DMC COLLECTION. 1994. In-4. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 4 pages. En Anglais et Français. Nombreux patrons en noir et blanc.. . . . Classification Dewey : 746-Art et artisanat des textiles
Reference : RO20068864
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Augsbourg circa 1760 489 x 568 mm.
Belle et rare carte figurant les pays situés au nord de la mer Noire, illustrant le conflit qui opposa l'Empire russe à l'Empire ottoman entre 1735 et 1739. Elle a été publiée vers 1760 par Tobias Conrad Lotter, gendre et successeur de Matthäus Seutter. Cette carte s'inspire de celle du cartographe français Joseph Nicolas de l'Isle (1688-1768), intitulée « Theatrum Belli A.o MDCCXXXVII a milite Augustæ Russorum Imperatricis adversus Turcas Tattarosque gesti ». Invité à la cour de Saint-Pétersbourg, de l'Isle collabora étroitement avec l'Académie des Sciences de la ville à l'élaboration de nombreuses cartes, dont certaines relatives à la zone de conflit durant la guerre russo-turque de 1735-1739. De l'Isle réalisa cette carte pendant la guerre, décrivant le théâtre des opérations en Ukraine. Comme sur la carte de de l'Isle, celle de Lotter montre la Ligne d'Izium, ou « Ligne ukrainienne », un ensemble de fortifications à la frontière avec les Tatars, s'étendant du Dniepr à la ville d'Izium sur le Don. L'itinéraire emprunté le long du Dniepr par le maréchal russe, le baron von Munnich, est illustré, de même que la marche de l'armée du général Peter Lacy, deux opérations qui se soldèrent par des victoires à la Pyrrhus en Crimée. Nemirow (Nemyriv) est identifiée comme le lieu des négociations diplomatiques infructueuses de 1737, avec la mention latine «Legatorum Congressus1737 » signifiant réunion des ambassadeurs. Le lieu d'exil des Cosaques zaporogues près de la rivière Kamenka (Novaja Setsh), ainsi que la sitch (région cosaque) originelle (Saporoger Setsh), abandonnée après la défaite cosaque de Poltava mais où les Cosaques revinrent en 1734 avant la guerre, sont également représentés. La carte est décorée d'un beau cartouche de titre orné des portraits de Mars, dieu de la Guerre, de Thémis, déesse de la Justice, et de Philophrosyne, déesse de la Bienveillance. À leurs pieds se tiennent des captifs enchaînés. En bas à droite figure un second cartouche pour l'échelle des distances, orné de deux portraits dont un soldat Cosaque. La carte est orientée par une rose des vents. La première édition a été publiée par Matthäus Seutter en 1739. Conrad Lotter, gendre et successeur de Matthäus Seutter à partir de 1740, est l'un des plus célèbres cartographes allemands du XVIIIe siècle. Très bon exemplaire brillamment aquarellé à l'époque. Pliure centrale légèrement brunie, manque dans les angles supérieurs. Kordan, The Mapping of Ukraine, European cartography and maps of early modern Ukraine, 1550-1799, An Exhibition from the archives of the Ukrainian Museum and private collections, 35.
PRICOT de SAINTE-MARIE (Jean-Baptiste Évariste Marie);FALBE (Christian Tuxen);
Reference : LBW-8912
(1857)
Paris Dépôt de la Guerre 1857-1884 En 25 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 1,31 x 0,98 m ; étiquette au dos du papetier et relieur nancéen René Wiener ; sous chemise et étui de papier marbré vert de l'époque.
Rare et très grande carte de la Tunisie, dressée sous la direction du colonel Blondel, d'après les observations et les reconnaissances de Christian Tuxen Falbe, capitaine de vaisseau de la marine danoise, et de Jean-Baptiste Évariste Marie Pricot de Sainte-Marie, chef d'escadron d'état-major français. La première édition a été publiée en 1857. Le présent tirage est celui de 1884, comme mentionné en bas à droite. La régence de Tunis, également appelée beylicat de Tunis ou royaume de Tunis, est le régime politique de la Tunisie entre le 15 juillet 1705 et le 12 mai 1881. Elle fut instaurée par Hussein Ier Bey après sa victoire sur les deys et la fondation de la dynastie des Husseinites. Elle prit fin lors de l'instauration du protectorat français sur la Tunisie en 1881. Ses frontières correspondent à peu près à celles de l'actuelle Tunisie. La carte s'étend à l'ouest jusqu'au cap Roux en Algérie, à la frontière avec la Tunisie, et au sud jusqu'au Ksar Douiret (un ksar est un village fortifié d'architecture berbère), dans le gouvernorat de Tataouine. Au large des côtes, on peut voir l'île italienne de Pantelleria, ainsi que les îles tunisiennes d'El Djamour ou Zembra, Kuriat, Conigliera, Kerkennah et Djerba. En 1837, le jeune capitaine d’État-major Pricot de Sainte-Marie effectua en Tunisie un grand voyage en relevant au moins sept itinéraires, qui le firent passer notamment à Carthage, à Dougga et au Kef, où il releva des inscriptions romaines. Il y retourna en 1838 avec la mission spéciale de parachever le levé de la carte de la régence de Tunis entrepris par le Danois francophile Falbe, à laquelle le gouvernement beylical, engagé dans la modernisation du pays, tenait, et à laquelle le gouvernement français attachait de son côté une grande importance depuis la conquête de l'Algérie. La carte, qui couvre la quasi-totalité du territoire tunisien, sera dressée au Dépôt de la Guerre, à l'échelle 1:400 000e, et publiée en 1857. Christian Tuxen Falbe séjourna près de treize ans dans la régence de Tunis, d’abord comme consul général du Danemark (1821-1832), sous le règne de Mahmoud Bey (1814-1824) et Hussein Ben Mahmoud Bey (1824-1835), puis comme délégué de la Société pour l’exploration de Carthage (1837-1838). On lui doit, au tout début des années 1830, la première carte moderne de la ville de Tunis. Bel exemplaire. Charles-Lavauzelle, L'expédition militaire en Tunisie, 1881-1882, 1898, p. 2 ; Tissot, Exploration scientifique de la Tunisie, Géographie comparée de la province romaine d'Afrique, Tome Second, 1888, VII ; Ashbee, A Bibliography of Tunisia from the earliest times to the end of 1888, 1889, p. 77 ; Baïr, Le triple jeu d’un officier-cartographe dans la Régence de Tunis au XIXe siècle, 2018, pp. 139-154.
[Paris] 1757 En 18 sections montées sur toile et repliées, formant une carte de 586 x 922 mm ; étiquette au dos de l'éditeur parisien Roch-Joseph Julien, à l'Hôtel de Soubise.
Feuille n°43 de la carte de Cassini, couvrant les départements de l'Oise et de l'Aisne, et les villes de Noyon, Saint-Quentin, Laon, Saint-Gobain et Guise. Elle a été levée entre 1752 et 1757, et publiée en 1757. La date est indiquée en bas à gauche. Elle s'étend au nord jusqu'à Péronne (Somme) et Fontaine-Uterte (Aisne), au sud jusqu'à Blérancourt (Aisne), à l'ouest jusqu'à Nesle (Somme), et à l'est jusqu'à Vervins et Sissonne dans l'Aisne. L'échelle est en toises. La carte de Cassini est la première carte générale et particulière du royaume de France, et la première qui soit aussi détaillée. On y trouve ainsi figurés les villes, bourgs, paroisses, les châteaux, tours, hameaux, métairies ou fermes, les auberges, mais aussi les forêts, marais, cours d'eau et étangs, les voies de communication comme les routes, les canaux, et les ponts, ou encore les édifices civils et religieux comme les églises, abbayes, et prieurés, et les points de repère comme les chapelles, les calvaires, et les piliers de justice. Les activités industrielles sont également présentes avec les moulins à vent, moulins à eau, tuileries ou fours à chaux, mines, et forges, ainsi que les activités agricoles ou marines, avec la distinction des marais salants, des vignes, des prairies, des bois ou des forêts. Sans oublier les informations militaires, ave la représentation des champs de batailles, des batailles gagnées ou perdues, des casernes, des corps de garde et même des gibets. En 1747, Louis XV décide de confier à César-François Cassini l'élaboration d'une carte de France, "particulière" - c'est-à-dire détaillée - et "générale", parce qu'elle doit couvrir tout le royaume dans ses frontières de l’époque, ce qui explique l’absence de Nice, de la Savoie et de la Corse, mais la présence de villes aujourd’hui belges, luxembourgeoises ou allemandes. Les levés furent effectués entre 1756 et 1789 et les 182 feuilles composant la carte furent publiées entre 1756 et 1815. Trois générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail, principalement César-François Cassini de Thury dit Cassini III (mort en 1787) et son fils Jean-Dominique Cassini de Thury dit Cassini IV. Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. La carte de Cassini ne sera pas remplacée avant 1866, avec la carte d'État-Major à l'usage des militaires. Bel exemplaire.
Châtillon-sur-Seine 20 juillet 1858 3 feuillets de toile à calquer de 514 x 670 mm.
Trois dessins manuscrits, encre noire et quelques rehaut d'aquarelle, d'un projet d'église pour la commune de Confracourt, à 30 km à l'ouest de Vesoul, en Haute-Saône. Le premier feuillet présente, à gauche, le plan et à droite, la façade de l'église. Le second plan est une coupe longitudinale de la même église. Le troisième plan montre des fenêtres avec vitraux dans la nef et le bas-côté (face, plan et coupe) ainsi que le détail d'un chapiteau et d'une lucarne. Au milieu du XIXe siècle, l'état de l'ancienne église du XVIIIe siècle étant jugé trop dégradé, il est décidé la construction d'un nouvel édifice. Mais cela ne se fera pas facilement. Lors du concours de 1852, six projets sont présentés au Conseil des Bâtiments Civils, dont celui d'Henri Monniot, de Châtillon-sur-Seine. Aucun projet n'est retenu, mais il est demandé à l'architecte classé premier à l'issue de la présentation, Pierre Marnotte, de faire un nouveau plan. Ce n'est finalement qu'en 1860 que son troisième projet sera retenu après d'ultimes modifications. Notre plan, daté de 1858, n'est pas celui du concours de 1852. Il semble que l'architecte Henri Monniot ait de nouveau tenté sa chance après que le deuxième projet de son confrère Pierre Marnotte ait été refusé par le Conseil des Bâtiments Civils. L'église est aujourd'hui classée au titre des monuments historiques. Quelques piqûres, traces de pliures.
Nantes chez l'auteur 1771 En 4 feuilles coupées en 9 sections montées sur toile et repliées, pouvant être jointes pour former une carte de 1,13 x 1,56 m ; étiquettes au dos de l'éditeur parisien Roch-Joseph Julien, renseignées du numéro de la feuille et des villes correspondantes en manuscrit ; sous étui de papier bleu de l'époque, dentelle dorée en encadrement sur les plats, titre doré "Bretagne" sur le premier plat.
Rare carte monumentale de la Bretagne, dressée par Jean-Baptiste Ogée, gravée par Jean-Luc Nyon en 1771, et publiée par l'auteur à Nantes en 1771. Le texte a été gravé par Charles-Nicolas-Dauphin de Beauvais et Jean-Claude Dezauche. La carte, dédiée aux seigneurs des États de Bretagne, est décorée d'un beau cartouche dont le dessin est attribué à Pierre Nicolas Arrivet. Le titre, posé sur une draperie, est décoré en tête d'un blason partageant les armoiries du royaume de France et de la Bretagne, soutenues par un personnage féminin et un lévrier, emblème de la ville de Vannes, portant un foulard autour du cou, sur lequel on peut lire À ma vie ce qui signifie « Jusqu’à ma mort », devise de l'ordre de l'Hermine (ordre de chevalerie fondé en 1381 par le duc de Bretagne Jean IV) avant de devenir celle de la cité de Vannes. La représentation du lévrier est un hommage aux chiens offerts à François Ier lors du traité de 1532. Au pied du titre se trouvent des attributs militaires. Les angles sont décorés de quatre fleurs de lys, et le centre des bordures de quatre hermines. Les mers sont décorées de neuf bateaux et de deux scènes de bataille navale, l'une au large de l'archipel des Minquiers, ici nommé Les Menquées, au sud de Jersey, l'autre un peu plus à l’ouest. La carte est orientée par une belle rose des vents placée dans l'Atlantique, dont le nord est indiqué par une fleur de lys. La légende des signes conventionnels permet de distinguer les grandes et petites villes des bourgs et des villages, les châteaux des maisons, les abbayes des chapelles, les moulins à eau et à vent, les limites des évêchés, les ordres religieux, le statut des seigneuries, duchés pairies, baronnies, marquisats, comtés ou vicomtés, ainsi que les diverses juridictions, présidiaux, régaires, cours royales, hautes, moyennes et basses justices. L'échelle est de 10 lieues de 2400 toises chaque. La Bretagne est divisée en ses neuf évêchés historiques : Dol, Nantes, Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Malo, Quimper, Saint-Pol-de-Léon, Tréguier et Vannes. Tous sont nommés à l'exception de l'évêché de Vannes. Ce sont ces neuf évêchés qui représentent les neuf bandes du Gwenn Ha Du, drapeau de la Bretagne. La carte, riche en éléments topographiques, s'étend au nord jusqu'à la pointe d'Agon en Normandie, au sud jusqu'à l'île de Noirmoutier dans le Poitou, et à l'est jusqu'à Lassay ou Lassay-les-Châteaux dans le Maine, et Connord ou Gonnord en Anjou. Au pied du titre se trouve la signature à l'encre d'Ogée. Il semblerait que seuls les tous premiers exemplaires portent la signature de l'auteur. Commandée par les États de Bretagne en 1769, la carte d'Ogée est considérée comme étant la première carte générale de la péninsule armoricaine levée suivant des procédés scientifiques. Homme de terrain avant tout, Ogée en parcourut toutes les parties. Au cours de ses voyages, il ne se contenta pas de mesurer des angles et des côtés, de tracer des triangles sur le terrain et de les rapporter sur le papier. Il prit soin de recueillir des renseignements sur toutes les villes et les communes auprès des hommes instruits du pays, seigneurs ou curés le plus souvent. La première édition fut publiée en 1771. Vers 1837, les cuivres furent vendus par le fils d'Ogée à Jules Forest, libraire, moyennant la somme de 1.350 fr. Ce dernier en fit au moins un tirage avec corrections et addition des nouvelles divisions politiques. Né en 1728 à Chaoures dans le département de l'Ain, Jean-Baptiste Ogée, ingénieur-géographe de Bretagne, embrassa d'abord la carrière militaire. Puis en 1753, il intégra les Ponts et Chaussées de Bretagne. D'abord ingénieur ordinaire à Rennes, puis à Nantes, ses talents lui valurent rapidement le titre d'ingénieur-géographe de la province. Il mourut à Nantes en 1789. On a de lui une Carte géométrique du comté Nantois dédiée au duc d'Aiguillon, publiée en 1768, un Atlas itinéraire de Bretagne, publié en 1769, et un Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, publié entre1778 et 1780. En 1771, il a également réalisé une version réduite en une feuille de sa carte en 4 feuilles sous le titre de Carte géométrique de Bretagne, dédiée au duc de Duras. En 1788, peu avant la création des départements, un exemplaire de cette version réduite fut utilisé comme support par les députés bretons pour le découpage de la Bretagne en ses cinq futurs départements : Finistère, Côtes-du-Nord, Morbihan, Ille-et-Vilaine et Loire-Inférieure. Bel exemplaire sous étui de l'époque. Marge droite de la seconde feuille coupée à la bordure, défauts d'usage à l'étui. Gaudillat, Cartes anciennes de la Bretagne 1582-1800, 1999, 60 ; Annonces, affiches, et avis divers, Feuille périodique du lundi 4 novembre 1771, 1771, p. 878 ; École d'Architecture de Nantes, Gilles Bienvenu, Jean-Baptiste Ogée, ingénieur, géographe et historiographe de Bretagne au XVIIIe siècle, 1998, pp. 477-480.