BIBLES ET PUBLICATIONS CHRETIENNES - LA BONNE SEMENCE. 1987. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 88 pages.. . . . Classification Dewey : 200-RELIGION
Reference : R320049088
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Colmar Ant. Meyer 1884 In-8 - 15x22,5cm (portrait : 10x13,5cm). Sans reliure. 3ff + 1 Photographie.
Des rousseurs marginales, sinon bel état de conservation. Photographie originale contrecollée sur carton fort légendé, accompagnée de la biographie du sujet.Portrait réalisé par Antoine Meyer, photographe à Colmar, et extrait de "Biographies Alsaciennes" édité en 1884. Charles "Joseph" Émile Koechlin (Mulhouse, 6 décembre 1796 - 25 octobre 1863), connu sous le nom de Koechlin-Schlumberger suite à son mariage avec Caroline Schlumberger, était un industriel, géologue et homme politique français. Il assura la direction de la filature mulhousienne "Schlumberger, Grosjean et Compagnie" (sur le site de la "Dentsch"). Cofondateur de la Société industrielle de Mulhouse (SIM), il en fut le premier bibliothécaire. Formé à l'école de Pestalozzi à Yverdon, il manifesta un réel esprit scientifique en tant que géologue amateur, multipliant les contacts avec des scientifiques, et effectuant de nombreuses visites sur le terrain, par exemple sur la côte normande. Sa Carte géologique du département du Haut-Rhin fut complétée et publiée après sa mort par Joseph Delbos, en 1865. Retiré des affaires à cinquante-cinq ans, il fut nommé maire de Mulhouse en 1852, après avoir été conseiller municipal pendant de nombreuses années. Joseph Koechlin-Schlumberger fut également conseiller général du Haut-Rhin. Passionné par la géologie et les ammonites, il dessina la première carte géologique du Haut-Rhin et écrivit des traités sur les ammonites (Nouvelles études sur les "Ammonites margaritatus" Montfort, et "Ammonites spinatus" Brug.). FRAIS POSTAUX DEGRESSIFS POUR L'ENVOI DE PLUSIEURS PHOTOGRAPHIES. - Clients Livre Rare Book : Les frais postaux indiqués sont ceux pour la France métropolitaine et la Corse, pour les autres destinations, merci de contacter la librairie pour connaître le montant des frais d'expédition, merci de votre compréhension. Livre Rare Book Customers : The shipping fees indicated are only for France, if you want international shipping please contact us before placing your order, thank you for your understanding. - Frais de port : -Lettre suivie France 7,5 € -Lettre suivie internationale 13 € -Mondial Relay France 6 €
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[PARLEMENT D'AIX] ; [RIQUETTI MARQUIS DE MIRABEAU (Victor)] ; [PARLEMENT DE PARIS ; MAUPEOU (René-Nicolas de)] ; [GUÉRET (Louis-Gabriel)] ; [MENOUX (Joseph de)] ; [DUHAMEL (Jean)] ; [PARLEMENT DE PARIS] ; [GUÉNÉE (Antoine)]
Reference : 1558
Aix ; Rome [fausse adresse] ; s. l. ; Berlin [Paris] ; Nancy ; s. l. ; s. l. ; Amsterdam [Paris] : chez la veuve J. David, & E. David, imprimeurs ; apud Laurentem Carabioni, in via Sancta [fausse adresse] ; s. n. ; aux dépens de la compagnie ; chez les héritiers de N. Baltazard, imprimeur-librairie du Collège ; s. n. ; s. n. ; chez Abraham Root, 1765 ; 1750 ; 1755 ; 1751 ; s. d. ; 1716 ; s. d. (1764) ; 1765. TRÈS HUMBLES REMONTRANCES AU ROI ET À VOLTAIRE
In-12° (168 x 98 mm), 179 pp.; [1] f., 44 pp., [1] f. bl.; [1] f., 38 pp. (numérotées 1-40 avec saut dans la numérotation pp. 23-24), 128 pp.; 41 pp. numérotées 3-43 sans manque; 144 pp.; 63 pp.; 24 pp., demi-basane brune à coins, dos lisse orné, plats de papier marbré, tranches rouges. Recueil de 8 pièces du XVIIIe siècle réunies en un volume : droit, économie, religion, rhétorique. Trois des pièces sont des remontrances au roi Louis XV qui témoignent des conflits entre ce souverain et ses Parlements. L'ouvrage comprend également l'édition originale rare d'une pièce d'Antoine Guénée condamnant l'antisémitisme de Voltaire. 1) [PARLEMENT D'AIX] Arrest de la cour du parlement de Provence du 30 octobre 1765 Aix : chez la veuve J. David, & E. David, imprimeurs, 1765 179 pp. Édition originale. Réquisitoire de Le Blanc de Castillon, avocat général au Parlement de Provence, contre les Actes de l'Assemblée générale du clergé de France contre la religion : cette délibération condamnait plusieurs ouvrages anti-religieux des Lumières ainsi que le jansénisme, et revendiquait l'indépendance du ministère ecclésiastique quant aux « objets mixtes » (voeux de religions, sacrements...). Supprimés par le Parlement en septembre, les Actes sont toutefois défendus par Louis XV, qui demandait alors des subsides au clergé. Le virulent débat qu'ils suscitèrent, encore avivé par l'anti-jésuitisme, illustre les limites du gallicanisme et les tensions entre Parlement et gouvernement qui marquèrent le règne de Louis XV. Félix Rocquain, L'Esprit révolutionnaire avant la révolution, 1878. pp. 250-254. 2) [RIQUETTI MARQUIS DE MIRABEAU (Victor)] Mémoire concernant l'utilité des états provinciaux, relativement à l'autorité royale, aux finances, au bonheur, & à l'avantage des peuples Rome : apud Laurentem Carabioni, in via Sancta [fausse adresse, imprimé en France], 1750. [1] f., 44 pp., [1] f. bl. Édition originale, parue sans nom d'auteur, du premier traité du marquis de Mirabeau. Le futur physiocrate, encore nostalgique des valeurs nobiliaires féodales, y défend pourtant la décentralisation des pouvoirs : décrivant les états provinciaux comme un contrepoids à l'autorité royale, il encourage leur extension à l'ensemble du territoire. Retravaillé et augmenté pour les rééditions de 1757 et 1758, le Mémoire sur les états provinciaux est finalement intégré à la quatrième partie de l'Ami des hommes, « best-seller » qui fait la célébrité du marquis de Mirabeau. Deux éditions parues à la même adresse et à la même date diffèrent légèrement par le matériel et la composition typographique. 3) [PARLEMENT DE PARIS/ MAUPEOU (René-Nicolas de)] Arrests, arrestés, et remontrances du Parlement au roi, au sujet des entreprises du Grand-Conseil. Du 27 novembre 1755 s. l. n. n., 1755 [1] f., 38 pp. (numérotées 1-40 avec saut dans la numérotation pp. 23-24), 128 pp. Édition originale. Recueil de remontrances à Louis XV concernant la déclaration royale du 10 octobre 1755 indiquant que les actes du Grand Conseil seraient exécutoires sans l'autorisation des Parlements. La seconde partie du texte est signée par René-Nicolas de Maupeou qui, pour tenter d'apaiser les tensions entre le pouvoir royal et les Parlements, mena en 1771 une importante réforme judiciaire qui aboutit à la suppression du Grand Conseil et à la division du Parlement de Paris. 4) [GUÉRET (Louis-Gabriel)] Avis d'un docteur en Sorbonne au sujet de la déclaration du Roy, du 17 août 1750, et de la réponse du clergé de France Berlin [Paris] : aux dépens de la compagnie, 1751 41 pp. numérotées 3-43 sans manque. Édition originale de cet essai concernant la déclaration du roi (17 août 1750) exigeant la déclaration, dans un délai de six mois, des biens et revenus des bénéficiers du clergé de France. L'abbé Guéret s'y déclare favorable à l'imposition du clergé. Selon Stourm, l'ouvrage serait également paru, à la même date, sous le titre Mémoire sur l'exemption des subsides et impositions volontaire prétendue par le clergé de France. Barbier I, 364 ; Quérard (Supercheries) I, 970. 5) [MENOUX (Joseph de)] Notions philosophiques des vérités fondamentales de la religion. Ouvrage didactique d'un ordre nouveau dédié à sa Majesté le roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar. Nouvelle édition, revuë, corrigée et augmentée. Nancy : chez les héritiers de N. Baltazard, imprimeur-librairie du Collège, s. d. 144 pp. Cet ouvrage d'éducation religieuse avait paru pour la première fois sous le titre Défi général à l'incrédulité. Père jésuite nommé prédicateur du roi Stanislas de Pologne, Menoux entretint avec Voltaire, qui le qualifiait en privé de « faux frère », un amitié toute politique. Quérard (France Littéraire) VI, 45. 6) [DUHAMEL (Jean)] L'Art oratoire prétendu réformé, ou petit catéchisme à l'usage des disciples du vénérable Pejore s. l. n. n., 1716 63 pp. Édition originale. Critique, sous forme d'un dialogue socratique satirique, de l'oraison funèbre de Louis XIV prononcée par le père jésuite Porée (ici « Pejore »), maître et ami de Voltaire. Prononcée le 12 novembre 1715, cette oraison avait déjà fait l'objet d'une querelle entre Porée et Bénigne Grenan : ce-dernier avait lui aussi été chargé, au nom de l'université, de prononcer un éloge funèbre, et les deux orateurs s'étaient longuement et aigrement entre-critiqués. Jean Duhamel, professeur de rhétorique au collège de Gassins, composa plusieurs pièces contre Charles Porée. Feuillet de titre doublé. 7) [PARLEMENT DE PARIS] Objets de remontrances arrestés en parlement suffisamment garni de pairs, au sujet des vexations exercées contre plusieurs classes du parlement, notamment contre celle de Toulouse par le duc de Fitz-James s. l. n. n. n. d. (1764) 24 pp. Remontrances au roi Louis XV concernant l'intimidation du Parlement de Toulouse par le duc de Fitz-James. En 1763, le Parlement de Toulouse ayant refusé d'enregistrer de nouveaux impôts, le Roi envoya le duc de Fitz-James, lieutenant général commandant en chef pour le Languedoc, pour les contraindre à l'obéissance. Face à leur obstination, le duc fit renvoyer les magistrats chez eux et les mit aux arrêts. Le peuple comme les Parlements manifestèrent leur mécontentement, si bien que Louis XV retira les édits et leva la mise aux arrêts. Fitz-James, rappelé à Versailles, tomba quelque temps en disgrâce. « France. Parlement de Toulouse » Archives départementales de la Haute-Garonne, notice FRAD031_P_1267. 8) [GUÉNÉE (Antoine)] Lettre du rabin [sic] Aaron Mathathaï à Guillaume Vadé, traduite du hollandois par le lévite Joseph Ben-Jonathan, et accompagné des notes les plus utiles Amsterdam : chez Abraham Root [Paris : Laurent Prault], 1765 24 pp. Édition originale de cette lettre écrite sous pseudonyme par le prêtre et théologien Antoine Guénée, spécialiste de l'hébreu et du judaïsme. L'auteur y répond à une note de Voltaire sur le veau d'or (chapitre XII du Traité sur la tolérance). D'abord ignoré par Voltaire, ce texte reparut dans Lettres de quelques Juifs portugais, allemands et polonais, à M. de Voltaire (1769), ouvrage qui attira à la fois l'attention du public et celle du philosophe. Guénée n'eut de cesse de combattre l'antisémitisme de Voltaire et ce-dernier, piqué, finit par reconnaître avoir trouvé en Guénée un adversaire à sa mesure. « Le secrétaire juif, nommé Guénée, n'est pas sans esprit et sans connoissances, » écrivit-il à d'Alembert, « mais il est malin comme un singe, il mord jusqu'au sang en faisant semblant de baiser la main ». Ilana Zinguer, ?Sam Bloom. L'Antisémitisme Éclairé. Inclusion et Exclusion depuis l'Époque des Lumières jusqu'à l'Affaire Dreyfus. 2001. pp. 65-71. Coiffes manquantes, mors fendus. CCFR : L'Art oratoire prétendu réformé (Duhamel) : un seul exemplaire, La Rochelle. Lettre du rabin Aaron Mathathaï à Guillaume Vadé (Guénée) : 2 bibliothèques, BnF (Tolbiac et Arsenal). Petits manques aux mors et aux coins, coiffes absentes.
s. l. : 1829-1830. CARNET DE JEUNE TRÉSORIER DE L'ETABLISSEMENT DE CHARITÉ SAINT-JOSEPH ÉTABLI DANS LE GRAND COMMUN DU CHÂTEAU DE VERSAILLES
In-16° (158 x 105 mm), [2] ff. - 4 pp. - [1] f. bl. - [1] f. manuscrit - [1] f. bl. - [1] f. manuscrit - [84] ff. bl., maroquin vert à grain long, dos lisse muet orné de filets et fleurons à froid, armes d'Henri d'Artois, duc de Bordeaux, au centre du plat supérieur avec encadrement d'une roulette à froid, roulette intérieure, tranches dorées (Travail de la maison DURAND-RUEL, étiquette sur le contreplat supérieur). Carnet de bienfaisance élégamment relié en maroquin aux armes du Duc de Bordeaux ayant appartenu à Louis Antoine Camille de Cossart (Paris : 1815 - Paris : 1864), fils de Louis Adolphe et marquis d'Espiès, comportant : 1 f. de nomination de Camille D'espiés signé par le baron de Damas, précepteur du duc de Bordeaux, 1 f. d'instruction pour les jeunes trésoriers, et 4 pp. d'exposé de la mission de l'Établissement Saint-Joseph. On trouve les rapports de collecte manuscrits, avec les noms des souscripteurs, des Assemblées du 1er mai 1829 (26 souscriptions pour des montants allant de 5 à 20 francs, pour un total de 166 francs) et du 1er mai 1830 (22 souscriptions de 5 à 30 francs pour un montant total de 156 francs). L'établissement de charité Saint-Joseph, fondé en 1822 puis établi en 1825 dans le Grand Commun du château de Versailles, accueillait les ouvriers et apprentis montés à Paris dans le but de les soustraire « à l'influence des doctrines perverses et au danger du mauvais exemple, en les plaçant dans des maisons chrétiennes, et en leur offrant, les jours de repos, des points de réunion où ils puissent se livrer à des délassements agréables, à des études utiles, à des exercices de piété » (pp. 1-2) ; les ouvriers et apprentis, logés, nourris et soignés un temps aux frais de l'Établissement, étaient ensuite placés chez des maîtres. Les jeunes trésoriers, choisis « dans les familles les plus recommandables » (p. 2), étaient appelés à participer chaque année à une assemblée présidée par le jeune Prince Henri d'Artois, duc de Bordeaux, candidat au trone de France sous le nom d'Henri V, afin de lui remettre le produit de la collecte et la liste des souscripteurs. La dernière de ces assemblées eut lieu en 1830, année où Henri d'Artois fut contraint de s'exiler avec sa famille. Frottements.
30 actes et documents manuscrits divers relatifs aux familles Descayrac, Baboulenne, Périssé et Caillau, dont : lettre ms. datée de Bourdeaux, le 19 août 1669, avec petit cachet de cire armorié, adressée à Monsieur de Combres, par Monsieur Descairac [ Descayrac ], portant reçu de 60 livres ; Acte de mariage daté du 12 may 1788 entre Joseph Perissé et Jeanne Caillau ; Acte de mariage daté de Floréal an X entre Joseph Perissé et Jeanne Duruy ; Acte de vente daté du 9 avril 1811 par Bertrand Lagourgue à Joseph Périssé, charpentier, habitant le lieu de Coulon, mairie de (Lot-et-Garonne), d'une maison située au lieu des Arrocs, mairie de Montagnac ; Traité daté du 28 octobre 1814 entre Joseph Périssé, Joseph Caillau et Antoine Dax ; Acte de mariage daté du 4 décembre 1836 entre Joseph Périssé, fils du précédent, et Marie Pinguet ; Quittance datée du 23 novembre 1838 par Jean Laffargue à Guillaume Baboulenne ; Acte de mariage daté du 14 novembre 1841 entre Guillaume Baboulenne, habitant au lieu de Lagavachotte, commune de Montagnac, et Jeanne Caillau ; Vente datée du 30 décembre 1849, par Jean Laffargue tailleur d'habit à Montagnac, à Jean Castaing, marchand ; Obligation datée du 14 décembre 1858 par les époux Baboulène et Baboulène fils à M. Lasserre ; Obligation datée du 31 mars 1879 pour prêt ameublement par Guillaume Baboulène à M. Barthélémy Lamude ; Contrat de mariage daté du 3 février 1861 entre Bernard Baboulenne, tailleur d'habit à Montagnac et Jeanne Périssé
Intéressant ensemble d'intérêt local (commune de Fieux, Montagnac. Prix du lot, non séparable.
Lot de 10 L.A.S. montées ensemble sur onglet par le destinataire Gustave Lévy, dont 7 Lettres autographes signée de François Deloncle et de 3 longues lettres autographes signées de Joseph Deloncle, adressées à et réunies par Gustave Lévy dont : 1 L.A.S. de Joseph Deloncle datée de Mayotte, 2 juillet 1889 : "A Diego Suarez je n'ai pas trouvé traces de passage de votre protégé" [ ... ] "Enfin notre campagne décline et il n'est que temps. J'en reviendrai complètement dégoutté de mon métir, ayant désappris le peu que m'avait donné mon service dans les ports et surtout mes relations avec M. Meslant. Au dégoût vient s'ajouter encore le découragement. Notre corps est mort, et il faudrait un rude coup pour le relever, l'avancement y est presque nul, aucunes compensations n'est offerte aux ennuis et aux difficultés d'un métier des plus mesquins" [ ... ] "Allons, j'entame mon antienne et vous allez me dire "Voilà Joseph qui me la refait à la Jérémie" [ ... ] Nous allons et venons tout le temps : juif errant de la côte malgache, le B. B. est partout, bien chez les Mahafales dans la baie Saint Augustin au Sud de Madagascar, aujourd'hui dans les Comores, hier arrêtant par sa formidable apparence les sauvages guerriers de sa Majesté Tompoumane de la baie St Augustin, aujourd'hui bombardant la Grande Comore où le féroce Ashimou avait élevé l'étendard de la révolte [ ... ] "Nous revenons des Comores où un sultan s'était déclaré indépendant ; il avait refusé de reconnaître l'autorité des princes que nous avions nommé, et les autres Comores menaçaient de se révolter en face de notre faiblesse. Enfin on a autorisé le concours de la force en présence des échecs diplomatiques et nous sommes allés protéger son Altesse Saïd Ali à coups de canons, victoire, triomphe, rentrée pittoresque dans la capitale. Le Saïd ali au milieu d'une multitude de gens de race arabe qui nous acclament, lancent des fantasias avec des cris à rendre sourd tout un décor d'opéra comique [ ... ] Puis nomination dans l'ordre peu connu - mais très estimé - de l'Etoile des Comores. Votre serviteur est chevalier et nous avons tous eu un sabre pris sur l'ennemi. En avant la musique !!! Tout cela aide à passer le temps et ici il faut le tuer deux fois. [ ... ] Et puis nous avions Papinaud, le tonnelier député, gouverneur Papenaud, qui a force de faire des tonneaux est devenu un foudre de guerre tout à fait réjouissant. Il voulait tout brrrûler, couper toutes es têtes, et envoyer des personnes en Calédonie, "un pays peuplé de sauvages, qui mangent les blancs, mon bon, et les prréfèrrent aux noirs encore, eh ! oui !" Quel beau Tartarin ! Brave homme, finaud comme un paysan, prometteur comme un Roumestan, et incapable de faire du mal à une mouche [ ... ] "Il est énergique, et au lieu de retenir notre commandant ce qui eut été dans l'ordre des choses, c'était lui qu'il fallait retenir" [ ... ] "je crois qu'on en ferait difficilement un ambassadeur mais comme gouverneur de Mayotte, il est très bien" [ ... ] / 1 LAS de Joseph Deloncle datée d'Obock, le 7 novembre 1891 : [ ... ]Pour moi, je continue à être content de mon sort ; ma femme et les bébés votn bien et j'ai pu faire quelque chose pendant mon intérim. On m'a un peu traité d'emballé, mais j'ai la conscience d'avoir noué avec les abyssins des rapports utiles et peu me chaut que cela ennuie l'Italie" [... ] "Mon chef M. Lagarde est un homme charmant, bien élevé, auquel je suis sincèrement dévoué, il ne me lâchera pas et je lui crois le bras long. Puis j'ai l'inspection dans deux ans" [ ... ] / 1 LAS de Joseph Deloncle datée d'Obock, le 17 mai 1892
Remarquable ensemble de lettres des frères Deloncle adressées à leur ami Gustave Lévy, dont 2 remarquables lettres de Joseph (qui fut un temps gouverneur intérimaire à Obock), dans lequel il évoque ses pérégrinations à Madagascar, ses "succès militaires" lors des événements de la Grande Comore en 1889, ses contacts avec les Abyssins lors de son séjour à Obock.