] Armand Fallières (1841-1931) de Mézin ç l'Elysée. Recueil de Documents n°6 [ Avec : ] Le Compagnonnage en Lot-et-Garonne.Recueil de Documents n°7
Bel ensemble en parfait état réunissant 7 recueil de documents évoquant l'histoire du Lot-et-Garonne. Peu commun, ainsi rassemblé et en parfait état. Prix du lot, non séparable.
Edition originale du «Recueil de testes dessinées par Léonard de Vinci» appartenant au tirage avec la gravure 60 rehaussée de lavis conservé dans sa reliure de l’époque non restaurée. Références: Louvre, 2003, Léonard de Vinci, dessins et manuscrits, n° 74. Paris, 1730. Léonard de Vinci. Caylus, comte de. Recueil de Testes de caractère & de charges dessinées par Léonard de Vinci Florentin & gravées par M. le C. de C. Paris, chez Mariette, 1730. In-4. Titre gravé d'après Augustin Carrache et rehaussé de lavis sépia, et 32 planches présentant une à deux têtes de caractère gravées à l'eau-forte par Caylus d'après Léonard de Vinci et Lodovico Cigoli, soit 60 têtes en tout, tirées en bistre, la dernière rehaussée de Lavis sépia. Suivi de 22 pp. et 1 feuillet. Plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs fleuronné, pièce de titre bordeaux, roulette sur les coupes, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 287 x 216 mm. Edition originale de l'Album Caylus, comprenant 60 têtes d'expression (57 en médaillons circulaires et 3 dans des encadrements carrés ou rectangulaires) signées « C[aylus]». Chaque figure est numérotée, hormis la dernière qui porte en légende « di mano di Lodovico Cigoli ». Le comte a gravé ces figures d'après le recueil de dessins de Pierre-Jean Mariette, sauf mention contraire : la pièce 55 est tirée du cabinet du roi et les figures 56 à 59 sont issues du cabinet de Crozat. Les planches sont suivies de la Lettre sur Léonard de Vinci, peintre florentin, à monsieur le C. de C., due à Mariette, puis de deux pages du Catalogue des pièces qui ont esté gravées d'après les Tableaux, ou Desseins de Léonard de Vinci. En 1730, à Paris,«Aux Colonnes d’Hercule», paraît leRecueil de Testes de caractere et de Charges dessinées Par Leonard deVinci Florentin et gravées par M.le C. deC., soit le comte Anne-Claude deCaylus. La publication rassemble des gravures reproduisant des visages grotesques alors attribués à Léonard deVinci. Ces images sont suivies d’uneLettre sur Leonard deVinci, peintre florentin, a monsieur le C.deC., un texte d’une vingtaine de pages que Pierre-Jean Mariette signe des mots «votre très-humble et très obéissant Serviteur M***». À cette introduction est annexé un bref mais précieuxCatalogue des pieces qui ont esté gravées d’après les Tableaux, ou Dessins de Leonard deVinci. Dans cet écrit, Mariette entend décrire la «manière» de Léonard, considérations que le lecteur pourra mettre à l’épreuve, quelques pages plus loin, en examinant les images produites par Caylus. Pour ce faire, l’expert convoque des catégories désormais récurrentes dans la littérature dite artistique. La question de l’imitation de la nature et celle de la représentation des passions humaines sont ainsi passées au crible de la critique. Une démarche analogue entend définir le catalogue des (rares) estampes qui reproduisent les compositions de Léonard: Mariette s’attache à distinguer ce qui relève de la «manière» du maître florentin de celle-qu’il juge souvent peu habile-des graveurs qui ont tenté la traduction des inventions du maître. Ici, passant de la théorie à l’exercice pratique, l’expert s’appuie toutefois peu sur les catégories qu’il avait sollicitées auparavant: il insiste plutôt sur des considérations techniques, comme les lieux de conservation des œuvres interprétées, et avance quelques propos seulement sur la façon avec laquelle sont traités les passages entre la lumière et les ombres. Les «Teste de caractère et de charges» sont ainsi commentés par Mariette: Les phisionomies singulieres étant ce qui contribuë le plus à caracteriser les passions, Leonard n’étoit pas moins attentif à en faire une exacte recherche. Lorsqu’il en découvroit quelqu’une de son goût, qu’il voïoit quelque tête bisarre, il la saisissoit avec avidité ; il auroit suivi son objet tout un jour, plutôt que de le manquer. En les imitant, il entroit jusques dans le détail des moindres parties ; il en faisoit des Portraits auxquels il donnoit un air frappant de ressemblance. Quelquefois il les chargeoit dans les parties dont le ridicule étoit plus sensible, moins par jeu, que pour se les imprimer dans la mémoire avec des caracteres inalterables. Les Caraches et depuis eux plusieurs autres Peintres ne se sont gueres exercez à faire des charges que par simple badinage. Leonard, dont les vües étoient beaucoup plus nobles, avoit pour objet l’etude des passions. Ainsi, pour Mariette, bon lecteur de Vasari, qui, déjà, interprétait les « teste bizzarre » sous cet angle, Léonard reproduit des visages en « chargeant » certains traits, non par jeu (ou par moquerie) mais pour les imprimer dans sa mémoire. Le Recueil - que Mariette et Caylus destinaient à leurs « amis » - comprend soixante « têtes bisarres », toutes gravées à l’eau-forte par le comte de Caylus (à l’exception du n° 54 exécutée par Charles-Antoine Coypel). Les visages, d’hommes et de femmes, présentés sur un fond neutre légèrement ombragé, sont orientés pour les uns vers la droite, pour les autres vers la gauche. Ils sont présentés individuellement, et non par paires, comme dans d’autres traductions gravées de ces sujets, par exemple dans celles de Hans Liefrinck (vers 1550-1560) ou de Wenceslaus Hollar (vers 1645). Pour la plupart, les visages du comte de Caylus sont intégrés dans un médaillon. Ils ne sont accompagnés d’aucun commentaire, seul un chiffre et l’initiale C, de Caylus, ponctuent le cadre circulaire. La transcription tend à capturer au mieux le « ductus » du maître ; l’ambition est de suivre le trait de l’artiste afin de mieux faire connaître son art à travers l’estampe. D’ailleurs, les modèles du comte de Caylus sont connus : le graveur traduit un album de dessins à la plume, encre brune et lavis gris (en respectant leurs dimensions), aujourd’hui conservé au Louvre (inv. RF28725 à RF28785). C’est le père de Mariette qui avait acquis ce volume auprès d’un marchand parisien, après 1719. On le sait par Mariette lui-même, qui l’écrit dans ses remarques introductives : « Voilà en quoi consiste le Recueil de Têtes qui vient de passer dans le Cabinet de mon père ». On le sait aussi par une annotation que laisse Antoni Rutgers (1695-1778), amateur et marchand d’art à Amsterdam, sur l’un des exemplaires de la publication de Caylus et Mariette aujourd’hui conservé à Leyde (University Libraries, Special Collections, Art History 21219 B 14 KUNSTG RB : I B1429). Selon Rutgers, les dessins acquis par Mariette père avaient appartenu à Thomas Howard, comte d’Arundel, puis à Sir Peter Lely, peintre de la cour anglaise, puis encore à Van Bergesteyn et à Siewert Van der Schelling, collectionneurs hollandais. Mis en vente à Amsterdam en 1719, ils avaient été achetés par le marchand parisien Salomon Gautier pour la somme de 370 florins (soit 740 livres), puis par Mariette père pour 1 000 livres. Dans sa Lettre sur Leonard de Vinci, Pierre-Jean Mariette avait d’ailleurs lui aussi supposé que les dessins achetés par son père étaient passés par la prestigieuse collection du comte d’Arundel (renforçant de ce fait leur prestige). Son raisonnement n’est pas sans rappeler la démarche mise en œuvre par les chercheurs lorsqu’ils étudient aujourd’hui encore les visi mostruosi de Léonard : Le Recueil de Desseins de Têtes dont je viens de parler peut avoir appartenu à cet illustre Curieux [Arundel]. Je fonde ma conjecture sur ce que plusieurs de ces Têtes ont été gravées ci-devant par Venceslas Hollar. Vous n’ignorez pas que cet Artiste étoit au service du Comte d’Arundel, et que le riche Cabinet de ce Seigneur lui a fourni la plus grande partie des Desseins de grands Maîtres qu’il a gravez. Il semble s’être attaché par préférence à ceux de Leonard ; sans doute pour se faire honneur à la faveur d’un si grand nom. En effet le nombre des Planches qu’il a gravées d’après ce Peintre, monte à près de cent, qui composent plusieurs suites. Ces Planches sont executées comme tout ce qu’a fait Hollar, avec une propreté infinie ; l’on y pourroit seulement desirer plus de goût, et que la manière de l’Auteur y fut un peu moins déguisée. Cependant parce que ces Estampes viennent d’après Leonard, elles sont encore aujourd’hui fort recherchées des Curieux. Quoi qu’il en soit, à la mort de Pierre-Jean Mariette, en 1775, les dessins qui avaient servi de modèles à Caylus perdent leur statut d’originaux : enregistré à la vente Mariette sous le n° 787, l’album est acheté pour 240 livres seulement. On sait désormais que cet album rassemble des copies de dessins de Léonard, aujourd’hui conservés dans la collection Devonshire à Chatsworth, feuilles qui ont sans doute en effet appartenu au comte d’Arundel. Comme l’ont déjà souligné Pascal Griener, Cecilia Hurley et Valérie Kobi, il y a quelque chose de paradoxal - voire de cocasse - à cet épilogue : pour Mariette et Caylus, la contemplation attentive de modèles du passé et la reproduction fidèle d’œuvres reconnues comme originales permettent une familiarité avec l’art des maîtres anciens, intimité qui autorise des considérations pertinentes, le fameux « discours fondé en jugement ». Or, c’est à partir de copies, peutêtre d’ailleurs réalisées par un artiste du Nord (les dessins de l’Album Mariette sont aujourd’hui attribués à Constantijn Huygens le Jeune), que les deux experts ont construit leur discours sur le travail de Léonard !» Références: Louvre 2003, Léonard de Vinci, dessins et manuscrits, n°74; Cohen 623. Précieux exemplaire en reliure de l’époque non restaurée appartenant au tirage avec la gravure 60 au lavis.
Très beau et précieux témoignage sur les uniformes militaires à la veille de la Révolution française. -Tenues des troupes à pied d’après le règlement arrêté par le Roi le 21 Février 1779, d’après Hoffmann dont on a gravé et copié une planche sur papier ancien mises en couleur et expliquées par Gabriel Cottreau, membre de la Sabretache. [Gravé c. 1780] Aquarellé à La Mézière, 1900-1901. -Planches gravées d’après Nicolas Hoffman par Gosselin Exemplaire entièrement colorié par Gabriel Cottreau. [Gravé c. 1780] Aquarellé à La Mézière, 1902-1903. -Les grenadiers de l’Infanterie, Royal Artillerie, les chasseurs à pied et les milices, dans leurs uniformes des ordonnances du 1 octobre 1786 – 17 mars 1788, copiés sur l’histoire généalogique des régiments de France, ouvrage manuscrit orné de planches gouachées et coloriées donnant l’uniforme de chaque régiment présenté au roi Louis XVI par le Comte de la Cour du Pin, ministre de la guerre en 1789, par G. Cottreau sur les indications relevées par Hollander sur le Manuscrit de la collection Balsan. [Gravé c. 1780] Aquarellé à La Mézière, 1905. Soit 3 volumes in-folio de : I/ (1) f. de titre et 118 planches à pleine page numérotées ; II/ 99 planches à pleine page numérotées ; III/ (1) f. de titre manuscrit et 116 planches à pleine page numérotées. Reliés en demi-chagrin noir, dos à nerfs ornés de fleurs-de-lys dorées dans les caissons, non rognés. Reliures de l’époque. 395 x 310 mm.
Superbe recueil réunissant 333 planches d’uniformes militaires en couleurs. Le présent recueil fut composé entre 1900 et 1905 par Gabriel Cottreau, un membre actif de « La Sabretache ». Fondée en 1891 par le peintre Édouard Detaille, "La Sabretache" était à l'origine un musée de l'armée. Cette société française d’études d’Histoire militaire regroupe des amateurs souhaitant conserver la mémoire et sauvegarder les glorieux souvenirs de l'armée française en diffusant le goût et l'étude de l'histoire militaire et en réunissant des objets de collections et des souvenirs militaires. Gabriel Cottreau a réuni en 3 volumes in-folio les gravures des tenues des troupes de toutes les régions françaises à la veille de la Révolution, entre 1779 et 1788, y compris celles de Port-au-Prince, de la Martinique, de la Guadeloupe... Le recueil présente également les uniformes des régiments d’infanterie suisses, irlandais, suédois, italiens, allemands... Chaque gravure est accompagnée d’une légende manuscrite rédigée par Gabriel Cottreau. L’abondante illustration comprend 333 superbes planches à pleine page d’uniformes gravées par Gosselin d’après Nicolas Hoffmann (1740-1832), entièrement aquarellées au pochoir par Gabriel Cottreau entre 1900 et 1905 : grenadiers, chasseurs à pied, milices, canonnier, mineur, ... Très beau et précieux témoignage sur les uniformes militaires à la veille de la Révolution française. Provenance : ex libris « Collection militaire G. Cottreau ».
Reliure plein vélin ivoire de l'époque à coutures apparentes (vélin hollandais). Reste de titre à l'encre au dos (presque effacé). Légers frottements. Exemplaire frais, non restauré. Papier de qualité plus ou moins médiocre selon les tomes, parfois uniformément teinté. Collationné complet. Ce recueil est extrêment rare selon les différentes sources consultées. Sa mise en oeuvre semble hératique (nom d'éditeurn, dates et mention d'édition assez fantaisistes). Il semble pourtant que ce soit tout ce qui a paru de cet ensemble composé de chansons bacchiques, lestes et gaillardes. On lit dans le catalogue de livres provenant de la bibliotheque de monsieur Leroux de Lincy, n°225 (vélin, même collation) : "Recueil extrêmement rare, dans lequel on trouve un certain nombre de chansons relatives au règne de Louis XIV (vendu 58 francs à la vente Silvestre en 1845, ex. relié vélin comme le nôtre). "Il s'y trouve un grand nombre de couplets hostiles à Louis XIV". On trouve un autre recueil quasi identique à la date de 1688, est-le même ? Et un autre en 12 parties datées de 1696, qui ne semble pas être le même que notre exemplaire. On lit par ailleurs dans le catalogue de la bibliothèque de monsieur Cigongne à propros d'un exemplaire identique au nôtre : "Tome I. 3è édition (6 parties intitulées t. I à VI, et 1ère partie d'un 2ème volume, datée de 1690). Sur l'imprimé à Paris (Hollande), 1691. Petit in-12. maroquin olive par Trautz-Bauzonnet (n°1228 du catalogue Cigongne), avec ce commentaire : "On croit que c'est tout ce qui a paru de ce recueil.".
On y trouve des pièces en vers qu'on ne trouve pas ailleurs dans les autres recueils du même genre. Quelques chansons sont en flamand et d'autres en gascon. Elles n'ont pas de titre pour la plupart, on y donne juste l'air sur lequel il fallait les chanter. On ne sait pas sur quel air il fallait chanter ce petit couplet : Mon mari j'ai résolu De vous faire cornette Au régiment des cocus Car si jamais il en fut Vous l'êtes, vous l'êtes, vous l'êtes. ou encore cette chanson bacchique : Sans le secours de la bouteille, L'on passerait mal ses jours, Toutes les douceurs des amours, N'ont point de charme qui réveille, Un amant n'est jamais content, Un buveur est toujours content. et encore un peu plus leste : Margot et son gros fessier Font un concert magnifique ; Son voisin le Savetier Se pâme à cette musique : Tous deux chantent nuit et jour, Sans note blanche ni noire : Margot chante un air de cour, Et son cul un air à boire. Enfin citons cet air nouveau sur l'air de J'avais cent francs etc. Passons le temps, Auprès de nos maîtresses, Caressons les sans cesse, Vivons contents : Un tendre amant Doit être complaisant Sans être un inconstant, Un tendre amant Doit aimer sa maîtresse, Et la baiser souvent. De la plus grande rareté dans cette condition. La plupart des grands bibliophiles du XIXe siècle ne possédaient pas ce recueil (ou en reliure neuve du XIXe siècle). Aucun exemplaire dans Morgand (Bulletin de la librairie Morgand et Fatout, 1876-1904). Aucun exemplaire dans la bibliothèque de Viollet-le-Duc. Egalement absent des bibliothèques Rothschild, Lachèvre, etc. Il n'y a actuellement aucun exemplaire à la vente. Provenance : il est possible que notre exemplaire, relié en vélin d'époque, soit l'exemplaire provenance de la bibliothèque de monsieur Méon (n°1915, vente de novembre 1803, catalogue des livres précieux, singuliers et rares, chez Bleuet jeune). Ce même exemplaire est encore sans doute le même qui a passé ensuite dans la bibliothèque de monsieur George Buchanan (n°475, vente de 1849 par la Maison Silvestre par L. Potier). Exemplaire passé ensuite dans la bibliothèque de Leroux de Lincy (n°225, vente de 1865, vendu 58 francs). Il n'y a cependant aucune provenance attestée dans l'exemplaire. Très bon exemplaire en condition d'époque (vélin hollandais).