‎DE VIGNY Alfred‎
‎Les Destinées.‎

‎ASSOCIATION POUR LA DIFFUSION DE LA PENSEE FRANCAISE. 1946. In-16. Broché. Bon état, Couv. légèrement passée, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 122 pages.. . . . Classification Dewey : 841-Poésie‎

Reference : RO20052385


‎Poèmes philosophiques. Préface et notes par André Coeuroy. Classification Dewey : 841-Poésie‎

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5 book(s) with the same title

‎Pierre Moreau‎

Reference : 10181

‎"Les ""destinées"" d'Alfred de Vigny"‎

‎1936 Société française d'éditionlittéraires et techniques "collection ""les grands évènements littéraires""" broché, 190p. très bon état.‎


‎"Exemplaire n°8/30 sur pur fil. Table : les époques d'une destinées - les étapes des ""Destinées"" - la philosophie des ""destinées"" - l'art et le symbolisme des ""Destinées"" - la destinée des ""Destinées""." ‎

Phone number : 04 76 97 79 28

EUR30.00
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‎FOURIER, Charles.‎

Reference : AMO-4498

(1808)

‎Théorie des Quatre Mouvemens et des Destinées Générales. Prospectus et Annonce de la Découverte.‎

‎A Leipzig [i.e. Lyon], 1808 1 volume in-8 (20 x 12,5 cm) de (4)-425-(3) pages et un grand tableau dépliant (replié relié entre les pages 56 et 57). Reliure strictement de l'époque demi-basane fauve, dos lisse orné de plattes dorées en guise de faux-nerfs, fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, plats de papier marron. Quelques usures (coins, plats, coupes, légères fentes en tête des mors, légères marques et éraflures au dos, le tout sans gravité), intérieur frais. Quelques rousseurs peu pregnantes aux premiers et aux derniers feuillets. Quelques annotations manuscrites, corrections et rajouts, notamment sur le grand tableau dépliant. Collationné complet. Edition originale rare du premier livre de Fourier.‎


‎Charles Fourier est né à Besançon, département du Doubs, le 7 avril 1772. Issu d'un famille bourgeoise aisée (son père possède un commerce de draps dans la ville de Besançon), il travaille comme commis-marchand ou commis-voyageur à Rouen puis à Lyon qui est la ville où la misère ouvrière est la plus visible, et où l’on peut trouver une abondance de sociétés secrètes de réformateurs. Il est âgé de 36 ans lorsque paraît en 1808 la Théorie des Quatre Mouvements et des Destinées Générales. En 1822 il publie son Traité de l'Association Domestique-Agricole puis en 1829-1830, son Nouveau monde industriel et sociétaire ou invention du procédé d'industrie attrayante et naturelle, distribuée en séries passionnées. Puis en 1835-1836, paraît La fausse industrie morcelée répugnante et mensongère et l'antidote, l'industrie naturelle, combinée, attrayante, véridique donnant quadruple produit. Il meurt le 10 octobre 1837 laissant derrière lui des milliers de feuillets manuscrits. Ce corpus sera publié par le soin de ses amis (Paris, La Phalange) entre 1841 et 1858. La Théorie des Quatre Mouvements et des Destinées Générales fut imprimé à Lyon et publié sans nom d'auteur. Fourier y donne son système de pensée sous le titre sybillin de : "Théorie des quatre mouvements et des destinées générales". Le sous-titre indique qu'il s'agit là des prospectus et annonces de la découverte. Cette première tentative d'explication du système de Fourier fut un échec. Son volume ne fut pas diffusé et les lecteurs alors très peu nombreux. Cependant le Fouriérisme était né et allait faire école à travers le monde entier et les expériences des phalanstères, ces communautés d'individus regroupés dans un même ensemble architectural et animés des mêmes idées fondatrices : une vie harmonieuse autour de l'entraide, la bienveillance, le collectivisme, le socialisme et le libertarisme. Ce socialisme épicurien et poétique, difficilement accessible à la première lecture, de ces concepts remplis de nélogismes à la limite de l'ésotérisme social et politique, sera reconnu par les surréalistes (notamment André Breton qui écrira une Ode à Charles Fourier en 1947). "Sa nouveauté est effectivement radicale ; (Fourier) unit ce qui avait été dissocié dans la société occidentale : la raison et les passions, l'observation et l'imaginaire, l'éthique et l'innocence. Si sa culture dérive des spéculations cosmologiques de Kepler et des loges maçonniques lyonnaises (Swedenborg, Saint-Martin), des recherches des Lumières (Quesnay, Montesquieu, Rousseau, Mably), et de l'ombre (Sade, Rétif de la Bretonne), ses inventions sont absolument personnelles. Le moteur de sa pensée est le scandale de l'organisation sociale : jeune et sensible, il a découvert l'indigence ouvrière, l'opulence inacceptable des puissants ; sa clairvoyance lui a révélé l'inégalité désordonnée et a fait de lui un précurseur du socialisme anti-étatique fondé sur un ensemble de garanties qui sont encore partiellement à l'horizon de nos démocraties. Son outil intellectuel est un combinatoire qu'il applique hardiment à tout le champ du savoir et une écriture extraordinaire associant la verve de Rabelais et le sarcasme de Swift au moyen d'un lexique visionnaire poétique et subversif qui enchantera les Surréalistes." (En français dans le texte, 218). "[...] Alors qu’en 1825, Saint-Simon fait une mort publique, Fourier meurt seul : sa logeuse, ne le voyant pas sortir le matin du 10 octobre 1837, monte dans sa mansarde et le trouve, habillé, mort au pied de son lit. Seul, inconnu, mais nullement dans la solitude. Il a de grands amis, quelques vrais disciples : il aura une formidable postérité ! Déjà, en 1837, Stendhal écrit dans son Journal d’un Touriste : « mort de Fourier ; L’Association de Fourier fait des pas immenses ; mais comme Fourier n’avait aucune élégance et n’allait pas dans les salons, on ne lui accordera que dans vingt années son rang de rêveur sublime, ayant prononcé un grand mot : « Association » ! Quelle postérité ! : l’École fouriériste et Considerant et les milliers de lecteurs de la Démocratie Pacifique ; Owen, Engels, Marx, Weitling, Leconte de Lisle, Dostoievski, Brisbane, Marcuse, André Breton avec son Ode à Fourier et Jaurès, qui a écrit : « Fourier ! lui seul a su concevoir un monde nouveau ». [...] C’est le premier des quatre grands traités de Fourier : exposé incomplet, bancal, déséquilibré de son système de pensée. Fruit d’une imagination débordante qu’il est incapable de contrôler à moins qu’il ne s’y refuse, « sa pensée est comme l’eau du fleuve qui balaie les obstacles et de même que le cours est plus vif près de la source, La Théorie des quatre Mouvements et des destinées générales est un livre plus hardi, plus spontané que ceux qui le suivent ; il a le ton inimitable de la jeunesse et la ferveur de la découverte ». Dans une première partie, exposition, destinée aux « studieux » Fourier expose très brièvement sa conception de l’attractivité « passionnée », comme moteur de fonctionnement des rapports sociaux. Il présente ses idées sur l’organisation du « travail-plaisir », sur le comportement des petits groupes et l’épanouissement de la communauté qui doit tendre et atteindre à l’harmonie. En second lieu, Description. Il s’adresse aux voluptueux et tout particulièrement aux femmes : il aborde le problème de la sexualité, de l’amour, dénonce les vices du système conjugal et matrimonial, beaucoup trop contraignant, répressif, refoulant pourrait-on dire. Il expose sa conception d’une sexualité libératrice, libérée des interdits et des tabous, fait profession de foi féminine et féministe : « l’extension des privilèges (des droits) des femmes est le principe général de tous les progrès sociaux ». Il ne se veut nullement immoral ou amoral, il revendique une vraie morale, une nouvelle éthique basée sur la nécessité des passions (comme mode supérieur de fonctionnement des rapports entre les êtres humains) et sur le travail-plaisir. Travail et passions sont les deux chemins qui ouvrent la voie et donnent accès à la vertu et au bonheur. En fin de cette seconde partie, il analyse et célèbre ce que l’on pourrait appeler les arts synthèses : la gastronomie, appelée gastrosophie, et la musique dans sa forme la plus achevée et la plus complète, l’opéra. Enfin, dans une troisième partie, Démonstration et Confirmation, Fourier, après une critique des philosophes et de leur étourderie méthodique, analyse les insuffisances de la franc-maçonnerie, du système des sociétés insulaires : il dénonce, dans la civilisation, les vices du système commercial, aboutissant à la spoliation, à l’accaparement, à l’agiotage, à la spéculation. Fourier termine par un épilogue d’une éloquence grandiose et pessimiste, une adresse aux philosophes : « Apôtres de l’erreur, moralistes et politiques ! après tant d’indices de votre aveuglement prétendez-vous encore éclairer le genre humain ? … vous avez étouffé la voix de quelques hommes qui inclinaient à la sincérité tels que Hobbes et J.-J. Rousseau qui entrevoyaient dans la civilisation un renversement des vues de la nature, un développement méthodique de tous les vices. Vous avez repoussé ces traits de lumière pour faire entendre vos jactances de perfectionnement. La scène change et la vérité que vous feigniez de chercher va paraître pour votre confusion ». (Gaston Bordet, maître de conférences honoraire à l’université de Franche-Comté, président d’honneur de l’Association d’études fouriéristes, in Commemorations Collection 2008). "La publication du livre… est un échec cuisant ! Fourier a beau envoyer des paquets de livres partout en France, en Suisse, en Allemagne, dans les pays scandinaves, en Angleterre ou en Écosse (il en expédie plus de 600 !!! Qu’on se rende compte du travail de manutention et d’expédition auquel il se livre), le Traité ne se vend pas ! Fourier essaie d’obtenir des articles dans les journaux ou gazettes, rien ne vient, ou pire, le livre incompris est tourné en ridicule ! Plus tard, les enfants qui jouent dans les jardins du Palais Royal à Paris, quand ils le voient, le poursuivent en criant « Fou-riez » ! Sinistre ! Fourier très amer… n’est pas abattu. C’est un lutteur. Le reste de sa vie, il reprend la tâche et écrit trois grands traités. 1822 : Traité de l’Économie domestique agricole – 2 volumes (explication du phalanstère). 1829 : Le Nouveau monde industriel et sociétaire ou procédé d’industrie attrayante et naturelle distribuée en séries passionnées. 1835-1836 : La Fausse industrie morcelée, répugnante, mensongère et l’industrie naturelle, combinée, attrayante, véridique donnant quadruple produit. Il dira : « d’abord lisez ces trois traités, et ensuite et seulement abordez l’étude de mon premier ouvrage, La Théorie des quatre mouvements, il est la parodie avant la pièce » !" (Gaston Bordet, maître de conférences honoraire à l’université de Franche-Comté, président d’honneur de l’Association d’études fouriéristes, in Commemorations Collection 2008). Fourier était-il fou, comme on pourrait le penser à la lecture d'une seule demie-page de l'un de ses ouvrages ? Si l'on en croit la spécialiste de son oeuvre Simone Debout : "il ne faut pas « prendre figure à la lettre », et la cosmologie délirante de l’attraction universelle ressort pour elle de la tradition du miracle grec, des fables de Socrate, propres à faire entendre sous une forme imagée ce que l’on ne peut exprimer conceptuellement." Références : BnF, Utopie : la quête de la société idéale en Occident, n°173 ; Simone Debout « Introduction à la Théorie des quatre mouvements », J.-J. Pauvert édit. Paris, 1967 ; Beecher, Fourier, Paris, Fayard, 1993, pages 141-152. Très bon exemplaire de cet ouvrage fondamental et fondateur des idées progressistes jusqu'à nos jours. Rare en bonne condition d'époque.‎

Librairie L'amour qui bouquine - Alise-Sainte-Reine

Phone number : 06 79 90 96 36

EUR9,000.00

Reference : 400063237

(1946)

‎Alfred de vigny Les Destinées poèmes philosophiques Collection française‎

‎ 1946 1946. Alfred de Vigny: Les Destinées poèmes philosophiques/ Collection Française 1946 . Alfred de Vigny: Les Destinées poèmes philosophiques/ Collection Française 1946‎


‎Bon état‎

Démons et Merveilles - Joinville

Phone number : 07 54 32 44 40

EUR5.00

‎[Casablanca] - ‎ ‎BOUVIER, Paul‎

Reference : 72077

(1906)

‎[ "Lettres Marocaines. Casablanca" - Tapuscrit relatif au Maroc dans les années 1909-1913 puis 1940, corrigé par l'auteur en 1954 : ] [ Contient : ] Casablanca. 1909. L'accord franco-allemand – Impopularité de Mouley Hafid – Malaises dans les colonies européennes – Résistance du Maghsen aux réformes – Réduction des effectifs du corps de débarquement – Fin du prétendant Mouley Mohammed – Retour général à l'anarchie – Reprise des travaux du port de Casablanca – Considérations sur l'occupation du Maroc – L'opposition aux réformes consolide la position de Mouley Hafid – La poste francaise – Avance des espagnols dans le Riff – Lenteur des manipulations dans le port de Casablanca. 1910. Enquête du consul Kouri sur l'assassinat du docteur Mauchamp. 1912. Démarche internationale pour l'exécution des travaux du port de Casablanca – Mauvaise organisation des manutentions du port – Casablanca doit être le grand port du Maroc. 1913. Controverse au sujet d'un port à Fedalah – Lettre au général d'Amade 1940 Appel à la résistance. [ Détail : ] "Ressortissants français au Maroc. En janvier 1906. Tanger 600 – Casablanca 70 – Mogador 20. Larache 20 – Rabat 17 – Fez 17. Mazagan 10 – El Ksar el Kebir 8. Safi 5 – Tetouan 3 – Marrakech 2. Soit au total moins de 800 Français au Maroc en 1906" [ Autre chapitre : ] "Casablanca 9 Février 1909. La nouvelle de l'accord franco-allemand laisse bien peu d'intérêt à ce qui se passe au Maroc. La situation dans le Sud où domine l'influence des grands Caïds est sans changement tandis que dans le reste du Maroc tout en n'appréciant guère la manière de Mouley Hafid on n'ose guère le manifester. Toutes les nouvelles de Fez s'accordent pour estimer que Mr. Regnault n'obtiendra rien de Mouley Hafid qui tout en ayant de bonnes paroles ne cédera rien, bien au contraire. Il est probable que l'accord Franco-Allemand rappellera Mouley Hafid à la réalité et qu'en ayant l'appui financier et militaire de la France il ne pourra éviter de se plier à sa volonté" (Une note tapée à l'encre rouge précise :"Accord Franco-Allemand du 9 Février 1909 par lequel le Gouvernement Allemand reconnaît les intérêts politiques particuliers de la France au Maroc et s'engage à ne pas les entraver") [ Autre chapitre : ] "Casablanca 7 Septembre 1909. Situation politique : La consolidation du pouvoir de Mouley Hafid que je signalais dans ma dernière lettre s'accentue de plus en plus alors que la situation des européens reste stationnaire. La proclamation de Mouley Hafid à Taza, si toutefois le fait est exact, est très intéressante car le sultan en établissant son autorité dans cette région pourra empêcher les espagnols d'y accéder. Ceux-ci font des préparatifs importants et un succès pourrait les griser. Je n'en persiste pas moins à croire que plus on ira moins on obtiendra de Mouley Hafid. Il faut tout de même espérer que l'opinion générale est dans l'erreur en estimant qu'il n'y a rien à faire avec lui. Il paraît, chose curieuse, que Mouley Hafid aurait un homme plus fort que lui en la personne du Rogui que les gens de Fez ne regardent pas sans crainte [... ] et menaçant dans la cage où il est enfermé. En Chaouia la situation est sans changement. Monsieur Gentil qui a fait un assez long séjour dans la région est parti pour Fez via Tanger après avoir effectué une audacieuse randonnée dans les Zaers, au Nord-Est de la Chaouia. Il a eu la surprise de découvrir une vaste région extrêmement riche dont les terres noires ont beaucoup d'analogie avec les plus belles de la Chaouia. Ces terres sont entièrement cultivées et les indigènes ne permettent à personne d'approcher car c'est la richesse de cette région siba. Port de Casablanca : les travaux avancent lentement et cet état de chose ne paraît pas devoir être amélioré avant plusieurs années pour le plus grand préjudice du commerce. Il y a ces jours-ci douze vapeurs en rade alors que la capacité totale d'embarquement par jour est à peine de 700 tonnes, y compris toutes les barcasses des Compagnies de Navigation dont on tolère l'usage malgré le monopole du Maghsen. Il y aurait cependant moyen de remédier à peu de frais à cette pénurie, mais le Maghsen qui encaisse actuellement des droits très importants ne veut engager aucune dépense en contre partie. Port de Safi : les travaux du warf avancent rapidement et les communications avec les bateaux en rade s'en trouvent déjà bien améliorées. Mazagan dispose d'un remorqueur, Safi va en avoir un, alors que Casablanca n'en a encore pas. Poste française : Cet excellent moyen de pénétration est bien négligé au Maroc. L'esprit qui règne dans les bureaux est celui que l'on trouverait dans un bureau de Paris. Le résultat est que les marocains vont de préférence et avec de bonnes raisons à la poste allemande. Il faudrait pour corriger ce fonctionnement défectueux : 1° - que l'Administration des Postes exige des employés aux guichets de savoir parler et écrire l'arabe de façon à pouvoir lire les adresses et délivrer des reçus écrits en arabe. 2° - Adopter pour tous les services des imprimés écrits en français et en arabe (en Égypte ils le sont en arabe, en français et en anglais). 3° - Se mettre dans l'idée qu'ici nous ne sommes pas en France mais au Maroc et qu'un employé des postes sachant l'arabe et répondant dans cette langue au guichet ne fait pas une complaisance mais remplit une obligation de sa fonction."[ Autre chapitre : ] "Casablanca 25 Juin 1910. Enquête de Mr Kouri, Consul de France à Mogador, sur l'assassinat du Docteur Mauchamp à Marrakech le 19 mars 1907. Monsieur Kouri, Consul de France à Mogador, m'ayant informé qu'il se rendait à Marrakech chargé par le Gouvernement Français de procéder à l'enquête si longtemps ajournée sur l'assassinat du Docteur Mauchamp, je me suis mis en route le 23 mai pour aller le rejoindre. Le chemin direct par Mechra ben Abbou étant alors suffisamment sûr, j'ai adopté cet itinéraire que je n'avais encore jamais parcouru. J'avais comme escorte mon fidèle domestique Abdallah et deux cavaliers amis des Ouled Harriz, ce qui formait un groupe de quatre fusils suffisant pour tenir les maraudeurs à distance. De Casablanca à Mechra ben Abbou sur l'Oum Er Rebia, à moitié chemin de Marrakech nous étions en Chaouia occupée. Un pont de bateaux lancé par le génie en face du dernier poste nous a permis le passage facile de l'oued, puis jusqu'à Marrakech le voyage s'est poursuivi sans incidents à travers l'interminable et inculte région des Rehamnas dont les rares habitants sont groupés en douars formés de tentes brunes d'aspect très misérable. Les points d'eau de Ben Guerir et de Sidi bou Athman à l'entrée des Djebilets paraissent un peu moins déshérités. Dans la matinée du quatrième jour nous entrions à Marrakech après avoir parcouru environ 240 kilomètres. Grâce à l'aimable hospitalité de mon excellent ami l'Amin Cabadj je n'ai pas eu à me préoccuper de trouver un logement. Mr Kouri m'avait précédé de plusieurs jours à Marrakech et était installé à l'Arsa ben Idriss mis à sa disposition par le Maghsen, beau jardin situé à proximité de Bab el Robb avec au milieu un spacieux et élégant pavillon dont il avait affecté le premier étage à son logement et le rez de chaussée à son bureau. Mr Kouri que je rencontrais pour la première fois me réservait un accueil aimable et confiant. C'était un Syrien très avenant d'âge mûr, arabisant distingué et fin diplomate, toutes qualités rendant particulièrement heureux le choix fait par Mr Regnault qui l'avait connu de longue date en Tunisie. Mr Kouri était au reste bien décidé à mener sa délicate tâche à bonne fin malgré les difficultés qu'elle présentait, les compromissions qu'elle était appelée à révéler et ceci en l'absence de toute autorité ou force sur lesquelles il puisse s'appuyer. Mr Kouri malgré la fatigue d'un voyage à cheval de 150 km par une chaleur accablante avait déjà bien employé à de nombreux interrogatoires ses premières journées passées a Marrakech. Dès mon arrivée, Mr Kouri m'interrogea longuement sur tout ce que je savais de l'affaire Mauchamp puis me requis comme greffier pour l'assister dans son enquête; c'est ce que je fis, apres avoir prêté le serment d'usage, durant les quelques jours qu'il resta encore a Marrakech. Je fus fort surpris au cours de ces longues séances de la facilité avec laquelle les marocains convoqués par Mr Kouri étaient envoyés par le Pacha El hadj Abd El Salam et de la franchise et spontanéité avec lesquelles les indigènes aussi bien que les étrangers et tout particulièrement les Allemands renseignaient Mr Kouri. Sa mission terminée et avant de nous separer, Mr Kouri me pria de rapporter verbalement a notre Ministre à Tanger, Mr Regnault, que je devais voir peu apres à Tanger, et en attendant son rapport les conclusions de son enquête. Voici ces conclusions: "Le principal meurtrier du Dr Mauchamp, celui qui a excité la foule et lui a porté le premier coup de poignard est un nègre qui habitait dans l'impasse débouchant devant la maison du Docteur. Cet indigene était au service de Mouley Hafid pour le compte duquel il a agi. C'est ce même indigène qui servait de messager entre le Docteur et Mouley Hafid. Mouley Hafid, intelligent lettré, mais aussi buveur et débauché se plaisant dans la compagnie des filles soumises de la ville qu'il appelle au Dar Maghsen, était selon Mr Kouri un esprit si roué que seul le qualificatif de "satanique" pouvait lui convenir. Pendant la période de six mois qui a précédé la mort du Docteur, c'est Mouley Hafid qui a provoqué et entretenu l'agitation parmi les tribus du Haouz de Marrakech. Celui-ci avait recours aux moyens les plus vils pour se procurer de l'argent, faisant battre les tribus entre elles, se faisant acheter son appui aussitôt suivi d'une trahison, organisant même des attaques à main armée contre des caravanes avec des renseignements recueillis en ville par ses émissaires et se servant en particulier à ces fins du Cheik Laiadi des Rehamnas qui perdit deux doigts dans l'attaque de muletiers qui transportaient de l'argent de Marrakech à Safi. [... à la fin du chapitre, passage tapuscri à l'encre rouge : ] Monsieur Kouri dès son enquête terminée reprit le chemin de Mogador. Il partit de Marrakech très fatigué et son état empira tellement durant son voyage de retour par une chaleur torride qu'il mourut en arrivant à Mogador. Les notes prises par Mr Kouri en écriture arabe très abrégée ne purent être déchiffrées et ne purent supplanter le rapport sur sa mission qu'il n'avait pas encore redigé. Le Sultan Mouley El Hassan a épousé El Alia Bent Salah Ben Ghasi El Aroussia El Bejjajia ; leur fils Mouley El Hafid a été Sultan du Maroc de 1907 à son abdication le 12 Aout 1912. El Alia Bent Salah avait trois freres : Si Abdallah Ben Salah Ben Ghasi, Si Kacem, Si Hhasi qui étaient les oncles de Mouley Hafid. En 1906 le Caid de Settat était Caid El Hadj Maati Ben Kebir El Mazenzi El Aroussi qui à sa mort en 1910 a été remplacé par son fils le Caid Hadj Ali. Ils étaient de meme origine (Ouled Aroussi) que la mère de Mouley Hafid mais n'étaient pas parents. C'est cette origine commune de Mouley Hafid et du Caid El Hadj El Maati qui a fait croire à Mr le Consul Koury qu'ils étaient cousins quand il a établi leur complicité dans le massacre des ouvriers du port de Casablanca en 1907. Casablanca, 28 Aout 1954"[ Autre chapitre : ] « Association amicale des Français du Maroc avant août 1907. Casablanca, le 10 juin 1940. Monsieur le Général Noguès, Résident général de France au Maroc. Mon Général, À l'heure où se discutent les destinées de la France et de son Empire, je vous déclare au nom des Français qui, encore ici au nombre de 90, furent les premiers pionniers du Maroc, conscients de la puissance que représentent l'Afrique du Nord, des Colonies immenses, une Marine intacte et une associée aux ressources inépuisables, que nous sommes tous à vos côtés, avec la pensée unanime qu'une pareille force ne peut s'effacer et qu'elle doit être l'espoir et le meilleur élément de la Restauration de la Mère Patrie. Le Maroc ne peut faillir à cette noble tâche et il est prêt à l'aborder sous votre autorité et celle de son respecté Souverain Sa Majesté Moulay Mohamed. Nos enfants qui aujourd'hui disputent pied à pied le sol national à un ennemi implacable, sont aussi les enfants de l'Empire. Ils sont attachés comme nous au sol qui les a vus naître et ne peuvent concevoir un abandon qui leur paraîtrait le reniement des engagements les plus solennels. Avec l'assurance de ma très haute et très respectueuse considération, je vous prie de croire, Mon Général, à l'entier dévouement de tous les membres de l'Association que je représente. Le Président, signé : P. Bouvier » [ Suit à l'encre rouge : ] "Je n'ai pas reçu de réponse à cette lettre mais quelques jours après l'avoir envoyée il m'a été communiqué par un des destinataires une lettre adressée par le Général Noguès aux Directeurs des services de l'Armée. Le Général les informait qu'il lui était parvenu de nombreuses demandes de résistance à la capitulation du Gouvernement Pétain et qu'il avait demandé aux Anglais quelle aide ils pouvaient lui apporter. Ces derniers lui ayant répondu être pour le moment dans l'impossibilité de lui fournir une assistance quelconque, il se trouvait dans l'impossibilité de résister. Le Général terminait en enjoignant à ses Directeurs de communiquer la teneur de sa lettre à leurs chefs de corps puis de la détruire".‎

‎Tapuscrit sur papier machine format A4 sous chemise cartonnée de remploi, liasse réunie sous attaches parisiennes, 49 ff. et un feuillet contrecollé contre la chemise. [ "Lettres Marocaines. Casablanca" - Tapuscrit corrigé par l'auteur en 1954 : ] [ Contient : ] Casablanca. 1909. L'accord franco-allemand – Impopularité de Mouley Hafid – Malaises dans les colonies européennes – Résistance du Maghsen aux réformes – Réduction des effectifs du corps de débarquement – Fin du prétendant Mouley Mohammed – Retour général à l'anarchie – Reprise des travaux du port de Casablanca – Considérations sur l'occupation du Maroc – L'opposition aux réformes consolide la position de Mouley Hafid – La poste francaise – Avance des espagnols dans le Riff – Lenteur des manipulations dans le port de Casablanca. 1910. Enquête du consul Kouri sur l'assassinat du docteur Mauchamp. 1912. Démarche internationale pour l'exécution des travaux du port de Casablanca – Mauvaise organisation des manutentions du port – Casablanca doit être le grand port du Maroc. 1913. Controverse au sujet d'un port à Fedalah – Lettre au général d'Amade 1940 Appel à la résistance.[ Nous proposons ci-dessous quelques extraits du tapuscrit : ] "Ressortissants français au Maroc. En janvier 1906. Tanger 600 – Casablanca 70 – Mogador 20. Larache 20 – Rabat 17 – Fez 17. Mazagan 10 – El Ksar el Kebir 8. Safi 5 – Tetouan 3 – Marrakech 2. Soit au total moins de 800 Français au Maroc en 1906" [ Autre chapitre : ] "Casablanca 9 Février 1909. (1). La nouvelle de l'accord franco-allemand laisse bien peu d'intérêt à ce qui se passe au Maroc. La situation dans le Sud où domine l'influence des grands Caïds est sans changement tandis que dans le reste du Maroc tout en n'appréciant guère la manière de Mouley Hafid on n'ose guère le manifester. Toutes les nouvelles de Fez s'accordent pour estimer que Mr. Regnault n'obtiendra rien de Mouley Hafid qui tout en ayant de bonnes paroles ne cédera rien, bien au contraire. Il est probable que l'accord Franco-Allemand rappellera Mouley Hafid à la réalité et qu'en ayant l'appui financier et militaire de la France il ne pourra éviter de se plier à sa volonté" (Une note tapée à l'encre rouge précise :"Accord Franco-Allemand du 9 Février 1909 par lequel le Gouvernement Allemand reconnaît les intérêts politiques particuliers de la France au Maroc et s'engage à ne pas les entraver") [ Autre chapitre : ] "Casablanca 7 Septembre 1909. Situation politique : La consolidation du pouvoir de Mouley Hafid que je signalais dans ma dernière lettre s'accentue de plus en plus alors que la situation des européens reste stationnaire. La proclamation de Mouley Hafid à Taza, si toutefois le fait est exact, est très intéressante car le sultan en établissant son autorité dans cette région pourra empêcher les espagnols d'y accéder. Ceux-ci font des préparatifs importants et un succès pourrait les griser. Je n'en persiste pas moins à croire que plus on ira moins on obtiendra de Mouley Hafid. Il faut tout de même espérer que l'opinion générale est dans l'erreur en estimant qu'il n'y a rien à faire avec lui. Il paraît, chose curieuse, que Mouley Hafid aurait un homme plus fort que lui en la personne du Rogui que les gens de Fez ne regardent pas sans crainte [... ] et menaçant dans la cage où il est enfermé. En Chaouia la situation est sans changement. Monsieur Gentil qui a fait un assez long séjour dans la région est parti pour Fez via Tanger après avoir effectué une audacieuse randonnée dans les Zaers, au Nord-Est de la Chaouia. Il a eu la surprise de découvrir une vaste région extrêmement riche dont les terres noires ont beaucoup d'analogie avec les plus belles de la Chaouia. Ces terres sont entièrement cultivées et les indigènes ne permettent à personne d'approcher car c'est la richesse de cette région siba. Port de Casablanca : les travaux avancent lentement et cet état de chose ne paraît pas devoir être amélioré avant plusieurs années pour le plus grand préjudice du commerce. Il y a ces jours-ci douze vapeurs en rade alors que la capacité totale d'embarquement par jour est à peine de 700 tonnes, y compris toutes les barcasses des Compagnies de Navigation dont on tolère l'usage malgré le monopole du Maghsen. Il y aurait cependant moyen de remédier à peu de frais à cette pénurie, mais le Maghsen qui encaisse actuellement des droits très importants ne veut engager aucune dépense en contre partie. Port de Safi : les travaux du warf avancent rapidement et les communications avec les bateaux en rade s'en trouvent déjà bien améliorées. Mazagan dispose d'un remorqueur, Safi va en avoir un, alors que Casablanca n'en a encore pas. Poste française : Cet excellent moyen de pénétration est bien négligé au Maroc. L'esprit qui règne dans les bureaux est celui que l'on trouverait dans un bureau de Paris. Le résultat est que les marocains vont de préférence et avec de bonnes raisons à la poste allemande. Il faudrait pour corriger ce fonctionnement défectueux : 1° - que l'Administration des Postes exige des employés aux guichets de savoir parler et écrire l'arabe de façon à pouvoir lire les adresses et délivrer des reçus écrits en arabe. 2° - Adopter pour tous les services des imprimés écrits en français et en arabe (en Égypte ils le sont en arabe, en français et en anglais). 3° - Se mettre dans l'idée qu'ici nous ne sommes pas en France mais au Maroc et qu'un employé des postes sachant l'arabe et répondant dans cette langue au guichet ne fait pas une complaisance mais remplit une obligation de sa fonction."[ Autre chapitre : ] "Casablanca 25 Juin 1910. Enquête de Mr Kouri, Consul de France à Mogador, sur l'assassinat du Docteur Mauchamp à Marrakech le 19 mars 1907. Monsieur Kouri, Consul de France à Mogador, m'ayant informé qu'il se rendait à Marrakech chargé par le Gouvernement Français de procéder à l'enquête si longtemps ajournée sur l'assassinat du Docteur Mauchamp, je me suis mis en route le 23 mai pour aller le rejoindre. Le chemin direct par Mechra ben Abbou étant alors suffisamment sûr, j'ai adopté cet itinéraire que je n'avais encore jamais parcouru. J'avais comme escorte mon fidèle domestique Abdallah et deux cavaliers amis des Ouled Harriz, ce qui formait un groupe de quatre fusils suffisant pour tenir les maraudeurs à distance. De Casablanca à Mechra ben Abbou sur l'Oum Er Rebia, à moitié chemin de Marrakech nous étions en Chaouia occupée. Un pont de bateaux lancé par le génie en face du dernier poste nous a permis le passage facile de l'oued, puis jusqu'à Marrakech le voyage s'est poursuivi sans incidents à travers l'interminable et inculte région des Rehamnas dont les rares habitants sont groupés en douars formés de tentes brunes d'aspect très misérable. Les points d'eau de Ben Guerir et de Sidi bou Athman à l'entrée des Djebilets paraissent un peu moins déshérités. Dans la matinée du quatrième jour nous entrions à Marrakech après avoir parcouru environ 240 kilomètres. Grâce à l'aimable hospitalité de mon excellent ami l'Amin Cabadj je n'ai pas eu à me préoccuper de trouver un logement. Mr Kouri m'avait précédé de plusieurs jours à Marrakech et était installé à l'Arsa ben Idriss mis à sa disposition par le Maghsen, beau jardin situé à proximité de Bab el Robb avec au milieu un spacieux et élégant pavillon dont il avait affecté le premier étage à son logement et le rez de chaussée à son bureau. Mr Kouri que je rencontrais pour la première fois me réservait un accueil aimable et confiant. C'était un Syrien très avenant d'âge mûr, arabisant distingué et fin diplomate, toutes qualités rendant particulièrement heureux le choix fait par Mr Regnault qui l'avait connu de longue date en Tunisie. Mr Kouri était au reste bien décidé à mener sa délicate tâche à bonne fin malgré les difficultés qu'elle présentait, les compromissions qu'elle était appelée à révéler et ceci en l'absence de toute autorité ou force sur lesquelles il puisse s'appuyer. Mr Kouri malgré la fatigue d'un voyage à cheval de 150 km par une chaleur accablante avait déjà bien employé à de nombreux interrogatoires ses premières journées passées a Marrakech. Dès mon arrivée, Mr Kouri m'interrogea longuement sur tout ce que je savais de l'affaire Mauchamp puis me requis comme greffier pour l'assister dans son enquête; c'est ce que je fis, apres avoir prêté le serment d'usage, durant les quelques jours qu'il resta encore a Marrakech. Je fus fort surpris au cours de ces longues séances de la facilité avec laquelle les marocains convoqués par Mr Kouri étaient envoyés par le Pacha El hadj Abd El Salam et de la franchise et spontanéité avec lesquelles les indigènes aussi bien que les étrangers et tout particulièrement les Allemands renseignaient Mr Kouri. Sa mission terminée et avant de nous separer, Mr Kouri me pria de rapporter verbalement a notre Ministre à Tanger, Mr Regnault, que je devais voir peu apres à Tanger, et en attendant son rapport les conclusions de son enquête. Voici ces conclusions: "Le principal meurtrier du Dr Mauchamp, celui qui a excité la foule et lui a porté le premier coup de poignard est un nègre qui habitait dans l'impasse débouchant devant la maison du Docteur. Cet indigene était au service de Mouley Hafid pour le compte duquel il a agi. C'est ce même indigène qui servait de messager entre le Docteur et Mouley Hafid. Mouley Hafid, intelligent lettré, mais aussi buveur et débauché se plaisant dans la compagnie des filles soumises de la ville qu'il appelle au Dar Maghsen, était selon Mr Kouri un esprit si roué que seul le qualificatif de "satanique" pouvait lui convenir. Pendant la période de six mois qui a précédé la mort du Docteur, c'est Mouley Hafid qui a provoqué et entretenu l'agitation parmi les tribus du Haouz de Marrakech. Celui-ci avait recours aux moyens les plus vils pour se procurer de l'argent, faisant battre les tribus entre elles, se faisant acheter son appui aussitôt suivi d'une trahison, organisant même des attaques à main armée contre des caravanes avec des renseignements recueillis en ville par ses émissaires et se servant en particulier à ces fins du Cheik Laiadi des Rehamnas qui perdit deux doigts dans l'attaque de muletiers qui transportaient de l'argent de Marrakech à Safi. [... à la fin du chapitre, passage tapuscri à l'encre rouge : ] Monsieur Kouri dès son enquête terminée reprit le chemin de Mogador. Il partit de Marrakech très fatigué et son état empira tellement durant son voyage de retour par une chaleur torride qu'il mourut en arrivant à Mogador. Les notes prises par Mr Kouri en écriture arabe très abrégée ne purent être déchiffrées et ne purent supplanter le rapport sur sa mission qu'il n'avait pas encore redigé. Le Sultan Mouley El Hassan a épousé El Alia Bent Salah Ben Ghasi El Aroussia El Bejjajia ; leur fils Mouley El Hafid a été Sultan du Maroc de 1907 à son abdication le 12 Aout 1912. El Alia Bent Salah avait trois freres : Si Abdallah Ben Salah Ben Ghasi, Si Kacem, Si Hhasi qui étaient les oncles de Mouley Hafid. En 1906 le Caid de Settat était Caid El Hadj Maati Ben Kebir El Mazenzi El Aroussi qui à sa mort en 1910 a été remplacé par son fils le Caid Hadj Ali. Ils étaient de meme origine (Ouled Aroussi) que la mère de Mouley Hafid mais n'étaient pas parents. C'est cette origine commune de Mouley Hafid et du Caid El Hadj El Maati qui a fait croire à Mr le Consul Koury qu'ils étaient cousins quand il a établi leur complicité dans le massacre des ouvriers du port de Casablanca en 1907. Casablanca, 28 Aout 1954"[ Autre chapitre : ] « Association amicale des Français du Maroc avant août 1907. Casablanca, le 10 juin 1940. Monsieur le Général Noguès, Résident général de France au Maroc. Mon Général, À l'heure où se discutent les destinées de la France et de son Empire, je vous déclare au nom des Français qui, encore ici au nombre de 90, furent les premiers pionniers du Maroc, conscients de la puissance que représentent l'Afrique du Nord, des Colonies immenses, une Marine intacte et une associée aux ressources inépuisables, que nous sommes tous à vos côtés, avec la pensée unanime qu'une pareille force ne peut s'effacer et qu'elle doit être l'espoir et le meilleur élément de la Restauration de la Mère Patrie. Le Maroc ne peut faillir à cette noble tâche et il est prêt à l'aborder sous votre autorité et celle de son respecté Souverain Sa Majesté Moulay Mohamed. Nos enfants qui aujourd'hui disputent pied à pied le sol national à un ennemi implacable, sont aussi les enfants de l'Empire. Ils sont attachés comme nous au sol qui les a vus naître et ne peuvent concevoir un abandon qui leur paraîtrait le reniement des engagements les plus solennels. Avec l'assurance de ma très haute et très respectueuse considération, je vous prie de croire, Mon Général, à l'entier dévouement de tous les membres de l'Association que je représente. Le Président, signé : P. Bouvier » [ Suit à l'encre rouge : ] "Je n'ai pas reçu de réponse à cette lettre mais quelques jours après l'avoir envoyée il m'a été communiqué par un des destinataires une lettre adressée par le Général Noguès aux Directeurs des services de l'Armée. Le Général les informait qu'il lui était parvenu de nombreuses demandes de résistance à la capitulation du Gouvernement Pétain et qu'il avait demandé aux Anglais quelle aide ils pouvaient lui apporter. Ces derniers lui ayant répondu être pour le moment dans l'impossibilité de lui fournir une assistance quelconque, il se trouvait dans l'impossibilité de résister. Le Général terminait en enjoignant à ses Directeurs de communiquer la teneur de sa lettre à leurs chefs de corps puis de la détruire".‎


‎Remarquable archive privée pour l'étude du Protectorat français au Maroc Rédigé par Paul Bouvier, minotier et homme d'affaire, président en 1940 de l"Association amicale des Français du Maroc avant août 1907", ce tapuscrit articule des observations contemporaines des faits (1906-1913), sans doute recopiée de brouillon de ses notes originales, avec une mise en perspective historique rédigée à l'encre rouge en 1954. Les enjeux majeurs portent sur l'instabilité politique sous Mouley Hafid, les mécanismes de l'intervention française après l'assassinat du Dr Mauchamp et les tensions coloniales dans les ports marocains (il croise Lyautey et a un grand rôle dans le développement du port de Casablanca). L'intérêt documentaire est remarquable par la précision des noms (plusieurs ont été rajoutés postérieurement à la main), des lieux et des détails techniques sur l'administration coloniale, notamment la critique des méthodes de gestion postale et portuaire. Cet extraordinaire témoignage direct concentré sur la période 1909-1913 (et qui se conclut par sa lettre au Général Noguès en 1940) semble une source inédite et de premier ordre pour l'histoire du Maroc et des relations diplomatiques avec la France. Bon état (chemise fort. frottée, bon état par ailleurs). IMPORTANT : Pour tout achat vers l'étranger (hors France), une demande d'autorisation d'export doit être demandée, ce qui peut entraîner des délais supplémentaire d'un à deux mois (voire plus) avant expédition.‎

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‎Alfred De Vigny‎

Reference : 9552

‎Les Destinées‎

‎Librairie A. Lemerre 116 pages 7x10.5x0.5. Sans date. broché. 116 pages. Les Destinées est un recueil posthume de poèmes philosophiques d'Alfred de Vigny publié en 1864. L'œuvre explore la question de la destinée humaine avec un profond pessimisme opposant à la fatalité un stoïcisme aristocratique et une réflexion sur la condition humaine. Les onze poèmes écrits entre 1838 et 1863 abordent des thèmes comme la fatalité la mort et la résistance par la dignité‎


‎Bon état‎

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