L'OLYMPE. 1996. In-4. Relié. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Environ 30 pages illustrées de nombreux dessins en couleur - Couverture illustrée de dessins en couleur.. . . . Classification Dewey : 843.0692-Livres d'enfants
Reference : R320005897
ISBN : 2732422878
Illustrations de Andrée PRIGENT et Marc POUYET. Classification Dewey : 843.0692-Livres d'enfants
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COLLINS (Anthony), [HOLBACH (Paul Thiry, baron d') traducteur et éditeur]
Reference : 37205
(1769)
1769 In-12 (167 x 107 mm), broché, couverture papier bleu d'origine, (8), 295 p., exemplaire non rogné, non coupé, tel que paru. Londres [i.e. Amsterdam, Marc-Michel Rey], 1769.
Première édition française probablement imprimée par M.-M. Rey à Amsterdam, dans une édition et une traduction attribuées à d'Holbach. Le volume réunit les pièces composées par Anthony Collins, libre-penseur, élève et ami de Locke, dans la polémique sur l'immatérialité et l'immortalité de l'âme qui opposa en 1706 Samuel Clarke à Henry Dodwell. Reprenant l'hypothèse lockienne de la matière pensante, Collins fait de la pensée un effet de l'organisation corporelle. Ces pages offraient aux matérialistes français un arsenal d'arguments, un an avant le "Système de la nature". D'Holbach possédait l'édition anglaise de 1731 qui réunit toute la controverse. Selon Bréhier (II, 293) : "Collins montre l'union du matérialisme à la doctrine sensualiste de la connaissance". De très larges extraits en ont été cités par Naigeon dans "l'Encyclopédie Méthodique". L'ouvrage a été interdit et condamné au feu.(Conlon, 'Siècle des Lumières', 69:676. Darnton, 'Corpus of Clandestine Literature', 223. 'Holbach et ses amis', 1553. Peignot, 'Livres condamnés', II, p.214. Vercruysse, p. 32. Weller, p. 182).Exceptionnel exemplaire, tel que paru, non rogné, non coupé.
In-4 (224 x 155 mm), vélin rigide à recouvrement (reliure moderne), 156, (14) pages. A Lion, par Ian de Tournes et Guil. Gazeau [Lyon, Jean de Tournes et Guillaume Gazeau], 1557.
Edition originale. La page de titre est ornée d'un bel encadrement arabesque cintré à têtes grotesques et présente au verso un grand portrait de l'auteur en médaillon, l'encadrement comme le portrait attribués à Bernard Salomon. Deux grandes lettrines criblées et des bandeaux dans le texte, la marque de l'imprimeur in fine, l'ensemble gravé sur bois.L'ouvrage est dédié à M. de Saint-Antot, premier président de Rouen, parent de l'auteur ; la dédicace, datée de Bissy, est signée des seules initiales "P.D.T.".Le texte principal est imprimé en caractères italiques, les manchettes en caractères romains.Présenté sous forme de dialogue platonicien entre "le Solitaire", porte-parole de l'auteur, "Hiéronyme" le théologien et "le Curieux", qui rassemble et confronte les opinions des savants, l'ouvrage aborde les grandes questions de la cosmologie : la nature et la structure du monde, l'âme humaine, les correspondances entre macrocosme et microcosme, la Création et la fin du monde. Tyard y articule l'étude scientifique, notamment l'astronomie et la physique, avec la réflexion théologique, et accorde une place notable au système copernicien.Le Dictionnaire des lettres françaises (XVIe s., dir. M. Simonin, 2001) souligne l'importance de cet ouvrage en ces termes : "S'ouvrant par un hymne à la science qui fait la vraie grandeur de l'homme, cet ouvrage essentiel, d'une élévation de pensée véritablement remarquable, examine et discute les graves questions que pose l'univers tant du point de vue spirituel, que du point de vue matériel : astronomie, physique, météorologie".Poète bourguignon, doué d'une ambition encyclopédique, Pontus de Tyard (1521-1605) incarne l'idéal humaniste de la Renaissance. Musicien, homme de lettres (il est l'un des poètes de la Pléiade), homme de science et d'Eglise, il traversa les guerres de Religion dans un esprit de tolérance.(J.-P. Barbier, 'Ma Bibliothèque poétique', VI, 289. Cartier, Tournes, n° 384. Houzeau & Lancaster, 2583. Mortimer, French, 530. Tchemerzine-Scheler, V, 894).Quelques cernes clairs en marge de fond et en bordure des derniers feuillets.Provenance : Frank S. Streeter, avec ex-libris gravé (sa vente, Christie's New York, 16-17 avril 2007).Très bon exemplaire, grand de marges, bien conservé.
1773 3 volumes grand in-8 (205 x 125 mm), maroquin rouge de lépoque, dos lisses richement ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, palettes et filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin havane, triples filets en encadrement des plats fermés de fleurons dangle, filet doré sur les coupes, dentelle intérieure, contre-plats et gardes de papier dAugsbourg doré et étoilé, viii (faux-titre et titre inclus), viii, 218, (2) pages, (4), 174, (2) pages, (1) f. blanc et (4), 166, (2) pages, (1) feuillet blanc. Londres [i.e. Amsterdam, Marc-Michel Rey], 1773.
Edition originale publiée anonymement, imprimée par Marc-Michel Rey à Amsterdam sous la fausse adresse de Londres.DHolbach y expose sa doctrine morale et politique, fondant la société sur les lois de la nature et sur la raison, indépendamment de toute révélation religieuse.Il y développe une conception matérialiste et utilitariste du lien social : lhomme, être sensible et sociable, recherche naturellement son bonheur et celui dautrui. La morale découle de lintérêt bien compris et de lutilité commune, la politique de la justice et de la raison, contre larbitraire et la superstition.Par sa rigueur et sa cohérence, louvrage constitue lune des expressions les plus accomplies du matérialisme des "Lumières radicales". Il exerça une influence majeure sur les milieux encyclopédiques et sur la pensée réformatrice des dernières décennies de lAncien Régime, contribuant à la sécularisation de la morale et à lélaboration dune politique fondée sur la rationalité et le bien-être collectif.Saisi par la police en juin 1773, louvrage fut mis à lIndex en 1775. (Vercruysse, 'Bibliogr. des imprimés de dHolbach', 2017, 1773-A4, p. 143-144).Quelques rousseurs éparses.Très bel exemplaire, grand de marges, relié à lépoque en trois volumes de maroquin rouge, condition exceptionnelle.
HOBBES (Thomas), HOLBACH (Paul Thiry, baron d') traducteur et FAIGUET DE VILLENEUVE (Joachim)
Reference : 38500
(1772)
1772 2 ouvrages reliés en un volume in-12 (153 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisse entièrement orné d'un décor doré à la grotesque, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges.
1- Première édition de la traduction française réalisée par le baron dHolbach de cette oeuvre qui exerça une influence déterminante tant sur sa propre doctrine que sur la philosophie politique des Lumières. Ladresse londonienne est fictive; le livre a en réalité été imprimé à Amsterdam par Marc-Michel Rey. "Diderot nous a laissé un témoignage de lenthousiasme que suscita chez lui ce traité [in Lettre à Sophie Volland]. Bien des éléments de cette doctrine passeront dans le Système de la Nature, avant tout le sensualisme conséquent, le mécanisme et le relativisme des critères moraux et sociaux" (cf. Naville, 'Holbach', p. 218-224). (Conlon, 'Siècle des Lumières', 72:860. Garcia, 'Hobbes: Bibliogr. internationale', p.8. Vercruysse, éd. 2017, 1772/D2. Tchemerzine-Scheler, III, 729).2- Édition originale et unique de cet essai, développement de larticle "Usure" que lauteur avait rédigé pour lEncyclopédie.Faiguet de Villeneuve présente une défense vigoureuse du prêt à intérêt, en réfutant les critiques traditionnelles émanant de lÉglise et du droit.Sur la base darguments dordre religieux, économiques et sociaux, il démontre que le prêt favorise le développement du commerce et de lindustrie, tout en permettant aux individus créatifs de développer leurs compétences et de créer une dynamique bénéfique entre détenteurs de capitaux et entrepreneurs.Au fil de sa démonstration, il propose une réforme novatrice du service postal, suggérant que le tarif d'expédition soit calculé en fonction de la forme et du poids des envois.Joachim Faiguet de Villeneuve (1703-1780), économiste et philanthrope, trésorier de France au Bureau des Finances de Châlons-sur-Marne, fut lun des collaborateurs réguliers de lEncyclopédie. Il est reconnu comme lun des pionniers de la science de léconomie politique en France.(Conlon, 'Siècle des Lumières', 70 :874. Goldsmiths-Kress, n°10683.3. Higgs, n°5043).Mors frottés. Très bon exemplaire, très frais, relié à lépoque.
1709 4 volumes in-12, plein veau moucheté de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées. Paris, Michel David, 1709.
Première édition collective des réponses adressées par Malebranche à Antoine Arnaud dans la controverse qui l'avait opposé à ce dernier. Certaines de ces pièces avaient paru individuellement de 1684 à 1687, le reste figure pour la première fois dans ce recueil.Malebranche avait exposé ses vues sur la théorie de la connaissance dans la 'Recherche de la vérité' et dans les 'Eclaircissements' ajoutés. Arnauld répliqua rapidement dans 'Des vraies et des fausses idées contre ce qu'enseigne l'auteur de la Recherche de la vérité'.La longue polémique ne sacheva pas avec la mort dArnaud (1694) et donna lieu aux dernières interventions de Malebranche publiées dans ce recueil en 1704.La question débattue entre les deux hommes, de savoir si la nature des idées peut être traitée ou non en faisant abstraction de leur origine, marqua l'histoire de la philosophie au XVIIe siècle et durablement au-delà.Les quatre volumes ont des titres différents, comme il se doit. À la fin du tome IV, se trouvent : "Trois lettres de M. Arnauld au R.P. Malebranche " sous faux-titre et pagination séparés (42 pages).(Brunet, III, 1336).Petit ex-libris manuscrit de la bibliothèque des oratoriens de Toulouse sur le premier titre.Accrocs à la reliure (coiffes, mors et coins). Bon état intérieur.