Plon. 1943. In-12. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos plié, Quelques rousseurs. 388 pages - un portrait en noir et blanc en frontispice. Mors fendus en coiffe de pied. 1er plat déchiré, avec léger manque.. . . . Classification Dewey : 94.4-Editions numérotées
Reference : R300322825
Avec un portrait de l'auteur par André Planson. Ex n°390/1000, sur papier roto blanc des papeteries Aussedat. Classification Dewey : 94.4-Editions numérotées
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PLON. 1943. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos satisfaisant, Quelques rousseurs. 388 pages. Avec un portrait de l'auteur en noir et blanc poar André Plansson en frontispice.. . . . Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française
Classification Dewey : 840-Littératures des langues romanes. Littérature française
Les éditions de minuit Nouvelles originales Broché 1947 In-12, (16.5x10.5 cm), broché, couverture à rabats, 36 pages, contient 3 nouvelles : Un temps de petite fille ; Le Guetteur ; La Vie creuse, édition originale, 1 des 1000 exemplaires numérotés, ici le n° 856 ; plats légèrement insolés, assez bon état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Dans ces deux œuvres, Perrault propose une double parabole de sa réflexion sur l’ordre du monde: d’une part sous forme spirituelle avec «Adam» et de l’autre, sous la forme apparemment naïve d’«Histoire ou Contes du Temps passé». Paris, Jean Baptiste Coignard, 1697. In-12 de (5) ff., 93 pp. et (1) p. de privilège, vignette de Coypel gravée par Simonneau en tête de chaque chant, notes manuscrites dans la marge inf. des pp. 2, 4, 5, 8. Plein veau brun granité, dos à nerfs richement orné, pièces de titre de maroquin rouge, coupes décorées, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 162 x 97 mm.
Edition originale la plus rare de Charles Perrault (1628-1703) parue en 1697, simultanément avec les Histoires ou Contes du temps passé et leur faisant pendant. Tchemerzine, V, 177; Conlon, Prélude, 8322. «Edition originale, très rare, de ce poème orné d’une vignette en-tête gravée par C. Simonneau d’après Coypel». (Debacker, 971). Au fil de la querelle des Anciens et des Modernes paraissent les quatre volumes des Parallèles des Anciens et des Modernes (1688 à 1697), où Perrault livre la somme théorique de ses positions en même temps qu’il propose une double parabole de sa réflexion sur l’ordre du monde: d’une part, sous forme spirituelle avec Adam ou la Création de l’homme, sa chute et sa réparation… (1697), et de l’autre sous la forme apparemment naïve des Contes ou Histoires du temps passé (1697). En bon courtisan et sachant l’intérêt que le roi portait aux écrivains de son règne, Perrault y exaltait la supériorité des auteurs modernes sur leurs devanciers. Boileau, Racine et quelques autres gens de lettres d’une solide culture, agacés par cet encens prodigué au souverain et par la faveur et les multiples charges, honorifiques et lucratives, dont bénéficiait Perrault, protestèrent avec ironie ou violence. La «querelle des Anciens et des Modernes» était ouverte, qui devait durer trois longues années. Cette lutte, qui passionna l’opinion, occasionna des discussions, des débats publics et des brouilles innombrables, fut marquée par une floraison d’ouvrages. Perrault débuta par quatre volumes intitulés Parallèle des Anciens et des Modernes, dans lesquels Boileau s’indigna, à juste titre, de voir Quinault mis au-dessus de Racine et le peintre Lebrun au-dessus de Raphaël. Ces contes font de Charles Perrault le créateur d’un genre littéraire, inconnu avant lui. Ecrits pour des enfants, ces récits ont charmé les contemporains et bientôt pris rang de chef-d’œuvre. Est-ce par l’originalité des sujets traités? Nullement! Ces récits, en qui de savants auteurs ont cru voir un reflet des contes d’Orient, comme ils ont rapproché les fées des péris, étaient déjà connus et répétés avec mille variantes par les nourrices à leurs marmots. «Qu’est-ce que ma Mère L’Oye, a écrit Anatole France, sinon notre aïeule à tous, et les aïeules de nos aïeules, femmes au cœur simple, aux bras noueux qui firent leur tâche quotidienne avec une humble grandeur et qui, desséchées par l’âge, n’ayant comme les cigales ni chair ni sang, devisaient encore au coin de l’âtre, sous la poutre enfumée et tenaient à tous les marmots de la maisonnée ces longs discours qui leur faisaient voir mille choses?» Ces «longs discours», d’autres, avant Perrault, avaient en vain tenté de les fixer. Notre grand conteur y a réussi. Il leur a donné leur forme concise, classique, définitive, celle d’une œuvre d’art. Une scène de la rue, un mur blanc, un morceau de charbon sont, depuis la plus haute Antiquité, les éléments de tous les graffiti, mais qu’un Callot ou qu’un Forain saisisse le charbon et l’œuvre d’art surgit! Quand La Fontaine avait écrit ces vers prophétiques: Si Peau-d’Ane m’était conté, J’y prendrais un plaisir extrême. Le monde est vieux, dit-on: je le crois; Cependant, Il le faut amuser encor comme un enfant! il y mettait une nuance d’ironie. Il marquait nettement que le conte n’était pas encore entré dans notre littérature. Il n’aurait plus osé écrire ces vers après Perrault, car on vit surgir alors une floraison, presque soudaine, de contes dus, non plus à des nourrices, mais à la fine fleur des dames de la cour et de la ville. Perrault est le chef d’école dont, deux siècles plus tard, Meilhac et Halévy (Barbe-bleue), Théodore de Banville (Riquet à la houppe), Armand Silvestre (Grisélidis) et d’autres s’inspireront pour en tirer des spectacles en prose ou en vers. En l’année 1697, Charles Perrault (1625-1703) livre ses deux plus rares éditions originales: Adam et Histoires ou Contes du temps passé. Dans ces deux œuvres, Perrault propose une double parabole de sa réflexion sur l’ordre du monde: d’une part sous forme spirituelle avec «Adam» et de l’autre, sous la forme apparemment naïve d’Histoire ou Contes du Temps passé. Superbe exemplaire à grandes marges conservé dans sa pure reliure de l’époque.
[Paris], Broder, 1956. In-4 carré (242 x 176 mm), 126 pp., 3 ff. n. ch., 3 ff. bl., 2 ff. n. ch. En feuilles, couverture illustrée rempliée, emboîtage illustré, ce dernier partiellement bruni comme souvent (emboîtage de l’éditeur).
Édition originale posthume, illustrée par Picasso. Max Jacob (Quimper, 1876-Drancy, 1944) fut l’un des premiers amis du jeune Pablo Picasso (Malaga, 1881-Mougins, 1973), débarqué à Paris en 1900. Leur longue amitié s’est accompagnée d’une véritable complicité artistique. À la mort du marchand Paul Guillaume, la veuve de Max Jacob demanda à Picasso une préface à un volume des mémoires de son mari. "Le projet deviendra ce récit fondamental sur le cubisme: La Chronique des temps héroïques, commencée en 1935 dont seul le début parut du vivant de Max Jacob en 1937. […] Il n’existe pas de témoignage aussi vivant et direct que celui-ci sur l’aventure de l’art moderne, depuis la bohème montmartroise jusqu’aux frasques des années folles" (réédition Fata Morgana, 2020). L’illustration se compose de 3 lithographies originales, dont un portrait de Max Jacob en frontispice et la couverture en noir et rouge, 3 pointes-sèches originales hors texte et 24 dessins gravés sur bois dans le texte, plus les 2 lithographies ornant l’étui tirées à part à la fin du volume. Les lithographies ont été tirées par Desjobert, les pointes-sèches par Georges Leblanc et les bois gravés par Georges Aubert. Tirage limité à 170 exemplaires numérotés sur papier vergé de Montval, signés au crayon par Picasso au justificatif, celui-ci n° 109. Le bulletin de souscription de l’éditeur (2 ff.) est conservé avec l’exemplaire. Cet exemplaire est enrichi d’un tire a part des 2 lithographies ornant l’etui et de deux bulletins de souscription de l’editeur.Très bon exemplaire. Monod, Manuel de l’amateur de livres illustrés modernes, n° 6297.
Le Normant | Paris 1811 | 12.5 x 20.5 cm pour les 10 volumes de texte - 34,5 x 52 cm pour le volume d'atlas | 10 volumes reliés + 1 atlas
Considérée comme lédition ancienne la plus complète des Voyages de Chardin, cette imposante publication en dix volumes et un atlas fut établie en 1811 par Louis-Mathieu Langlès. Lorientaliste la fit précéder dune notice historique sur la Perse depuis les temps les plus reculés et lenrichit dun appareil critique abondant, confrontant le texte aux connaissances historiques, géographiques et philologiques de son temps. Elle demeura lédition de référence jusquà la publication, en 2018, du texte intégral modernisé et annoté par Philip Stewart. Les dix volumes de texte sont revêtus de reliures de lépoque en pleine basane fauve racinée, dos lisses ornés de frises et de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison en chagrin maroquiné noir, roulettes dorées aux coiffes, en partie estompées, dentelle dorée encadrant les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées. Latlas, relié séparément comme il est dusage pour son format in-folio, est conservé dans une reliure de lépoque en demi-veau fauve, dos lisse orné de frises et de fleurons dorés, pièce de titre brune, étiquette de maroquin rouge sur le premier plat, plats de papier marbré et tranches marbrées. Quelques frottements et restaurations au dos. Le premier volume présente plusieurs particularités typographiques : la pagination passe de 235 à 256 sans lacune de texte et les pages 213 à 220 ont été interverties. Les planches de latlas, portrait et carte compris, ont été postérieurement renumérotées au pochoir à lencre bleue de 1 à 65. Quelques rousseurs affectent les planches. Latlas contient un portrait de Chardin, une grande carte dépliante et 83 vues et figures réparties sur 63 planches, numérotées de [1] à 82, avec une planche 81 bis et quelques erreurs de numérotation ; neuf sont de grandes planches dépliantes et la plupart des figures occupent la pleine page. Le portrait-frontispice fut gravé par Jean-César Macret daprès un dessin de Charles-François-Adrien Macret. Agréable exemplaire, joliment relié à lépoque, latlas présentant, conformément à lusage, une reliure distincte de celle des volumes de texte. * Fils dun joaillier huguenot de la place Dauphine, Jean Chardin quitta Paris en 1664 pour un premier voyage qui devait le conduire jusquen Perse et en Inde. Il accéda à la cour safavide, où le chah Abbas II le nomma marchand royal et lui confia lexécution de bijoux. De retour en France en 1670, il repartit dès lannée suivante et gagna Ispahan en 1673, accompagné du dessinateur Guillaume-Joseph Grelot. Ses longs séjours, sa pratique du persan et son accès à la cour lui permirent de dépasser le simple récit ditinéraire pour dresser un vaste tableau de la Perse safavide, de son gouvernement, de sa religion, de ses sciences, de ses arts et de sa vie quotidienne. Revenu en Europe dans un contexte devenu de plus en plus hostile aux protestants français, Chardin sétablit en Angleterre en 1681. Charles II lanoblit ; lannée suivante, il fut reçu à la Royal Society. Il consacra dès lors une grande partie de son existence à mettre en ordre les matériaux accumulés au cours de ses voyages et de ses années de résidence en Perse. Cette lente genèse explique lhistoire éditoriale particulièrement complexe des Voyages. Une première partie parut à Londres en 1686, mais il fallut attendre lédition dAmsterdam de 1711 pour voir réunie la majeure partie de luvre. Soucieux de pouvoir écouler son livre dans les pays catholiques, léditeur Jean-Louis de Lorme avait cependant retranché plusieurs passages, notamment ceux où saffirmait le calvinisme de Chardin. Prosper Marchand les rétablit, avec dautres fragments manuscrits et leCouronnement de Soliman III, dans son édition de 1735, première édition complète de luvre publiée. Près dun siècle plus tard, Louis-Mathieu Langlès reprit cette tradition textuelle et la soumit aux méthodes nouvelles de lérudition orientaliste. Fondateur et premier directeur de lÉcole spéciale des lan