LIBRAIRIE DE L'ASSOCIATION POUR LA PROPAGATION ET LA PUBLICATION DES BONS LIVRES. 2nde édition.. Non daté. In-12. Broché. A relier, Couv. défraîchie, Dos abîmé, Intérieur bon état. 243 pages. Quelques pliures en intérieur en fin d'ouvrage.. . . . Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française
Reference : RO20044932
Bibliothèque du Puget. Traduit du suédois par Mlle R. Du Puget. Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française
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«Restif ressemble à Balzac. Mais il ressemble de la même façon aux deux autres grands forcenés de notre littérature : Proust et Saint‑Simon. » Jean Dutourd. Paris, Veuve Duchesne, 1767. 4 parties en 4 volumes in-12: I/ xxxvi pp. préliminaires, 251 pages; II/ 288 pages; III/ 300 pages; IV/ 299 pages et (13) pages de table. Plein veau havane marbré, dos lisses ornés, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, tranches rouges. Reliure de l’époque. 166 x 95 mm.
«Edition originale du premier ouvrage de Restif, publié sans nom d’auteur.» P.L. Jacob, Bibliographie de Restif de la Bretonne, 77 à 81; J. Rives-Child, Restif de la Bretonne, 197-198. La Famille vertueuse, roman épistolaire en quatre parties qui se joue dans un milieu franco-britannique, présente l’histoire de deux familles ennemies. Après une chronique de famille, la dernière partie révèle les origines de cette haine qui a marqué la vie de plusieurs générations. En même temps c'est un roman d'amour ou plutôt de mariage ; tout au long des quatre parties, on suit le chemin vers l'union de la jeune Léonor avec Sir Blaker. Mais pour les lecteurs, les personnages principaux s’estompent dans le fourmillement de personnages, d'événements invraisemblables et de péripéties inattendues. Les histoires et épisodes sans liens apparents avec la trame principale rendent la lecture du roman difficile. Dans sa difformité, le premier roman de Rétif possède presque toutes les caractéristiques du roman populaire de l'époque. Le roman Elisabeth de Mme Benoît a inspiré Rétif à se faire romancier. Restif raconte lui-même, dans son Monsieur Nicolas (tome VIII, p. 4544) comment il composa son premier ouvrage : « J’étais amoureux de Mlle Bourgeois, et ce fut elle qui me donna l'énergie nécessaire pour écrire. Cette énergie me fit surmonter les premiers dégoûts de cette lassitude de travail qui accompagne les commencements de l'art d'écrire. J'y pris goût enfin, et quelques pensées m'ayant ébloui, comme il arrive à tant de petits auteurs, je crus produire un chef-d'œuvre. Je me rappelle que, les jours de fête, particulièrement consacrés à mon auteuromanie, je passais fièrement dans les rues, en me disant : « Qui croirait, en me voyant, que je viens d'écrire les belles choses de ce matin ! ». Ce roman est le premier que Restif ait composé et publié ; il prit son temps pour l'écrire, car il en fit deux ou trois mises au net, avant de le donner à l'impression. Il nous raconte lui-même (Monsieur Nicolas, tome IX, p, 2662 et suiv.) comment il devint romancier et comment il réunit les éléments de son ouvrage : « D'abord j'eus l'histoire d'Henriette, arrivée dans la maison de la belle Pâtissière, où j'avais demeuré ; ce trait m'avait été raconté par Bonne Sellier, Ainsi j’eus une base. Pour achever de m'encourager, j'y mis Rose, comme amie de ma Léonore. J'y plaçai une histoire analogue à mon aventure épistolaire avec les deux sœurs, dans l'anecdote des filles de Mounk. J'avais connu quelque chose de relatif au trait d'Adèle ; enfin, j'en savais une très-intéressante, que j'ai déguisée comme celle de Llamas, jésuite, devenu père d'une fille qu'il marie en Californie, pays où l'on est aussi stupide pour le moins qu'au Paraguai. Ce fut avec ces matériaux que je construisis mon premier édifice.» « je vendis La Famille vertueuse à la dame Duchesne, 15 livres la feuille ; l'ouvrage en fit 51 ; et je me crus très riche ! Jamais si grosse somme ne m'avait appartenu. On imprima, sous ma double direction de prote et d'auteur, chez F.-A. Quillau, dans les 6 premiers mois de 1767, mais l'ouvrage ne parut qu'à la Saint-Martin... « J'avais achevé le manuscrit de «La Famille vertueuse» avec la fin de 1766... on commença l'impression le 20 janvier 1767. J'étais ivre de joie de me voir imprimer. Les 4 volumes furent achevés au mois de mai... je résolus de me consacrer tout entier à la littérature. » (Monsieur Nicolas, t. IX, p. 214-239). Rare exemplaire en élégante reliure pleine de l’époque.
Le livre d'enfants du XVIIIe siècle de la famille Walch orné de plusieurs centaines de jouets et jeux d'enfants en coloris de l'époque. 1750-1799. Augsbourg, Engelbrecht et Will, 1750-1799. Oblong in-folio, demi-basane à coins. Reliure de l'époque usagée. 300 x 410 mm.
[embed]https://youtu.be/GBZVYQi6qLU[/embed] Rarissime album destiné à l'enfance de la bourgeoisie aisée réalisé à Augsbourg, en 1799, pendant les guerres napoléoniennes. Il se compose de 34 gravures sur cuivre à pleine page coloriées à l'époque montées sur 18 feuillets cartonnés sur onglets. Mesurant 24 x 35 cm, elles sont l'œuvre du graveur et imprimeur augsbourgeois Johann Martin Will (1726-1806). Les grandes vues sont en joli coloris de l'époque, portent un numéro d'ordre en haut à droite et la signature J. Mart. Will A.V. dans la marge inférieure. L'album contient : 4 feuillets avec de grandes scènes de rues (n° 1, 2, 3, 6). 3 feuillets décrivant les régiments de Napoléon passés à Augsbourg en 1799 (n° 99,101,102). 1 feuillet d'uniformes (n°75). 13 feuillets de jouets et jeux d'enfants (n° 3, 6, 8, 15, 19, 20, 27, 28, 29, 49, 89 and 2 double). 2 feuillets de cour de ferme paysanne et notable (31 and 32). 1 feuillet d'alphabet représenté par des images enfantines (n°26). 3 feuillets sur les occupations des douze mois de l'année (manque important au mois de novembre et partiel au mois de décembre : n° 22, 23, 24). 1 feuillet sur le marché des légumes à Augsbourg (n°74). 2 feuillets sur les animaux familiers et sauvages (n° 33 and 35). Les quatre âges de la vie de Martin Engelbrecht représentés chacun par une gravure de 12,5 x 15 cm (quelques manques). Martin Engelbrecht (1684-1756) fut graveur à Augsbourg. Il illustra comme son frère, Christian Engelbrecht, de nombreuses œuvres. Précieux volume, l'un des rarissimes albums d'enfants du XVIIIè siècle entièrement colorié à l'époque parvenu jusqu'à nous. La reliure comme les gravures présente des traces d'usure et de rousseurs mais les livres du XVIIIè siècles réservés aux enfants tel celui-ci, si souvent manipulés, consultés, feuilletés, n'ont que très rarement traversé les siècles. Le présent exemplaire a survécu aux aléas du temps car il est demeuré depuis l'origine dans la famille Walch et il est reproduit dans le livre consacré à cette famille : "Chronik der Familien Walch", 20 juillet 1984, page 15.
Hambourg : s. n., 1798. UNE RARE CHRONIQUE ANTI-RÉVOLUTIONNAIRE
2 vol. in-8° (200 x 130 mm), [1] f. - [1] pl. - [1] f. - iii pp. - [4] ff. - 397 pp. - [1] pl.+ [1] f. - [1] pl. - [1] f. - 436 pp. - [7] pl., demi-basane mouchetée, dos lisse orné, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Remise en vente de l'édition originale (Paris, et chez tous les libraires de l'Europe, 1798) avec un titre de relais (malgré l'annonce de corrections et d'augmentations, Tourneux affirme qu'il s'agit du même tirage ; « Le seul titre est changé »). Il existe une autre remise en vente de l'originale à l'adresse de Lerouge (Paris), portant le titre Le Procès de Louis XVI. L'ouvrage reparaît ensuite, avec de nouveaux frontispices, sous le titre Histoire du dernier règne de la monarchie française (Paris : Lerouge ; Hambourg : Im-Friscoenik, sans date). La véritable seconde édition n'est publiée qu'en 1814. Chronique anti-révolutionnaire du procès des Bourbons, cette compilations de documents officiels parus dans les journaux de l'époque couvre la période pré-révolutionnaire depuis la réunion des États généraux, l'emprisonnement et la captivité de la famille royale, les procès de Louis XVI, Marie-Antoinette, Louis-Philippe d'Orléans et Élisabeth de France, la mort du dauphin Louis XVII et l'exil de Marie-Thérèse de France. L'ouvrage est illustré de 9 planches gravées, dont 6 portraits (Louis XVI, Marie-Antoinette, Louis XVII, Marie-Thérèse de France, Louis-Philippe d'Orléans, Élisabeth de France) et 3 scènes (« Louis XVI témoigne à ses fidèles amis, au moment d'être séparé d'eux, sa reconnaissance et celle de sa famille, le 13 août 1792 » ; « Dernière entrevue de Louis XVI avec sa famille, 20 janvier 1793, à sept heures du soir » ; « Adieux de Marie antoinette à son fils, Louis-Charles de Bourbon, 3 juillet 1793 »). Provenance : " De la bibliothèque de Mr. De la Place de Mont-Evray ", étiquette imprimée aux contreplats supérieurs. Michel-Augustin-Thérèse De la Place (1761-1841) au château du Mont-Evray (Loire-et-Cher), avocat au parlement de Paris, chevalier de la Légion d'honneur, il fut président de la Cour impériale d'Orléans et publia un ouvrage sur les almanachs orléanais. Bibliographie : Barbier III, 1050 ; Tourneux I 3587-3588a et IV 20937. Manque à la coiffe de tête et petit travail de vers sur un mors au tome 2. Quelques rousseurs, petite tache d'encre aux pp. 387-88, manque angulaire sans atteinte au texte aux pp. 433-34.
Splendide exemplaire en séduisante condition d’époque. Lyon, Sébastien Gryphe, 1555; Antoine Gryphe, 1574, 1585, 1586; Guillaume Rouillé 1589-1591. Ensemble 9 volumes in-8, maroquin rouge, plats ornés d’un décor de filets dorés et de filets à froid, fleurons dorés aux angles, armoiries dorées au centre du plat supérieur, armoiries différentes au centre du plat inférieur, dos à nerfs ornés de pièces d’armoiries, tranches dorées. Reliure de l’époque. 157 x 101 mm.
Exceptionnel exemplaire imprimé sur papier fin par les célèbres presses lyonnaises du XVIe siècle revêtu d’élégantes reliures uniformes de la fin du XVIe siècle en maroquin rouge aux armes de l’illustre famille Giustiniani de Gènes et Rome. Antoine Gryphe, fils de Sébastien, continua fort honorablement en 1558 l’imprimerie du Père sous le nom des Héritiers de Sébastien Gryphe. Ces œuvres contiennent Epistolae Ad Atticum (1555, 1 volume), De Philosophia (1574, 2 volumes), Orationum (1586, 3 volumes), Rhetorica (1585, 1 volume), Epistolae Familiares (1589, 1 volume), De Officiis (1591, 1 volume). Baudrier, Bibliographie lyonnaise, 364, 391, 397. Splendide exemplaire en séduisante condition d’époque. La famille Giustiniani est une famille patricienne d’Italie qui se rendit, par ses diverses branches, illustre à Venise, d’où elle parait originaire, puis à Gênes, à Naples, en Corse et même en Grèce.
Fort rare réunion en édition originale de l’œuvre de Diderot en tant qu’auteur dramatique. Amsterdam [Paris], 1758. 2 parties en 1 volume in-8 de xxiv pp. (chiffrées par erreur xxix), 220, xii et 195 pp., (1) p. bl. [Suivi en reliure uniforme de] : - Diderot, Denis. Le Fils naturel, ou Les Épreuves de la vertu. Comédie en cinq actes, et en prose, avec l’Histoire véritable de la Pièce. Amsterdam [Paris], 1757. In-8 de ix, (1) et pp. 11-299. La Défense de la pièce occupe les pp. 137 à 299. 3 parties en 2 volumes in-12, veau blond, triple filet doré encadrant les plats, dos lisses ornés. Reliure de l’époque. 180 x 115 mm.
Fort rare réunion en édition originale de l’œuvre de Diderot en tant qu’auteur dramatique reliée en superbe veau blond de l’époque. Tchemerzine II, 940-942. Le Père de famille fut inspiré par l’amour de Diderot pour sa future femme, Mademoiselle Champion. L’intérêt majeur de cet ouvrage tient à la présence du « Discours sur la Poésie dramatique » qui paraît ici pour la première fois et qui nous livre les brillantes théories de Diderot sur le théâtre. Ces théories, Diderot les a exposées dans les Entretiens, publiés en tête du Fils Naturel. Il y raisonne, avec beaucoup de pertinence sur la nature du drame bourgeois ou comédie larmoyante écrite en prose. Il estime qu’entre la comédie qui fait rire et la tragédie qui fait pleurer il y a place pour un théâtre qui représenterait les hommes dans leur état ordinaire, ni aussi ridicules, ni aussi tragiques. Il réclame de la scène plus de vérité, plus de continuité dans l’action. Il demande également plus de naturel dans le mouvement scénique et la déclamation. Enfin, il ne veut plus de coups de théâtre, mais des tableaux reliés au besoin par des pantomimes ; plus de caractères, mais des conditions : on montrera donc non l’ambitieux, le dévot ou le joueur mais le père, la mère, le juge, l’ouvrier. Diderot complétera l’exposé de ses idées dans le Discours sur la poésie dramatique, adressé à Grimm. Le Père de Famille et le Fils Naturel sont l’illustration des théories de l’auteur sur le théâtre ; ce drame de bourgeois, dont Diderot est l’inventeur et qui relève de la comédie larmoyante, vise à représenter les hommes dans leur état ordinaire et dans leurs sentiments normaux (il contient en germe, d’ailleurs, tout le théâtre d’Emile Augier). Le Fils naturel fut une véritable révolution lors de sa première représentation, le théâtre entra alors dans une ère totalement nouvelle, non seulement du point de vue esthétique et littéraire mais également politique et social. Superbe et précieux exemplaire réunissant en édition originale l’œuvre dramatique de Diderot revêtu d’un très séduisant veau blond dû au talent d’un grand maître parisien de l’époque. Il appartint à l’amateur Pommereau qui calligraphia sur les titres deux ex-libris datés 1773 et 1783.